Activité physique · Cœur et vaisseaux
La zone 2 est-elle le meilleur entraînement pour le cœur ?
En conclusion
Non, rien ne montre qu'elle soit la meilleure. L'endurance modérée est bénéfique et recommandée, mais la « zone 2 » n'a pas de définition unique et aucun essai lu ne la teste au sens strict ; ceux qui comparent l'effort continu modéré au fractionné intense ne le trouvent pas supérieur : le fractionné améliore un peu plus la capacité cardiorespiratoire, sans différence nette sur la tension. L'OMS recommande une activité modérée ou soutenue, ou un mélange des deux.
Information, pas un avis médical : la rédaction ne compte aucun professionnel de santé. En savoir plus
Ce qu’on entend
L'entraînement en « zone 2 », un effort d'endurance assez doux pour pouvoir encore parler, serait l'intensité optimale pour le cœur et le métabolisme : il développerait les mitochondries et protégerait le cœur mieux que les efforts plus intenses.
Une idée diffusée dans les médias grand public, inspirée de l'entraînement des athlètes d'endurance de haut niveau.
Ce que dit la science
Ce que montrent les études, point par point.
- Ce qui est juste : l'endurance d'intensité modérée profite au cœur. L'OMS recommande l'activité d'intensité modérée, et l'activité physique réduit selon elle notamment la mortalité cardiovasculaire[1] ; comparé au fractionné intense, l'effort continu modéré donnerait des résultats semblables, avec une certitude faible, sur la tension et les triglycérides[2], fait mieux sur l'hémoglobine glyquée, un marqueur du diabète, dans une méta-analyse[3], et augmente davantage que l'entraînement intense la densité des capillaires dans les muscles[4].
- La « zone 2 » n'a pas de définition unique : des experts ont tenté en 2025 de s'accorder sur une définition[5], ses limites varient selon les régions du monde et les sports[6], et ses repères diffèrent beaucoup d'une personne à l'autre[7].
- Les essais lus comparent un effort continu modéré, et non la zone 2 au sens strict, au fractionné intense, et ne trouvent pas l'effort modéré supérieur. Sur la capacité cardiorespiratoire, le fractionné intense fait légèrement mieux que l'effort continu modéré, chez des sédentaires[2] comme chez des patients coronariens[8] ; chez des insuffisants cardiaques, un essai de 261 patients n'a trouvé aucune différence[9].
- Les mitochondries des muscles augmentent de façon semblable avec l'endurance continue ou l'entraînement intense ; par heure d'exercice, les efforts intenses sont plus efficaces[4]. Une revue de 2025 conclut que les données ne font pas de la zone 2 l'intensité optimale pour les mitochondries[10].
- L'OMS[1] et la Société européenne de cardiologie recommandent au moins 150 minutes d'activité modérée ou 75 minutes d'activité soutenue par semaine[11] ; chez des personnes âgées suivies cinq ans, la mortalité ne différait pas significativement entre les deux intensités[12].
Solidité des preuves, effet par effet
Capacité cardiorespiratoire : fractionné intense contre continu modéré
Solidité des preuves : Capacité cardiorespiratoire : fractionné intense contre continu modéré : FaibleRevue Cochrane de 37 essais chez des sédentaires : léger avantage du fractionné intense, certitude faible selon les auteurs ; même sens dans une méta-analyse de 55 études.[2][3]
Patients coronariens : consommation maximale d'oxygène
Solidité des preuves : Patients coronariens : consommation maximale d'oxygène : ModéréeMéta-analyse de 22 essais chez des coronariens, 16 pour la consommation d'oxygène : léger avantage du fractionné intense, certitude modérée selon les auteurs ; pas de différence sur le ventricule gauche, certitude très faible.[8]
Insuffisance cardiaque : remodelage du cœur et capacité à l'effort
Solidité des preuves : Insuffisance cardiaque : remodelage du cœur et capacité à l'effort : FaibleUn essai de 261 patients sans différence à 12 semaines, intensités souvent non tenues ; une méta-analyse citée par la Société européenne de cardiologie, avantage du fractionné à court terme, disparu à dépense d'énergie égale.[9][11]
Tension artérielle, triglycérides et glycémie
Solidité des preuves : Tension artérielle, triglycérides et glycémie : FaiblePeu ou pas de différence entre les deux intensités sur la tension et les triglycérides, certitude faible selon la revue Cochrane ; l'effort continu modéré fait mieux sur l'hémoglobine glyquée dans une méta-analyse.[2][3]
Mitochondries des muscles selon l'intensité
Solidité des preuves : Mitochondries des muscles selon l'intensité : FaibleMéta-régression de 353 études, pas toutes comparatives : hausse semblable avec l'endurance continue et l'entraînement intense ; par heure d'exercice, plus forte aux intensités élevées.[4]
Mortalité de personnes âgées selon l'intensité
Solidité des preuves : Mortalité de personnes âgées selon l'intensité : FaibleUn essai de 1 567 personnes sur cinq ans : pas de différence significative entre fractionné intense et continu modéré, comparaison exploratoire avec une tendance en faveur du fractionné.[12]
Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons
Pour comprendre
Les notions utiles pour lire ces résultats.
Une zone aux contours flous
Selon une revue publiée en 2025, les médias grand public présentent la zone 2, un effort sous le seuil lactique, comme l'intensité idéale pour les mitochondries des cellules et pour la capacité à utiliser les graisses ; cette idée vient surtout d'observations chez des athlètes d'endurance d'élite, qui la pratiquent beaucoup[10]. Or la zone 2 n'a pas de définition unique. En 2025, 14 scientifiques du sport et entraîneurs ont constaté l'absence de consensus, proposant de la situer juste sous le premier seuil lactique ou ventilatoire ; selon eux, ses effets ne lui sont peut-être pas propres et pourraient être obtenus un peu au-dessus ou au-dessous de cette intensité[5]. Dans une enquête auprès de pratiquants et d'entraîneurs, d'après 298 réponses, les limites de la zone 2 différaient selon les régions du monde et les sports[6]. Chez 50 cyclistes, les repères courants, comme un pourcentage fixe de la fréquence cardiaque maximale, variaient beaucoup d'une personne à l'autre[7].
Ce que montrent les essais comparatifs
Aucun essai lu ne teste la zone 2 au sens strict ; ceux qui comparent l'effort continu modéré au fractionné intense ne trouvent pas l'effort modéré supérieur. Une revue Cochrane de 2026 a réuni 58 essais chez 2 075 adultes sédentaires. Face à l'effort continu modéré, le fractionné intense augmentait un peu plus la capacité cardiorespiratoire, de 1,4 mL/kg/min de consommation maximale d'oxygène en moyenne (37 essais), avec une certitude faible selon les auteurs ; il y avait peu ou pas de différence sur la tension, les triglycérides ou le tour de taille. Aucun essai n'a rapporté la mortalité, et tous comptaient relativement peu de participants[2]. Une méta-analyse de 55 études allait dans le même sens pour la capacité cardiorespiratoire et la dilatation des artères, mais trouvait l'effort continu modéré plus efficace sur l'hémoglobine glyquée[3].
Dans une méta-analyse de 22 essais chez des coronariens, dont 16 pour la consommation d'oxygène, le fractionné intense augmentait aussi un peu plus la consommation maximale d'oxygène, avec une certitude modérée selon les auteurs, sans différence sur la fonction du ventricule gauche[8]. Chez 261 insuffisants cardiaques, un essai européen n'a trouvé, après 12 semaines, aucune différence entre les deux méthodes, ni sur le diamètre du ventricule gauche ni sur la capacité à l'effort ; beaucoup de patients n'ont pas tenu l'intensité prévue, et aucun gain ne persistait à un an[9]. Selon la Société européenne de cardiologie, la méta-analyse la plus récente sur l'insuffisance cardiaque trouvait le fractionné intense supérieur à court terme pour la consommation d'oxygène, avantage disparu à dépense d'énergie égale. Dans cet essai et dans Generation 100, l'effort modéré visait 60 à 70 % ou environ 70 % de la fréquence cardiaque maximale, une intensité modérée selon ces recommandations, au-dessus du seuil aérobie[11].
Mitochondries et longévité
Une méta-régression de 353 études a trouvé une hausse semblable des mitochondries des muscles avec l'endurance continue (23 %) et l'entraînement intense, fractionné ou continu (27 %) ; par heure d'exercice, les efforts les plus intenses étaient nettement plus efficaces[4]. La revue de 2025 conclut que les données ne font pas de la zone 2 l'intensité optimale, et que privilégier des intensités plus élevées serait essentiel pour tirer le maximum des bénéfices cardiométaboliques, surtout avec peu d'heures d'entraînement ; l'un de ses auteurs conseille une société liée à l'exercice et y détient des parts[10]. En Norvège, 1 567 personnes de 70 à 77 ans ont été suivies cinq ans : la mortalité ne différait pas significativement entre fractionné intense et effort continu modéré, malgré une tendance en faveur du fractionné[12].
Ce que recommandent les institutions
L'OMS recommande aux adultes 150 à 300 minutes d'activité d'intensité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d'intensité soutenue, ou une combinaison équivalente[1]. La Société européenne de cardiologie reprend ces durées, cite le « test de la parole », pouvoir parler pendant l'effort, pour suivre l'intensité, et, chez les patients cardiaques, réserve le fractionné à ceux dont l'état est stable, parce qu'il sollicite davantage le cœur[11].
Ce site ne remplace pas un avis médical : avant de reprendre une activité physique avec une maladie du cœur, ou pour choisir une intensité d'entraînement, parlez-en à un médecin.
Questions fréquentes
Des réponses courtes aux questions les plus courantes.
Comment savoir si l'on est en zone 2 ?
Il n'existe pas de repère unique : les experts la situent juste sous le premier seuil lactique ou ventilatoire[5], mesuré par une épreuve d'effort, et un pourcentage fixe de la fréquence cardiaque maximale correspond à des intensités différentes selon les personnes[7]. Pour suivre l'intensité en général, sans viser la zone 2, la Société européenne de cardiologie cite aussi le fait de pouvoir parler pendant l'effort, parmi d'autres repères[11].
Le fractionné intense est-il meilleur pour le cœur ?
Il améliore un peu plus la capacité cardiorespiratoire, avec une certitude faible chez des sédentaires[2], sans différence nette sur la tension ni les triglycérides ; selon la Société européenne de cardiologie, chez les patients cardiaques, il ne doit être proposé qu'à ceux dont l'état est stable[11].
Une minute d'effort intense vaut-elle deux minutes d'effort modéré ?
Les recommandations de l'OMS mettent en regard 150 à 300 minutes d'activité modérée et 75 à 150 minutes d'activité soutenue par semaine, soit deux fois moins de temps à intensité soutenue, et admettent une combinaison équivalente des deux[1].
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Sources
Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.
Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.
- 1
Bull F.C., Al-Ansari S.S., Biddle S. et al. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020.
Recommandation de pratique · chez l'humain · accès libre
DOI 10.1136/bjsports-2020-102955 (site externe, nouvel onglet)PubMed 33239350 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Adultes : 150 à 300 minutes d'activité d'intensité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d'intensité soutenue, plus du renforcement musculaire ; réduire la sédentarité. Un peu d'activité vaut mieux que rien, et davantage est meilleur pour la santé. Le texte ne fixe aucun nombre de pas. Résumé et texte intégral lus.
- 2
Strauss J.A., Kirwan R., Ranasinghe C. et al. High-intensity interval training for reducing cardiometabolic syndrome in healthy but sedentary populations. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2026.
Méta-analyse · chez l'humain · n = 2 075 · accès libre
DOI 10.1002/14651858.CD013617.pub2 (site externe, nouvel onglet)PubMed 41810896 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Revue Cochrane, recherche jusqu'au 13 octobre 2025 : 58 essais tirés au sort, 2 075 adultes de 18 à 64 ans en bonne santé mais sédentaires, interventions d'au moins quatre semaines, toutes supervisées. Fractionné intense contre effort continu modéré : léger gain de capacité cardiorespiratoire (VO2max, +1,39 mL/min/kg ; 37 essais, 1 115 participants ; certitude faible) ; peu ou pas de différence sur la tension systolique (−0,56 mmHg ; 18 essais, 515 participants ; certitude faible), les triglycérides (18 essais, 526 participants ; certitude faible), le tour de taille (15 essais ; certitude modérée) et le rapport taille-hanches. Aucun essai n'a rapporté la mortalité ; aucun effet indésirable rapporté, sans savoir s'ils étaient recherchés. Selon les auteurs, tous les essais avaient relativement peu de participants, et l'OMS ne donne pas de conseil sur le fractionné intense. Résumé et texte intégral lus (passages utiles).
- 3
Mattioni Maturana F., Martus P., Zipfel S. et al. Effectiveness of HIIE versus MICT in Improving Cardiometabolic Risk Factors in Health and Disease : A Meta-analysis. Medicine and Science in Sports and Exercise, 2021.
Méta-analyse · chez l'humain
DOI 10.1249/MSS.0000000000002506 (site externe, nouvel onglet)PubMed 32890201 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Méta-analyse de 55 études comparant l'exercice fractionné intense (y compris le sprint) à l'effort continu modéré, chez des personnes en bonne santé ou malades. Le fractionné intense faisait mieux sur la VO2max (d = 0,40) et sur la dilatation des artères mesurée par échographie (d = 0,54) ; l'effort continu modéré faisait mieux sur l'hémoglobine glyquée (d = −0,27). Pas de différence sur l'IMC, le poids, la masse grasse, la tension, le cholestérol, les triglycérides, la CRP, la glycémie et l'insuline à jeun. Les auteurs proposent de tenir compte du profil de risque de chacun. Pas de cotation de la certitude dans le résumé. Résumé lu.
- 4
Mølmen K.S., Almquist N.W., Skattebo Ø. Effects of Exercise Training on Mitochondrial and Capillary Growth in Human Skeletal Muscle : A Systematic Review and Meta-Regression. Sports Medicine, 2025.
Revue systématique · chez l'humain · n = 5 973 · accès libre
DOI 10.1007/s40279-024-02120-2 (site externe, nouvel onglet)PubMed 39390310 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Revue systématique et méta-régression, recherche jusqu'au 2 février 2022 : 353 articles et 5 973 participants pour les mitochondries des muscles. Après ajustement (fréquence, durée, niveau de départ), le contenu en mitochondries augmentait de façon semblable avec l'endurance continue de faible ou moyenne intensité (23 %), l'entraînement intense, fractionné ou continu (27 %), et le sprint fractionné (27 %), sans effet de l'âge, du sexe ni de la maladie. Par heure d'exercice, le sprint fractionné était environ 3,9 fois plus efficace que l'endurance continue, l'entraînement intense environ 1,7 fois. Les capillaires par mm² n'augmentaient qu'avec l'endurance (13 %) et l'entraînement intense (7 %), davantage avec l'endurance (P < 0,05). Les gains étaient plus grands chez les personnes moins entraînées au départ. Études d'intervention, pas toutes comparatives ni tirées au sort. Résumé et texte intégral lus (passages utiles).
- 5
Sitko S., Artetxe X., Bonnevie-Svendsen M. et al. What Is "Zone 2 Training"? : Experts' Viewpoint on Definition, Training Methods, and Expected Adaptations. International Journal of Sports Physiology and Performance, 2025.
Avis d'expert · chez l'humain
DOI 10.1123/ijspp.2024-0303 (site externe, nouvel onglet)PubMed 40010355 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Commentaire d'un panel de 14 scientifiques du sport et entraîneurs professionnels. Point de départ : malgré la popularité du concept, il n'existe pas de consensus clair entre entraîneurs, athlètes et scientifiques sur la définition de la zone 2. Le panel s'accorde pour la situer de préférence juste sous le premier seuil lactique ou ventilatoire ; les adaptations attendues pourraient ne pas être propres à la zone 2 et être obtenues aussi à des intensités un peu plus hautes ou plus basses. Avis d'experts, sans données nouvelles ; le texte porte surtout sur la performance d'endurance. Résumé lu.
- 6
Seiler-Viken S.A., Mentzoni F., Seiler S. et al. Contextualizing the Norwegian standardized intensity zone framework in an international sample of endurance practitioners. Scientific Reports, 2025.
Étude transversale · chez l'humain · n = 778 · accès libre
DOI 10.1038/s41598-025-17023-z (site externe, nouvel onglet)PubMed 41038920 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Enquête auprès de 778 pratiquants, entraîneurs et scientifiques de sports d'endurance ; 710 réponses analysées pour le nombre de zones utilisées, 298 pour les limites des zones. Une échelle à cinq zones était la plus utilisée (47 %). Les limites basses des zones 2 et 3, en pourcentage de la fréquence cardiaque maximale, différaient selon les régions, et celles des zones 1 à 3 selon les sports, surtout entre course et cyclisme ; les cyclistes plaçaient leurs limites le plus bas. Résumé lu.
- 7
Meixner B., Filipas L., Holmberg H.-C. et al. Zone 2 Intensity : A Critical Comparison of Individual Variability in Different Submaximal Exercise Intensity Boundaries. Translational Sports Medicine, 2025.
Étude transversale · chez l'humain · n = 50 · accès libre
DOI 10.1155/tsm2/2008291 (site externe, nouvel onglet)PubMed 40225831 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
50 cyclistes amateurs expérimentés (30 hommes, 20 femmes) testés en laboratoire. Les repères usuels de la zone 2 (pourcentages fixes de la fréquence cardiaque maximale, seuils lactiques, premier seuil ventilatoire, oxydation maximale des graisses) varient beaucoup d'une personne à l'autre, avec des coefficients de variation de 6 à 29 % ; les pourcentages fixes de fréquence cardiaque maximale et les seuils lactiques montrent de larges différences individuelles. Selon les auteurs, la zone 2 n'est peut-être pas un domaine d'intensité unique et universel. Étude transversale, chez des sportifs entraînés. Résumé et texte intégral lus.
- 8
Gao C., Yue Y., Wu D. et al. Effects of high-intensity interval training versus moderate-intensity continuous training on cardiorespiratory and exercise capacity in patients with coronary artery disease : A systematic review and meta-analysis. PLoS One, 2025.
Méta-analyse · chez l'humain · n = 1 364 · accès libre
DOI 10.1371/journal.pone.0314134 (site externe, nouvel onglet)PubMed 39977401 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
22 essais tirés au sort, 1 364 patients atteints de maladie coronaire (685 fractionné intense, 679 effort continu modéré), recherche jusqu'au 26 septembre 2024. Le fractionné intense augmentait davantage la consommation maximale d'oxygène (16 essais ; +1,42 mL/kg/min dans le résumé, +1,45 dans le texte ; certitude modérée selon les auteurs) et la distance de marche en six minutes (+18,6 m ; certitude très faible) ; pas de différence significative sur la fraction d'éjection du ventricule gauche, son volume, ni la tension systolique (certitude très faible). Résultat sur la tension diastolique non repris : son sens n'est pas clair dans l'article. Essais surtout petits ; supervision non précisée dans 7 essais. Résumé et texte intégral lus (passages utiles).
- 9
Ellingsen Ø., Halle M., Conraads V. et al. High-Intensity Interval Training in Patients With Heart Failure With Reduced Ejection Fraction. Circulation, 2017.
Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 261 · accès libre
DOI 10.1161/CIRCULATIONAHA.116.022924 (site externe, nouvel onglet)PubMed 28082387 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Essai multicentrique SMARTEX-HF : 261 patients atteints d'insuffisance cardiaque à fraction d'éjection réduite (35 % ou moins), tirés au sort entre fractionné intense (90 à 95 % de la fréquence cardiaque maximale), effort continu modéré (60 à 70 %) ou simple recommandation d'exercice régulier, pendant 12 semaines supervisées. Ni le diamètre du ventricule gauche (critère principal, p = 0,45) ni la consommation maximale d'oxygène (p = 0,70) ne différaient entre fractionné intense et continu modéré ; les deux faisaient mieux que la simple recommandation pour la consommation d'oxygène. Aucun de ces changements ne persistait à un an. Événements indésirables graves non significativement différents (39 %, 25 % et 34 %). 51 % des patients du fractionné se sont entraînés sous l'intensité prévue, 80 % du continu modéré au-dessus. Résumé et texte intégral lus (passages utiles).
- 10
Storoschuk K.L., Moran-MacDonald A., Gibala M.J. et al. Much Ado About Zone 2 : A Narrative Review Assessing the Efficacy of Zone 2 Training for Improving Mitochondrial Capacity and Cardiorespiratory Fitness in the General Population. Sports Medicine, 2025.
Revue narrative · chez l'humain
DOI 10.1007/s40279-025-02261-y (site externe, nouvel onglet)PubMed 40560504 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Revue narrative de chercheurs canadiens en physiologie de l'exercice. Selon les auteurs, les médias grand public présentent la zone 2, définie comme un exercice de faible intensité sous le seuil lactique, comme l'intensité optimale pour améliorer la capacité des mitochondries et l'oxydation des graisses ; ces recommandations viennent surtout d'observations chez des athlètes d'endurance d'élite. Conclusion des auteurs : les données actuelles ne soutiennent pas la zone 2 comme intensité optimale pour les mitochondries ou l'oxydation des graisses, et privilégier des intensités plus élevées serait essentiel pour maximiser les bénéfices cardiométaboliques, surtout quand le volume d'entraînement est faible. Résumé lu.
- 11
Pelliccia A., Sharma S., Gati S. et al. 2020 ESC Guidelines on sports cardiology and exercise in patients with cardiovascular disease. European Heart Journal, 2021.
Recommandation de pratique · chez l'humain
DOI 10.1093/eurheartj/ehaa605 (site externe, nouvel onglet)PubMed 32860412 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Recommandations de la Société européenne de cardiologie. Les adultes en bonne santé devraient faire au moins 150 minutes d'endurance d'intensité modérée sur cinq jours ou 75 minutes d'exercice soutenu sur trois jours par semaine, avec un bénéfice supplémentaire en doublant ces durées ; l'intensité se suit souvent par l'effort ressenti ou le « test de la parole », pouvoir parler pendant l'exercice ; les zones d'intensité sont définies par rapport aux seuils aérobie et anaérobie (tableau 4) : l'intensité modérée, 55 à 74 % de la fréquence cardiaque maximale, se situe au-dessus du seuil aérobie ; l'intensité faible, sous 55 %, en dessous. Le fractionné offre un entraînement plus efficace et des preuves solides de ses bénéfices émergent, mais, chez les patients cardiaques, il ne doit être proposé qu'à ceux dont l'état est stable, car il sollicite davantage le système cardiovasculaire. Dans l'insuffisance cardiaque à fraction d'éjection réduite, la méta-analyse la plus récente citée trouvait le fractionné intense supérieur à l'effort continu modéré pour la consommation maximale d'oxygène à court terme, supériorité disparue dans l'analyse des protocoles à dépense d'énergie égale. Texte intégral lu (PDF de l'éditeur, déposé sur ORBi, université de Liège).
- 12
Stensvold D., Viken H., Steinshamn S.L. et al. Effect of exercise training for five years on all cause mortality in older adults-the Generation 100 study : randomised controlled trial. BMJ, 2020.
Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 1 567 · accès libre
DOI 10.1136/bmj.m3485 (site externe, nouvel onglet)PubMed 33028588 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Essai tiré au sort à Trondheim (Norvège) : 1 567 personnes de 70 à 77 ans, entraînement supervisé deux fois par semaine pendant cinq ans, fractionné intense (400) ou continu modéré (387), contre des témoins invités à suivre les recommandations nationales d'activité physique (780). Pas de différence de mortalité toutes causes entre les témoins et les deux groupes entraînés réunis ; HR 0,63 (IC 95 % 0,33 à 1,20) pour le fractionné et 1,24 (0,73 à 2,10) pour le continu face aux témoins. Différence de VO₂ pic faible entre groupes entraînés et témoins : 0,8 mL/kg/min à un an, 0,3 à cinq ans (non significative). Limites citées : témoins très actifs, dont beaucoup faisaient du fractionné ; participants en meilleure santé que la population (87,5 % se disaient en bonne santé) ; selon les auteurs, ce résultat nul ne réfute pas un lien de cause entre activité physique et longévité. Résumé et texte intégral lus.
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