Nutrition · Cœur et vaisseaux
Le sel fait-il vraiment monter la tension ?
En conclusion
Oui, ce n'est pas un mythe : dans les essais, manger moins salé fait baisser la tension : nettement chez les personnes hypertendues, faiblement chez celles dont la tension est normale. Un grand essai a aussi trouvé moins d'AVC et de décès avec un substitut de sel au potassium. Le risque prêté aux apports très bas vient d'études d'observation discutées. L'OMS recommande aux adultes moins de 5 g de sel par jour.
Information, pas un avis médical : la rédaction ne compte aucun professionnel de santé. En savoir plus
Ce qu’on entend
Le lien entre le sel et la tension serait un mythe, ou du moins un effet négligeable ; et manger peu salé serait même dangereux pour le cœur, selon de grandes études.
Sur les réseaux sociaux, la réduction du sel est parfois présentée comme un conseil sans fondement, voire risqué.
Ce que dit la science
Ce que montrent les études, point par point.
- Ce qui est juste : chez des participants blancs dont la tension est normale, manger moins salé ne fait baisser la tension systolique que d'environ 1 mmHg selon une revue Cochrane[1] ; et une grande cohorte a associé les apports les plus bas à davantage de décès et d'accidents cardiovasculaires[2].
- Chez les personnes hypertendues, la même revue mesure une baisse d'environ 5,7 mmHg, avec des preuves de haute qualité[1], et plus on retire de sel, plus la tension baisse[3].
- Dans un essai mené dans 600 villages chinois, chez près de 21 000 personnes ayant eu un AVC ou âgées et hypertendues, un substitut de sel enrichi en potassium a réduit les AVC de 14 % et les décès de 12 %[4].
- La cohorte qui voit un risque aux apports bas estimait le sel à partir d'une seule urine du matin[2] ; avec plusieurs recueils d'urine de 24 heures, le suivi de deux essais américains ne retrouve pas ce risque[5].
- L'OMS recommande aux adultes moins de 5 g de sel par jour, alors que l'apport moyen des adultes dans le monde était d'environ 11 g en 2021[6] ; Santé publique France retient le même repère de 5 g par jour[7].
Solidité des preuves, effet par effet
Tension des personnes hypertendues
Solidité des preuves : Tension des personnes hypertendues : ÉlevéePreuves de haute qualité selon la revue Cochrane : baisse de la tension systolique d'environ 5,7 mmHg avec une forte réduction du sel ; méta-analyses concordantes, effet croissant avec la quantité retirée.[1][3][8]
Tension des personnes à tension normale
Solidité des preuves : Tension des personnes à tension normale : ÉlevéePreuves de haute qualité selon la revue Cochrane : baisse faible, d'environ 1 mmHg pour la tension systolique chez des participants blancs.[1][8]
AVC et accidents cardiovasculaires
Solidité des preuves : AVC et accidents cardiovasculaires : ModéréeUn grand essai randomisé avec un substitut de sel au potassium et le suivi de deux essais américains vont dans le sens d'une baisse ; la revue Cochrane de 2014 manque de puissance.[4][12][13]
Mortalité
Solidité des preuves : Mortalité : FaibleMoins de décès dans un seul grand essai, mené en Chine avec un substitut au potassium ; pas de différence significative dans les essais américains ni dans la revue Cochrane.[4][5][13]
Hausse de certaines hormones et du cholestérol
Solidité des preuves : Hausse de certaines hormones et du cholestérol : ÉlevéePreuves de haute qualité selon la revue Cochrane : hausse de la rénine, de l'aldostérone, et légère hausse du cholestérol et des triglycérides quand le sel baisse.[1]
Risque des apports très bas
Solidité des preuves : Risque des apports très bas : Très faibleAssociations issues d'une cohorte où le sel était estimé sur une seule urine du matin ; non retrouvées avec des urines de 24 heures répétées.[2][5][14]
Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons
Pour comprendre
Les notions utiles pour lire ces résultats.
De combien la tension baisse-t-elle ?
Une revue Cochrane a rassemblé 195 références d'essais comparant une alimentation pauvre et riche en sel. Chez des participants blancs, une forte réduction du sel a abaissé la tension systolique d'environ 5,7 mmHg chez les personnes hypertendues et d'environ 1,1 mmHg chez celles dont la tension est normale, avec des preuves de haute qualité. Ses auteurs, qui ne déclarent aucun lien avec l'industrie du sel, relèvent aussi une légère hausse de certaines hormones et du cholestérol[1].
Une autre méta-analyse, de 34 essais, trouve pour 4,4 g de sel en moins par jour une baisse de 5,4 mmHg chez les personnes hypertendues et de 2,4 mmHg chez les autres[8] ; deux de ses trois auteurs participent à des associations qui militent pour la réduction du sel. Sur 133 essais, l'effet augmente avec la quantité de sel retirée, et il est plus fort chez les personnes âgées et chez celles dont la tension de départ est plus élevée[3].
Tout le monde ne réagit pas de la même façon
Dans un essai croisé américain, 213 adultes de 50 à 75 ans ont suivi une semaine plus salée que d'habitude et une semaine très peu salée. Par rapport à la semaine salée, le régime pauvre en sel a fait baisser la tension chez 73 % d'entre eux, qu'ils soient traités ou non pour une hypertension[9]. L'alimentation compte aussi : dans l'essai DASH-Sodium, peu de sel et beaucoup de légumes, de fruits et de laitages allégés ont abaissé la tension systolique de 11,5 mmHg chez les participants hypertendus, par rapport à une alimentation américaine type riche en sel[10].
Et les AVC, les infarctus ?
En Chine, un essai a réparti 600 villages entre le sel ordinaire et un substitut composé de 75 % de chlorure de sodium et de 25 % de chlorure de potassium. Chez 20 995 personnes ayant eu un AVC, ou âgées de 60 ans ou plus avec une tension élevée, suivies près de cinq ans, le substitut a réduit les AVC de 14 %, les accidents cardiovasculaires de 13 % et les décès de 12 %, sans plus d'excès graves de potassium dans le sang[4]. L'OMS ne suggère pas ces substituts aux personnes ayant une maladie des reins, ni aux enfants ni aux femmes enceintes[11] (voir les questions fréquentes). Aux États-Unis, dix à quinze ans après deux essais de réduction du sel chez des adultes à la tension légèrement élevée, le groupe qui avait réduit le sel comptait 25 % d'accidents cardiovasculaires en moins[12].
Une revue Cochrane de 2014 juge toutefois les essais trop peu nombreux pour confirmer un effet sur la mortalité, et ses résultats n'appuient pas les conseils individuels comme moyen de réduire le sel[13].
Trop peu de sel, dangereux ?
La cohorte internationale PURE a suivi environ 100 000 personnes. Celles dont l'apport estimé était inférieur à 3 g de sodium par jour avaient plus de décès et d'accidents cardiovasculaires que celles qui en consommaient entre 4 et 6 g[2]. Ce seuil de 3 g dépasse déjà le repère de l'OMS, fixé à moins de 2 g de sodium par jour[6]. Dans la même cohorte, le lien entre le sel et les accidents cardiovasculaires n'apparaissait que là où l'apport moyen dépassait 5 g de sodium par jour, surtout en Chine[14].
Ces études d'observation ne prouvent pas de lien de cause. Les auteurs du suivi des essais américains rappellent que ce type d'étude peut souffrir de causalité inverse, de facteurs de confusion et d'erreurs de mesure ; avec plusieurs recueils d'urine de 24 heures et plus de vingt ans de suivi, ils trouvent une relation directe entre le sodium et la mortalité, à la limite de la signification statistique, sans hausse aux apports les plus bas[5]. Pour une personne hypertendue, le médecin peut aider à fixer un objectif. Ce site ne remplace pas un avis médical.
Questions fréquentes
Des réponses courtes aux questions les plus courantes.
D'où vient le sel que nous mangeons ?
Selon Santé publique France, la principale source est le sel « caché », présent dans les produits ou ajouté lors de leur fabrication : pain, fromages, charcuteries, condiments, plats préparés, soupes ou biscuits. Elle compte environ 1 g de sel dans quatre tranches de pain, un bol de soupe ou une part de pizza[7].
Faut-il choisir du sel iodé ?
Les substituts de sel au potassium conviennent-ils à tout le monde ?
Non. En 2025, l'OMS a suggéré aux adultes qui salent leurs plats de remplacer le sel ordinaire par un substitut contenant du potassium, mais pas aux enfants, aux femmes enceintes, ni aux personnes ayant une maladie des reins ou prenant des diurétiques dits épargneurs de potassium ou des suppléments de potassium : un excès de potassium dans le sang peut être nocif[11]. En cas de doute, un médecin ou un pharmacien peut conseiller.
Combien de sel ne pas dépasser ?
L'OMS recommande aux adultes moins de 5 g de sel par jour, soit moins de 2 g de sodium, et un repère plus bas pour les enfants de 2 à 15 ans, ajusté à leurs besoins en énergie[6]. Santé publique France retient 5 g pour un adulte et conseille de ne pas saler les aliments d'un enfant de moins d'un an[7].
À lire aussi
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Sources
Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.
Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.
- 1
Graudal N.A., Hubeck-Graudal T., Jurgens G. Effects of low sodium diet versus high sodium diet on blood pressure, renin, aldosterone, catecholamines, cholesterol, and triglyceride. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2020.
Revue systématique · chez l'humain · accès libre
DOI 10.1002/14651858.CD004022.pub5 (site externe, nouvel onglet)PubMed 33314019 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Revue Cochrane de 195 références (essais randomisés comparant une alimentation pauvre et riche en sodium). Chez des participants blancs, réduction du sodium de 203 à 65 mmol par jour : tension systolique −1,14 mmHg (IC 95 % −1,65 à −0,63) chez les personnes à tension normale, diastolique inchangée ; −5,71 mmHg (−6,67 à −4,74) pour la systolique et −2,87 mmHg pour la diastolique chez les personnes hypertendues (preuves de haute qualité). Effets un peu plus grands chez les participants noirs et asiatiques (preuves de qualité faible à modérée). Hausse de la rénine, de l'aldostérone, de la noradrénaline, du cholestérol (+5,19 mg/dl) et des triglycérides (+7,10 mg/dl). Résumé et déclarations lus.
- 2
O'Donnell M., Mente A., Rangarajan S. et al. Urinary sodium and potassium excretion, mortality, and cardiovascular events. New England Journal of Medicine, 2014.
Étude de cohorte · chez l'humain · n = 101 945
DOI 10.1056/NEJMoa1311889 (site externe, nouvel onglet)PubMed 25119607 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Cohorte PURE : 101 945 personnes de 17 pays, apports de sodium estimés à partir d'une seule urine du matin à jeun ; suivi moyen 3,7 ans. Par rapport à 4 à 5,99 g de sodium par jour, plus de décès et d'événements cardiovasculaires au-dessus de 7 g (rapport de cotes 1,15) et au-dessous de 3 g (1,27). Un erratum a été publié (N Engl J Med 2014;371:1267), non lu : seules les conclusions du résumé sont reprises.
- 3
Huang L., Trieu K., Yoshimura S. et al. Effect of dose and duration of reduction in dietary sodium on blood pressure levels : systematic review and meta-analysis of randomised trials. BMJ, 2020.
Méta-analyse · chez l'humain · n = 12 197 · accès libre
DOI 10.1136/bmj.m315 (site externe, nouvel onglet)PubMed 32094151 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
133 études randomisées, 12 197 participants, sodium mesuré dans les urines de 24 heures. Baisse moyenne de 130 mmol de sodium par jour : tension systolique −4,26 mmHg, diastolique −2,07 mmHg. Chaque baisse de 50 mmol de sodium est associée à −1,10 mmHg de systolique (relation dose-effet). Baisse plus forte chez les personnes plus âgées, les populations non blanches et celles dont la tension de départ est plus élevée. Les essais de moins de 15 jours sous-estiment l'effet. Résumé et déclarations lus.
- 4
Neal B., Wu Y., Feng X. et al. Effect of Salt Substitution on Cardiovascular Events and Death. New England Journal of Medicine, 2021.
Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 20 995
DOI 10.1056/NEJMoa2105675 (site externe, nouvel onglet)PubMed 34459569 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Essai SSaSS, randomisé par villages (600 villages de Chine rurale), 20 995 personnes ayant eu un AVC ou âgées de 60 ans ou plus avec une tension élevée ; suivi moyen 4,74 ans. Substitut de sel (75 % de chlorure de sodium, 25 % de chlorure de potassium) contre sel ordinaire : AVC 29,14 contre 33,65 pour 1 000 personnes-années (rapport 0,86 ; IC 95 % 0,77 à 0,96), événements cardiovasculaires majeurs 0,87, décès 0,88 (0,82 à 0,95). Hyperkaliémies graves non plus fréquentes (3,35 contre 3,30 pour 1 000 personnes-années). Résumé lu.
- 5
Cook N.R., Appel L.J., Whelton P.K. Sodium Intake and All-Cause Mortality Over 20 Years in the Trials of Hypertension Prevention. Journal of the American College of Cardiology, 2016.
Étude de cohorte · chez l'humain · n = 2 974 · accès libre
DOI 10.1016/j.jacc.2016.07.745 (site externe, nouvel onglet)PubMed 27712772 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Suivi médian de 24 ans des participants des essais TOHP. Comparaison randomisée : 15 % de décès en moins dans le groupe à moins de sel, non significatif (HR 0,85 ; IC 95 % 0,66 à 1,09). Chez les 2 974 participants non assignés à une réduction du sel, apport mesuré par plusieurs recueils d'urine de 24 heures : relation directe et linéaire entre le sodium et la mortalité (HR 1,12 par 1 000 mg ; p = 0,05), sans courbe en J. Les auteurs rappellent que les études associant les apports bas à plus de décès souffrent de causalité inverse, de facteurs de confusion et d'erreurs de mesure. Texte intégral lu.
- 6
Organisation mondiale de la santé. Réduction de l'apport en sodium. Organisation mondiale de la santé, aide-mémoire, 2026.
Rapport institutionnel · accès libre
Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Aide-mémoire daté du 11 mai 2026. Apport moyen des adultes dans le monde : 4 278 mg de sodium par jour (11 g de sel) en 2021. L'OMS recommande moins de 2 g de sodium par jour chez l'adulte, soit moins de 5 g de sel ; principal effet d'un excès : l'hypertension artérielle, qui augmente le risque de maladies cardiovasculaires. Tout le sel consommé doit être iodé ; l'OMS suggère de remplacer le sel de table par des substituts à faible teneur en sodium contenant du potassium. Page lue.
- 7
Santé publique France. Limiter les produits salés et le sel pour préserver sa santé. Santé publique France (Manger Bouger), sur sante.fr, 2024.
Rapport institutionnel · accès libre
Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Article publié le 14 juin 2024, information proposée par Santé publique France - Manger Bouger. Repère : ne pas dépasser 5 g de sel par jour pour un adulte (2,4 g de sodium) ; ne pas saler les aliments d'un enfant de moins d'un an ; privilégier le sel iodé. Une consommation excessive de sel favorise l'hypertension. Le sel « caché », présent dans les produits ou ajouté lors de leur fabrication (pain, fromages, charcuteries, condiments, plats préparés, soupes, biscuits), est la principale source de sel de l'alimentation. Environ 1 g de sel dans 4 tranches de pain, un bol de soupe, une part de pizza ou une rondelle de saucisson. Page lue.
- 8
He F.J., Li J., Macgregor G.A. Effect of longer term modest salt reduction on blood pressure : Cochrane systematic review and meta-analysis of randomised trials. BMJ, 2013.
Méta-analyse · chez l'humain · n = 3 230
DOI 10.1136/bmj.f1325 (site externe, nouvel onglet)PubMed 23558162 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
34 essais randomisés d'au moins quatre semaines, 3 230 participants. Baisse moyenne de 4,4 g de sel par jour : tension systolique −4,18 mmHg (IC 95 % −5,18 à −3,18) et diastolique −2,06 mmHg. Chez les personnes hypertendues −5,39 mmHg, chez les personnes à tension normale −2,42 mmHg (systolique). Effet chez les hommes comme chez les femmes, chez les participants blancs comme noirs. Légère hausse de la rénine, de l'aldostérone et de la noradrénaline, pas de changement significatif des lipides. Résumé lu.
- 9
Gupta D.K., Lewis C.E., Varady K.A. et al. Effect of Dietary Sodium on Blood Pressure : A Crossover Trial. JAMA, 2023.
Essai non randomisé · chez l'humain · n = 213 · accès libre
DOI 10.1001/jama.2023.23651 (site externe, nouvel onglet)PubMed 37950918 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Essai croisé à l'ordre des régimes attribué à l'avance (non tiré au sort selon le résumé), 213 adultes de 50 à 75 ans, dont 75 % hypertendus traités ou non. Une semaine avec environ 2 200 mg de sodium ajoutés par jour, une semaine à environ 500 mg par jour au total. Tension systolique médiane : 126 mmHg en régime riche, 119 mmHg en régime pauvre en sodium ; la pression artérielle moyenne baisse chez 73,4 % des participants (baisse médiane de 4 mmHg), quel que soit le statut tensionnel ou le traitement. Effets indésirables légers chez 9,9 % et 8,0 % des participants. Résumé et déclarations lus.
- 10
Sacks F.M., Svetkey L.P., Vollmer W.M. et al. Effects on blood pressure of reduced dietary sodium and the Dietary Approaches to Stop Hypertension (DASH) diet. New England Journal of Medicine, 2001.
Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 412
DOI 10.1056/NEJM200101043440101 (site externe, nouvel onglet)PubMed 11136953 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Essai DASH-Sodium : 412 participants tirés au sort entre une alimentation américaine type et l'alimentation DASH (riche en légumes, fruits et laitages allégés), chacune à trois niveaux de sodium pendant 30 jours. Passer du niveau élevé au niveau intermédiaire, puis bas, fait baisser la tension systolique, chez les personnes hypertendues ou non. Comparée à l'alimentation type riche en sel, l'alimentation DASH pauvre en sel abaisse la systolique de 7,1 mmHg chez les participants non hypertendus et de 11,5 mmHg chez les hypertendus. Résumé lu.
- 11
Organisation mondiale de la santé. Use of lower-sodium salt substitutes : WHO guideline summary. Organisation mondiale de la santé, 2025.
Recommandation de pratique · accès libre
Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Résumé de la ligne directrice de 2025. Recommandation conditionnelle : pour qui sale ses plats, remplacer le sel de table ordinaire par un substitut moins riche en sodium contenant du potassium, dans le cadre de l'objectif de moins de 2 g de sodium par jour (recommandation forte). Ne s'applique ni aux enfants, ni aux femmes enceintes, ni aux personnes ayant une atteinte des reins ou un autre problème pouvant gêner l'élimination du potassium (diurétiques épargneurs de potassium, suppléments de potassium) ; un foyer où vit une telle personne ne devrait pas utiliser ces substituts pour les repas communs. Ce n'est pas une recommandation de prise en charge clinique. PDF lu.
- 12
Cook N.R., Cutler J.A., Obarzanek E. et al. Long term effects of dietary sodium reduction on cardiovascular disease outcomes : observational follow-up of the trials of hypertension prevention (TOHP). BMJ, 2007.
Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 3 126 · accès libre
DOI 10.1136/bmj.39147.604896.55 (site externe, nouvel onglet)PubMed 17449506 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Suivi, 10 à 15 ans plus tard, des essais TOHP I et II : 744 et 2 382 adultes de 30 à 54 ans à la tension légèrement élevée, tirés au sort entre un programme de réduction du sel (18 mois ou 3 à 4 ans) et un groupe témoin. Risque d'événement cardiovasculaire 25 % plus faible dans le groupe à moins de sel (risque relatif 0,75 ; IC 95 % 0,57 à 0,99) ; décès non significativement réduits (0,80 ; 0,51 à 1,26). Informations de suivi obtenues pour 77 % des participants. Résumé lu.
- 13
Adler A.J., Taylor F., Martin N. et al. Reduced dietary salt for the prevention of cardiovascular disease. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2014.
Revue systématique · chez l'humain · accès libre
DOI 10.1002/14651858.CD009217.pub3 (site externe, nouvel onglet)PubMed 25519688 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Revue Cochrane de huit essais randomisés d'au moins six mois (conseils pour réduire le sel ou substitut de sel), 7 284 participants. Puissance insuffisante pour confirmer un effet sur la mortalité, chez les personnes à tension normale comme hypertendues ; indices faibles de bénéfice sur les événements cardiovasculaires (analyse groupée de six essais : risque relatif 0,77 ; IC 95 % 0,63 à 0,95), portés surtout par un essai dans des maisons de retraite qui réduisait le sel en cuisine. Les conseils individuels ne réduisent la tension que faiblement. Résumé et déclarations lus.
- 14
Mente A., O'Donnell M., Rangarajan S. et al. Urinary sodium excretion, blood pressure, cardiovascular disease, and mortality : a community-level prospective epidemiological cohort study. Lancet, 2018.
Étude de cohorte · chez l'humain · n = 95 767
DOI 10.1016/S0140-6736(18)31376-X (site externe, nouvel onglet)PubMed 30129465 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Même cohorte PURE, analyse par communauté (18 pays, suivi médian 8,1 ans). La tension systolique augmente de 2,86 mmHg par gramme de sodium en plus, mais seulement dans les communautés aux apports les plus élevés. Lien entre le sodium et les événements cardiovasculaires et AVC seulement là où l'apport moyen dépasse 5 g de sodium par jour, surtout en Chine. Les auteurs suggèrent de cibler la réduction du sel sur ces populations. Résumé lu.
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