Médecines alternatives · Ondes

Biorésonance : une machine peut-elle détecter les maladies grâce aux « fréquences » du corps ?

En conclusion

Rien ne le montre. Le corps produit bien des signaux électriques, que mesurent l'électrocardiogramme et l'électroencéphalogramme. Mais dans deux études en aveugle sur les allergies, des appareils d'électrodiagnostic cutané, dont le test Vega, n'ont pas distingué les allergiques des autres personnes et ont réagi aux substances neutres comme aux allergènes. Aucune validation clinique solide ne montre que ces appareils détectent d'autres maladies ; des sociétés savantes et une recommandation britannique écartent leur usage.

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Par La rédaction d’Après Vérification
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Ce qu’on entend

Chaque organe émettrait ses propres fréquences électromagnétiques. Relié à la peau par des électrodes, un appareil de biorésonance les capterait et repérerait, sans prise de sang, allergies, intolérances alimentaires, carences ou maladies.

Appareils dits de biorésonance, « bilan énergétique », test Vega ou électro-acupuncture, proposés en cabinet, en salon ou pour des tests vendus en ligne.

Ce que dit la science

Ce que montrent les études, point par point.

  • Ce qui est juste : le corps produit des signaux électriques que la médecine mesure, ceux du cœur avec l'électrocardiogramme[1], ceux du cerveau, dont la fréquence varie avec la vigilance, avec l'électroencéphalogramme[2]. Ces appareils mesurent bien quelque chose, la résistance électrique de la peau[3] ; une étude de 1997 les trouvait capables de distinguer des allergènes de l'eau salée ou de l'eau[4], et deux études relèvent des écarts moyens de conductance entre des patients avec et sans saignement digestif[5], ou entre des asthmatiques et des personnes en bonne santé[6].
  • En 2001, dans une étude en aveugle financée en partie par le fabricant, des testeurs expérimentés ont réalisé 1 596 tests chez 30 volontaires : réponse « allergique » dans 26 % des tests chez les allergiques, 25 % chez les autres, et l'eau distillée désignée aussi souvent que les allergènes[3].
  • En 2002, chez 72 allergiques et 28 volontaires en bonne santé, un appareil électrodermique n'a pas réagi différemment aux allergènes et aux substances neutres[7].
  • Pour les aliments, selon une revue de 2020, aucune étude de ces tests n'a porté sur l'allergie alimentaire[8] ; la recommandation britannique NICE exclut le test Vega du diagnostic de l'allergie alimentaire des moins de 19 ans[9], et une recommandation allemande l'exclut, avec la biorésonance, en cas d'exposition aux moisissures[10].
  • Les risques décrits : faux diagnostics, traitements inefficaces, régimes coûteux et souvent dangereux[11] ; selon l'Ordre des médecins, écarter des malades graves de traitements efficaces[12].

Solidité des preuves, effet par effet

  • Détection des allergies respiratoires, en aveugle

    Solidité des preuves : Détection des allergies respiratoires, en aveugle : Faible

    Deux études en aveugle (30 et 100 personnes) : l'appareil ne distingue ni les allergiques des autres, ni les allergènes des substances neutres ; une plus ancienne, chez 41 allergiques, le trouvait capable de distinguer ces substances.[3][4][7]

  • Détection des allergies et intolérances alimentaires

    Solidité des preuves : Détection des allergies et intolérances alimentaires : Très faible

    Aucune étude en aveugle sur les aliments selon une revue de 2020 ; revues et recommandation britannique défavorables, faute de preuves.[8][9][16]

  • Écarts de conductance de la peau entre groupes de malades et de témoins

    Solidité des preuves : Écarts de conductance de la peau entre groupes de malades et de témoins : Faible

    Deux études cas-témoins de 100 personnes : différences moyennes entre groupes ; aveugle non précisé, validation chez de nouveaux patients non décrite.[5][6]

  • Biorésonance comme traitement de l'eczéma de l'enfant

    Solidité des preuves : Biorésonance comme traitement de l'eczéma de l'enfant : Faible

    Un essai en double aveugle de 32 enfants : aucune amélioration ajoutée au traitement habituel par rapport à une biorésonance simulée.[17]

  • Faux diagnostics et retards de soins

    Solidité des preuves : Faux diagnostics et retards de soins : Très faible

    Risques décrits par une société savante, l'Ordre des médecins et une revue, sans étude qui en mesure la fréquence.[11][12][15]

Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons

Pour comprendre

Les notions utiles pour lire ces résultats.

Ce que promettent ces appareils

Selon leurs promoteurs, cités par l'Ordre des médecins, la « médecine quantique » s'appuie sur « l'étude des champs énergétiques et des particules subatomiques », et la biorésonance détecterait des « anomalies fréquentielles » : allergies, intolérances alimentaires, manques de vitamines ou de minéraux, microbes, troubles hormonaux ou émotionnels. L'Ordre la décrit comme une technique « non reconnue et non validée scientifiquement[12] ». L'idée de départ, selon un centre américain de lutte contre le cancer, est que des organes malades émettraient des ondes différentes de celles des organes sains ; aucune de ces affirmations n'a été démontrée[13].

Le test Vega, un appareil courant, a d'abord été conçu pour aider à choisir des remèdes homéopathiques. La personne tient une électrode dans la main ; le testeur pose une sonde sur un point d'acupuncture du pied et lit la résistance électrique de la peau, pendant qu'une ampoule scellée, un allergène ou un aliment, est placée dans le circuit[3], sans toucher le patient. Une baisse de la mesure est lue comme une allergie[8]. En 2022, sur 22 sociétés de tests d'allergie vendus en ligne interrogées par des dermatologues britanniques, un seul laboratoire était accrédité et employait une méthode reconnue[14] ; les autres utilisaient la biorésonance ou le dosage des IgG.

Ce que montrent les tests en aveugle

En 1997, une équipe de Southampton a rapporté que l'appareil distinguait les allergènes des substances neutres dans 82 % puis 96 % des cas, chez 41 patients allergiques[4]. En 2001, une étude plus rigoureuse, cosignée par l'un de ces auteurs, a comparé 15 volontaires allergiques aux acariens ou au chat et 15 non allergiques. Des testeurs ayant plus de dix ans de pratique ont examiné chaque volontaire avec des ampoules codées, sans pouvoir l'interroger. Résultat : autant de réponses « allergique » dans les deux groupes, l'eau distillée désignée aussi souvent que les vrais allergènes, aucun testeur meilleur qu'un autre. L'étude était financée en partie par le fabricant de l'appareil, et deux auteurs avaient eu des intérêts dans sa distribution[3]. En 2002, une étude italienne en aveugle chez 100 personnes n'a trouvé aucune différence entre allergènes et témoins neutres[7]. Ces études sont petites, mais celles de 2001 et de 2002, qui comparaient des personnes allergiques à d'autres qui ne l'étaient pas, vont dans le même sens ; en 2001, l'eau distillée a été désignée aussi souvent que les allergènes : la réponse ne dépendait pas de ce que contenait l'ampoule[3]. Pour une revue de l'université de Zurich, ces méthodes ne sont pas reproductibles quand elles sont testées rigoureusement et ne correspondent pas aux signes cliniques d'allergie[15] ; pour une revue de la Scripps Clinic, des études contrôlées en aveugle ont montré, pour certains de ces tests, un manque de reproductibilité et d'accord avec la maladie[16].

Un écart de groupe ne fait pas un diagnostic

Deux études ont trouvé une conductance de la peau en moyenne différente chez 50 patients atteints d'un saignement digestif haut et 50 patients sans saignement, de groupes d'âge et de sexe différents[5], ou chez 50 asthmatiques comparés à 50 personnes en bonne santé[6]. Mais ces écarts de moyenne ne disent pas si l'appareil reconnaît une personne malade parmi d'autres, et leurs résumés ne décrivent ni aveugle ni validation chez de nouveaux patients. Dans l'étude italienne de 2002, les allergiques avaient une réponse de la peau différente des témoins au second essai, quelle que soit la substance testée : un écart de groupe, sans lien avec l'allergène présenté[7]. Même l'électrocardiogramme, examen validé, ne suffit pas seul à diagnostiquer une maladie du cœur : il s'interprète avec d'autres examens et l'histoire médicale[1].

Les risques décrits

La société australo-néo-zélandaise d'allergologie cite des faux diagnostics, des régimes d'éviction coûteux et souvent dangereux, de la malnutrition et un accès retardé à de vrais traitements[11]. Pour l'Ordre des médecins, le risque essentiel est d'écarter des patients atteints de maladies graves de traitements efficaces, ce qui peut entraîner une perte de chance ou un risque vital[12]. Aucune étude lue ne mesure la fréquence de ces situations.

Ce site ne remplace pas un avis médical : une allergie ou une intolérance supposée se discute avec un médecin, qui peut orienter vers un allergologue.

Questions fréquentes

Des réponses courtes aux questions les plus courantes.

Et pour les intolérances alimentaires ?

Les auteurs de l'étude de 2001 ne les ont pas testées, faute de test de référence reconnu pour les comparer à l'appareil[3]. Une revue de 2020 ne trouve aucune étude de ces tests sur l'allergie alimentaire[8], et la recommandation britannique NICE en exclut le test Vega chez les moins de 19 ans[9].

La biorésonance peut-elle soigner ?

Chez 32 enfants hospitalisés pour un eczéma atopique, une biorésonance active n'a rien ajouté au traitement habituel par rapport à une biorésonance simulée, en double aveugle[17]. Un centre américain de lutte contre le cancer ne la recommande pas pour prévenir ou traiter le cancer[13].

Comment les allergies sont-elles diagnostiquées en médecine ?

Selon la société australo-néo-zélandaise d'allergologie, par l'histoire clinique et des tests validés, interprétés par un médecin : tests cutanés (prick-tests), dosage des IgE spécifiques dans le sang, et tests de provocation sous surveillance médicale[11].

Un non-médecin peut-il poser un diagnostic avec ces appareils ?

Selon l'Ordre des médecins, prendre part habituellement à l'établissement d'un diagnostic de maladies « par tous autres procédés quels qu'ils soient », sans le diplôme ou le titre de médecin exigé par la loi ni une autorisation prévue par le code, peut relever de l'exercice illégal de la médecine (article L.4161-1 du code de la santé publique) : tout dépend des actes réellement accomplis. L'Ordre rappelle aussi aux médecins qu'ils doivent des soins fondés sur les données acquises de la science et ne peuvent proposer des traitements insuffisamment éprouvés[12].

À lire aussi

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Sources

Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.

17 sources consultées

Sur quoi repose cette ficheClassées selon la hiérarchie des preuves
  • Synthèses et recommandations2
  • Essais randomisés et rapports institutionnels6
  • Études d'observation et essais non randomisés5
  • Autres : revues narratives, cas, animal, in vitro, avis4

Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.

  1. 1

    MedlinePlus, National Library of Medicine (NIH, États-Unis). Electrocardiogram. MedlinePlus, service public d'information médicale, page mise à jour le 27 juillet 2026, 2026.

    Rapport institutionnel · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    L'électrocardiogramme enregistre les signaux électriques que produit le cœur à chaque battement ; il renseigne sur la fréquence et le rythme cardiaques. Ses résultats « can't diagnose a heart condition on their own » : le diagnostic associe d'autres examens et l'histoire médicale. Page lue.

  2. 2

    MedlinePlus, National Library of Medicine (NIH, États-Unis). EEG. MedlinePlus, encyclopédie médicale, page revue le 13 janvier 2025, 2025.

    Rapport institutionnel · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    L'électroencéphalogramme mesure l'activité électrique du cerveau, captée par des électrodes posées sur le cuir chevelu. L'activité cérébrale a un nombre d'ondes par seconde (des fréquences) normal pour chaque niveau de vigilance, plus rapide à l'éveil, plus lent dans certaines phases du sommeil. Examen utilisé pour diagnostiquer ou suivre notamment l'épilepsie, certaines maladies du cerveau et des troubles du sommeil. Page lue.

  3. 3

    Lewith G.T., Kenyon J.N., Broomfield J. et al. Is electrodermal testing as effective as skin prick tests for diagnosing allergies ? A double blind, randomised block design study. BMJ, 2001.

    Étude cas-témoins · chez l'humain · n = 30 · accès libre

    DOI 10.1136/bmj.322.7279.131 (site externe, nouvel onglet)PubMed 11159567 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Étude diagnostique en double aveugle (Southampton, Royaume-Uni) : 15 volontaires allergiques aux acariens ou au chat selon des tests cutanés (prick-tests) et 15 non allergiques. Quatre testeurs expérimentés, plus de dix ans de pratique, avec leurs propres appareils Vegatest ; à chaque séance, trois testeurs examinaient chaque volontaire avec six ampoules codées tirées au sort (acariens, poils de chat ou eau distillée), sans pouvoir l'interroger. L'appareil mesure la résistance électrique de la peau sur un point d'acupuncture du pied pendant que la personne tient une électrode, l'ampoule étant placée dans le circuit. 1 596 tests réalisés. Réponses « allergique » : 26 % des tests chez les allergiques, 25 % chez les non-allergiques ; eau distillée jugée « allergène » aussi souvent que les vrais allergènes (26 % contre 24 et 28 % chez les allergiques). Aucun testeur meilleur qu'un autre, aucun volontaire correctement classé de façon constante. Les auteurs n'ont pas étudié les intolérances alimentaires, faute de test de référence reconnu ; l'appareil avait été conçu pour aider à prescrire des remèdes homéopathiques. Conclusion des auteurs : le test électrodermique ne peut pas servir à diagnostiquer les allergies respiratoires. Résumé et texte intégral lus.

  4. 4

    Krop J., Lewith G.T., Gziut W. et al. A double blind, randomized, controlled investigation of electrodermal testing in the diagnosis of allergies. Journal of Alternative and Complementary Medicine, 1997.

    Autre · chez l'humain · n = 41

    DOI 10.1089/acm.1997.3.241 (site externe, nouvel onglet)PubMed 9430327 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Étude en double aveugle chez 41 patients allergiques aux symptômes multiples, en deux groupes : l'appareil distinguait les substances allergisantes (acariens, histamine) des substances neutres (sérum physiologique ou eau) dans 82 % des cas chez 17 patients (p = 0,007), puis dans 96 % des cas chez 24 patients (p = 0,000002). Les auteurs concluent à une méthode fiable « dans le contexte de [leur] étude ». Pas de groupe de personnes non allergiques ni de comparaison avec un test de référence d'allergie dans le résumé. Un des auteurs a cosigné l'étude négative de 2001 (Lewith et al.). Résumé lu.

  5. 5

    Tseng Y.-J., Hu W.-L., Hung I.-L. et al. Electrodermal screening of biologically active points for upper gastrointestinal bleeding. American Journal of Chinese Medicine, 2014.

    Étude cas-témoins · chez l'humain · n = 100

    DOI 10.1142/S0192415X14500694 (site externe, nouvel onglet)PubMed 25169911 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Étude cas-témoins d'un service de médecine chinoise (Kaohsiung, Taïwan), fondée sur l'électro-acupuncture selon Voll : résistance électrique de la peau mesurée sur 20 points des doigts et des orteils chez 50 patients avec un saignement digestif haut et 50 sans. Groupes différents par l'âge (58 contre 50 ans en moyenne) et le sexe (38 hommes contre 27). Valeurs de départ plus basses chez les patients qui saignaient ; différences significatives sur 9 points ; aire sous la courbe ROC « supérieure à 0,5 » pour les points de l'estomac et de l'intestin grêle. Le résumé ne dit pas si les mesures étaient faites sans savoir qui saignait, et ne teste pas la méthode chez de nouveaux patients. Résumé lu.

  6. 6

    Ghosh K., Hankey A., Srinivasan T.M. Electrodermal Screening of Asthmatics with AcuGraph 4. Journal of Acupuncture and Meridian Studies, 2017.

    Étude cas-témoins · chez l'humain · n = 100

    DOI 10.1016/j.jams.2016.11.003 (site externe, nouvel onglet)PubMed 28483184 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Étude d'une université de yoga (Bangalore, Inde) : conductance de la peau mesurée par l'appareil AcuGraph 4 sur des points d'acupuncture des doigts et des orteils chez 50 asthmatiques et 50 volontaires en bonne santé du même âge. Conductances moyennes plus basses chez les asthmatiques, avec une différence significative pour deux méridiens (poumon, vessie à droite). Les auteurs y voient un appui à la mesure de « l'énergie des méridiens » ; le résumé ne décrit ni aveugle ni classement de personnes une à une. Une lettre critique et une réponse des auteurs ont été publiées (non lues). Résumé lu.

  7. 7

    Semizzi M., Senna G., Crivellaro M. et al. A double-blind, placebo-controlled study on the diagnostic accuracy of an electrodermal test in allergic subjects. Clinical and Experimental Allergy, 2002.

    Étude cas-témoins · chez l'humain · n = 100

    DOI 10.1046/j.1365-2222.2002.01398.x (site externe, nouvel onglet)PubMed 12047441 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Étude diagnostique en double aveugle (université de Vérone, Italie) : 72 patients allergiques (allergie respiratoire) et 28 volontaires en bonne santé ; ampoules scellées dans un ordre aléatoire (histamine, allergènes, immunoglobulines à diverses dilutions, sérum physiologique), chacune testée deux fois. Grande variabilité des mesures chez la plupart des participants, quels que soient leur statut et la substance. Les patients allergiques avaient une réponse électrique de la peau plus négative au second essai que les témoins, quelle que soit la substance testée. Aucune différence significative de réponse entre les allergènes et les témoins négatifs. Conclusion des auteurs : en aveugle, la méthode ne détecte pas correctement l'allergie respiratoire. Résumé lu.

  8. 8

    Patterson M.F., Dorris S.L. Food Allergy : Unproven diagnostics and therapeutics. Journal of Food Allergy, 2020.

    Revue narrative · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.2500/jfa.2020.2.200013 (site externe, nouvel onglet)PubMed 39022151 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue d'allergologues pédiatriques (Vanderbilt, Tennessee). Le test électrodermique mesure la conductance de la peau avec un galvanomètre, une électrode dans la main, une autre sur le corps et une ampoule d'extrait d'aliment placée dans le circuit sans toucher le patient ; une baisse de conduction est lue comme une allergie à l'aliment. Aucune étude de cette technique n'a porté spécifiquement sur l'allergie alimentaire ; la seule, sur des allergènes respiratoires, ne distinguait pas les allergiques des autres et n'était pas reproductible. Diagnostic reconnu de l'allergie alimentaire : histoire clinique, IgE spécifiques, prick-tests, test de provocation orale. Aucun des tests non validés n'est appuyé par des preuves scientifiques. Résumé et texte intégral lus.

  9. 9

    National Institute for Health and Care Excellence (NICE, Royaume-Uni). Food allergy in under 19s : assessment and diagnosis (CG116). NICE, publiée le 23 février 2011 ; liens et terminologie mis à jour en octobre 2018 après une revue de surveillance, 2011.

    Recommandation de pratique · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Recommandation britannique sur l'allergie alimentaire des moins de 19 ans. Recommandation 1.1.18 : « Do not use the following alternative diagnostic tests in the diagnosis of food allergy : vega test, applied kinesiology, hair analysis. » Recommandation 1.1.19 : pas de dosage des IgG spécifiques. Page des recommandations et page des mises à jour lues.

  10. 10

    Hurraß J., Heinzow B., Walser-Reichenbach S. et al. AWMF mold guideline "Medical clinical diagnostics for indoor mold exposure" - Update 2023 AWMF Register No. 161/001. Allergologie Select, 2024.

    Recommandation de pratique · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.5414/ALX02444E (site externe, nouvel onglet)PubMed 38756207 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Recommandation allemande de sociétés savantes (registre AWMF) sur le diagnostic médical en cas d'exposition aux moisissures dans les logements, mise à jour en 2023. Message clé adopté avec un consensus de plus de 95 % : l'électro-acupuncture selon Voll, les procédés de biorésonance, le test Vega, la kinésiologie et le diagnostic par l'iris, entre autres, ne doivent pas être utilisés, faute de preuves médicales et scientifiques ; la thérapie par biorésonance figure parmi les traitements sans fondement médical ou scientifique. Passages utiles du texte intégral lus.

  11. 11

    Australasian Society of Clinical Immunology and Allergy (ASCIA, Australie et Nouvelle-Zélande). Evidence-Based Versus Non Evidence-Based Tests and Treatments. ASCIA, société savante d'immunologie clinique et d'allergologie, contenu mis à jour en mars 2024, 2024.

    Rapport institutionnel · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Questions-réponses pour le public. Le diagnostic d'une allergie repose sur l'histoire clinique et des tests validés (prick-tests, dosage des IgE spécifiques, tests de provocation sous surveillance médicale), interprétés par un médecin qualifié. Parmi les tests et traitements non validés, non recommandés par l'ASCIA : test Vega, test électrodermique, biorésonance, kinésiologie, analyse des cheveux, IgG contre les aliments, entre autres. Ces tests « can result in misdiagnosis, ineffective treatments, costly and often dangerous dietary restrictions » ; conséquences citées : retard d'accès à un diagnostic et à des traitements efficaces, malnutrition et troubles de croissance par évitement inutile d'aliments. Page lue.

  12. 12

    Conseil national de l'Ordre des médecins (CNOM). Les pratiques de soins non conventionnelles et leurs dérives : état des lieux et propositions d'actions. CNOM, section Santé publique, rapport adopté le 3 février 2023, 2023.

    Rapport institutionnel · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Rapport de l'Ordre des médecins, avec des fiches établies d'après les sites des promoteurs. Fiche « Médecine quantique, biorésonance » : selon ses promoteurs, la « médecine quantique » s'appuie sur « l'étude des champs énergétiques et des particules subatomiques » ; la biorésonance permettrait de détecter des « anomalies fréquentielles » ; indications revendiquées : allergies et intolérances alimentaires, bilans de vitamines et de minéraux, pathogènes, troubles hormonaux et émotionnels, entre autres. « Technique non reconnue et non validée scientifiquement. » Risque essentiel selon l'Ordre : écarter des patients atteints de maladies graves de traitements dont l'efficacité est démontrée, ce qui peut entraîner une perte de chance ou un risque vital. Le rapport rappelle que toute personne qui prend part habituellement à l'établissement d'un diagnostic de maladies sans être professionnelle de santé exerce illégalement la médecine (article L.4161-1 du code de la santé publique), et aux médecins qu'ils doivent des soins fondés sur les données acquises de la science et ne peuvent proposer des traitements insuffisamment éprouvés (articles R.4127-32 et R.4127-14). Fiche et passages juridiques lus.

  13. 13

    Memorial Sloan Kettering Cancer Center (MSKCC, États-Unis). BioResonance Therapy. MSKCC, service de médecine intégrative, base « About Herbs », page mise à jour le 25 février 2021, 2021.

    Rapport institutionnel · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Fiche d'un centre de lutte contre le cancer. La biorésonance repose sur l'idée, non démontrée, que des organes malades ou des cellules cancéreuses émettent des ondes électromagnétiques différentes de celles des cellules saines, qu'un appareil détecterait et corrigerait. « None of the claims made by the promoters have been proven. » Non recommandée pour prévenir ou traiter le cancer ; les essais cliniques montrent que la biorésonance et le test électrodermique ne parviennent pas à diagnostiquer les allergies ; un essai chez l'enfant n'a pas montré d'efficacité contre l'eczéma. Page lue.

  14. 14

    Wong A.W.Y., White H.E.G., Plant A. et al. Issues surrounding consumer-bought food-allergy testing. Clinical and Experimental Dermatology, 2022.

    Étude transversale

    DOI 10.1111/ced.14978 (site externe, nouvel onglet)PubMed 34655248 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Enquête de dermatologues britanniques sur les tests d'allergie alimentaire vendus en ligne au consommateur : 24 sociétés repérées, 22 contactées. Un seul laboratoire était accrédité (norme ISO 15189) ; c'était aussi le seul à utiliser une méthode reconnue (IgE spécifiques) avec un médecin dans le processus. Les autres utilisaient la biorésonance ou le dosage des IgG, avec au plus un nutritionniste. Les auteurs jugent ces tests largement trompeurs pour le consommateur. Résumé lu.

  15. 15

    Wüthrich B. Unproven techniques in allergy diagnosis. Journal of Investigational Allergology and Clinical Immunology, 2005.

    Revue narrative · chez l'humain

    PubMed 16047707 (site externe, nouvel onglet)Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue de l'université de Zurich sur les tests d'allergie non validés, dont la biorésonance et le test électrodermique (électro-acupuncture). Peu ou pas de base scientifique ; résultats non reproductibles lors de tests rigoureux et sans lien avec les signes cliniques d'allergie. Ces techniques peuvent conduire à des conseils ou des traitements trompeurs ; leur usage est déconseillé. Pas de DOI. Résumé lu.

  16. 16

    Kelso J.M. Unproven Diagnostic Tests for Adverse Reactions to Foods. Journal of Allergy and Clinical Immunology: In Practice, 2018.

    Revue narrative · chez l'humain

    DOI 10.1016/j.jaip.2017.08.021 (site externe, nouvel onglet)PubMed 29524991 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue de la Scripps Clinic (division d'allergologie, Californie) sur les tests non validés des réactions aux aliments, dont le test électrodermique. Pour certains tests, des études contrôlées en aveugle ont montré un manque de reproductibilité et d'accord avec la maladie ; la plupart manquent de plausibilité biologique. Résumé lu.

  17. 17

    Schöni M.H., Nikolaizik W.H., Schöni-Affolter F. Efficacy trial of bioresonance in children with atopic dermatitis. International Archives of Allergy and Immunology, 1997.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 32

    DOI 10.1159/000237460 (site externe, nouvel onglet)PubMed 9066509 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Essai en double aveugle à l'hôpital alpin pour enfants de Davos (Suisse) : 32 enfants de 1,5 à 16,8 ans hospitalisés 4 à 6 semaines pour un eczéma atopique ancien, traitement habituel plus biorésonance active ou simulée, tirée au sort. Suivi jusqu'à un an : symptômes de la peau, sommeil, démangeaisons, marqueurs sanguins de l'allergie, questionnaire. Amélioration nette et durable dans les deux groupes ; aucun effet ajouté mesurable de la biorésonance. Les auteurs concluent qu'elle n'a pas sa place dans le traitement de l'eczéma atopique de l'enfant. Résumé lu.

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