Activité physique · Cœur et vaisseaux

La VO₂ max est-elle le meilleur indicateur de longévité ?

En conclusion

Oui, en partie. Une bonne capacité cardiorespiratoire est l'un des signes les plus constamment associés à une vie plus longue, et dans de grandes cohortes de tests d'effort, une faible capacité pesait autant ou plus que le tabac ou le diabète. Mais aucune comparaison systématique ne l'établit comme le meilleur indicateur pour tous : la VO₂ max est surtout estimée, rarement mesurée, les données sont observationnelles, et les montres l'estiment avec une marge d'erreur importante.

Auteur
Par La rédaction d’Après Vérification
Sources revues le
Temps de lecture
Lecture : 5 min

Information, pas un avis médical : la rédaction ne compte aucun professionnel de santé. En savoir plus

Ce qu’on entend

La VO₂ max, la quantité maximale d'oxygène que le corps peut utiliser pendant un effort, serait le meilleur indicateur de la durée de vie, plus prédictive que le tabac, le diabète ou l'hypertension.

Une idée très présente dans les contenus sur la longévité, d'autant que de nombreuses montres connectées affichent une VO₂ max estimée.

Ce que dit la science

Ce que montrent les études, point par point.

  • Ce qui est juste : dans des dizaines de cohortes réunissant des millions de personnes, les plus endurants ont un risque de décès inférieur de 41 à 53 % à celui des moins endurants[1]. Dans de grandes cohortes de tests d'effort, une faible capacité pesait autant ou plus que le tabac ou le diabète[2], voire que chacun des facteurs de risque cardiaques examinés[3] ; l'American Heart Association la juge potentiellement plus prédictive que ces facteurs[4].
  • Ces comparaisons viennent surtout de patients adressés à l'hôpital pour un test[5] d'effort[2], et les études portent surtout sur des hommes[1]. Nous n'avons trouvé aucune comparaison systématique qui la désigne comme le « meilleur » indicateur.
  • La VO₂ max est rarement mesurée : sur 31 études fondées sur un effort, 5 seulement l'avaient mesurée par analyse des gaz respirés ; les autres l'estimaient, avec un lien semblable avec la mortalité[6].
  • Ces études sont observationnelles : on ne sait pas si une capacité élevée allonge la vie ou signale des personnes déjà en meilleure santé, selon les auteurs d'une grande cohorte[2]. Chez des personnes de 70 à 77 ans, cinq ans d'entraînement supervisé n'ont pas réduit la mortalité face à des témoins eux-mêmes très actifs[7], et une étude génétique ne met pas en évidence de lien de cause avec la longévité[8].
  • Les montres connectées estiment la VO₂ max correctement en moyenne, mais avec une erreur importante d'une personne à l'autre[9].

Solidité des preuves, effet par effet

  • Capacité cardiorespiratoire élevée et mortalité plus basse

    Solidité des preuves : Capacité cardiorespiratoire élevée et mortalité plus basse : Faible

    Méta-analyses de dizaines de cohortes et de millions de personnes : lien fort et constant ; pour la mortalité toutes causes, certitude jugée très faible à faible par une synthèse (hétérogénéité, participants surtout masculins, confusion possible, biais de publication).[1][6][11]

  • Plus prédictive que le tabac, le diabète ou l'hypertension

    Solidité des preuves : Plus prédictive que le tabac, le diabète ou l'hypertension : Faible

    Quelques grandes cohortes de tests d'effort, souvent de patients adressés à l'hôpital : risque d'une faible capacité égal ou supérieur à celui du tabac ou du diabète ; aucune comparaison systématique.[2][3][4][5]

  • VO₂ max mesurée ou estimée : même lien avec la mortalité

    Solidité des preuves : VO₂ max mesurée ou estimée : même lien avec la mortalité : Faible

    Une méta-analyse, hétérogène : liens semblables, mais 5 études sur 31 seulement mesuraient la VO₂ max ; une cohorte à VO₂ max mesurée va dans le même sens.[6][12]

  • Améliorer sa capacité cardiorespiratoire allonge-t-il la vie ?

    Solidité des preuves : Améliorer sa capacité cardiorespiratoire allonge-t-il la vie ? : Faible

    Une cohorte associe une hausse de la VO₂ max à moins de décès ; un essai tiré au sort ne réduit pas la mortalité face à des témoins actifs ; une étude génétique ne montre pas de lien causal.[7][8][13]

  • VO₂ max estimée par les montres et bracelets connectés

    Solidité des preuves : VO₂ max estimée par les montres et bracelets connectés : Faible

    Une méta-analyse de 14 petites études, en partie financée par un fabricant, et une étude de 19 personnes : estimation correcte en moyenne, mais erreur individuelle importante.[9][14]

Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons

Pour comprendre

Les notions utiles pour lire ces résultats.

Un lien fort et constant

La VO₂ max est la quantité maximale d'oxygène que le corps peut utiliser pendant un effort ; elle mesure la capacité cardiorespiratoire, ou endurance. Pour la Haute Autorité de santé, un bas niveau de cette capacité est associé à une augmentation marquée de la mortalité prématurée, et son augmentation à une réduction de la mortalité[10].

Une synthèse de 2024 a réuni 26 revues systématiques, portant sur 199 cohortes et plus de 20,9 millions d'observations. Les plus endurants avaient un risque de décès inférieur de 41 à 53 % à celui des moins endurants, et chaque MET de plus, une unité d'effort, était associé à une mortalité inférieure de 11 à 17 %. Pour la mortalité toutes causes, les auteurs jugent la certitude très faible à faible : résultats hétérogènes, confusion possible, biais de publication, et participants très majoritairement des hommes[1]. Une méta-analyse de 37 cohortes et plus de 2,2 millions de participants trouve le même lien, quelle que soit la façon de mesurer la capacité[11].

Plus prédictive que le tabac ?

En 2002, chez 6 213 hommes adressés pour un test d'effort, la capacité d'effort était, après ajustement sur l'âge, le plus fort prédicteur du décès[5]. À la Cleveland Clinic, chez 122 007 patients, le quart le moins endurant avait un risque de décès cinq fois plus élevé que le groupe « élite », au-delà du 97,7e percentile pour l'âge et le sexe. Entre deux groupes voisins, juste sous et juste au-dessus de la moyenne, l'écart (1,41) égalait celui du tabagisme actuel ou passé (1,41) ou du diabète (1,40)[2]. Chez 750 302 anciens militaires américains, être peu endurant pesait plus, selon les auteurs, que chacun des facteurs de risque cardiaques examinés[3]. En 2016, l'American Heart Association a jugé la capacité cardiorespiratoire « potentiellement » plus prédictive que le tabac, l'hypertension, le cholestérol ou le diabète, et a plaidé pour la mesurer comme un signe vital[4]. Ces comparaisons portent sur des personnes ayant passé un test d'effort.

Mesurée ou estimée ?

La VO₂ max se mesure au mieux par l'analyse des gaz respirés pendant un effort maximal ; en clinique, elle est le plus souvent estimée[10]. Dans une méta-analyse de 42 études, 5 seulement des 31 études fondées sur un effort la mesuraient ; le lien avec la mortalité était semblable qu'elle soit mesurée ou estimée, même sans effort, à partir de l'âge, de l'indice de masse corporelle, du pouls au repos ou du tabagisme[6]. Dans une cohorte de 4 137 adultes dont la VO₂ max avait été mesurée, la mortalité des moins endurants était 1,73 fois celle des plus endurants[12].

Cause ou reflet de la santé ?

Selon les auteurs de l'étude de la Cleveland Clinic, on ne peut savoir si une capacité élevée réduit la mortalité ou sélectionne des personnes déjà moins à risque, et des facteurs non mesurés, comme le niveau socio-économique, peuvent jouer aussi[2]. Chez 833 adultes testés deux fois, chaque hausse de la VO₂ max était associée à moins de décès[13]. Mais dans un essai norvégien tiré au sort, cinq ans d'entraînement supervisé chez 1 567 personnes de 70 à 77 ans n'ont pas réduit la mortalité face à des témoins très actifs ; avec le fractionné, elle était un peu plus basse, sans différence significative (rapport de risque 0,63 ; IC 95 % 0,33 à 1,20). L'écart de VO₂ max entre les groupes est resté faible, et les auteurs jugent que ce résultat ne réfute pas un lien de cause entre activité physique et longévité[7]. Une étude génétique ne met pas en évidence de lien de cause entre VO₂ max et longévité[8].

Et les montres ?

Selon une méta-analyse de 14 études, en partie financée par un fabricant, les montres qui s'appuient sur un effort estiment bien la VO₂ max en moyenne, mais l'erreur individuelle reste importante[9]. Chez 19 personnes, l'Apple Watch Series 7 se trompait en moyenne de 15,8 % par rapport à la mesure en laboratoire[14].

Ce site ne remplace pas un avis médical : pour une question sur sa condition physique, ou avant de reprendre une activité intense, demandez conseil à un médecin.

Questions fréquentes

Des réponses courtes aux questions les plus courantes.

Comment mesure-t-on la VO₂ max ?

Au mieux par une épreuve d'effort maximale avec analyse des gaz expirés ; le plus souvent, elle est estimée à partir de la fréquence cardiaque lors d'un effort sous-maximal, ou de la puissance atteinte lors d'un effort maximal, selon la HAS[10].

La VO₂ max affichée par ma montre est-elle fiable ?

En moyenne, les montres qui s'appuient sur un effort tombent juste. Dans une méta-analyse, leurs limites d'accord estimées avec la mesure de laboratoire allaient d'environ −10 à +10 mL/kg/min ; ces résultats regroupés ne permettent pas de prévoir l'erreur d'une montre chez une personne donnée[9]. Dans une petite étude, et dans de très petits sous-groupes (3 et 5 personnes), l'Apple Watch surestimait la VO₂ max des moins endurants et sous-estimait celle des plus endurants[14].

Améliorer sa VO₂ max fait-il vivre plus longtemps ?

C'est plausible mais pas démontré : une hausse de la VO₂ max est associée à moins de décès dans une cohorte[13], mais un grand essai tiré au sort chez des personnes âgées, le seul en population générale selon ses auteurs, n'a pas montré de baisse de la mortalité face à des témoins très actifs[7].

À lire aussi

Nos fiches les plus proches de celle-ci.

Sources

Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.

14 sources consultées

Sur quoi repose cette ficheClassées selon la hiérarchie des preuves
  • Synthèses et recommandations5
  • Essais randomisés et rapports institutionnels1
  • Études d'observation et essais non randomisés6
  • Autres : revues narratives, cas, animal, in vitro, avis2

Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.

  1. 1

    Lang J.J., Prince S.A., Merucci K. et al. Cardiorespiratory fitness is a strong and consistent predictor of morbidity and mortality among adults : an overview of meta-analyses representing over 20.9 million observations from 199 unique cohort studies. British Journal of Sports Medicine, 2024.

    Revue de revues · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.1136/bjsports-2023-107849 (site externe, nouvel onglet)PubMed 38599681 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Synthèse de revues systématiques : 26 revues avec méta-analyses, 199 cohortes, plus de 20,9 millions d'observations, recherche jusqu'en mars 2024. Mortalité toutes causes dans la population générale : risque inférieur de 41 à 53 % chez les plus endurants que chez les moins endurants selon les méta-analyses (HR 0,59 à 0,47) ; chaque MET de plus (3,5 mL/kg/min) associé à une mortalité inférieure de 11 à 17 %. Certitude des preuves jugée de très faible à modérée selon les issues (GRADE modifié, qui part d'une certitude élevée pour les cohortes). Pour la mortalité toutes causes (tableau de synthèse du supplément, eTable 3) : plus contre moins endurants, certitude très faible (risque de biais lié à la confusion, hétérogénéité I² = 90 %, participants surtout masculins, biais de publication) ; par MET mesuré, certitude faible (I² = 99,4 %) ; par MET estimé de façon déclarative, certitude faible. 1 858 274 hommes contre 180 202 femmes pour la mortalité toutes causes. Hétérogénéité souvent élevée ; les auteurs demandent des études mieux ajustées sur les facteurs de confusion et des mesures répétées de la capacité pour mieux établir la causalité ; selon eux, leurs résultats « may signal a causal relationship ». Résumé, texte intégral et supplément (eTable 3) lus.

  2. 2

    Mandsager K., Harb S., Cremer P. et al. Association of Cardiorespiratory Fitness With Long-term Mortality Among Adults Undergoing Exercise Treadmill Testing. JAMA Network Open, 2018.

    Étude de cohorte · chez l'humain · n = 122 007 · accès libre

    DOI 10.1001/jamanetworkopen.2018.3605 (site externe, nouvel onglet)PubMed 30646252 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Cohorte rétrospective de la Cleveland Clinic (États-Unis) : 122 007 patients adressés pour un test d'effort sur tapis entre 1991 et 2014, âge moyen 53 ans, 59 % d'hommes ; suivi médian 8,4 ans, 13 637 décès. Capacité estimée en MET à partir de la vitesse et de la pente du tapis au pic de l'effort, sans analyse des gaz. Après ajustement (âge, sexe, IMC, maladie coronaire, cholestérol, hypertension, diabète, tabac, insuffisance rénale, médicaments, motif du test) : quart le moins endurant (sous le 25e percentile) contre groupe « élite » (97,7e percentile et plus pour l'âge et le sexe, 3 570 patients) HR 5,04 ; groupe sous la moyenne contre groupe au-dessus HR 1,41 ; tabagisme (variable « current or prior smoker » du tableau 1) HR 1,41 ; diabète HR 1,40 ; maladie coronaire HR 1,29. Selon les auteurs, le risque lié à une faible capacité est « comparable ou supérieur » à celui des facteurs de risque classiques. Limites citées par les auteurs : étude rétrospective qui ne prouve pas la causalité ; impossible de savoir si une capacité élevée sélectionne des patients à plus faible mortalité ou réduit la mortalité ; confusion possible par des facteurs non mesurés, dont le niveau socio-économique ; population adressée pour un test d'effort. Résumé et texte intégral lus.

  3. 3

    Kokkinos P., Faselis C., Samuel I.B.H. et al. Cardiorespiratory Fitness and Mortality Risk Across the Spectra of Age, Race, and Sex. Journal of the American College of Cardiology, 2022.

    Étude de cohorte · chez l'humain · n = 750 302

    DOI 10.1016/j.jacc.2022.05.031 (site externe, nouvel onglet)PubMed 35926933 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    750 302 anciens militaires américains de 30 à 95 ans (âge moyen 61 ans), dont 45 232 femmes, ayant passé un test d'effort sur tapis ; capacité en MET au pic de l'effort. Suivi médian 10,2 ans, 174 807 décès. Lien inverse et gradué avec la mortalité à tout âge, chez les hommes et les femmes et quelle que soit l'origine. Risque le plus bas vers 14 MET ; pas de hausse du risque aux capacités extrêmes. Risque des moins endurants 4 fois plus élevé que celui des plus endurants (HR 4,09). Selon les auteurs, être peu endurant pesait plus que chacun des facteurs de risque cardiaques examinés. Résumé lu.

  4. 4

    Ross R., Blair S.N., Arena R. et al. Importance of Assessing Cardiorespiratory Fitness in Clinical Practice : A Case for Fitness as a Clinical Vital Sign : A Scientific Statement From the American Heart Association. Circulation, 2016.

    Avis d'expert · chez l'humain

    DOI 10.1161/CIR.0000000000000461 (site externe, nouvel onglet)PubMed 27881567 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Déclaration scientifique de l'American Heart Association (société savante américaine de cardiologie), signée par plusieurs de ses conseils. Selon le résumé, une faible capacité cardiorespiratoire est associée à un risque élevé de maladie cardiovasculaire, de mortalité toutes causes et de mortalité par plusieurs cancers ; la capacité serait « potentially » un prédicteur de mortalité plus fort que le tabac, l'hypertension, le cholestérol élevé et le diabète de type 2, et l'ajouter aux facteurs de risque classiques améliore le classement du risque. Les auteurs plaident pour qu'elle soit évaluée en pratique clinique comme un « signe vital ». La déclaration précise qu'elle n'est pas une revue exhaustive. Résumé lu.

  5. 5

    Myers J., Prakash M., Froelicher V. et al. Exercise capacity and mortality among men referred for exercise testing. The New England Journal of Medicine, 2002.

    Étude de cohorte · chez l'humain · n = 6 213

    DOI 10.1056/NEJMoa011858 (site externe, nouvel onglet)PubMed 11893790 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    6 213 hommes adressés pour un test d'effort sur tapis pour des raisons médicales (hôpital des anciens combattants de Palo Alto, États-Unis), suivis 6,2 ans en moyenne ; 1 256 décès. Après ajustement sur l'âge, la capacité d'effort maximale en MET était le plus fort prédicteur du risque de décès, chez les hommes sans maladie cardiovasculaire comme chez les autres ; chaque MET de plus était associé à une survie meilleure de 12 %. Conclusion des auteurs : chez les hommes, la capacité d'effort prédit la mortalité mieux que les autres facteurs de risque cardiovasculaire établis. Résumé lu.

  6. 6

    Singh B., Cadenas-Sanchez C., da Costa B.G.G. et al. Comparison of objectively measured and estimated cardiorespiratory fitness to predict all-cause and cardiovascular disease mortality in adults : A systematic review and meta-analysis of 42 studies representing 35 cohorts and 3.8 million observations. Journal of Sport and Health Science, 2025.

    Méta-analyse · chez l'humain · n = 3 813 484 · accès libre

    DOI 10.1016/j.jshs.2024.100986 (site externe, nouvel onglet)PubMed 39271056 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Méta-analyse de 42 études (35 cohortes, 3 813 484 observations, 81 % d'hommes, 362 771 décès), recherche jusqu'en avril 2024. Par MET de plus : risque relatif de décès toutes causes 0,86 (IC 95 % 0,83 à 0,88). Pas de différence significative entre capacité mesurée par analyse des gaz (VO₂ max), estimée par un test d'effort maximal ou sous-maximal, ou estimée sans effort à partir de variables comme l'âge, l'IMC, l'activité physique, le pouls au repos ou le tabagisme. Sur les 31 études fondées sur un effort, 5 seulement (16 %) avaient mesuré la VO₂ max. Limites citées : hétérogénéité considérable, confusion résiduelle possible, mesure unique de la capacité, qui ne permet pas de dire si l'améliorer réduit la mortalité. Niveau de preuve « grade B » (Oxford). Résumé et texte intégral lus.

  7. 7

    Stensvold D., Viken H., Steinshamn S.L. et al. Effect of exercise training for five years on all cause mortality in older adults-the Generation 100 study : randomised controlled trial. BMJ, 2020.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 1 567 · accès libre

    DOI 10.1136/bmj.m3485 (site externe, nouvel onglet)PubMed 33028588 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Essai tiré au sort à Trondheim (Norvège) : 1 567 personnes de 70 à 77 ans, entraînement supervisé deux fois par semaine pendant cinq ans, fractionné intense (400) ou continu modéré (387), contre des témoins invités à suivre les recommandations nationales d'activité physique (780). Pas de différence de mortalité toutes causes entre les témoins et les deux groupes entraînés réunis ; HR 0,63 (IC 95 % 0,33 à 1,20) pour le fractionné et 1,24 (0,73 à 2,10) pour le continu face aux témoins. Différence de VO₂ pic faible entre groupes entraînés et témoins : 0,8 mL/kg/min à un an, 0,3 à cinq ans (non significative). Limites citées : témoins très actifs, dont beaucoup faisaient du fractionné ; participants en meilleure santé que la population (87,5 % se disaient en bonne santé) ; selon les auteurs, ce résultat nul ne réfute pas un lien de cause entre activité physique et longévité. Résumé et texte intégral lus.

  8. 8

    Kjaergaard A.D., Ellervik C., Jessen N. et al. Cardiorespiratory Fitness, Body Composition, Diabetes, and Longevity : A 2-Sample Mendelian Randomization Study. The Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism, 2025.

    Autre · chez l'humain

    DOI 10.1210/clinem/dgae393 (site externe, nouvel onglet)PubMed 38864459 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Randomisation mendélienne à deux échantillons : des variantes génétiques servent d'expérience naturelle pour tester un lien de cause. VO₂ max estimée par un test sous-maximal sur vélo chez environ 70 000 personnes. La masse grasse, la masse maigre, l'activité physique et l'hématocrite influencent la VO₂ max ; la masse grasse et le diabète de type 2 influencent la longévité ; la VO₂ max prédite par les gènes ne montre aucune association avec la longévité ni avec le diabète. Conclusion des auteurs : malgré sa forte valeur prédictive, la VO₂ max n'est pas liée de façon causale à la longévité. Résumé lu (PubMed Central ne donne que le résumé).

  9. 9

    Molina-Garcia P., Notbohm H.L., Schumann M. et al. Validity of Estimating the Maximal Oxygen Consumption by Consumer Wearables : A Systematic Review with Meta-analysis and Expert Statement of the INTERLIVE Network. Sports Medicine, 2022.

    Méta-analyse · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.1007/s40279-021-01639-y (site externe, nouvel onglet)PubMed 35072942 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue systématique et méta-analyse de 14 études de validation d'objets connectés grand public (Polar, Garmin, Fitbit) contre une VO₂ max mesurée. Algorithmes fondés sur des données au repos : surestimation moyenne de 2,17 mL/kg/min, limites d'agrément de −13,07 à +17,41 mL/kg/min. Algorithmes fondés sur un effort : biais moyen −0,09 mL/kg/min, limites d'agrément de −9,92 à +9,74 mL/kg/min. Selon les auteurs, l'estimation fondée sur l'effort convient à l'échelle d'une population, mais l'erreur à l'échelle individuelle est importante. D'autres marques, dont Apple, affichent une estimation sans validation scientifique dans les études incluses. Erratum publié en 2026, non lu. Résumé et texte intégral lus.

  10. 10

    Haute Autorité de santé (HAS). Guide des connaissances sur l’activité physique et la sédentarité. HAS, guide validé par le Collège le 13 juillet 2022, à la demande de la Direction générale de la santé, 2022.

    Recommandation de pratique · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Guide destiné aux médecins qui prescrivent une activité physique. Section 4.2 (« L'évaluation de la capacité cardiorespiratoire ») : la capacité cardiorespiratoire est « considérée comme le reflet de la condition physique liée à la santé » car un bas niveau est associé à une augmentation marquée de la mortalité prématurée toutes causes et cardiovasculaire, et son augmentation à une réduction de la mortalité toutes causes. La VO₂ max mesure cette capacité ; elle est « calculée au mieux » lors d'une épreuve d'effort maximale avec analyse des gaz expirés ; « le plus souvent en clinique », elle est estimée lors d'une épreuve sous-maximale à partir de la fréquence cardiaque, ou lors d'une épreuve maximale sans analyse des gaz. Section 4.2 lue.

  11. 11

    Laukkanen J.A., Isiozor N.M., Kunutsor S.K. Objectively Assessed Cardiorespiratory Fitness and All-Cause Mortality Risk : An Updated Meta-analysis of 37 Cohort Studies Involving 2,258,029 Participants. Mayo Clinic Proceedings, 2022.

    Méta-analyse · chez l'humain · n = 2 258 029

    DOI 10.1016/j.mayocp.2022.02.029 (site externe, nouvel onglet)PubMed 35562197 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Méta-analyse de 37 cohortes (au moins un an de suivi), 2 258 029 participants, 108 613 décès. Risque relatif de décès toutes causes, tiers le plus endurant contre tiers le moins endurant : 0,55 (IC 95 % 0,50 à 0,61) ; 0,89 par MET de plus. Force de l'association identique quels que soient l'année de publication, l'âge, le sexe, la durée du suivi, la méthode de mesure de la capacité et le risque de biais. Les auteurs concluent à une association forte, inverse et indépendante, à partir d'études observationnelles. Résumé lu.

  12. 12

    Imboden M.T., Harber M.P., Whaley M.H. et al. Cardiorespiratory Fitness and Mortality in Healthy Men and Women. Journal of the American College of Cardiology, 2018.

    Étude de cohorte · chez l'humain · n = 4 137

    DOI 10.1016/j.jacc.2018.08.2166 (site externe, nouvel onglet)PubMed 30384883 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Cohorte de l'université Ball State (Indiana, États-Unis) : 4 137 adultes en apparente bonne santé, venus d'eux-mêmes, âge moyen 43 ans, dont la VO₂ max a été mesurée par analyse des gaz lors d'une épreuve d'effort. Suivi moyen 24,2 ans, 727 décès. Faible capacité contre capacité élevée : HR 1,73 pour la mortalité toutes causes ; chaque MET de plus associé à une mortalité inférieure de 11,6 %. Les auteurs soulignent que la relation avait presque toujours été étudiée avec une capacité estimée. Résumé lu.

  13. 13

    Imboden M.T., Harber M.P., Whaley M.H. et al. The Association between the Change in Directly Measured Cardiorespiratory Fitness across Time and Mortality Risk. Progress in Cardiovascular Diseases, 2019.

    Étude de cohorte · chez l'humain · n = 833

    DOI 10.1016/j.pcad.2018.12.003 (site externe, nouvel onglet)PubMed 30543812 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Même cohorte que Imboden 2018 : 833 adultes en apparente bonne santé ayant passé deux épreuves d'effort avec analyse des gaz, à au moins un an d'écart (8,6 ans en moyenne). 172 décès pendant le suivi. Chaque hausse de 1 mL/kg/min de la VO₂ max entre les deux tests associée à une mortalité toutes causes inférieure d'environ 11 % ; la seconde mesure prédisait mieux la mortalité que la première. Étude observationnelle : le changement de capacité n'a pas été attribué au hasard. Résumé lu.

  14. 14

    Caserman P., Yum S., Göbel S. et al. Assessing the Accuracy of Smartwatch-Based Estimation of Maximum Oxygen Uptake Using the Apple Watch Series 7 : Validation Study. JMIR Biomedical Engineering, 2024.

    Étude transversale · chez l'humain · n = 19 · accès libre

    DOI 10.2196/59459 (site externe, nouvel onglet)PubMed 39083800 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Étude de validation chez 19 adultes de 18 à 63 ans : VO₂ max mesurée en laboratoire sur vélo (45,88 mL/kg/min en moyenne) contre estimation de l'Apple Watch Series 7 après une course en extérieur (41,37 mL/kg/min) ; différence significative. Erreur absolue moyenne de 15,79 % ; fiabilité jugée faible (coefficient de corrélation intraclasse 0,47). Selon les auteurs, la montre surestime la VO₂ max des personnes peu endurantes et sous-estime celle des très endurantes, mais ces sous-groupes ne comptent que 3 et 5 personnes, limite soulignée par les auteurs. Estimation obtenue après une seule séance en extérieur ; selon le fabricant, cité par les auteurs, l'estimation s'affine avec le nombre de séances. Résumé et texte intégral lus.

Pour aller plus loin

Nos décryptages et nos thèmes sur le même sujet.

Thèmes : Activité physique, Cœur et vaisseaux

Haut de page