Détox · Médecines alternatives

Les crises de détoxination existent-elles vraiment ?

En conclusion

Pas au sens où on l'entend. Les maux de tête, la fatigue ou les nausées d'une cure ou d'un jeûne sont réels, mais rien ne montre qu'ils viennent de toxines éliminées : aucune n'a été mesurée dans les études examinées. Ils peuvent venir du sevrage de caféine ou du jeûne lui-même, et parfois signaler un vrai trouble, comme un manque de sodium. Une vraie aggravation passagère existe, la réaction de Jarisch-Herxheimer, mais elle suit le traitement antibiotique de certaines infections.

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Par La rédaction d’Après Vérification
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Ce qu’on entend

Pendant une cure, un jeûne ou un nouveau régime, maux de tête, fatigue ou nausées seraient une « crise de détoxination » : le signe que l'organisme élimine ses toxines et que la cure agit. Mieux vaudrait donc la traverser que l'interrompre.

Une idée répandue dans les cures détox et certaines médecines alternatives, où l'on parle aussi de « crise de guérison ».

Ce que dit la science

Ce que montrent les études, point par point.

  • Ce qui est juste : les symptômes sont réels. Dans un centre de jeûne, fatigue, insomnie, nausées ou maux de tête étaient notés dans 30 à 48 % des séjours[1] ; dans une autre clinique, ils survenaient surtout les premiers jours[2]. Et une aggravation passagère après un traitement existe bel et bien : la réaction de Jarisch-Herxheimer, fièvre et frissons dans les heures qui suivent les antibiotiques donnés contre la syphilis ou la maladie de Lyme[3].
  • Cette réaction n'a rien d'une détox : elle suit le traitement de certaines infections bactériennes et n'est pas une allergie[4]. Après une injection de pénicilline contre une syphilis récente, elle touchait 1 participant sur 4 dans un essai[5], pendant une douzaine d'heures en médiane.
  • Aucune toxine n'est nommée ni mesurée : nous n'avons trouvé aucune étude qui en dose pendant une « crise ». Selon une revue, rien ne soutient cliniquement la détox alternative[6] ; selon l'Inserm, aucun remède ne peut « nettoyer l'organisme » de façon globale[7].
  • Des causes ordinaires peuvent expliquer ces symptômes : le sevrage de caféine peut donner maux de tête et fatigue 12 à 24 heures après l'arrêt de la caféine[8] ; le jeûne en provoque aussi, peut-être par déshydratation ou baisse du sucre[9] ; le début d'un régime cétogène fait perdre sel et eau, une piste encore peu vérifiée[10].
  • Ces symptômes peuvent aussi être ceux d'un vrai trouble : après un « thé détox », une femme souffrait depuis une semaine de malaise et de maux de tête ; son taux de sodium était très bas (115 mmol/L, hyponatrémie sévère) et elle a été soignée en réanimation[11]. En cas d'aggravation, le ministère de la Santé conseille de consulter un médecin[12].

Solidité des preuves, effet par effet

  • Toxines éliminées pendant une « crise de détoxination »

    Solidité des preuves : Toxines éliminées pendant une « crise de détoxination » : Très faible

    Aucune étude trouvée ne mesure de toxines pendant ces symptômes ; une revue juge la détox alternative sans appui clinique ; les « crises » décrites l'ont été sans groupe témoin.[6][13][14]

  • Symptômes fréquents au début d'un jeûne

    Solidité des preuves : Symptômes fréquents au début d'un jeûne : Faible

    Deux grandes études d'observation liées à des centres de jeûne : fatigue ou maux de tête dans 30 à 48 % des séjours dans l'une, 5 à 15 % des participants dans l'autre, surtout les premiers jours.[1][2]

  • Maux de tête et fatigue du sevrage de caféine

    Solidité des preuves : Maux de tête et fatigue du sevrage de caféine : Modérée

    Revue de 57 études expérimentales et 9 enquêtes : maux de tête chez la moitié des participants des expériences, 12 à 24 heures après l'arrêt, pendant 2 à 9 jours.[8]

  • Maux de tête du jeûne et du début d'un régime cétogène

    Solidité des preuves : Maux de tête du jeûne et du début d'un régime cétogène : Faible

    Deux revues d'études hétérogènes : symptômes surtout les premiers jours ; déshydratation, arrêt de la caféine, baisse du sucre ou pertes de sel proposées comme causes, encore peu vérifiées.[9][10]

  • Réaction de Jarisch-Herxheimer après antibiotiques

    Solidité des preuves : Réaction de Jarisch-Herxheimer après antibiotiques : Modérée

    Suivi prévu dans un essai (249 adultes), revue de cas et recommandations : fièvre, frissons ou douleurs dans les heures qui suivent le traitement de certaines infections, chez un patient sur quatre dans l'essai.[3][4][5]

  • Troubles graves pendant une détox ou un jeûne (manque de sodium)

    Solidité des preuves : Troubles graves pendant une détox ou un jeûne (manque de sodium) : Très faible

    Cas isolés : sodium très bas avec malaise et maux de tête après un « thé détox », trouble de la parole au 9ᵉ jour d'un jeûne ; rares dans deux centres de jeûne, fréquence inconnue ailleurs.[1][11]

Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons

Pour comprendre

Les notions utiles pour lire ces résultats.

Une aggravation vue comme un bon signe

Dans les cures détox et plusieurs médecines alternatives, se sentir plus mal au début est parfois présenté comme la preuve que le traitement agit. En réflexologie, six femmes atteintes de fibromyalgie ont décrit après leurs séances douleurs et fatigue, aggravées puis atténuées vers la septième séance ; les auteurs y voient une « crise de guérison[13] ». Mais l'étude n'avait ni groupe témoin ni mesure biologique. En homéopathie, 26 % des patients d'une enquête norvégienne ont signalé une « aggravation » après un remède ; les auteurs jugent que l'existence même de ce phénomène reste à confirmer[14].

Selon une revue, les principes de la détox alternative n'ont pas de sens d'un point de vue scientifique, et aucune preuve clinique ne les soutient[6]. L'Inserm rappelle que le foie et les reins nettoient l'organisme au quotidien, et juge illusoire de faire disparaître toutes les toxines en jeûnant 24 heures ou en suant au sauna[7].

Des symptômes réels, des causes ordinaires

Dans un centre californien, sur 768 séjours de jeûne à l'eau, les dossiers notaient fatigue (48 %), insomnie (33 %), nausées (32 %) et maux de tête (30 %) ; la plupart étaient légers et, selon les auteurs, des réactions connues au jeûne ; mais dans 27,6 % des séjours, le plus grave était sévère, sans menace vitale[1]. Dans une clinique allemande, chez 1422 personnes jeûnant de 4 à 21 jours, les symptômes légers (douleurs musculaires, troubles du sommeil, maux de tête, faim) survenaient surtout les premiers jours[2]. Ces deux études ont été menées dans ces centres, avec des auteurs qui leur sont liés, et financées par eux ou par des organismes proches.

Selon une revue de 57 études expérimentales, le sevrage de caféine donne des maux de tête à la moitié des participants et de la fatigue, qui débutent en général 12 à 24 heures après l'arrêt et durent de 2 à 9 jours[8]. Pendant le ramadan, le mal de tête du jeûne domine les premiers jours ; causes proposées : déshydratation, arrêt de la caféine, baisse du sucre dans le sang, sommeil perturbé[9]. Au début d'un jeûne ou d'un régime cétogène, les reins éliminent davantage de sel et d'eau ; vertiges, fatigue et maux de tête peuvent en découler, mais les auteurs d'une revue n'ont trouvé aucune étude mesurant ensemble ces pertes et les symptômes[10].

La réaction de Jarisch-Herxheimer

Elle survient dans les 24 heures qui suivent le traitement antibiotique de la syphilis, de la maladie de Lyme, de la leptospirose ou des fièvres récurrentes : frissons, fièvre, aggravation des éruptions, qui passent en quelques heures. Elle est attribuée à des composants des bactéries et à l'inflammation qu'ils déclenchent ; l'auteur d'une revue la considère comme un effet indésirable des antibiotiques, nécessaires pour guérir ces infections[3]. Dans un essai chez 249 adultes atteints de syphilis récente, 59 ont eu des symptômes, en médiane moins de 5 heures après l'injection ; la réponse au traitement à six mois était plus fréquente chez eux (85 % contre 69 %), un lien observé qui ne prouve pas que la réaction soit nécessaire[5]. Une infection précise, un antibiotique, quelques heures de symptômes : bien loin de jours de fatigue attribués à des toxines jamais nommées.

Quand le symptôme n'est pas une « crise »

Ces symptômes peuvent aussi être ceux d'un vrai trouble. Une femme de 51 ans buvant un « thé détox » avait depuis une semaine malaise, douleurs musculaires et maux de tête : son taux de sodium était très bas (115 mmol/L, hyponatrémie sévère), et elle a été soignée en réanimation[11]. Au centre de jeûne californien, un homme de 70 ans a eu un trouble de la parole au 9ᵉ jour, dû au même manque de sodium, et a guéri après quatre jours d'hospitalisation[1]. Le ministère de la Santé juge prudent de consulter un médecin ou un service d'urgence en cas d'aggravation, et rappelle qu'un traitement retardé peut faire perdre des chances de guérison[12].

Ce site ne remplace pas un avis médical : en cas de symptôme qui dure ou s'aggrave, de maladie ou de traitement, demandez conseil à un médecin ou à un pharmacien.

Questions fréquentes

Des réponses courtes aux questions les plus courantes.

La réaction de Herxheimer, est-ce une crise de détox ?

Non. C'est une réaction fébrile qui suit, dans les 24 heures, le traitement de la syphilis et d'autres infections ; les autorités sanitaires américaines la décrivent comme une réaction au traitement[4], attribuée à des composants des bactéries, pas à l'élimination de toxines[3].

Pourquoi a-t-on mal à la tête au début d'un jeûne ou d'une cure ?

Plusieurs causes ordinaires sont décrites : l'arrêt de la caféine, qui peut donner des maux de tête 12 à 24 heures plus tard[8], et le jeûne lui-même, avec la déshydratation ou la baisse du sucre comme pistes ; ces maux de tête diminuent souvent après les premiers jours[9].

Se sentir plus mal prouve-t-il que la cure fonctionne ?

Rien ne le montre. Même pour l'« aggravation » décrite en homéopathie, les auteurs d'une enquête norvégienne jugent que son existence reste à confirmer[14]. En cas d'aggravation, le ministère de la Santé juge prudent de consulter un médecin[12].

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Sources

Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.

14 sources consultées

Sur quoi repose cette ficheClassées selon la hiérarchie des preuves
  • Synthèses et recommandations4
  • Essais randomisés et rapports institutionnels2
  • Études d'observation et essais non randomisés3
  • Autres : revues narratives, cas, animal, in vitro, avis5

Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.

  1. 1

    Finnell J.S., Saul B.C., Goldhamer A.C. et al. Is fasting safe ? A chart review of adverse events during medically supervised, water-only fasting. BMC Complementary and Alternative Medicine, 2018.

    Série de cas · chez l'humain · n = 768 · accès libre

    DOI 10.1186/s12906-018-2136-6 (site externe, nouvel onglet)PubMed 29458369 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Relecture rétrospective de dossiers d'un centre résidentiel américain : 768 séjours de jeûne à l'eau seule d'au moins 2 jours, sous surveillance médicale. Effets indésirables surtout légers (75 %) et connus ; 212 séjours avec un événement de grade 3, 1 de grade 4, 2 événements graves, aucun décès. Pas de groupe de comparaison. Résumé seul.

  2. 2

    Wilhelmi de Toledo F., Grundler F., Bergouignan A. et al. Safety, health improvement and well-being during a 4 to 21-day fasting period in an observational study including 1422 subjects. PLoS One, 2019.

    Étude de cohorte · chez l'humain · n = 1 422 · accès libre

    DOI 10.1371/journal.pone.0209353 (site externe, nouvel onglet)PubMed 30601864 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Étude observationnelle sur un an, sans groupe de comparaison : 1 422 personnes, jeûne de 4 à 21 jours à 200-250 kcal par jour avec un programme d'activité modérée. Baisse du poids, du tour de taille et de la tension ; glycémie en bas de la normale et hausse des corps cétoniques ; absence de faim chez 93,2 % ; effets indésirables chez moins de 1 % des participants. Résumé seul.

  3. 3

    Butler T. The Jarisch-Herxheimer Reaction After Antibiotic Treatment of Spirochetal Infections : A Review of Recent Cases and Our Understanding of Pathogenesis. American Journal of Tropical Medicine and Hygiene, 2017.

    Revue narrative · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.4269/ajtmh.16-0434 (site externe, nouvel onglet)PubMed 28077740 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue de cas récents et des mécanismes. Dans les 24 heures qui suivent le traitement antibiotique de la syphilis, de la maladie de Lyme, de la leptospirose et des fièvres récurrentes (infections à spirochètes, une famille de bactéries), frissons, montée de fièvre et aggravation des éruptions, qui disparaissent quelques heures plus tard. Complications plus rares décrites dans des cas cliniques (contractions de l'utérus pendant la grossesse, atteintes du foie, des reins, du cœur ou des poumons, convulsions). Réaction attribuée à des composants des bactéries (lipoprotéines) et à des messagers de l'inflammation ; rarement mortelle, sauf chez le nouveau-né et pendant la grossesse dans des séries africaines. L'auteur la considère comme un effet indésirable des antibiotiques. Résumé lu.

  4. 4

    Centers for Disease Control and Prevention (CDC), États-Unis. Syphilis - STI Treatment Guidelines. CDC, Sexually Transmitted Infections Treatment Guidelines, 2021 (page revue le 3 octobre 2024), 2021.

    Recommandation de pratique · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Recommandations de traitement des infections sexuellement transmissibles (2021), section syphilis, page revue le 3 octobre 2024. La réaction de Jarisch-Herxheimer est une réaction fébrile aiguë, souvent avec maux de tête et douleurs musculaires, qui peut survenir dans les 24 premières heures après le début de tout traitement de la syphilis ; c'est une réaction au traitement, pas une allergie à la pénicilline. Plus fréquente en cas de syphilis récente, probablement parce que la quantité de bactéries est plus élevée. Les CDC recommandent d'en informer les patients ; les antipyrétiques peuvent soulager les symptômes sans prévenir la réaction. Pendant la grossesse, elle peut provoquer un travail prématuré ou une souffrance du fœtus, ce qui ne doit ni empêcher ni retarder le traitement. Page lue.

  5. 5

    Dionne J.A., Zhu C., Mejia-Galvis J. et al. Jarisch-Herxheimer Reaction After Benzathine Penicillin G Treatment in Adults With Early Syphilis : Secondary Analysis of a Randomized Clinical Trial. JAMA Network Open, 2025.

    Étude de cohorte · chez l'humain · n = 249 · accès libre

    DOI 10.1001/jamanetworkopen.2024.59490 (site externe, nouvel onglet)PubMed 39946129 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Analyse secondaire, prévue d'avance, d'un essai randomisé mené dans 10 centres américains : 249 adultes atteints de syphilis récente, une injection de pénicilline (benzathine pénicilline G). La réaction est observée dans tout le groupe, sans comparaison tirée au sort. Au moins un symptôme de réaction de Jarisch-Herxheimer chez 59 participants (23,7 %), apparu en médiane 4,9 heures après l'injection et durant en médiane 12,8 heures ; surtout douleurs musculaires, frissons, faiblesse et sensation de fièvre. Plus fréquente en cas de syphilis secondaire et sans infection par le VIH. Réponse au traitement à 6 mois plus fréquente chez les participants qui avaient eu la réaction (84,7 % contre 68,9 %). L'introduction rappelle qu'elle survient aussi après le traitement de la leptospirose, de la maladie de Lyme et des fièvres récurrentes, et que sa fréquence après traitement d'une syphilis récente varie de 8 à 56 % selon les études. Résumé et texte intégral lus.

  6. 6

    Ernst E. Alternative detox. British Medical Bulletin, 2012.

    Revue narrative · chez l'humain

    DOI 10.1093/bmb/lds002 (site externe, nouvel onglet)PubMed 22297655 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue fondée sur une sélection de manuels et d'articles consacrés à la « détox alternative », l'idée que des thérapies alternatives élimineraient toxines et polluants de l'organisme. Selon l'auteur, ses principes n'ont pas de sens d'un point de vue scientifique et aucune preuve clinique ne les soutient ; leur promotion peut nuire aux patients et aux consommateurs ; toute promesse thérapeutique devrait être testée avant d'être mise en avant. Résumé lu.

  7. 7

    Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Une cure de détox pour être au top après les fêtes… vraiment ? Santé.fr, rubrique « Canal Détox » de l'Inserm (30 décembre 2021), 2021.

    Rapport institutionnel · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Texte de l'Inserm du 30 décembre 2021, rédigé avec un chercheur de l'unité U1124 (toxicité environnementale). L'organisme produit des déchets en permanence et absorbe des substances toxiques par l'alimentation, mais il « est très bien équipé pour s'autonettoyer au quotidien », surtout par le foie et les reins. L'idée de renforcer cette détoxication naturelle par des aliments « détox » « ne repose sur aucune donnée scientifique » ; en 2012, l'EFSA a rejeté les vertus détoxifiantes prêtées à une soixantaine d'aliments. Chaque toxine suit son propre circuit d'élimination : « aucun remède ne peut prétendre « nettoyer l'organisme » de façon globale ». Certains régimes détox très restrictifs risquent de fatiguer l'organisme et d'entraîner des carences. Page lue.

  8. 8

    Juliano L.M., Griffiths R.R. A critical review of caffeine withdrawal : empirical validation of symptoms and signs, incidence, severity, and associated features. Psychopharmacology, 2004.

    Revue systématique · chez l'humain

    DOI 10.1007/s00213-004-2000-x (site externe, nouvel onglet)PubMed 15448977 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue critique de 57 études expérimentales et 9 enquêtes sur le sevrage de caféine. Dix symptômes remplissent les critères de validité, dont maux de tête, fatigue, baisse d'énergie, somnolence, humeur déprimée, difficultés de concentration et irritabilité ; symptômes pseudo-grippaux, nausées ou vomissements et douleurs musculaires sont jugés probables. Dans les études expérimentales, maux de tête chez 50 % des participants ; gêne ou retentissement cliniquement important chez 13 %. Début 12 à 24 heures après l'arrêt, pic entre 20 et 51 heures, durée de 2 à 9 jours ; symptômes possibles dès 100 mg de caféine par jour. Selon les auteurs, les attentes des participants ne sont pas le principal déterminant de ces symptômes. Résumé lu.

  9. 9

    Makki G., Do T.P., Pellesi L. Fasting-induced headache in Ramadan : a scoping review with implications for clinical practice. Pain Management, 2026.

    Revue systématique · chez l'humain

    DOI 10.1080/17581869.2026.2744716 (site externe, nouvel onglet)PubMed 42841395 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue de la portée (« scoping review », PubMed et Embase), 20 études : études d'observation, enquêtes, cas cliniques et quelques essais, publiée en ligne avant parution. Le mal de tête attribué au jeûne est reconnu par la classification internationale des céphalées (ICHD-3). Selon les auteurs, le jeûne du ramadan déclenche des maux de tête de façon reproductible, surtout les premiers jours, puis ils s'atténuent ; mécanismes proposés : déshydratation, arrêt de la caféine, hypoglycémie, sommeil et repas perturbés, les raisons exactes restant mal comprises. Résumé lu.

  10. 10

    Skartun O., Smith C.R., Laupsa-Borge J. et al. Symptoms during initiation of a ketogenic diet : a scoping review of occurrence rates, mechanisms and relief strategies. Frontiers in Nutrition, 2025.

    Revue systématique · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.3389/fnut.2025.1538266 (site externe, nouvel onglet)PubMed 40206956 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue de la portée (Embase, Medline, Web of Science) sur les symptômes du début d'un régime cétogène : littérature très hétérogène ; symptômes passagers fréquents, dont la « grippe cétogène », nausées, vomissements, baisse d'appétit, hypoglycémie. Au début d'un jeûne comme d'un régime cétogène, les reins éliminent davantage de sodium, de potassium et d'eau, surtout les jours 1 à 4 ; les signes de ces pertes (vertiges, fatigue, maux de tête, constipation) recoupent ceux de la « grippe cétogène ». Mais les auteurs n'ont trouvé aucune étude mesurant à la fois les symptômes et ces pertes : le lien de cause reste à établir ; peu de mécanismes ont été testés. Résumé et texte intégral lus.

  11. 11

    Gillett G., Shivakumar N., James A. et al. Acute Severe Hyponatremia Following Use of "Detox Tea". Cureus, 2021.

    Cas clinique · chez l'humain · n = 1 · accès libre

    DOI 10.7759/cureus.14184 (site externe, nouvel onglet)PubMed 33936895 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Femme de 51 ans, auparavant en bonne santé : depuis une semaine, malaise, douleurs musculaires, instabilité et maux de tête intermittents ; signes neurologiques à l'examen ; hyponatrémie aiguë sévère (sodium à 115 mmol/L). Elle urinait plus souvent depuis qu'elle buvait régulièrement un « thé détox » vendu sans ordonnance. Bonne récupération après une hospitalisation en réanimation. Explication jugée la plus probable par les auteurs : un effet diurétique du thé, peut-être avec une consommation d'eau excessive ; ils citent d'autres cas semblables et un nombre croissant de signalements d'hyponatrémie sévère après des « thés détox ». Résumé et texte intégral lus.

  12. 12

    Ministère chargé de la santé. Les pratiques de soins non conventionnelles. Santé.fr, 2024.

    Rapport institutionnel · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Page d'information du ministère (publiée le 18 juillet 2024). La naturopathie figure parmi les pratiques de soins non conventionnelles, « ni reconnues, au plan scientifique, par la médecine conventionnelle, ni enseignées au cours de la formation initiale des professionnels de santé » ; certaines ont un effet insuffisamment ou non démontré, d'autres peuvent être nocives ; perte de chance possible en cas de maladie grave, en retardant la prise en charge ; conseils : se demander si l'on vous demande d'arrêter votre traitement, consulter son médecin en cas d'aggravation, signaler une dérive sectaire à la Miviludes. Texte intégral lu.

  13. 13

    Gunnarsdottir T.J., Jonsdottir H. Healing crisis in reflexology : becoming worse before becoming better. Complementary Therapies in Clinical Practice, 2010.

    Série de cas · chez l'humain · n = 6

    DOI 10.1016/j.ctcp.2010.01.005 (site externe, nouvel onglet)PubMed 20920811 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Étude de cas multiples, sans groupe témoin : six femmes atteintes de fibromyalgie, dix séances hebdomadaires de réflexologie ; observation, entretiens et journal tenu par les participantes. Toutes ont ressenti des symptômes après les séances (douleurs, fatigue, symptômes rappelant la grippe), que les auteurs rapprochent de la « crise de guérison » plutôt que de la fibromyalgie ; ils se sont aggravés, puis ont diminué assez brusquement vers la septième ou la huitième séance. Les auteurs invitent les soignants à connaître ce phénomène. Aucune mesure biologique. Résumé lu.

  14. 14

    Stub T., Kristoffersen A.E., Alræk T. et al. Risk in homeopathy : Classification of adverse events and homeopathic aggravations--A cross sectional study among Norwegian homeopath patients. Complementary Therapies in Medicine, 2015.

    Étude transversale · chez l'humain

    DOI 10.1016/j.ctim.2015.06.004 (site externe, nouvel onglet)PubMed 26275646 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Enquête transversale chez des patients d'homéopathes norvégiens, interrogés sur leurs réactions dans les 14 jours suivant la prise d'un remède. L'« aggravation homéopathique » y est définie comme une aggravation passagère des symptômes avant l'amélioration attendue (hausse des symptômes existants, sentiment de bien-être 1 à 3 jours après la prise, maux de tête ou fatigue associés). 26 % des participants ont signalé une aggravation ; un tiers de ces réactions a été classé en effets indésirables, deux tiers en aggravations homéopathiques, légères ou modérées. Selon les auteurs, d'autres études sont nécessaires pour confirmer l'existence même de l'aggravation homéopathique et la définir de façon cliniquement utile. Effectif total non indiqué dans le résumé. Résumé lu.

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Thèmes : Détox, Médecines alternatives

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