Nutrition

Les multivitamines sont-elles utiles chez les adultes en bonne santé ?

En conclusion

Aucun bénéfice global n'est solidement établi chez des adultes à l'alimentation suffisante. Les grands essais ne montrent pas moins de maladies du cœur ni de décès ; l'un a observé un peu moins de cancers, résultat non confirmé par un second essai, plus court. Après 60 ans, certains tests de mémoire sont un peu meilleurs, sans baisse démontrée des démences. Des institutions reconnaissent des besoins ciblés : acide folique autour de la grossesse, vitamine B12 pour les végétaliens.

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Par La rédaction d’Après Vérification
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Ce qu’on entend

Prendre chaque jour un comprimé de multivitamines serait une assurance santé : il comblerait les manques de l'alimentation et aiderait à prévenir les maladies du cœur, le cancer et le déclin de la mémoire avec l'âge.

L'un des compléments alimentaires les plus vendus, souvent pris « au cas où ».

Ce que dit la science

Ce que montrent les études, point par point.

  • Ce qui est juste : chez 14 641 médecins américains, des hommes de 50 ans et plus, suivis 11 ans, un complément de multivitamines a un peu réduit le nombre de cancers[1] ; après 60 ans, trois volets de l'essai COSMOS trouvent de meilleurs résultats qu'avec un placebo aux tests[2]. Et un complément ciblé peut être utile : l'acide folique autour de la conception réduit nettement les anomalies de fermeture du tube neural[3], et le régime végétalien n'apporte pas de vitamine B12[4].
  • Les multivitamines n'ont pas réduit les maladies du cœur, ni chez ces médecins[5], ni chez 21 442 personnes âgées de l'essai COSMOS, qui n'a pas non plus trouvé moins de cancers[6].
  • La mortalité n'a pas baissé dans ces essais ; dans trois cohortes de 390 124 adultes en bonne santé suivis jusqu'à 27 ans, les utilisateurs quotidiens n'avaient pas une mortalité plus basse[7].
  • En 2022, le groupe d'experts américain de la prévention (USPSTF) a jugé les preuves insuffisantes pour se prononcer sur les multivitamines[8]. Pour l'Anses, hors maladie, une alimentation variée et équilibrée couvre en général les besoins[4].
  • Pris en complément, à 20 ou 30 mg par jour, le bêta-carotène a augmenté les cancers du poumon chez des fumeurs[9], seul ou avec de la vitamine A[10].

Solidité des preuves, effet par effet

  • Multivitamines et maladies cardiovasculaires

    Solidité des preuves : Multivitamines et maladies cardiovasculaires : Modérée

    Deux grands essais contre placebo, sur 11 ans chez des médecins et 3,6 ans chez des personnes âgées : pas moins d'infarctus, d'accidents vasculaires cérébraux ni de décès cardiovasculaires.[5][6]

  • Multivitamines et cancer

    Solidité des preuves : Multivitamines et cancer : Faible

    Un essai sur 11 ans trouve environ 8 % de cancers en moins, l'autre, plus court, aucune différence ; la revue pour l'USPSTF note un petit bénéfice, avec d'importantes limites.[1][6][11]

  • Multivitamines et mortalité

    Solidité des preuves : Multivitamines et mortalité : Modérée

    Pas de baisse significative dans les deux grands essais ; dans trois cohortes de 390 124 adultes, pas de mortalité plus basse chez les utilisateurs quotidiens.[5][6][7]

  • Multivitamines et mémoire après 60 ans

    Solidité des preuves : Multivitamines et mémoire après 60 ans : Faible

    Trois volets d'un même essai, réunis par ses chercheurs : résultats aux tests un peu meilleurs qu'avec un placebo ; pas moins de troubles cognitifs ou de démences sur 3 ans, avec peu de cas.[2][12]

  • Bêta-carotène en complément chez les fumeurs

    Solidité des preuves : Bêta-carotène en complément chez les fumeurs : Modérée

    Deux grands essais : plus de cancers du poumon et de décès ; l'USPSTF juge avec une certitude modérée que les risques l'emportent et recommande contre.[8][9][10][11]

  • Acide folique autour de la conception et malformations

    Solidité des preuves : Acide folique autour de la conception et malformations : Élevée

    Revue Cochrane de 5 essais : nettement moins d'anomalies de fermeture du tube neural, preuves de qualité élevée ; l'USPSTF le recommande avec une certitude élevée.[3][13]

Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons

Pour comprendre

Les notions utiles pour lire ces résultats.

Deux grands essais contre placebo

Le Physicians' Health Study II a suivi 14 641 médecins américains, des hommes de 50 ans et plus, tirés au sort pour prendre chaque jour un complément de multivitamines courant ou un placebo, et suivis pendant 11 ans (durée médiane). Le groupe multivitamines a eu un peu moins de cancers : 17,0 contre 18,3 pour 1 000 personnes suivies un an, soit environ 8 % de moins, sans différence nette pour la mortalité par cancer[1]. Il n'a pas eu moins d'infarctus, d'accidents vasculaires cérébraux ni de décès cardiovasculaires[5]. Les auteurs notent que des médecins sont en moyenne bien nourris, ce qui limite peut-être la portée du résultat. L'essai était financé par les instituts de santé américains (NIH) et par BASF, qui fournissait les comprimés avec Pfizer.

L'essai COSMOS a réparti 21 442 personnes de 60 ans et plus entre un complément de multivitamines courant et un placebo, et les a suivies 3,6 ans (durée médiane). Il n'a trouvé aucune différence pour les cancers (518 contre 535 cas), les maladies cardiovasculaires ou la mortalité. Il a observé moins de cancers du poumon, un critère secondaire à interpréter avec prudence selon les auteurs, qui jugent l'essai court pour étudier le cancer[6]. Le fabricant fournissait une partie des comprimés, sans rôle dans l'étude selon l'article.

En réunissant ces essais avec d'autres, la revue faite pour l'USPSTF trouve un petit bénéfice sur le nombre de cancers, avec d'importantes limites[11]. L'USPSTF conclut que les preuves ne suffisent pas pour juger de l'équilibre entre bénéfices et risques des multivitamines dans la prévention des cancers et des maladies cardiovasculaires[8].

La mémoire après 60 ans

Trois volets de COSMOS ont mesuré la mémoire et le raisonnement. Réunis, ils trouvent de meilleurs résultats aux tests avec les multivitamines, un écart que les auteurs comparent à deux ans de vieillissement cognitif en moins[2]. Dans le volet par téléphone, il n'y a pas eu moins de troubles cognitifs légers ou de démences en trois ans, mais les cas étaient peu nombreux, et la puissance statistique faible selon les auteurs[12]. Ces résultats viennent tous du même essai.

Et la mortalité ?

Une étude des instituts de santé américains a suivi jusqu'à 27 ans 390 124 adultes sans maladie chronique au départ. Ceux qui prenaient des multivitamines chaque jour n'avaient pas une mortalité plus basse ; elle était même plus élevée de 4 % pendant les 12 premières années, sans différence significative ensuite. Dans cette étude d'observation, d'autres différences entre utilisateurs et non-utilisateurs peuvent peser sur le résultat[7].

Quand un complément ciblé est recommandé

Selon l'Anses, les carences sont très rares dans la population générale, sauf pour la vitamine D, et une alimentation variée et équilibrée couvre en général les besoins en l'absence de maladie. Les femmes enceintes, les enfants ou les personnes âgées peuvent en revanche manquer de certains nutriments, et le régime végétalien n'apporte pas de vitamine B12 : dans ces cas, l'Anses juge qu'un complément peut être utile et recommande l'avis d'un professionnel de santé[4].

L'exemple le mieux établi est l'acide folique. Une revue Cochrane de cinq essais montre qu'il protège, pris autour de la conception, contre les anomalies de fermeture du tube neural[3]. L'USPSTF recommande à toutes les personnes qui prévoient ou peuvent débuter une grossesse un complément quotidien de 0,4 à 0,8 mg d'acide folique[13].

Des risques avec certains compléments isolés

Chez 29 133 fumeurs finlandais, 20 mg de bêta-carotène par jour ont augmenté de 18 % les cancers du poumon et de 8 % la mortalité[9]. Chez 18 314 fumeurs, anciens fumeurs et travailleurs exposés à l'amiante, 30 mg de bêta-carotène associés à de la vitamine A ont aussi augmenté les cancers du poumon et les décès, et l'essai a été arrêté plus tôt[10]. Ces essais testaient du bêta-carotène, seul ou avec de la vitamine A, et non des multivitamines ; COSMOS n'a relevé aucun problème de sécurité. L'Anses rappelle toutefois que cumuler compléments et aliments enrichis peut faire dépasser les limites de sécurité.

Ce site ne remplace pas un avis médical : en cas de projet de grossesse, de régime particulier, de maladie ou de traitement, demandez conseil à un médecin, à une sage-femme ou à un pharmacien.

Questions fréquentes

Des réponses courtes aux questions les plus courantes.

Les multivitamines améliorent-elles la mémoire ?

Un peu, peut-être, après 60 ans : trois volets de l'essai COSMOS trouvent de meilleurs résultats aux tests de mémoire qu'avec un placebo[2], mais pas moins de troubles cognitifs ou de démences en trois ans, avec peu de cas observés[12]. Ces résultats viennent d'un seul essai.

Pourquoi l'acide folique est-il recommandé avant une grossesse ?

Pris autour de la conception, il réduit nettement les anomalies de fermeture du tube neural, selon une revue Cochrane de cinq essais[3]. L'USPSTF recommande un complément quotidien de 0,4 à 0,8 mg à toutes les personnes qui prévoient ou peuvent débuter une grossesse[13]. Un médecin, une sage-femme ou un pharmacien peut préciser ce qui convient à chaque situation.

Les multivitamines peuvent-elles être dangereuses ?

Aux doses courantes, l'essai COSMOS n'a relevé aucun problème de sécurité[6]. Mais pris seul, à 20 mg par jour, le bêta-carotène a augmenté les cancers du poumon chez des fumeurs[9], et l'Anses signale un risque de dépasser les limites de sécurité en cumulant compléments et aliments enrichis[4].

À lire aussi

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Sources

Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.

13 sources consultées

Sur quoi repose cette ficheClassées selon la hiérarchie des preuves
  • Synthèses et recommandations5
  • Essais randomisés et rapports institutionnels7
  • Études d'observation et essais non randomisés1

Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.

  1. 1

    Gaziano J.M., Sesso H.D., Christen W.G. et al. Multivitamins in the prevention of cancer in men : the Physicians' Health Study II randomized controlled trial. JAMA, 2012.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 14 641 · accès libre

    DOI 10.1001/jama.2012.14641 (site externe, nouvel onglet)PubMed 23162860 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Physicians' Health Study II : essai en double aveugle contre placebo chez 14 641 médecins américains de sexe masculin, de 50 ans et plus (âge moyen 64 ans), dont 1 312 avec un antécédent de cancer, multivitamines Centrum Silver chaque jour, suivi médian de 11,2 ans. Cancers : 17,0 contre 18,3 pour 1 000 personnes-années (rapport de risques 0,92 ; IC 95 % 0,86 à 0,998 ; p = 0,04). Pas d'effet significatif sur les cancers de la prostate et colorectal, ni sur la mortalité par cancer (0,88 ; p = 0,07). Les auteurs jugent la baisse modeste et notent que des médecins sont en moyenne bien nourris, ce qui peut limiter l'application à des personnes moins bien nourries. Résumé et texte intégral lus.

  2. 2

    Vyas C.M., Manson J.E., Sesso H.D. et al. Effect of multivitamin-mineral supplementation versus placebo on cognitive function : results from the clinic subcohort of the COcoa Supplement and Multivitamin Outcomes Study (COSMOS) randomized clinical trial and meta-analysis of 3 cognitive studies within COSMOS. American Journal of Clinical Nutrition, 2024.

    Méta-analyse · chez l'humain · n = 5 203

    DOI 10.1016/j.ajcnut.2023.12.011 (site externe, nouvel onglet)PubMed 38244989 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Méta-analyse de trois volets cognitifs de l'essai COSMOS, chez des adultes de 60 ans et plus, sans chevauchement de participants : COSMOS-Clinic (573, tests en personne sur 2 ans), COSMOS-Mind (2 158, par téléphone) et COSMOS-Web (2 472, par Internet). Avec les multivitamines, cognition globale meilleure de 0,07 écart-type (IC 95 % 0,03 à 0,11) et mémoire épisodique de 0,06 écart-type par rapport au placebo ; selon les auteurs, l'effet sur la cognition globale équivaut à deux ans de vieillissement cognitif en moins. Dans COSMOS-Clinic seul, effet significatif sur la mémoire épisodique, pas sur la cognition globale. Résumé lu.

  3. 3

    De-Regil L.M., Peña-Rosas J.P., Fernández-Gaxiola A.C. et al. Effects and safety of periconceptional oral folate supplementation for preventing birth defects. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2015.

    Revue systématique · chez l'humain · n = 7 391

    DOI 10.1002/14651858.CD007950.pub3 (site externe, nouvel onglet)PubMed 26662928 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue Cochrane de 5 essais (7 391 femmes). L'acide folique pris chaque jour autour de la conception, seul ou avec d'autres vitamines et minéraux, protège contre les anomalies de fermeture du tube neural (risque relatif 0,31 ; IC 95 % 0,17 à 0,58 ; 6 708 naissances ; preuves de qualité élevée selon GRADE). Pas d'effet clair sur les autres malformations. Effet semblable à 400 µg par jour ou plus, seul ou avec d'autres micronutriments. Résumé lu.

  4. 4

    Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Les compléments alimentaires, nécessité d'une consommation éclairée. Anses, article daté du 21 mars 2025, 2025.

    Rapport institutionnel · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Page de l'Anses sur les compléments alimentaires. « Les déficits d'apport et a fortiori les carences en nutriments sont très rares dans la population générale et ne concernent que la vitamine D. » « En l'absence de pathologie, la couverture des besoins nutritionnels est possible par une alimentation variée et équilibrée » ; la consommation de compléments « n'est alors pas nécessaire ». Des carences peuvent toucher davantage des groupes aux besoins accrus (femmes enceintes, enfants, personnes âgées) ; le régime végétalien est « totalement dépourvu de vitamine B12 » ; dans ces cas, les compléments peuvent présenter un intérêt, avec l'avis d'un professionnel de santé. Risque de dépasser les limites de sécurité avec les compléments de vitamines et minéraux, « plus encore lorsque des aliments enrichis entrent dans le régime ». Page lue.

  5. 5

    Sesso H.D., Christen W.G., Bubes V. et al. Multivitamins in the prevention of cardiovascular disease in men : the Physicians' Health Study II randomized controlled trial. JAMA, 2012.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 14 641 · accès libre

    DOI 10.1001/jama.2012.14805 (site externe, nouvel onglet)PubMed 23117775 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Même essai que Gaziano 2012 (14 641 médecins hommes de 50 ans et plus, Centrum Silver ou placebo, suivi médian de 11,2 ans). Événements cardiovasculaires majeurs : 11,0 contre 10,8 pour 1 000 personnes-années (rapport de risques 1,01 ; p = 0,91) ; pas d'effet sur l'infarctus, l'accident vasculaire cérébral ni la mortalité cardiovasculaire ; mortalité totale non significativement différente (0,94 ; p = 0,13). Résumé et texte intégral lus.

  6. 6

    Sesso H.D., Rist P.M., Aragaki A.K. et al. Multivitamins in the prevention of cancer and cardiovascular disease : the COcoa Supplement and Multivitamin Outcomes Study (COSMOS) randomized clinical trial. American Journal of Clinical Nutrition, 2022.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 21 442 · accès libre

    DOI 10.1093/ajcn/nqac056 (site externe, nouvel onglet)PubMed 35294969 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Essai COSMOS en double aveugle contre placebo : 21 442 adultes américains (femmes de 65 ans et plus, hommes de 60 ans et plus) sans maladie cardiovasculaire majeure ni cancer récent, suivi médian de 3,6 ans. Cancers invasifs : 518 avec les multivitamines, 535 avec le placebo (rapport de risques 0,97 ; p = 0,57). Événements cardiovasculaires : 429 contre 437 (0,98). Mortalité totale non significativement différente (0,93). Moins de cancers du poumon (0,62), critère secondaire que les auteurs demandent d'interpréter avec prudence ; ils jugent aussi l'essai court pour voir un effet sur le cancer. Aucun problème de sécurité relevé. Selon l'article, ni Mars Edge ni Pfizer n'ont pris part à la conception, à l'analyse, à l'interprétation ou à la rédaction. Résumé et texte intégral lus.

  7. 7

    Loftfield E., O'Connell C.P., Abnet C.C. et al. Multivitamin Use and Mortality Risk in 3 Prospective US Cohorts. JAMA Network Open, 2024.

    Étude de cohorte · chez l'humain · n = 390 124 · accès libre

    DOI 10.1001/jamanetworkopen.2024.18729 (site externe, nouvel onglet)PubMed 38922615 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Trois cohortes américaines (NIH-AARP, PLCO, Agricultural Health Study) : 390 124 adultes sans cancer ni autre maladie chronique au départ, âge médian 61,5 ans, suivis jusqu'à 27 ans ; 164 762 décès. Prise de multivitamines déclarée. Les utilisateurs quotidiens n'avaient pas une mortalité plus basse ; leur risque de décès était plus élevé de 4 % pendant la première moitié du suivi, les 12 premières années (rapport de risques 1,04 ; IC 95 % 1,02 à 1,07), sans différence significative pendant la seconde (1,04 ; IC 95 % 0,99 à 1,08 dans le résumé). Étude d'observation : selon les auteurs, des facteurs de confusion mal mesurés peuvent rester. Résumé et texte intégral lus.

  8. 8

    US Preventive Services Task Force, Mangione C.M., Barry M.J. et al. Vitamin, Mineral, and Multivitamin Supplementation to Prevent Cardiovascular Disease and Cancer : US Preventive Services Task Force Recommendation Statement. JAMA, 2022.

    Recommandation de pratique · chez l'humain

    DOI 10.1001/jama.2022.8970 (site externe, nouvel onglet)PubMed 35727271 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Recommandation du groupe d'experts américain de la prévention (USPSTF) pour les adultes vivant à domicile, hors grossesse. Preuves insuffisantes pour juger de l'équilibre entre bénéfices et risques des multivitamines dans la prévention des maladies cardiovasculaires et du cancer (« I statement ») ; recommandation contre le bêta-carotène et la vitamine E dans ce but (« D recommendation »), avec une certitude modérée que les risques du bêta-carotène l'emportent. Selon une enquête américaine citée, 31 % des adultes déclaraient prendre un complément multivitamines et minéraux. Résumé lu.

  9. 9

    Alpha-Tocopherol, Beta Carotene Cancer Prevention Study Group. The effect of vitamin E and beta carotene on the incidence of lung cancer and other cancers in male smokers. New England Journal of Medicine, 1994.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 29 133

    DOI 10.1056/NEJM199404143301501 (site externe, nouvel onglet)PubMed 8127329 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Essai ATBC en double aveugle contre placebo : 29 133 fumeurs finlandais de 50 à 69 ans, vitamine E (50 mg par jour), bêta-carotène (20 mg par jour), les deux, ou placebo, suivis 5 à 8 ans. Avec le bêta-carotène, 18 % de cancers du poumon en plus (IC 95 % 3 à 36 %) et une mortalité totale plus élevée de 8 %, surtout par cancer du poumon et maladie cardiaque ischémique. Résumé lu.

  10. 10

    Omenn G.S., Goodman G.E., Thornquist M.D. et al. Effects of a combination of beta carotene and vitamin A on lung cancer and cardiovascular disease. New England Journal of Medicine, 1996.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 18 314

    DOI 10.1056/NEJM199605023341802 (site externe, nouvel onglet)PubMed 8602180 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Essai CARET en double aveugle contre placebo : 18 314 fumeurs, anciens fumeurs et travailleurs exposés à l'amiante, 30 mg de bêta-carotène et 25 000 UI de vitamine A (rétinol) par jour. Après 4 ans en moyenne, plus de cancers du poumon (risque relatif 1,28 ; IC 95 % 1,04 à 1,57) et de décès toutes causes (1,17) ; essai arrêté 21 mois plus tôt que prévu. Résumé lu.

  11. 11

    O'Connor E.A., Evans C.V., Ivlev I. et al. Vitamin and Mineral Supplements for the Primary Prevention of Cardiovascular Disease and Cancer : Updated Evidence Report and Systematic Review for the US Preventive Services Task Force. JAMA, 2022.

    Revue systématique · chez l'humain · n = 739 803

    DOI 10.1001/jama.2021.15650 (site externe, nouvel onglet)PubMed 35727272 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue systématique pour l'USPSTF : 84 études (739 803 participants), essais chez des adultes sans maladie cardiovasculaire ni cancer et sans carence connue. Multivitamines : moins de cancers toutes localisations confondues (rapport de cotes 0,93 ; 4 essais, 48 859 participants) et de cancers du poumon (0,75 ; 2 essais), mais avec d'importantes limites selon les auteurs. Bêta-carotène, avec ou sans vitamine A : plus de cancers du poumon (1,20 ; 4 essais, 94 830 participants) et de décès cardiovasculaires (1,10), chez des personnes à haut risque de cancer du poumon. Preuves limitées de risques graves pour d'autres compléments, dont les fractures de la hanche avec la vitamine A. Conclusion : peu ou pas de bénéfice pour prévenir cancer, maladies cardiovasculaires et décès, sauf un petit bénéfice des multivitamines sur l'incidence des cancers. Résumé lu.

  12. 12

    Sachs B.C., Williams B.J., Gaussoin S.A. et al. Impact of multivitamin-mineral and cocoa extract on incidence of mild cognitive impairment and dementia : Results from the COcoa Supplement and Multivitamin Outcomes Study for the Mind (COSMOS-Mind). Alzheimer's & Dementia, 2023.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 2 262 · accès libre

    DOI 10.1002/alz.13078 (site externe, nouvel onglet)PubMed 37035889 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Volet COSMOS-Mind : 2 262 adultes âgés, tests cognitifs par téléphone chaque année pendant 3 ans. 110 cas de trouble cognitif léger et 14 cas de démence : pas de différence d'incidence entre multivitamines et placebo, avec une faible puissance statistique selon les auteurs. Chez ceux qui ont développé un trouble cognitif léger, scores un peu meilleurs avec les multivitamines. Résumé lu.

  13. 13

    US Preventive Services Task Force, Barry M.J., Nicholson W.K. et al. Folic Acid Supplementation to Prevent Neural Tube Defects : US Preventive Services Task Force Reaffirmation Recommendation Statement. JAMA, 2023.

    Recommandation de pratique · chez l'humain

    DOI 10.1001/jama.2023.12876 (site externe, nouvel onglet)PubMed 37526713 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Réaffirmation de la recommandation de l'USPSTF : certitude élevée d'un bénéfice net substantiel. L'USPSTF recommande à toutes les personnes qui prévoient une grossesse ou pourraient être enceintes de prendre chaque jour un complément contenant 0,4 à 0,8 mg (400 à 800 µg) d'acide folique (recommandation de grade A). Résumé lu.

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