Activité physique
Les sportifs de haut niveau vivent-ils plus longtemps ?
En conclusion
Oui, en moyenne : dans de nombreuses cohortes, les sportifs d'élite meurent moins tôt que la population générale, et moins souvent de maladies cardiovasculaires ou de cancers. Mais ces études ne disent pas quelle part revient au sport lui-même plutôt qu'à la sélection de personnes en bonne santé ou au mode de vie ; l'avantage manque dans certains sports de force ou de contact, et certains risques augmentent, comme la fibrillation atriale ou les maladies neurodégénératives au football.
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Ce qu’on entend
Les sportifs de haut niveau vivraient plus longtemps que les autres, grâce à leur entraînement. À l'inverse, on entend aussi que trop de sport use le cœur et que le haut niveau abîme la santé.
Deux idées opposées sur le sport d'élite, qui circulent souvent ensemble.
Ce que dit la science
Ce que montrent les études, point par point.
- Ce qui est juste : en moyenne, les sportifs de haut niveau meurent moins tôt que la population générale. Dans une méta-analyse de 24 études et plus de 165 000 anciens sportifs, leur mortalité était inférieure d'environ 30 % chez les hommes et de moitié environ chez les femmes, sur quatre études seulement[1]. Les médaillés olympiques vivaient en moyenne 2,8 ans de plus que la population générale[2], les olympiens américains 5,1 ans de plus[3].
- La plupart de ces études comparent des sportifs à la population générale, pas à des personnes actives : elles ne disent pas quelle part revient au sport lui-même, à la sélection de personnes en bonne santé[4], au mode de vie ou aux revenus[2]. Comparés à leurs frères, d'anciens sportifs finlandais vivaient tout de même plus longtemps[5].
- L'avantage dépend du sport : il n'apparaît pas nettement chez les hommes des sports de force, sur peu d'études[1], ni, en fin de suivi, chez les joueurs australiens de football australien et de rugby à XV[6].
- Le haut niveau a des risques propres : la fibrillation atriale, un trouble du rythme cardiaque, est plus fréquente chez les sportifs que chez des sédentaires[7], et les décès par maladie neurodégénérative sont trois à quatre fois plus fréquents chez d'anciens footballeurs écossais[8] et joueurs de football américain[9].
- L'idée que trop de sport use le cœur ne se retrouve pas, en moyenne, dans la mortalité : celle due aux maladies cardiovasculaires est en moyenne plus basse chez les sportifs d'élite que dans la population générale[10], et, dans de grandes cohortes de la population générale, une activité de dix fois le minimum recommandé ou plus ne montrait pas d'effet néfaste[11].
Solidité des preuves, effet par effet
Mortalité des sportifs d'élite face à la population générale
Solidité des preuves : Mortalité des sportifs d'élite face à la population générale : FaibleDeux méta-analyses d'études rétrospectives et de grandes cohortes : mortalité plus basse en moyenne, mais résultats très hétérogènes selon le sport et possible biais de publication dans la méta-analyse de 2021.[1][2][3][4][10]
Part du sport lui-même dans cet avantage
Solidité des preuves : Part du sport lui-même dans cet avantage : FaibleÉtudes d'observation qui ne séparent pas l'entraînement de la sélection, du mode de vie ou des revenus ; avantage maintenu face à leurs frères chez des sportifs finlandais.[1][2][4][5]
Avantage dans les sports de force et certains sports de contact
Solidité des preuves : Avantage dans les sports de force et certains sports de contact : FaibleAvantage faible ou nul chez les hommes des sports de force (méta-analyse sur deux études, médaillés olympiques, comparaison avec des frères) ; non significatif en fin de suivi au football australien et au rugby (une cohorte).[1][2][5][6]
Mortalité cardiovasculaire des sportifs d'élite
Solidité des preuves : Mortalité cardiovasculaire des sportifs d'élite : ModéréeDeux méta-analyses de cohortes : mortalité cardiovasculaire plus basse que dans la population générale ; chez les olympiens français d'endurance, ni plus basse ni plus haute de façon significative.[1][10][12]
Fibrillation atriale chez les sportifs
Solidité des preuves : Fibrillation atriale chez les sportifs : FaibleUne méta-analyse, lue en résumé : risque plus élevé chez les sportifs que chez des sédentaires, alors que l'activité physique va avec un risque plus bas dans la population générale.[7]
Maladies neurodégénératives au football et au football américain
Solidité des preuves : Maladies neurodégénératives au football et au football américain : ModéréeDeux grandes cohortes comparées à la population générale : trois à quatre fois plus de décès par maladie neurodégénérative, malgré une mortalité globale plus basse.[8][9]
Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons
Pour comprendre
Les notions utiles pour lire ces résultats.
Ce que montrent les grandes cohortes
Ces études comparent les décès de sportifs d'élite à ceux de la population générale de même âge et de même sexe. Une méta-analyse de 2014 réunissait 10 études et 42 807 sportifs : mortalité plus basse d'un tiers environ, avec de très grands écarts entre études[10]. Une méta-analyse de 2021, sur 24 études toutes rétrospectives, trouve le même sens, plus net dans les sports d'endurance et les sports collectifs[1], avec un possible biais de publication dans son analyse d'ensemble ; elle reprend notamment la cohorte du Tour de France présentée ci-dessous.
Les 786 coureurs français du Tour de France entre 1947 et 2012 avaient une mortalité inférieure de 41 % à celle des hommes français, sauf pour les causes externes, comme les accidents[4]. Les 8 124 olympiens américains ont vécu 5,1 ans de plus que la population générale, surtout grâce à moins de décès cardiovasculaires et par cancer ; leur mortalité par maladies du système nerveux n'était pas différente[3].
Le sport, ou la sélection ?
Or les sportifs d'élite ne sont pas pris au hasard. Les auteurs de l'étude sur 15 174 médaillés olympiques citent, parmi les explications possibles, la génétique, l'activité physique, le mode de vie, la richesse et le statut[2]. Ceux de l'étude sur le Tour de France disent ne pas pouvoir faire la part entre les bienfaits du sport, la sélection de sportifs en bonne santé et les effets possibles d'un exercice excessif ou du dopage[4].
Une étude finlandaise réduit une partie de ce biais en comparant 900 anciens sportifs à leurs frères de même âge : la mortalité des sportifs restait plus basse, avec un rapport de risques de 0,75. Mais l'âge médian au décès des sportifs de force était le même que celui de leurs frères, 72,2 ans, et les anciens sportifs interrogés en 2001 fumaient moins que leurs frères ; selon les auteurs, génétique, entraînement d'endurance et mode de vie peuvent tous contribuer[5]. Dans deux autres études finlandaises, comparés à des témoins jugés aptes au service militaire, les sportifs n'avaient pas une mortalité significativement différente ; et dans quelques études, l'avantage ne valait que jusqu'à un certain âge, par exemple 50 ans chez d'anciens olympiens danois[1]. Dans la population générale, de grandes cohortes associent l'activité physique de loisir à une mortalité plus basse, y compris cardiovasculaire, sans effet néfaste visible même à dix fois le minimum recommandé, une catégorie plus petite aux résultats moins précis ; il s'agit aussi d'études d'observation, sur une activité déclarée[11].
Des risques propres à certains sports
En Australie, les olympiens ont gagné en moyenne 3,4 années de vie, mais chez les joueurs de football australien et de rugby à XV, le léger avantage du début s'effaçait, sans différence nette en fin de suivi[6]. Chez 7 676 anciens footballeurs professionnels écossais, la mortalité était plus basse que celle de témoins de même âge et de même milieu social jusqu'à 70 ans, plus haute ensuite ; 1,7 % d'entre eux étaient morts d'une maladie neurodégénérative, contre 0,5 % des témoins. Cette étude était financée par la Fédération anglaise de football et le syndicat des footballeurs professionnels, et ses auteurs demandent une confirmation[8]. Chez 19 824 joueurs de football américain, la mortalité globale était plus basse, mais la mortalité neurodégénérative près de quatre fois plus élevée ; les auteurs y voient un argument pour un lien avec les chocs répétés à la tête[9].
Et le cœur ?
Une méta-analyse de 2026 trouve un risque de fibrillation atriale plus élevé chez les sportifs que chez des sédentaires, alors que l'activité physique va avec un risque plus bas dans la population générale. Au-delà d'environ 6 à 7 heures d'entraînement d'endurance par semaine, selon les auteurs, l'effet protecteur pourrait s'inverser[7]. La mortalité cardiovasculaire, elle, ne montre pas en moyenne de cœur « usé » : plus basse que dans la population générale chez les sportifs d'endurance de la méta-analyse de 2021[1], elle n'était, chez les olympiens français d'endurance, ni plus haute ni plus basse de façon significative[12].
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Questions fréquentes
Des réponses courtes aux questions les plus courantes.
Le football professionnel augmente-t-il le risque de démence ?
Les études montrent une association. Chez d'anciens footballeurs écossais, les décès avec une maladie neurodégénérative comme cause principale étaient plus de trois fois plus fréquents que chez des témoins, et les médicaments contre la démence plus souvent prescrits ; les auteurs demandent de le confirmer par des études prospectives[8]. Chez les joueurs de football américain, la mortalité neurodégénérative restait trois fois plus élevée après prise en compte du fait qu'ils meurent moins tôt d'autres causes[9].
Beaucoup de sport augmente-t-il le risque de fibrillation atriale ?
Selon une méta-analyse de 37 études, l'activité physique va avec un risque plus bas de fibrillation atriale dans la population générale, mais les sportifs ont un risque plus élevé que des sédentaires, avec un rapport de cotes de 2,74 sur 15 études[7].
Les morts subites de sportifs sont-elles fréquentes ?
Non : selon une revue systématique, la mort subite d'origine cardiaque est rare, moins de 2 pour 100 000 sportifs par an chez les moins de 40 ans ; ses auteurs jugent toutefois faible la qualité des données disponibles[13].
À lire aussi
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Sources
Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.
Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.
- 1
Runacres A., Mackintosh K.A., McNarry M.A. Health Consequences of an Elite Sporting Career : Long-Term Detriment or Long-Term Gain ? A Meta-Analysis of 165,000 Former Athletes. Sports Medicine, 2021.
Méta-analyse · chez l'humain · n = 165 033 · accès libre
DOI 10.1007/s40279-020-01379-5 (site externe, nouvel onglet)PubMed 33368029 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Méta-analyse de 24 études, toutes rétrospectives : 165 033 anciens sportifs (139 322 hommes, 25 711 femmes), comparés à la population générale. Mortalité plus basse chez les hommes (rapport standardisé 0,69 ; IC 95 % 0,61 à 0,78) et chez les femmes (0,51 ; quatre études seulement). Chez les hommes, mortalité plus basse dans les sports d'endurance (0,65) et les sports collectifs (0,68), mais pas dans les sports de force (boxe, lutte, haltérophilie, lancers : 1,04 ; IC 0,91 à 1,12), sur deux études et 2 % des sportifs. Mortalité cardiovasculaire plus basse chez les hommes (0,73), y compris en endurance (0,63), pas dans les sports de force (1,10). Hétérogénéité forte dans presque toutes les analyses. Dans deux études finlandaises (Sarna, Kettunen) où les témoins étaient des hommes aptes au service militaire, mortalité des sportifs non significativement différente (0,92 et 0,98) ; dans quelques études, avantage limité à un certain âge (jusqu'à 50 ans chez d'anciens olympiens danois, étude de Schnohr). Limites selon les auteurs : tous les sportifs n'étaient pas de niveau national ; impossible de distinguer l'effet de l'entraînement de celui du mode de vie. Résumé et texte intégral lus.
- 2
Clarke P.M., Walter S.J., Hayen A. et al. Survival of the fittest : retrospective cohort study of the longevity of Olympic medallists in the modern era. BMJ, 2012.
Étude de cohorte · chez l'humain · n = 15 174
DOI 10.1136/bmj.e8308 (site externe, nouvel onglet)PubMed 23241272 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Cohorte rétrospective de 15 174 médaillés olympiques (1896 à 2010) de neuf groupes de pays, comparés à la population générale de même pays, âge, sexe et année de naissance. Trente ans après leur médaille, plus de médaillés que de témoins étaient en vie (survie relative 1,08) ; ils vivaient en moyenne 2,8 ans de plus. Avantage plus grand dans les sports d'endurance (1,13) et mixtes (1,11) que dans les sports de force (1,05). Selon les auteurs, l'étude ne permet pas d'expliquer cet avantage : facteurs génétiques, activité physique, mode de vie sain, richesse et statut liés à la gloire sportive sont possibles. Article republié en 2015 dans le British Journal of Sports Medicine. Résumé lu.
- 3
Antero J., Tanaka H., De Larochelambert Q. et al. Female and male US Olympic athletes live 5 years longer than their general population counterparts : a study of 8124 former US Olympians. British Journal of Sports Medicine, 2021.
Étude de cohorte · chez l'humain · n = 8 124
DOI 10.1136/bjsports-2019-101696 (site externe, nouvel onglet)PubMed 32727712 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Cohorte des 8 124 olympiens américains (2 301 femmes, 5 823 hommes) ayant participé aux Jeux de 1912 à 2012, causes de décès certifiées par le registre national (2 309 décès). Ils ont vécu 5,1 ans de plus que la population générale (IC 95 % 4,3 à 6,0), surtout grâce à moins de décès cardiovasculaires (2,2 ans) et par cancer (1,5 an). Mortalité par maladies du système nerveux (maladies d'Alzheimer et de Parkinson) et par maladies mentales non différente de la population générale. Équipe de l'INSEP (Paris). Résumé lu.
- 4
Marijon E., Tafflet M., Antero-Jacquemin J. et al. Mortality of French participants in the Tour de France (1947-2012). European Heart Journal, 2013.
Étude de cohorte · chez l'humain · n = 786
DOI 10.1093/eurheartj/eht347 (site externe, nouvel onglet)PubMed 24001718 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Les 786 coureurs français ayant participé au Tour de France entre 1947 et 2012, dont 208 décédés au 1er septembre 2012, comparés à la population masculine française. Mortalité inférieure de 41 % (rapport standardisé 0,59 ; IC 95 % 0,51 à 0,68), y compris par cancer (0,56) et maladie cardiovasculaire (0,67), mais pas pour les causes externes, comme les accidents (1,06 ; non significatif). Selon les auteurs, leurs résultats ne permettent pas de faire la part entre les effets bénéfiques du sport de haut niveau et la sélection de sportifs en bonne santé, d'une part, et les effets délétères possibles d'un exercice excessif ou du dopage allégué, d'autre part. Résumé lu.
- 5
Kontro T.K., Sarna S., Kaprio J. et al. Mortality and health-related habits in 900 Finnish former elite athletes and their brothers. British Journal of Sports Medicine, 2018.
Étude de cohorte · chez l'humain · n = 1 800
DOI 10.1136/bjsports-2017-098206 (site externe, nouvel onglet)PubMed 29127265 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
900 anciens sportifs d'élite finlandais (hommes ayant représenté la Finlande de 1920 à 1965) comparés à 900 de leurs frères de même âge, suivis jusqu'à fin 2015 (1 296 décès). Mortalité plus basse chez les anciens sportifs que chez leurs frères (rapport de risques 0,75 ; IC 95 % 0,65 à 0,87). Âge médian au décès : 79,9 ans en endurance (77,5 pour leurs frères), 75,9 ans en sports mixtes (73,7), 72,2 ans en sports de force (72,2). En 2001, les anciens sportifs survivants fumaient moins et étaient plus actifs que leurs frères. Selon les auteurs, des différences génétiques, l'entraînement d'endurance et un mode de vie plus sain peuvent tous contribuer à cette mortalité plus basse. Résumé lu.
- 6
Lystad R.P., Vedantam S. Survival and longevity among male Australian elite athletes : A retrospective cohort study. Journal of Science and Medicine in Sport, 2025.
Étude de cohorte · chez l'humain · n = 12 832
DOI 10.1016/j.jsams.2024.09.005 (site externe, nouvel onglet)PubMed 39424438 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Recensement de trois populations de sportifs australiens d'élite, hommes, ayant débuté de 1921 à 2023 : 10 502 joueurs de football australien (AFL), 803 joueurs de l'équipe nationale de rugby à XV et 1 527 olympiens, comparés à la population générale de même âge et sexe. Olympiens : gain continu, 3,40 années de vie en moyenne (IC 95 % 2,30 à 4,49). Footballeurs et rugbymen : gain modeste au début, puis déclin, sans différence significative en fin de suivi (0,31 an, IC −0,03 à 0,65 ; −0,67 an, IC −1,87 à 0,53). Selon les auteurs, les bénéfices attendus sont effacés dans ces deux sports, et les causes de décès restent à étudier. Résumé lu.
- 7
Davies C.L., Pallikadavath S., March D.S. et al. Physical activity, atrial fibrillation and the dose-response relationship : a systematic review and meta-analysis. European Journal of Preventive Cardiology, 2026.
Méta-analyse · chez l'humain · n = 1 298 291
DOI 10.1093/eurjpc/zwag535 (site externe, nouvel onglet)PubMed 42861574 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Revue systématique et méta-analyse publiée en ligne le 12 octobre 2026, avant impression : 37 études comparant l'activité physique à un groupe témoin sédentaire (1 298 291 personnes ; le résumé ne précise pas leur type), recherche de janvier 1990 à juin 2025. Dans la population générale, l'activité physique est associée à 22 % de risque de fibrillation atriale en moins (22 études ; rapport de cotes 0,78). Le statut de sportif est associé à un risque plus élevé que chez des témoins sédentaires (15 études ; rapport de cotes 2,74 ; IC 95 % 1,72 à 4,39). Courbe en U : réduction maximale vers 26 MET-heures par semaine ; au-delà de 78 MET-heures, soit selon les auteurs 6 à 7 heures d'entraînement d'endurance par semaine, l'effet protecteur pourrait s'inverser. Équipe de Leicester (Royaume-Uni). Résumé lu.
- 8
Mackay D.F., Russell E.R., Stewart K. et al. Neurodegenerative Disease Mortality among Former Professional Soccer Players. New England Journal of Medicine, 2019.
Étude de cohorte · chez l'humain · n = 30 704 · accès libre
DOI 10.1056/NEJMoa1908483 (site externe, nouvel onglet)PubMed 31633894 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Cohorte rétrospective : 7 676 anciens footballeurs professionnels écossais comparés à 23 028 témoins de la population générale de même sexe, âge et niveau de défavorisation sociale ; suivi médian de 18 ans. Mortalité toutes causes plus basse que celle des témoins jusqu'à 70 ans, plus haute ensuite ; moins de décès par cardiopathie ischémique (rapport de risques 0,80) et par cancer du poumon (0,53). Décès avec une maladie neurodégénérative comme cause principale : 1,7 % des anciens joueurs contre 0,5 % des témoins (rapport ajusté sur les décès concurrents 3,45 ; IC 95 % 2,11 à 5,62). Médicaments contre la démence plus souvent prescrits aux anciens joueurs. Selon les auteurs, ces observations demandent à être confirmées par des études prospectives. Résumé et texte intégral lus.
- 9
Luster C.B., Abdolmohammadi B., Mastrodicasa M.J. et al. Neurodegenerative mortality among National Football League Players. EClinicalMedicine, 2026.
Étude de cohorte · chez l'humain · n = 19 824 · accès libre
DOI 10.1016/j.eclinm.2026.104051 (site externe, nouvel onglet)PubMed 42534468 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Cohorte de tous les joueurs de la ligue professionnelle de football américain (NFL) ayant débuté de 1960 à 2019 (19 824 joueurs, 1 994 décès), comparés à la population générale de même âge, sexe et origine. Mortalité toutes causes plus basse (rapport standardisé 0,70 ; IC 95 % 0,67 à 0,74), mais mortalité neurodégénérative près de quatre fois plus élevée (3,94 ; IC 3,38 à 4,56), dont sclérose latérale amyotrophique, démence et maladie de Parkinson ; encore trois fois plus élevée (3,04) après prise en compte du fait que les joueurs meurent moins tôt d'autres causes. Les auteurs y voient un argument de plus pour un lien avec les chocs répétés à la tête ; ils évoquent aussi, pour la mortalité globale plus basse, un effet de sélection des personnes en bonne santé. Résumé et texte intégral lus.
- 10
Garatachea N., Santos-Lozano A., Sanchis-Gomar F. et al. Elite athletes live longer than the general population : a meta-analysis. Mayo Clinic Proceedings, 2014.
Méta-analyse · chez l'humain · n = 42 807
DOI 10.1016/j.mayocp.2014.06.004 (site externe, nouvel onglet)PubMed 25128074 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Méta-analyse de 10 études de cohorte (recherche jusqu'au 31 mars 2014) : 42 807 sportifs d'élite ou professionnels, dont 707 femmes, comparés à la population générale. Mortalité toutes causes plus basse (rapport standardisé de mortalité 0,67 ; IC 95 % 0,55 à 0,81), avec une très forte hétérogénéité entre études (I² = 96 %). Mortalité cardiovasculaire plus basse (0,73 ; 6 études, sans hétérogénéité significative) et mortalité par cancer plus basse (0,60 ; 5 études, forte hétérogénéité). Selon les auteurs, les sportifs de haut niveau vivent plus longtemps que la population générale. Résumé lu.
- 11
Arem H., Moore S.C., Patel A. et al. Leisure time physical activity and mortality : a detailed pooled analysis of the dose-response relationship. JAMA Internal Medicine, 2015.
Étude de cohorte · chez l'humain · n = 661 137 · accès libre
DOI 10.1001/jamainternmed.2015.0533 (site externe, nouvel onglet)PubMed 25844730 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Analyse groupée de 6 cohortes prospectives (États-Unis et Europe) : 661 137 adultes, âge médian 62 ans, 116 686 décès en 14,2 ans de suivi médian. Par rapport à l'absence d'activité de loisir, mortalité plus basse de 20 % sous le minimum recommandé, de 31 % entre une et deux fois ce minimum, plafond du bénéfice vers 3 à 5 fois le minimum ; aucun signe d'effet néfaste à 10 fois le minimum ou plus. Activité déclarée par les participants, une seule fois ; effectif plus petit dans la catégorie la plus active, d'où des intervalles plus larges. Population générale, pas de sportifs d'élite. Résumé et texte intégral lus.
- 12
Antero-Jacquemin J., Pohar-Perme M., Rey G. et al. The heart of the matter : years-saved from cardiovascular and cancer deaths in an elite athlete cohort with over a century of follow-up. European Journal of Epidemiology, 2018.
Étude de cohorte · chez l'humain · n = 2 814
DOI 10.1007/s10654-018-0401-0 (site externe, nouvel onglet)PubMed 29730745 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Tous les sportifs français ayant participé aux Jeux olympiques de 1912 à 2012 (2 814, dont 455 décédés), classés selon le type d'effort. Tous groupes confondus, 6,5 années de vie gagnées en moyenne (IC 95 % 5,8 à 7,2) par rapport à la population générale, surtout grâce à moins de décès par cancer. Le risque de décès cardiovasculaire des groupes « endurance » (effort continu de 10 minutes ou plus) et « précision » n'était pas significativement différent de celui de la population générale ; les autres groupes gagnaient en moyenne 1,6 an sur la mortalité cardiovasculaire. Le résumé donne pour le cancer un intervalle de confiance incohérent avec sa valeur (2,3 ans, IC 1,2 à 1,9) : ce chiffre n'est pas repris. Résumé lu.
- 13
Lear A., Patel N., Mullen C. et al. Incidence of Sudden Cardiac Arrest and Death in Young Athletes and Military Members : A Systematic Review and Meta-Analysis. Journal of Athletic Training, 2022.
Revue systématique · chez l'humain
DOI 10.4085/1062-6050-0748.20 (site externe, nouvel onglet)PubMed 34038947 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Revue systématique de 40 études sur l'arrêt cardiaque et la mort subite chez des sportifs et des militaires de moins de 40 ans, dont 12 à faible risque de biais. Sur 5 études régionales ou nationales (sportifs de tous niveaux, des deux sexes) : 0,98 mort subite d'origine cardiaque pour 100 000 sportifs-années ; sur 3 études de sportifs de compétition de 14 à 25 ans : 1,91 pour 100 000 sportifs-années (IC 95 % 0,71 à 5,14), avec une forte hétérogénéité. Selon les auteurs, la mort subite est rare, moins de 2 pour 100 000 sportifs-années, mais la qualité d'ensemble des données est faible. Aucune comparaison avec des non-sportifs. Résumé lu.
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