Médecines alternatives · Ondes
Les champs électromagnétiques peuvent-ils rééquilibrer les hormones ?
En conclusion
Rien ne le montre. Nous n'avons trouvé aucun essai contre un faux appareil montrant qu'un appareil de magnétothérapie rééquilibre les hormones ; un petit essai sans faux appareil rapporte un résultat favorable sur un rapport hormonal, sans effet global significatif. Chez des volontaires, un champ de 50 Hz n'a changé ni thyroïde ni cortisol ; l'OMS ne retient aucun effet nocif des lignes électriques sur les hormones. Une stimulation intense du cerveau modifie brièvement certaines hormones, sans « rééquilibrage ».
Information, pas un avis médical : la rédaction ne compte aucun professionnel de santé. En savoir plus
Ce qu’on entend
Des appareils de magnétothérapie ou à champs électromagnétiques pulsés agiraient sur les cellules et les glandes, et pourraient ainsi rééquilibrer les hormones : thyroïde, cortisol, hormones sexuelles ou mélatonine.
Une promesse associée aux appareils de magnétothérapie et de champs électromagnétiques pulsés (PEMF) : tapis, coussins ou bobines posés sur le corps.
Ce que dit la science
Ce que montrent les études, point par point.
- Ce qui est juste : des champs intenses agissent sur le corps. La stimulation magnétique transcrânienne, un champ intense dirigé vers le cerveau[1], a fait monter la TSH, qui commande la thyroïde, dans l'heure, face à une stimulation factice, chez 19 hommes[2] ; des stimulations du cerveau, magnétiques ou électriques, ont atténué la hausse du cortisol face à un stress selon une méta-analyse de 16 essais[3]. Un petit essai sans faux appareil rapporte un rapport LH/FSH plus bas avec des champs pulsés chez des femmes atteintes d'un syndrome des ovaires polykystiques[4].
- Dans cet essai de 30 femmes, le rapport baissait aussi avec le régime seul ; une étude de 44 femmes sans témoin, liée au fabricant, n'a trouvé aucun changement des hormones mesurées[5]. Nous n'avons trouvé aucun essai contre un faux appareil montrant un rééquilibrage hormonal.
- Contre les bouffées de chaleur, des aimants n'ont pas fait mieux qu'un faux dispositif chez 11 femmes traitées pour un cancer du sein[6], seul essai sur les aimants retenu par une revue Cochrane[7].
- Chez des volontaires, une nuit sous un champ de 50 Hz, comparée à une exposition factice, n'a changé ni les hormones de la thyroïde, ni la LH et la FSH, ni le cortisol[8]. Pour la mélatonine, les résultats divergent : environ un tiers des études chez l'humain rapportent une baisse[9], comme un essai de 2006, sans changement des hormones de la reproduction[10].
- Pour l'OMS, les données n'indiquent pas d'effet nuisible des champs des lignes électriques sur les hormones[11] ; l'Anses juge trop hétérogènes les résultats sur la mélatonine pour conclure[12]. Pour les téléphones, l'ICNIRP ne trouve pas d'effet constant chez l'humain ; chez l'animal, seulement avec un échauffement du corps[13].
- Leurs usages médicaux, sans rapport avec les hormones, sont discutés : en 2022, la HAS n'a pas trouvé de bénéfice cliniquement pertinent à la stimulation magnétique contre la dépression résistante[1] ; pour les fractures, une revue Cochrane juge les preuves non concluantes[14] et une revue de 2024, sur les fractures récentes, ne soutient pas leur usage[15].
Solidité des preuves, effet par effet
Appareils à champs pulsés et hormones de la reproduction
Solidité des preuves : Appareils à champs pulsés et hormones de la reproduction : FaibleUn essai de 30 femmes sans faux appareil : rapport LH/FSH plus bas qu'avec le régime seul ; une étude de 44 femmes sans groupe témoin, liée au fabricant : hormones mesurées inchangées.[4][5]
Aimants contre les bouffées de chaleur
Solidité des preuves : Aimants contre les bouffées de chaleur : FaibleUn essai croisé de 11 femmes contre faux dispositif, seul essai retenu par une revue Cochrane : les aimants ne font pas mieux que le placebo.[6][7]
Champs de 50-60 Hz (lignes électriques) et hormones, mélatonine comprise
Solidité des preuves : Champs de 50-60 Hz (lignes électriques) et hormones, mélatonine comprise : FaibleContre exposition factice, thyroïde, cortisol, LH et FSH inchangés ; mélatonine : un tiers des études rapportent une baisse, deux tiers aucune. L'OMS ne retient aucun effet nocif ; l'Anses juge les résultats non concordants.[8][9][10][11][12]
Ondes des téléphones portables et hormones
Solidité des preuves : Ondes des téléphones portables et hormones : FaiblePeu d'études chez l'humain, sans effet constant ; chez l'animal, changements seulement avec une exposition qui élève la température du corps d'au moins 1 °C.[13][16]
Stimulation magnétique ou électrique du cerveau et cortisol face au stress
Solidité des preuves : Stimulation magnétique ou électrique du cerveau et cortisol face au stress : ModéréeMéta-analyse de 16 essais chez des personnes en bonne santé : hausse du cortisol face à un stress atténuée, à court terme. Résumé seul lu : qualité des essais non vérifiée.[3]
Stimulation magnétique du cerveau et TSH
Solidité des preuves : Stimulation magnétique du cerveau et TSH : FaibleUne seule expérience de 19 hommes, contre une stimulation plus faible et une factice : TSH en hausse 10 et 60 minutes après la stimulation la plus forte.[2]
Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons
Pour comprendre
Les notions utiles pour lire ces résultats.
Ce qui a été testé avec des appareils
Un appareil à champs électromagnétiques pulsés fait passer un courant dans une bobine, qui produit un champ magnétique par impulsions[5]. Nous avons trouvé peu d'essais qui mesurent des hormones. Dans un essai d'une équipe égyptienne, 30 femmes obèses atteintes d'un syndrome des ovaires polykystiques ont suivi pendant 12 semaines un régime hypocalorique, avec ou sans séances de champs pulsés sur le bas du ventre. Le rapport entre deux hormones de l'hypophyse, la LH et la FSH, a baissé dans les deux groupes, pour finir à 1,51 avec les champs contre 1,87 sans, mais l'analyse globale des auteurs, sur l'ensemble des critères, ne trouvait pas de différence significative entre les groupes. Il n'y avait pas d'appareil factice, l'article ne décrit pas d'insu, et il n'est pas indexé dans PubMed[4].
Dans une autre étude, 44 femmes dont la réserve ovarienne était très diminuée ont fait deux fécondations in vitro, séparées par trois semaines de séances dans un appareil associant sauna à l'ozone et champs pulsés. Les hormones mesurées et le pic d'estradiol n'ont pas changé d'un cycle à l'autre. Il n'y avait pas de groupe témoin, et quatre des six auteurs étaient liés à l'entreprise de l'appareil[5]. Enfin, dans le seul essai sur les aimants retenu par une revue Cochrane, des aimants posés sur des points d'acupression n'ont pas mieux réduit les bouffées de chaleur que de faux dispositifs[6].
Les champs de la vie courante
L'idée que des champs magnétiques faibles dérèglent les hormones a été beaucoup étudiée pour les lignes électriques. En 1997, 32 jeunes hommes ont dormi sous un champ de 50 Hz ou sous une exposition factice : aucune des hormones mesurées, de la thyroïde, des surrénales ou de l'hypophyse, n'a différé[8]. Une revue de 2012 recense sept études sur le cortisol, toutes sans effet ; chez des travailleurs exposés jusqu'à 20 ans, la mélatonine n'était pas modifiée[9]. Pour l'OMS, les études ne montrent pas d'effet néfaste sur ces hormones ; des écarts parfois observés dans le moment de libération de la mélatonine ne se retrouvent pas d'une étude à l'autre[11]. Pour les téléphones, 37 jeunes hommes exposés 2 heures par jour, 5 jours par semaine, pendant 4 semaines n'ont montré aucune perturbation de leur mélatonine[16].
Effet thermique, effet non thermique
Les ondes de la téléphonie peuvent chauffer les tissus : c'est cet échauffement que les limites d'exposition visent d'abord. Chez l'animal, des changements hormonaux établis n'ont été rapportés qu'avec des expositions qui élèvent la température du corps d'au moins 1 °C ; pour les radiofréquences, l'ICNIRP n'a trouvé aucune preuve que des champs pulsés aient des effets biologiques différents de champs continus[13]. Les effets supposés à faible intensité, sans échauffement, sont ceux que les études chez l'humain ne retrouvent pas de façon constante.
Des usages médicaux, sans « rééquilibrage »
La stimulation magnétique transcrânienne utilise un champ focalisé de haute intensité, en séances encadrées par un psychiatre. Elle peut modifier à court terme certaines hormones, comme la TSH, mesurée dans l'heure[2], ou la réponse du cortisol au stress[3]. L'usage médical évalué par la HAS est la dépression résistante, et son intérêt y reste discuté : avis favorable, avec réserves, du NICE britannique en 2015, toutes dépressions confondues, mais pas de bénéfice cliniquement pertinent face à une stimulation factice selon la HAS en 2022[1]. Pour les fractures qui consolident mal, une revue Cochrane de 2011 juge un bénéfice possible mais les preuves non concluantes[14].
Ce site ne remplace pas un avis médical : un trouble de la thyroïde, des règles ou du sommeil se discute avec un médecin.
Questions fréquentes
Des réponses courtes aux questions les plus courantes.
Les champs des lignes électriques font-ils baisser la mélatonine ?
Le téléphone portable dérègle-t-il les hormones ?
Les quelques études chez l'humain, sur la mélatonine, l'hormone de croissance, la LH ou le cortisol, ne montrent pas d'effet constant ; chez l'animal, des changements n'apparaissent qu'avec un échauffement du corps[13].
La stimulation magnétique transcrânienne, est-ce de la magnétothérapie ?
Non : c'est un acte médical, avec un champ focalisé de haute intensité dirigé vers une zone précise du cerveau, sous la responsabilité d'un psychiatre[1], évalué contre la dépression résistante, où son intérêt reste discuté.
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Sources
Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.
Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.
- 1
Haute Autorité de santé (HAS). Stimulation magnétique transcrânienne dans le traitement de la dépression résistante de l'adulte. HAS, rapport d'évaluation technologique, juillet 2022, 2022.
Rapport institutionnel · accès libre
Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Rapport validé par le collège de la HAS le 21 juillet 2022, à la demande de l'Assurance maladie. La stimulation magnétique transcrânienne répétée module l'activité électrique d'une zone du cerveau par un champ magnétique focalisé de haute intensité, induit par une bobine posée sur le crâne, en séances quotidiennes sous la responsabilité d'un psychiatre ; son mécanisme d'action sur la dépression est mal connu. Méta-analyse de la HAS, 8 essais contre stimulation factice dans la dépression résistante (protocole conventionnel) : baisse du score de dépression de 2,02 points de plus (IC 95 % -4,93 à +0,88 ; p = 0,17) sur une échelle de 0 à 52, sous le seuil de pertinence de 3 points ; rémission et réponse non significatives ; certitude faible à très faible. Sécurité jugée rassurante. Conclusion : pas de valeur ajoutée clinique pertinente face à une procédure factice. Le rapport cite des avis étrangers favorables, dont celui du NICE (2015). Synthèse, conclusion et passages utiles lus.
- 2
Cohrs S., Tergau F., Korn J. et al. Suprathreshold repetitive transcranial magnetic stimulation elevates thyroid-stimulating hormone in healthy male subjects. Journal of Nervous and Mental Disease, 2001.
Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 19
DOI 10.1097/00005053-200106000-00007 (site externe, nouvel onglet)PubMed 11434640 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
19 hommes en bonne santé : stimulation magnétique transcrânienne répétée du cortex préfrontal gauche à 120 % du seuil moteur, comparée à une stimulation à 80 % et à une stimulation factice. Hausse relative significative de la TSH, l'hormone qui commande la thyroïde, 10 et 60 minutes après la stimulation la plus forte, par rapport aux deux autres. Les auteurs y voient une piste pour régler la stimulation dans le traitement de la dépression. Résumé lu.
- 3
Wang Q., Wang Y., Bao H. et al. Effects of non-invasive prefrontal neuromodulation on acute cortisol response to stress : A systematic review and meta-analysis. Behavioural Brain Research, 2026.
Méta-analyse · chez l'humain
DOI 10.1016/j.bbr.2025.115930 (site externe, nouvel onglet)PubMed 41207482 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Méta-analyse de 16 essais tirés au sort chez des personnes en bonne santé : stimulation non invasive du cortex préfrontal (stimulation magnétique transcrânienne ou courant électrique continu) et cortisol libéré lors d'un stress provoqué. La stimulation réduit la hausse du cortisol (différence standardisée -0,72 ; IC 95 % -1,16 à -0,28), davantage avec la stimulation magnétique qu'avec le courant électrique. Les auteurs concluent que ces stimulations « pourraient » moduler la réponse aiguë au stress. Résumé lu.
- 4
Abd Al Samea G.A., Mahmoud N.F., Hamada H.A. et al. Influence of pulsed electromagnetic field on dermatological symptoms of hyperandrogen in obese women with polycystic ovarian syndrome. Journal of Clinical and Analytical Medicine, 2018.
Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 30 · accès libre
DOI 10.4328/jcam.5816 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Article non indexé dans PubMed : DOI, année et numéro vérifiés dans Crossref (qui nomme la revue Annals of Clinical and Analytical Medicine et ne liste pas les auteurs) ; auteurs, volume et pages lus dans le PDF auquel renvoie le DOI (J Clin Anal Med 2018;9(6):493-7, ancien nom de la revue). Essai égyptien chez 30 femmes obèses de 20 à 30 ans atteintes d'un syndrome des ovaires polykystiques, réparties au hasard en deux groupes de 15 : régime hypocalorique avec champs électromagnétiques pulsés (plaques sur le bas du ventre, 30 minutes, trois fois par semaine) ou régime seul, pendant 12 semaines. Pas d'appareil factice ; l'article ne décrit ni insu ni méthode de tirage au sort. Le rapport LH/FSH baisse dans les deux groupes (de 2,19 à 1,51 avec les champs, de 2,25 à 1,87 sans) ; il est plus bas avec les champs en fin d'essai (p = 0,005) dans les comparaisons deux à deux, mais l'analyse globale des auteurs (MANOVA sur l'ensemble des critères) ne trouve pas d'effet significatif du groupe (F = 2,405 ; p = 0,067), de même que la protéine C réactive, la pilosité et l'acné ; le poids baisse autant dans les deux groupes. Le résumé écrit « P>0,05 » pour une différence présentée comme significative. Seules la LH et la FSH ont été dosées, pas les androgènes. Texte intégral lu.
- 5
Dias A.R., Bitsaktsis C., Emdin D. et al. Ozone sauna therapy and pulsed electromagnetic field therapy could potentially improve outcome in women with diminished ovarian reserve undergoing assisted reproductive technology. Medical Gas Research, 2023.
Série de cas · chez l'humain · n = 44 · accès libre
DOI 10.4103/2045-9912.350862 (site externe, nouvel onglet)PubMed 37077119 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Étude sans groupe témoin chez 44 femmes à la réserve ovarienne très diminuée : une première fécondation in vitro, puis trois semaines de séances de 30 minutes, deux fois par semaine, dans un appareil associant sauna à l'ozone et champs électromagnétiques pulsés (appareil HOCATT), par voie cutanée et vaginale, puis une seconde fécondation in vitro. Pas de différence entre les deux cycles pour les hormones mesurées au départ, le pic d'estradiol ni le nombre d'ovocytes recueillis ; davantage d'embryons et une muqueuse de l'utérus plus épaisse au second cycle. Les taux de grossesse n'ont pas été évalués. L'effet des champs ne peut pas être séparé de celui de l'ozone, ni du simple fait de recommencer. Partie in vitro sur l'ozone seul (cellules de six autres femmes) non utilisée. Résumé et texte intégral lus.
- 6
Carpenter J.S., Wells N., Lambert B. et al. A pilot study of magnetic therapy for hot flashes after breast cancer. Cancer Nursing, 2002.
Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 11
DOI 10.1097/00002820-200204000-00005 (site externe, nouvel onglet)PubMed 11984098 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Essai pilote croisé contre placebo chez des femmes traitées pour un cancer du sein et gênées par des bouffées de chaleur : dispositifs aimantés ou faux dispositifs posés sur six points d'acupression pendant trois jours, puis l'inverse après dix jours de pause. Données complètes pour 11 participantes. Les aimants n'ont pas fait mieux que le placebo sur la sévérité des bouffées de chaleur ; le placebo a fait significativement mieux que les aimants sur leur fréquence, la gêne, le retentissement sur les activités et la qualité de vie. Résumé lu.
- 7
Rada G., Capurro D., Pantoja T. et al. Non-hormonal interventions for hot flushes in women with a history of breast cancer. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2010.
Revue systématique · chez l'humain · accès libre
DOI 10.1002/14651858.CD004923.pub2 (site externe, nouvel onglet)PubMed 20824841 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Revue Cochrane (recherche d'août 2008) : 16 essais tirés au sort de traitements non hormonaux des bouffées de chaleur chez des femmes ayant eu un cancer du sein, dont un seul sur des dispositifs aimantés posés sur la peau, sur des points d'acupuncture ou d'acupression. Risque de biais faible ou modéré pour la plupart des essais. Certains médicaments et la relaxation réduisent les bouffées de chaleur ; aucune autre méthode non médicamenteuse, dont les aimants, n'a montré de bénéfice significatif. Résumé et résumé en langage simple lus (PubMed Central).
- 8
Selmaoui B., Lambrozo J., Touitou Y. Endocrine functions in young men exposed for one night to a 50-Hz magnetic field. A circadian study of pituitary, thyroid and adrenocortical hormones. Life Sciences, 1997.
Essai non randomisé · chez l'humain · n = 32
DOI 10.1016/s0024-3205(97)00407-4 (site externe, nouvel onglet)PubMed 9247317 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
32 jeunes hommes de 20 à 30 ans, en deux groupes de 16 : exposition factice ou exposition à un champ magnétique de 50 Hz (10 microteslas) de 23 heures à 8 heures, en continu puis par intermittence, prises de sang répétées sur 24 heures ; le résumé ne précise pas si la répartition s'est faite au hasard. Aucune différence entre les groupes pour la TSH, la FSH, la LH, les hormones thyroïdiennes (T3, T4 et leurs formes libres), la protéine qui les transporte, le cortisol et les 17-hydroxycorticostéroïdes, ni pour leur rythme sur 24 heures. Résumé lu.
- 9
Touitou Y., Selmaoui B. The effects of extremely low-frequency magnetic fields on melatonin and cortisol, two marker rhythms of the circadian system. Dialogues in Clinical Neuroscience, 2012.
Revue narrative · chez l'humain · accès libre
DOI 10.31887/DCNS.2012.14.4/ytouitou (site externe, nouvel onglet)PubMed 23393415 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Revue des études sur les champs magnétiques de très basse fréquence (lignes et appareils électriques) et deux hormones à rythme quotidien. Chez l'humain, surtout des expositions courtes de volontaires : environ un tiers des articles rapportent une baisse de la mélatonine, souvent dans des sous-groupes et sans relation dose-effet, deux tiers n'en trouvent aucune. Chez des travailleurs exposés chaque jour pendant 1 à 20 ans, au travail et à domicile, pas de modification de la mélatonine. Sept articles sur le cortisol chez l'humain, tous des expositions courtes de volontaires, tous sans effet. Les données sont jugées contradictoires ; les auteurs estiment que l'« hypothèse mélatonine » (une baisse de cette hormone expliquant des cancers) est réfutée. Exposition habituelle de la population : 0,01 à 0,2 microtesla. Résumé et texte intégral lus.
- 10
Davis S., Mirick D.K., Chen C. et al. Effects of 60-Hz magnetic field exposure on nocturnal 6-sulfatoxymelatonin, estrogens, luteinizing hormone, and follicle-stimulating hormone in healthy reproductive-age women : results of a crossover trial. Annals of Epidemiology, 2006.
Essai contrôlé randomisé · chez l'humain
DOI 10.1016/j.annepidem.2005.11.005 (site externe, nouvel onglet)PubMed 16458540 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Essai croisé chez des femmes non ménopausées en bonne santé : cinq nuits d'exposition à un champ magnétique de 60 Hz supérieur de 5 à 10 milligauss au champ ambiant, puis exposition factice le mois suivant, ou l'inverse. L'exposition est associée à une baisse du principal dérivé urinaire de la mélatonine (6-sulfatoxymélatonine), plus marquée chez les participantes prenant des médicaments ou sans ovulation, mais à aucun changement des estrogènes, de la LH ni de la FSH. Effectif non indiqué dans le résumé. Résumé lu.
- 11
Organisation mondiale de la santé (OMS). Extremely low frequency fields (Environmental Health Criteria 238). OMS, Organisation internationale du travail et ICNIRP, série Environmental Health Criteria, 2007.
Rapport institutionnel · accès libre
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Évaluation des risques des champs électriques et magnétiques de très basse fréquence (dont ceux des lignes électriques, 50 et 60 Hz) par un groupe d'experts réuni par l'OMS. Chapitre sur le système neuroendocrinien : les études chez des volontaires et les études épidémiologiques en milieu résidentiel et professionnel suggèrent que ce système n'est pas affecté de façon néfaste, en particulier les taux de mélatonine et de plusieurs hormones de l'hypophyse ; des différences subtiles dans le moment de libération de la mélatonine, observées parfois, ne sont pas constantes ; la plupart des études de laboratoire sur la mélatonine nocturne de volontaires ne trouvent aucun effet quand les facteurs de confusion sont contrôlés. Pas d'effet constant sur les hormones du stress (axe hypophyse-surrénales), effets surtout négatifs ou incohérents sur l'hormone de croissance et les hormones du métabolisme et de la reproduction, dans peu d'études. Conclusion : rien n'indique un effet sur le système neuroendocrinien qui nuirait à la santé ; preuves jugées « inadéquates ». Le rapport rappelle aussi que le CIRC a classé en 2002 les champs magnétiques de très basse fréquence « cancérogènes possibles », surtout à cause d'études sur la leucémie de l'enfant. Résumé et chapitre 6 lus.
- 12
Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Effets sanitaires liés à l'exposition aux champs électromagnétiques basses fréquences. Anses, avis et rapport d'expertise collective, saisine 2013-SA-0038, avril 2019, 2019.
Rapport institutionnel · accès libre
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Avis du 5 avril 2019 et rapport d'expertise collective de mai 2018 sur les champs basses fréquences (lignes et appareils électriques). Mélatonine : l'hypothèse d'une baisse sous l'effet des champs, soutenue par quelques travaux, est « fortement fragilisée » par de nombreuses études aux résultats contradictoires ; sécrétion dépendante de nombreux facteurs de confusion, grande variabilité entre personnes ; résultats hétérogènes ne permettant pas de valider cette hypothèse. Les applications thérapeutiques (aide à la régénération des tissus, ondes impulsionnelles, niveaux d'exposition très élevés) sont exclues de l'expertise. L'avis maintient l'association statistique entre leucémie de l'enfant et exposition résidentielle supérieure à 0,2 ou 0,4 microtesla. Avis et passages utiles du rapport lus.
- 13
Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP). Guidelines for Limiting Exposure to Electromagnetic Fields (100 kHz to 300 GHz). Health Physics 2020;118(5):483-524 (PMID 32167495), 2020.
Recommandation de pratique · accès libre
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Lignes directrices sur les radiofréquences (téléphonie, wifi), lues dans le PDF diffusé par l'ICNIRP. Les limites visent d'abord l'échauffement des tissus ; les effets dits « non thermiques » sont examinés comme les autres, et rien n'indique que des champs pulsés aient des effets biologiques différents de champs continus. Annexe B, système neuroendocrinien : quelques études chez l'humain (mélatonine, hormone de croissance, LH, cortisol, adrénaline, noradrénaline) sans effet constant ; chez l'animal, changements établis seulement avec des expositions aiguës de l'ordre de 4 W/kg, qui élèvent la température centrale d'au moins 1 °C, sans preuve d'un effet sur la santé ; l'exposition quotidienne répétée aux signaux de téléphones ne modifie pas la mélatonine, les estrogènes, la testostérone ou la corticostérone des rongeurs ; études épidémiologiques sur la mélatonine contradictoires et limitées. Texte intégral lu (passages utiles).
- 14
Griffin X.L., Costa M.L., Parsons N. et al. Electromagnetic field stimulation for treating delayed union or non-union of long bone fractures in adults. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2011.
Revue systématique · chez l'humain · n = 125 · accès libre
DOI 10.1002/14651858.CD008471.pub2 (site externe, nouvel onglet)PubMed 21491410 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Revue Cochrane (recherche de mai 2010) : 4 essais en double aveugle contre placebo, 125 participants, sur des fractures des os longs qui ne consolident pas ou tardent à consolider, surtout du tibia ; trois avec des champs électromagnétiques pulsés. Effet global non significatif sur la consolidation (risque relatif 1,96 ; IC 95 % 0,86 à 4,48), avec une hétérogénéité notable ; pas de baisse de la douleur dans deux essais. Selon les auteurs, un bénéfice est possible, mais les preuves sont non concluantes et insuffisantes pour guider la pratique. Résumé lu.
- 15
Picelli A., DI Censo R., Tomasello S. et al. Effects of pulsed electromagnetic fields on bone fractures : a systematic review update. European Journal of Physical and Rehabilitation Medicine, 2024.
Revue systématique · chez l'humain · n = 197 · accès libre
DOI 10.23736/S1973-9087.24.08226-1 (site externe, nouvel onglet)PubMed 39387850 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Mise à jour d'une revue systématique (articles de 2014 à 2022), au nom de la Société italienne de médecine physique et de réadaptation : 3 essais tirés au sort, 197 patients, fractures récentes. Aucun ne trouve d'effet significatif des champs électromagnétiques pulsés sur la consolidation ; résultats contradictoires sur la douleur. Les auteurs ne soutiennent pas leur usage pour la consolidation des fractures récentes et demandent des études de meilleure qualité. Résumé lu.
- 16
de Seze R., Ayoub J., Peray P. et al. Evaluation in humans of the effects of radiocellular telephones on the circadian patterns of melatonin secretion, a chronobiological rhythm marker. Journal of Pineal Research, 1999.
Essai non randomisé · chez l'humain · n = 38
DOI 10.1111/j.1600-079x.1999.tb00621.x (site externe, nouvel onglet)PubMed 10551772 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
38 hommes de 20 à 32 ans exposés à des téléphones portables du commerce (GSM 900 ou DCS 1800) à puissance maximale, 2 heures par jour, 5 jours par semaine, pendant 4 semaines ; mélatonine dosée toutes les heures la nuit, avant, pendant, à la fin et 15 jours après l'exposition. Le profil de la mélatonine sur 24 heures n'a pas été perturbé chez les 37 volontaires analysés. Chaque participant est comparé à lui-même, sans groupe témoin décrit dans le résumé. Résumé lu.
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