Activité physique

Le tennis fait-il vraiment vivre plus longtemps que les autres sports ?

En conclusion

Le classement existe, mais il ne montre pas que le tennis fasse vivre plus longtemps que les autres sports. Une étude danoise le place en tête, avec 9,7 ans de plus que les sédentaires, et d'autres cohortes associent les sports de raquette à une mortalité plus basse. Mais ce sont des associations : les joueurs diffèrent des autres, et le classement change d'une étude à l'autre. L'OMS recommande une quantité d'activité, pas un sport.

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Par La rédaction d’Après Vérification
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Ce qu’on entend

Le tennis serait le sport qui fait gagner le plus d'années de vie : selon une grande étude danoise, ses joueurs vivraient 9,7 ans de plus que les sédentaires, bien plus que les coureurs, les nageurs ou les cyclistes.

Un classement des sports par années de vie gagnées, tiré d'une étude danoise publiée en 2018.

Ce que dit la science

Ce que montrent les études, point par point.

  • Ce qui est juste : le classement existe. Une étude de population de Copenhague, qui a suivi 8 577 participants jusqu'à 25 ans, place le tennis en tête, avec 9,7 années de vie de plus que les sédentaires, devant le badminton et le football[1]. Dans d'autres grandes cohortes, les sports de raquette sont aussi associés à une mortalité plus basse : la baisse la plus forte des quatre activités concernées chez des adultes britanniques[2], et, avec la course, chez des Américains âgés[3].
  • Ces études observent des personnes qui ont choisi leur sport, sans tirage au sort. Les auteurs de l'étude danoise écrivent eux-mêmes qu'on ne sait pas si le lien est causal[1].
  • Les joueurs diffèrent des autres : dans une cohorte américaine, 72 % des joueurs de raquette au niveau d'activité recommandé avaient un diplôme universitaire, contre 44 % des non-joueurs ; les auteurs ne peuvent exclure un effet résiduel du niveau socio-économique[3].
  • Le classement change d'une étude à l'autre. Dans deux cohortes américaines réunissant 111 467 professionnels de santé, le tennis faisait à peu près jeu égal avec la marche, la course ou la musculation[4] ; dans une autre, la plupart des types d'exercice ne se distinguaient pas pour la longévité[5].
  • Les recommandations de l'OMS fixent un volume d'activité par semaine et rappellent qu'un peu d'activité vaut mieux que rien ; elles ne désignent aucun sport[6].

Solidité des preuves, effet par effet

  • Sports de raquette et mortalité plus basse que sans les pratiquer

    Solidité des preuves : Sports de raquette et mortalité plus basse que sans les pratiquer : Faible

    Quatre grandes études d'observation, dont l'une réunit deux cohortes : mortalité plus basse chez les joueurs dans toutes. Mais joueurs plus diplômés dans l'une, association incertaine chez des hommes âgés déjà suivis dans une autre ; pas de méta-analyse.[1][2][3][4][8]

  • Tennis plus bénéfique que les autres sports

    Solidité des preuves : Tennis plus bénéfique que les autres sports : Faible

    Résultats discordants : tennis ou sports de raquette en tête dans deux cohortes, à égalité avec la course dans une troisième, avec la marche ou la musculation dans une quatrième ; une cinquième ne distingue pas la plupart des exercices.[1][2][3][4][5]

  • Course à pied ou vélo et mortalité plus basse

    Solidité des preuves : Course à pied ou vélo et mortalité plus basse : Modérée

    Méta-analyse d'études longitudinales : mortalité plus basse de 23 % avec la course et de 21 % avec le vélo ; certitude jugée modérée par les auteurs.[7]

  • Activité physique en général et mortalité plus basse

    Solidité des preuves : Activité physique en général et mortalité plus basse : Modérée

    Selon l'OMS, preuves de certitude modérée : plus le volume d'activité augmente, plus la mortalité baisse, avec des gains qui diminuent aux niveaux élevés.[6]

  • Variété des activités et mortalité plus basse

    Solidité des preuves : Variété des activités et mortalité plus basse : Faible

    Deux cohortes de professionnels de santé, analysées ensemble : mortalité plus basse avec davantage d'activités différentes, quel que soit le volume total. Étude d'observation, à confirmer.[4]

  • Tennis, condition physique, graisse corporelle et os

    Solidité des preuves : Tennis, condition physique, graisse corporelle et os : Faible

    Une revue de 2007, dont trois auteurs sur cinq étaient rattachés à des fédérations de tennis : meilleure capacité aérobie, moins de graisse et os plus solides chez ceux qui choisissent de jouer.[9]

Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons

Pour comprendre

Les notions utiles pour lire ces résultats.

D'où vient le classement

Le classement vient de l'étude de Copenhague (Copenhagen City Heart Study) : 8 577 participants interrogés entre 1991 et 1994 sur leurs sports et leurs loisirs, puis suivis jusqu'en 2017. Par rapport aux sédentaires, le gain d'espérance de vie était de 9,7 ans pour le tennis, 6,2 pour le badminton, 4,7 pour le football, de 3,1 à 3,7 pour le vélo, la natation, le jogging et la gymnastique, et 1,5 pour la salle de sport. Les auteurs précisent que leur étude est observationnelle et que la causalité reste incertaine ; ils notent que les sports qui impliquent le plus d'échanges avec d'autres personnes étaient associés à la meilleure longévité, une piste qui mérite selon eux d'autres recherches[1].

Ce que montrent les autres cohortes

Chez 80 306 adultes britanniques, les sports de raquette avaient la baisse de mortalité la plus forte (47 %) des quatre activités associées à une mortalité plus basse, devant la natation, l'aérobic et le vélo ; aucune association nette pour le football et la course à pied[2]. Chez 272 550 Américains de 59 à 82 ans, à volume d'activité égal, les sports de raquette et la course arrivaient en tête, avec une mortalité plus basse de 16 % et 15 %. Mais seuls 4 % pratiquaient un sport de raquette, et toutes les activités étaient associées à une mortalité plus basse[3].

D'autres cohortes nuancent ce classement. Chez 111 467 professionnels de santé américains suivis entre 1986 et 2018 ou 2020, les plus assidus au tennis, au squash ou au racquetball avaient une mortalité plus basse de 15 %, comme ceux qui marchaient le plus (17 %), couraient ou faisaient de la musculation (13 %). Pratiquer plusieurs activités différentes était associé à une mortalité plus basse de 19 %, à volume égal[4]. Dans une enquête nationale américaine sur 15 types d'exercice, une fois tous pris en compte ensemble, seuls les étirements et le volley-ball restaient associés à une mortalité plus basse[5]. Une revue systématique de 76 études (2,6 millions d'adultes) a pu regrouper les résultats pour la course, le vélo et la natation (mortalité plus basse de 21 à 24 %), mais pas pour le tennis, faute d'études assez nombreuses[7].

Pourquoi rester prudent

Ces études comparent des personnes qui ont choisi leur sport. Or les pratiquants diffèrent : dans la cohorte américaine de 272 550 personnes, tous les groupes actifs étaient plus diplômés que les non-pratiquants, les joueurs de raquette le plus (72 % de diplômés universitaires, contre 44 %) ; 79 % vivaient en couple, contre 69 % ; malgré l'ajustement sur ces facteurs, les auteurs ne peuvent exclure un effet résiduel du tabac ou du niveau socio-économique[3]. La santé de départ compte aussi : ces joueurs étaient moins souvent diabétiques (9 % contre 16 %), et une personne qui tombe malade peut réduire son activité, ce qui ferait paraître le sport plus protecteur qu'il ne l'est. Les auteurs des cohortes de professionnels de santé laissent quatre ans entre la mesure et le suivi pour limiter cette causalité inverse[4], sans pouvoir l'exclure. Chez 10 218 hommes de 74 ans en moyenne, issus de l'une de ces cohortes, l'association entre tennis et mortalité était incertaine, et le restait avec cet écart de quatre ans[8]. Une revue de 2007, dont trois des cinq auteurs étaient alors rattachés à des fédérations de tennis (néerlandaise et internationale), décrit chez ceux qui choisissent de jouer une meilleure capacité aérobie, moins de graisse corporelle et des os plus solides[9] ; elle ne porte pas sur l'espérance de vie.

Ce que recommandent les institutions

L'OMS recommande aux adultes 150 à 300 minutes d'activité d'intensité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d'intensité soutenue, plus du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine. Elle ne désigne aucun sport et rappelle qu'un peu d'activité vaut mieux que rien[6]. Pour les personnes âgées inactives, les auteurs de la cohorte américaine de 2022 jugent que trouver une activité qu'elles aiment, et qu'elles garderont, apporte sans doute plus que choisir un sport d'après ces classements[3].

Ce site ne remplace pas un avis médical : en cas de maladie, de douleur ou de doute avant de commencer un sport, parlez-en à un médecin.

Questions fréquentes

Des réponses courtes aux questions les plus courantes.

D'où vient le chiffre de 9,7 années de vie en plus ?

D'une étude de population de Copenhague qui a suivi 8 577 participants jusqu'à 25 ans : c'est l'écart d'espérance de vie estimé entre les joueurs de tennis et les sédentaires, pas un gain mesuré en faisant jouer des personnes au tennis. Les auteurs précisent que leur étude est observationnelle et que la causalité reste incertaine[1].

Pourquoi les sports de raquette sortent-ils souvent en tête ?

Les auteurs avancent des hypothèses : les échanges avec d'autres joueurs, pour l'étude danoise[1] ; les efforts brefs et intenses et la coordination entre la main et l'œil, pour une cohorte américaine[3]. Mais, dans cette cohorte américaine, les joueurs étaient aussi plus souvent diplômés, et ces études ne peuvent pas séparer tout à fait l'effet du sport de celui du mode de vie.

Et la natation ?

Les résultats varient : mortalité plus basse de 28 % chez des adultes britanniques[2], aucune baisse chez les plus assidus de deux cohortes de professionnels de santé américains[4], et une baisse de 24 % en moyenne dans une méta-analyse dont les auteurs jugent la certitude faible[7].

À lire aussi

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Sources

Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.

9 sources consultées

Sur quoi repose cette ficheClassées selon la hiérarchie des preuves
  • Synthèses et recommandations2
  • Études d'observation et essais non randomisés6
  • Autres : revues narratives, cas, animal, in vitro, avis1

Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.

  1. 1

    Schnohr P., O'Keefe J.H., Holtermann A. et al. Various Leisure-Time Physical Activities Associated With Widely Divergent Life Expectancies : The Copenhagen City Heart Study. Mayo Clinic Proceedings, 2018.

    Étude de cohorte · chez l'humain · n = 8 577

    DOI 10.1016/j.mayocp.2018.06.025 (site externe, nouvel onglet)PubMed 30193744 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Étude de population de Copenhague (Copenhagen City Heart Study), origine du classement des sports par années de vie. 8 577 participants examinés entre 1991 et 1994, avec un questionnaire détaillé sur leurs sports et leurs activités de loisir, suivis jusqu'à 25 ans (jusqu'en mars 2017) pour la mortalité. Modèles de Cox « avec ajustement complet » pour les facteurs de confusion, selon les auteurs. Gain d'espérance de vie par rapport aux sédentaires : tennis 9,7 ans ; badminton 6,2 ; football 4,7 ; vélo 3,7 ; natation 3,4 ; jogging 3,2 ; gymnastique (calisthenics) 3,1 ; salle de sport 1,5. Les auteurs écrivent qu'il s'agit d'une étude d'observation et qu'on ne sait pas si la relation est causale ; les sports qui impliquent le plus d'interactions sociales étaient associés à la meilleure longévité, un résultat qui mérite selon eux d'autres recherches. Texte intégral non accessible (abonnement) : effectifs par sport et liste des facteurs d'ajustement non lus. Résumé lu.

  2. 2

    Oja P., Kelly P., Pedisic Z. et al. Associations of specific types of sports and exercise with all-cause and cardiovascular-disease mortality : a cohort study of 80 306 British adults. British Journal of Sports Medicine, 2017.

    Étude de cohorte · chez l'humain · n = 80 306

    DOI 10.1136/bjsports-2016-096822 (site externe, nouvel onglet)PubMed 27895075 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Cohortes écossaises et anglaises réunies : 80 306 adultes (54 % de femmes, 52 ans en moyenne). Mortalité toutes causes plus basse, après ajustement, chez les pratiquants de sports de raquette (HR 0,53 ; IC 95 % 0,40 à 0,69), de natation (0,72), d'aérobic (0,73) et de vélo (0,85) ; pas d'association significative pour le football et la course à pied. Mortalité cardiovasculaire plus basse pour la natation, les sports de raquette (0,44 ; IC 95 % 0,24 à 0,83) et l'aérobic. Relations dose-effet variables selon le sport. Résumé lu.

  3. 3

    Watts E.L., Matthews C.E., Freeman J.R. et al. Association of Leisure Time Physical Activity Types and Risks of All-Cause, Cardiovascular, and Cancer Mortality Among Older Adults. JAMA Network Open, 2022.

    Étude de cohorte · chez l'humain · n = 272 550 · accès libre

    DOI 10.1001/jamanetworkopen.2022.28510 (site externe, nouvel onglet)PubMed 36001316 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Cohorte américaine NIH-AARP : 272 550 personnes de 59 à 82 ans (70,5 ans en moyenne), suivies 12,4 ans en moyenne ; 43 % sont décédées. Pour un même volume d'activité, 7,5 à 15 MET-heures par semaine (le niveau recommandé aux États-Unis), par rapport à ceux qui ne pratiquaient pas l'activité : mortalité toutes causes plus basse avec les sports de raquette (HR 0,84 ; IC 95 % 0,75 à 0,93) et la course (0,85 ; 0,78 à 0,92), puis la marche (0,91), les autres activités aérobies (0,93), le golf (0,93), la natation (0,95) et le vélo (0,97). Seuls 4 % des participants pratiquaient un sport de raquette ; 347 décès dans le groupe de raquette au niveau recommandé. Tableau 1 : parmi les joueurs de raquette à ce niveau, 72 % avaient un diplôme universitaire, contre 44 % des non-joueurs, et 79 % vivaient en couple, contre 69 %. Ajustement sur l'âge, le sexe, le diplôme, le tabac, l'IMC, l'alcool, la vie en couple, les maladies et les autres activités. Les auteurs ne peuvent exclure une confusion résiduelle par le tabac, le niveau socio-économique ou d'autres activités. Tableau 1 également : tous les groupes actifs plus diplômés que les non-pratiquants (coureurs 63 %, golfeurs 52 %) ; joueurs de raquette moins souvent diabétiques (9 % contre 16 %) et plus souvent sans gêne pour bouger (51 % contre 42 %). Toutes les activités étaient associées à une mortalité plus basse ; selon eux, pour les personnes âgées inactives, trouver une activité qu'elles aiment, et qu'elles garderont, apporte sans doute plus que choisir une activité d'après les écarts de risque observés. Résumé et texte intégral lus.

  4. 4

    Han H., Hu J., Lee D.H. et al. Physical activity types, variety, and mortality : results from two prospective cohort studies. BMJ Medicine, 2026.

    Étude de cohorte · chez l'humain · n = 111 467 · accès libre

    DOI 10.1136/bmjmed-2025-001513 (site externe, nouvel onglet)PubMed 41574252 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Deux cohortes américaines de professionnels de santé (Nurses' Health Study, 1986-2018, et Health Professionals Follow-Up Study, 1986-2020) : 70 725 femmes et 40 742 hommes sans diabète, maladie cardiovasculaire, cancer, maladie respiratoire ni neurologique au départ ; activité déclarée tous les deux ans ; 38 847 décès. Mortalité toutes causes, catégorie la plus active contre la moins active : tennis, squash ou racquetball 0,85 (IC 95 % 0,80 à 0,89) ; marche 0,83 ; aviron ou gymnastique 0,86 ; course 0,87 ; musculation 0,87 ; jogging 0,89 ; vélo 0,96 ; natation 1,01 (pas d'association). Ajustement, entre autres, sur le tabac, l'alimentation, l'IMC, un indice d'intégration sociale et les autres activités ; quatre ans d'écart entre la mesure de l'activité et le début du suivi, pour limiter la causalité inverse, que les auteurs ne peuvent pas exclure. La plus grande variété d'activités était associée à une mortalité plus basse de 19 %, indépendamment du volume total. Suivi : 2 431 318 personnes-années. Participants surtout blancs et professionnels de santé. Correction publiée en avril 2026 (description du jogging et de la course). Résumé et texte intégral lus.

  5. 5

    Sheehan C.M., Li L. Associations of Exercise Types with All-Cause Mortality among U.S. Adults. Medicine and Science in Sports and Exercise, 2020.

    Étude de cohorte · chez l'humain · n = 26 727

    DOI 10.1249/MSS.0000000000002406 (site externe, nouvel onglet)PubMed 32520868 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Enquête nationale américaine (National Health Interview Survey) : 26 727 adultes de 18 à 84 ans qui avaient déclaré leurs types d'exercice en 1998, suivis jusqu'à fin 2015 ; 4 955 décès. Après ajustement sur le volume des autres exercices et sur les facteurs de confusion (dont le niveau socio-économique), marche, aérobic, étirements, musculation et montée d'escaliers associés à une mortalité plus basse. En tenant compte de tous les types d'exercice à la fois, seuls les étirements (OR 0,90) et le volley-ball (OR 0,53) restaient associés à une mortalité plus basse. Selon les auteurs, la plupart des types d'exercice ne se distinguent pas les uns des autres pour la longévité. Le résumé ne dit pas si le tennis figure parmi les 15 types étudiés. Résumé lu.

  6. 6

    Bull F.C., Al-Ansari S.S., Biddle S. et al. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020.

    Recommandation de pratique · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.1136/bjsports-2020-102955 (site externe, nouvel onglet)PubMed 33239350 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Adultes : 150 à 300 minutes d'activité d'intensité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d'intensité soutenue, plus du renforcement musculaire ; réduire la sédentarité. Un peu d'activité vaut mieux que rien, et davantage est meilleur pour la santé. Le texte ne fixe aucun nombre de pas. Résumé et texte intégral lus.

  7. 7

    Oja P., Memon A.R., Titze S. et al. Health Benefits of Different Sports : a Systematic Review and Meta-Analysis of Longitudinal and Intervention Studies Including 2.6 Million Adult Participants. Sports Medicine - Open, 2024.

    Méta-analyse · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.1186/s40798-024-00692-x (site externe, nouvel onglet)PubMed 38658416 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue systématique de 136 articles issus de 76 études, 2,6 millions d'adultes en bonne santé. Les études longitudinales portaient sur 18 sports, dont le tennis, le badminton et le tennis de table. Méta-analyses possibles pour quelques sports seulement : mortalité toutes causes plus basse de 21 % avec le vélo (HR 0,79), de 23 % avec la course (0,77) et de 24 % avec la natation (0,76). Certitude des preuves (GRADE) jugée modérée pour le vélo et la course, faible pour la natation, à cause de l'hétérogénéité entre études. Aucune méta-analyse sur les sports de raquette : selon les auteurs, d'autres études sont nécessaires pour pouvoir regrouper les résultats des autres sports. Résumé et texte intégral lus.

  8. 8

    Ko A., Zhang Y., Giovannucci E. Long-term intensity and volume of biking, swimming, and tennis : Associations with mortality risk in US older men. Preventive Medicine, 2025.

    Étude de cohorte · chez l'humain · n = 10 218 · accès libre

    DOI 10.1016/j.ypmed.2025.108350 (site externe, nouvel onglet)PubMed 40617544 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    10 218 hommes de la Health Professionals Follow-Up Study, 73,8 ans en moyenne, sans diabète, maladie cardiovasculaire ni cancer, suivis de 2012 à 2022 ; 2 303 décès. Tennis d'intensité et de volume moyens ou élevés, par rapport aux non-joueurs : HR 0,83 (IC 95 % 0,65 à 1,05), association jugée « suggestive » par les auteurs ; avec quatre ans d'écart entre la mesure et le suivi au lieu de deux, 0,85 (0,61 à 1,19). Tennis peu intense mais fréquent : 0,49 (0,23 à 1,01), sur 10 décès seulement, à interpréter avec prudence selon les auteurs. Sous-groupe de la même cohorte que Han 2026 (Health Professionals Follow-Up Study), donc pas une cohorte indépendante. Population âgée, surtout blanche ; confusion résiduelle possible selon les auteurs. Résumé et texte intégral lus.

  9. 9

    Pluim B.M., Staal J.B., Marks B.L. et al. Health benefits of tennis. British Journal of Sports Medicine, 2007.

    Revue narrative · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.1136/bjsm.2006.034967 (site externe, nouvel onglet)PubMed 17504788 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue de la littérature avec recherche structurée (PubMed, Embase, CINAHL) jusqu'en mars 2007 : études de cohorte (transversales ou longitudinales), cas-témoins ou expérimentales. 24 études sur la condition physique des joueurs, 17 sur le tennis et les maladies cardiovasculaires ou leurs facteurs de risque, 22 sur les os. Les personnes qui choisissent de jouer au tennis semblent en tirer des bénéfices : meilleure capacité aérobie, moins de graisse corporelle, profil lipidique plus favorable, risque cardiovasculaire réduit, os plus solides. La revue ne porte pas sur l'espérance de vie. Résumé lu.

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