Médecines alternatives · Santé mentale

L'hypnose est-elle efficace contre la douleur ?

En conclusion

Oui, en partie : l'hypnose atténue la douleur, mais modestement. Chez l'adulte, la baisse est en moyenne inférieure à un point sur dix, comparable à celle de la relaxation ou des thérapies cognitives. Elle diminue la consommation de sédatifs ou d'antalgiques lors de certains actes et la douleur des piqûres chez l'enfant, avec des preuves souvent fragiles ; elle ne réduit pas nettement la péridurale à l'accouchement. À l'hôpital, elle accompagne souvent l'anesthésie et les antalgiques.

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Par La rédaction d’Après Vérification
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Ce qu’on entend

L'hypnose soulagerait vraiment la douleur : elle aiderait à accoucher, à supporter une piqûre ou une opération, et à vivre avec une douleur chronique, au point de réduire les médicaments contre la douleur.

Une pratique proposée dans des hôpitaux, au bloc opératoire, en maternité et en cabinet.

Ce que dit la science

Ce que montrent les études, point par point.

  • Ce qui est juste : l'hypnose a un effet mesurable sur la douleur. En laboratoire, elle atténue une douleur provoquée chez des volontaires, surtout chez les personnes réceptives[1]. Chez des adultes malades ou opérés, la douleur est plus faible qu'avec des soins courants ou une attente[2], et pendant certains actes, l'hypnose diminue la consommation de sédatifs ou d'antalgiques[3]. Chez l'enfant, elle réduit la douleur déclarée des piqûres[4].
  • L'effet reste modeste : en moyenne moins d'un point sur une échelle de dix, sans faire mieux que la relaxation, l'éducation à la douleur ou une thérapie cognitive et comportementale[2].
  • Ajoutée aux soins habituels, l'hypnose apporte un petit gain, avec une certitude très faible ; dans la douleur chronique, ce gain disparaît face à un groupe témoin qui reçoit autant de temps et d'attention[5].
  • Au bloc opératoire, elle accompagne l'anesthésie : l'hypnosédation associe l'hypnose à une sédation consciente par voie intraveineuse[3] ; chez les opérés, les résultats des essais varient beaucoup d'une étude à l'autre[6].
  • Pour l'accouchement, se préparer par l'hypnose ne réduit pas nettement le recours à la péridurale, selon la revue Cochrane[7], une méta-analyse de 2024[8] et un essai britannique de 680 femmes[9].
  • Ces essais ne peuvent pas être menés en aveugle : patients et praticiens savent qui reçoit l'hypnose[3].

Solidité des preuves, effet par effet

  • Douleur de l'adulte : hypnose contre soins courants, attente ou placebo

    Solidité des preuves : Douleur de l'adulte : hypnose contre soins courants, attente ou placebo : Modérée

    57 essais, 4 572 adultes : douleur plus faible avec l'hypnose, mais de moins d'un point sur dix ; certitude modérée selon les auteurs.[2]

  • Hypnose comparée à la relaxation, à l'éducation ou aux thérapies cognitives

    Solidité des preuves : Hypnose comparée à la relaxation, à l'éducation ou aux thérapies cognitives : Faible

    26 essais au total : pas de différence nette avec ces autres approches ; certitude faible, modérée pour les seules thérapies cognitives, selon les auteurs.[2]

  • Hypnose ajoutée aux soins habituels (douleur chronique, actes, brûlures)

    Solidité des preuves : Hypnose ajoutée aux soins habituels (douleur chronique, actes, brûlures) : Très faible

    Petit gain de 7 à 9 points sur 100 ; certitude très faible selon les auteurs, et pas de gain en douleur chronique face à un témoin aussi entouré.[5]

  • Douleur et médicaments lors d'une chirurgie ou d'un acte médical

    Solidité des preuves : Douleur et médicaments lors d'une chirurgie ou d'un acte médical : Faible

    50 essais : moins de douleur et de médicaments, mais résultats très hétérogènes ; six essais concordants sur la baisse des sédatifs et antalgiques selon l'Inserm.[3][6]

  • Préparation à l'accouchement et recours à la péridurale

    Solidité des preuves : Préparation à l'accouchement et recours à la péridurale : Faible

    Revue Cochrane, méta-analyse de 2024 et essai de 680 femmes : pas de baisse nette de la péridurale ; preuves de faible qualité selon la revue Cochrane.[7][8][9]

  • Douleur des piqûres et perfusions chez l'enfant

    Solidité des preuves : Douleur des piqûres et perfusions chez l'enfant : Très faible

    5 essais, 176 enfants : douleur déclarée nettement plus faible avec l'hypnose ; qualité des preuves très faible selon la revue Cochrane.[4]

Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons

Pour comprendre

Les notions utiles pour lire ces résultats.

Un effet réel, mais modeste

En laboratoire, l'hypnose atténue une douleur provoquée chez des volontaires en bonne santé, selon une méta-analyse de 85 essais (3 632 participants). Chez les personnes très ou moyennement réceptives à l'hypnose, à qui l'on suggère directement de moins souffrir, la douleur baisse respectivement de 42 % et de 29 % ; chez les peu réceptives, le bénéfice est minime[1].

Chez des malades, l'effet est plus faible. Une méta-analyse de 2026 a retenu 106 essais chez des adultes souffrant de douleurs aiguës ou chroniques. Dans 57 essais et 4 572 participants, la douleur était plus faible après l'hypnose qu'avec des soins courants, une liste d'attente ou un placebo, mais de moins d'un point sur une échelle de un à dix ; selon les auteurs, la plupart des patients ne ressentiraient pas cette baisse comme une amélioration notable. L'hypnose ne faisait pas mieux que la relaxation, l'éducation à la douleur ou une thérapie cognitive et comportementale. Les auteurs y voient un soutien à faible risque pour certains patients, pas un traitement supérieur aux autres[2]. Dans les douleurs chroniques des muscles, des articulations ou d'origine nerveuse, une méta-analyse de neuf essais (530 participants) trouve une baisse modérée, plus nette à partir de huit séances[10].

En complément des soins

En 2015, à la demande du ministère de la Santé, une équipe de l'Inserm a retenu six essais concordants : pendant une chirurgie ou un acte de radiologie interventionnelle, l'hypnose diminue la consommation de sédatifs ou d'antalgiques, une base qui « semble » solide selon les auteurs, qui demandent de nouvelles études. L'hypnosédation, utilisée en anesthésie, associe l'hypnose à une sédation consciente par voie intraveineuse[3]. Une méta-analyse de 50 essais chez 4 269 adultes opérés trouve aussi moins de douleur et de médicaments, mais avec des résultats très variables d'un essai à l'autre, que les auteurs n'expliquent pas[6].

Quand l'hypnose s'ajoute aux soins habituels, une autre méta-analyse, de 70 essais, trouve un petit gain supplémentaire, de 7 à 9 points environ sur une échelle de 100, pour la douleur chronique, les actes médicaux et les soins de brûlures. Ces résultats sont de très faible certitude, et le gain disparaît dans la douleur chronique face à un groupe témoin recevant autant d'attention. L'un des auteurs détient des parts d'une entreprise qui développe des produits pour apprendre l'hypnose[5].

À l'accouchement et chez l'enfant

Pour l'accouchement, la revue Cochrane de 2016 (9 essais, 2 954 femmes) trouve un recours un peu moins fréquent aux antalgiques médicamenteux, avec des preuves de très faible qualité, mais pas moins de péridurales, et pas de différence nette de satisfaction quant au soulagement[7]. Une méta-analyse de 2024 (6 essais, 2 937 femmes) ne trouve pas de baisse significative de la péridurale ni des autres antalgiques[8]. Dans un essai britannique de 680 femmes, 27,9 % de celles formées à l'auto-hypnose ont eu une péridurale, contre 30,3 % des autres, écart non significatif ; interrogées deux semaines après la naissance, les femmes formées disaient avoir ressenti moins de peur et d'anxiété qu'elles n'en attendaient, davantage que les autres ; un tiers des femmes n'avaient pas répondu[9].

Chez l'enfant, la revue Cochrane de 2018 sur les prises de sang, perfusions et vaccins trouve, dans 5 essais et 176 enfants, une douleur déclarée nettement plus faible avec l'hypnose. La qualité des preuves est très faible, mais les auteurs jugent que les bénéfices possibles justifient ces techniques en pratique[4].

Des essais difficiles à mener

Le rapport de l'Inserm souligne qu'un essai d'hypnose ne peut pas être mené en aveugle : le praticien sait ce qu'il délivre, le patient sait s'il est hypnotisé, et leurs attentes peuvent peser sur le résultat. Selon des études qualitatives citées par le rapport, l'hypnose réduirait surtout le retentissement émotionnel de la douleur, plus que son intensité. Aucun effet indésirable grave n'a été rapporté, ce qui n'exclut pas des effets graves rares selon le rapport[3]. Dans la méta-analyse de 2024 sur l'hypnose ajoutée aux soins, 82 % des essais présentaient un risque de biais élevé pour l'aveugle des participants[5].

Ce site ne remplace pas un avis médical : pour une douleur qui dure, ou avant un accouchement ou une intervention, parlez-en à un médecin ou à une sage-femme.

Questions fréquentes

Des réponses courtes aux questions les plus courantes.

L'hypnose peut-elle remplacer une anesthésie ?

Les essais analysés par l'Inserm l'évaluent en complément : l'hypnosédation associe l'hypnose à une sédation par voie intraveineuse, et dans l'un de ces essais, tous les patients recevaient aussi une anesthésie locale ; l'hypnose diminue surtout la consommation de sédatifs ou d'antalgiques[3]. Des interventions menées sous hypnose seule ont été rapportées, mais la plus grande méta-analyse apporte peu de preuves d'un soulagement constant et fiable[2].

Faut-il être « réceptif » pour que l'hypnose fonctionne ?

En laboratoire, oui : la douleur baisse nettement chez les personnes très ou moyennement réceptives, très peu chez les autres[1]. Dans une méta-analyse d'essais chez des malades, en revanche, aucun lien constant n'a été trouvé entre la réceptivité et le soulagement obtenu[5].

Combien de séances faut-il ?

Les études ne s'accordent pas. Dans la douleur chronique des muscles, des articulations ou des nerfs, l'effet est plus net à partir de huit séances[10]. Une autre méta-analyse ne trouve pas de différence entre moins et plus de huit séances[5].

L'hypnose est-elle sans danger ?

Aucun effet indésirable grave n'a été rapporté, ce qui n'exclut pas, selon l'Inserm, des effets graves rares. Les praticiens citent des effets rares : maux de tête, somnolence, vertiges, anxiété, faux souvenirs. L'Inserm appelle aussi à la vigilance sur les dérives liées à la suggestion, le statut d'hypnothérapeute n'étant pas réglementé[3].

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Sources

Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.

10 sources consultées

Sur quoi repose cette ficheClassées selon la hiérarchie des preuves
  • Synthèses et recommandations8
  • Essais randomisés et rapports institutionnels2

Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.

  1. 1

    Thompson T., Terhune D.B., Oram C. et al. The effectiveness of hypnosis for pain relief : A systematic review and meta-analysis of 85 controlled experimental trials. Neuroscience and Biobehavioral Reviews, 2019.

    Méta-analyse · chez l'humain · n = 3 632

    DOI 10.1016/j.neubiorev.2019.02.013 (site externe, nouvel onglet)PubMed 30790634 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    85 essais, surtout croisés, chez 3 632 volontaires en bonne santé soumis à une douleur provoquée en laboratoire. Effet antalgique de l'hypnose sur tous les critères (g de 0,54 à 0,76). Effet très dépendant de la réceptivité à l'hypnose et des suggestions directes de moins souffrir : baisses de la douleur de 42 % chez les personnes très réceptives et de 29 % chez les moyennement réceptives, jugées cliniquement significatives ; bénéfice minime chez les peu réceptives. Les auteurs demandent des données cliniques de qualité pour savoir si ces résultats valent pour la douleur chronique. Résumé lu.

  2. 2

    Yim T.H., Derbyshire S.W.G. A Systematic Review of Hypnosis for Clinical Pain Relief. European Journal of Pain, 2026.

    Méta-analyse · chez l'humain · n = 4 572 · accès libre

    DOI 10.1002/ejp.70369 (site externe, nouvel onglet)PubMed 42682265 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue systématique d'essais tirés au sort chez des adultes souffrant de douleurs aiguës ou chroniques (recherche jusqu'en octobre 2025) : 106 essais retenus, 84 réunis en méta-analyse. Face à des groupes témoins non actifs (soins courants, liste d'attente, placebo), 57 essais et 4 572 participants : douleur plus faible après l'hypnose (différence standardisée −0,33), soit moins d'un point sur une échelle de 1 à 10, une baisse que la plupart des patients ne ressentiraient pas comme notable selon les auteurs ; pas de différence entre douleur aiguë et chronique. Pas de supériorité sur la relaxation (14 essais), l'éducation à la douleur (7 essais) ou la thérapie cognitive et comportementale (5 essais). Certitude (GRADE) modérée face aux témoins non actifs et aux thérapies cognitives, faible pour les autres comparaisons. Les auteurs y voient un soutien à faible risque pour certains patients, qui ne doit pas être présenté comme un traitement de la douleur supérieur aux autres. Résumé et texte intégral lus.

  3. 3

    Gueguen J., Barry C., Hassler C. et al. Évaluation de l'efficacité de la pratique de l'hypnose. Inserm, rapport thématique réalisé à la demande de la Direction générale de la santé (juin 2015), 2015.

    Rapport institutionnel · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue de la littérature (essais d'au moins 100 participants et revues Cochrane) demandée par le ministère de la Santé. Synthèse : six essais aux résultats convergents montrent que l'hypnose, pendant une chirurgie ou un acte de médecine ou de radiologie interventionnelle, diminue la consommation de sédatifs ou d'antalgiques, résultats qui « semblent constituer une base solide », essais de qualité variable, nouvelles études « bienvenues » ; données insuffisantes, voire décevantes, pour la douleur de l'accouchement ; pour les autres indications, pas de conclusion possible. L'hypnosédation, utilisée en anesthésie, « combine hypnose et sédation consciente intraveineuse ». Limites : essais impossibles à mener en aveugle (le praticien et le patient savent ce qui est délivré), groupes témoins et critères très hétérogènes ; selon des études qualitatives, l'hypnose réduirait l'impact émotionnel de la douleur plus que son intensité. Aucun effet indésirable grave rapporté, ce qui « ne permet pas d'exclure leur existence » ; effets rares cités par les praticiens (maux de tête, somnolence, vertiges, anxiété, faux souvenirs) ; statut d'hypnothérapeute non réglementé. Financement : rapport commandé par la Direction générale de la santé. Synthèse générale, discussion méthodologique et présentation lues (texte intégral, pages 138 à 143).

  4. 4

    Birnie K.A., Noel M., Chambers C.T. et al. Psychological interventions for needle-related procedural pain and distress in children and adolescents. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2018.

    Revue systématique · chez l'humain · n = 5 550 · accès libre

    DOI 10.1002/14651858.CD005179.pub4 (site externe, nouvel onglet)PubMed 30284240 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    59 essais tirés au sort, 5 550 enfants et adolescents de 2 à 19 ans, gestes avec aiguille (prises de sang, perfusions, vaccins) ; 8 essais portent sur l'hypnose. Avec l'hypnose, douleur déclarée par l'enfant nettement plus faible (5 essais, 176 participants ; différence standardisée −1,40) et détresse moindre, mais pas de différence sur la douleur observée par le comportement (2 essais). Qualité des preuves très faible (GRADE) ; risques de biais fréquents, notamment pour l'aveugle. Malgré cela, les auteurs jugent que les bénéfices possibles justifient d'utiliser ces techniques en pratique. Résumé et déclarations d'intérêts lus.

  5. 5

    Jones H.G., Rizzo R.R.N., Pulling B.W. et al. Adjunctive use of hypnosis for clinical pain : a systematic review and meta-analysis. Pain Reports, 2024.

    Méta-analyse · chez l'humain · n = 6 078 · accès libre

    DOI 10.1097/PR9.0000000000001185 (site externe, nouvel onglet)PubMed 39263007 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Essais tirés au sort comparant un traitement accompagné d'hypnose au même traitement seul, chez des adultes (recherche jusqu'en janvier 2024) : 88 essais, dont 70 réunis (6 078 participants). Ajoutée aux soins habituels, l'hypnose réduit un peu plus la douleur, sur une échelle de 0 à 100 : −8,2 points dans la douleur chronique, −6,9 lors d'actes médicaux ou de chirurgies, −8,8 lors des soins de brûlures. Ajoutée à une psychothérapie, pas de gain après le traitement. Certitude très faible pour toutes les comparaisons, sauf l'hypnose ajoutée à l'éducation dans la douleur chronique (faible). Risque de biais élevé pour l'aveugle des participants dans 82 % des essais. En ne gardant que les essais où le groupe témoin recevait autant de temps et d'attention, l'effet sur la douleur chronique disparaît. Résumé et texte intégral lus.

  6. 6

    Holler M., Koranyi S., Strauss B. et al. Efficacy of Hypnosis in Adults Undergoing Surgical Procedures : A meta-analytic update. Clinical Psychology Review, 2021.

    Méta-analyse · chez l'humain · n = 4 269

    DOI 10.1016/j.cpr.2021.102001 (site externe, nouvel onglet)PubMed 33725512 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Mise à jour d'une méta-analyse de 2013 : 50 essais tirés au sort, 4 269 adultes opérés, hypnose comparée aux soins habituels seuls ou à un groupe témoin recevant de l'attention. Effets favorables sur la détresse psychologique, la douleur (g = 0,37), la consommation de médicaments (g = 0,46), la récupération et la durée de l'intervention ; pas d'effet sur les paramètres physiologiques. Résultats très hétérogènes, non expliqués par les caractéristiques des patients, des interventions ou des méthodes ; intervalles de prédiction incluant l'absence d'effet pour tous les critères sauf la durée de l'intervention. Résumé lu.

  7. 7

    Madden K., Middleton P., Cyna A.M. et al. Hypnosis for pain management during labour and childbirth. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2016.

    Revue systématique · chez l'humain · n = 2 954 · accès libre

    DOI 10.1002/14651858.CD009356.pub3 (site externe, nouvel onglet)PubMed 27192949 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Neuf essais tirés au sort, 2 954 femmes, surtout une préparation à l'accouchement par l'hypnose pendant la grossesse. Recours aux antalgiques médicamenteux moins fréquent dans le groupe hypnose (risque relatif 0,73 ; 8 essais, 2 916 femmes ; preuves de très faible qualité), mais pas de baisse de la péridurale selon les conclusions des auteurs. Pas de différence nette pour la satisfaction quant au soulagement de la douleur, le sentiment de faire face au travail ou l'accouchement par voie basse spontané. Preuves de faible qualité (GRADE) pour les critères principaux ; forte hétérogénéité. Les auteurs demandent de grands essais bien conduits. Résumé et déclarations d'intérêts lus.

  8. 8

    Lai Y.K., Wong M., Kearney L. et al. The effect of antenatal hypnosis training on pharmacological analgesia use during labour and birth : A systematic review and meta-analysis. Midwifery, 2024.

    Méta-analyse · chez l'humain · n = 2 937

    DOI 10.1016/j.midw.2024.104113 (site externe, nouvel onglet)PubMed 39047320 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Six essais tirés au sort, 2 937 femmes à terme, préparation par l'hypnose pendant la grossesse comparée à l'absence de préparation. Pas de baisse significative du recours à la péridurale (risque relatif 0,79, intervalle de 0,39 à 1,61) ni aux autres antalgiques médicamenteux. Les auteurs relèvent des différences de méthode entre les essais (présentation de l'hypnose, aveugle des soignants) qui ont pu peser sur les résultats. Résumé lu.

  9. 9

    Downe S., Finlayson K., Melvin C. et al. Self-hypnosis for intrapartum pain management in pregnant nulliparous women : a randomised controlled trial of clinical effectiveness. BJOG: An International Journal of Obstetrics and Gynaecology, 2015.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 680 · accès libre

    DOI 10.1111/1471-0528.13433 (site externe, nouvel onglet)PubMed 25958769 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Essai pragmatique dans trois établissements du service public de santé britannique : 680 femmes attendant leur premier enfant, tirées au sort entre les soins habituels et les soins habituels plus deux séances collectives d'auto-hypnose de 90 minutes au troisième trimestre, avec un CD pour s'entraîner. Participantes et formateurs non aveugles ; données d'accouchement recueillies sans connaître le groupe. Péridurale : 27,9 % avec l'auto-hypnose, 30,3 % sans (rapport des cotes 0,89, intervalle de 0,64 à 1,24), écart non significatif ; pas de différence pour 27 des 29 autres critères. Deux semaines après la naissance, peur et anxiété vécues plus faibles qu'anticipées dans le groupe formé, par rapport au groupe témoin (67 % de réponses à ce moment). Résumé et texte intégral lus.

  10. 10

    Langlois P., Perrochon A., David R. et al. Hypnosis to manage musculoskeletal and neuropathic chronic pain : A systematic review and meta-analysis. Neuroscience and Biobehavioral Reviews, 2022.

    Méta-analyse · chez l'humain · n = 530

    DOI 10.1016/j.neubiorev.2022.104591 (site externe, nouvel onglet)PubMed 35192910 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Neuf essais tirés au sort, 530 adultes souffrant de douleurs chroniques musculosquelettiques ou neuropathiques (recherche jusqu'en mai 2021). Baisse modérée de l'intensité de la douleur après l'hypnose par rapport aux groupes témoins (g = −0,42), et de son retentissement (g = −0,39). Effet plus net à partir de huit séances (g = −0,555), faible et non significatif en deçà. Selon les auteurs, l'hypnose pourrait être une approche complémentaire, et sa place en pratique reste à préciser. Résumé lu.

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