Nutrition · Cœur et vaisseaux

Le café est-il bon ou mauvais pour la santé ?

En conclusion

Ni l'un ni l'autre. Aux quantités habituelles, le café semble sans danger notable pour la plupart des adultes, et il est associé à moins de diabète, de maladies du foie et à une mortalité un peu plus basse ; mais ces liens viennent surtout d'études d'observation, et les études génétiques n'établissent pas que le café protège. Il raccourcit le sommeil, le café non filtré augmente le cholestérol, et l'EFSA fixe un repère de caféine plus bas pendant la grossesse.

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Par La rédaction d’Après Vérification
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Ce qu’on entend

Le café serait mauvais pour le cœur, ferait monter la tension et déshydraterait ; à l'inverse, trois ou quatre tasses par jour protégeraient du diabète et de certains cancers, et feraient vivre plus longtemps.

Deux messages opposés circulent : le café nuirait au cœur et au sommeil, ou serait au contraire une boisson de longue vie.

Ce que dit la science

Ce que montrent les études, point par point.

  • Ce qui est juste : aux quantités habituelles, le café semble sans danger notable pour la plupart des adultes, d'après une revue de 218 méta-analyses ; il y est associé à moins de diabète de type 2 et de maladies du foie, et à une mortalité un peu plus basse[1].
  • Ces bienfaits supposés viennent d'études d'observation, de qualité jugée faible ou très faible ; les études génétiques, moins exposées à leurs biais, ne confirment pas que le café protège le cœur ou allonge la vie[2], et divergent pour le diabète[3].
  • Dans les essais, le café ne fait pas monter durablement la tension[4], et quatre tasses par jour n'ont pas déshydraté[5] ; il augmente en revanche un peu le cholestérol, surtout le café non filtré[6].
  • Le CIRC ne classe pas le café parmi les cancérogènes ; ce sont les boissons très chaudes, au-delà de 65 °C, qu'il juge probablement cancérogènes[7].
  • La caféine raccourcit le sommeil, de 45 minutes en moyenne dans une méta-analyse de 24 études[8]. Pendant la grossesse, l'EFSA estime sans problème de sécurité pour le fœtus jusqu'à 200 mg de caféine par jour, toutes sources confondues, contre 400 mg pour un adulte en bonne santé[9].

Solidité des preuves, effet par effet

  • Mortalité et maladies cardiovasculaires

    Solidité des preuves : Mortalité et maladies cardiovasculaires : Faible

    Associations favorables dans les études d'observation, de qualité jugée faible ou très faible ; les études génétiques ne confirment pas de lien de cause.[1][2]

  • Diabète de type 2

    Solidité des preuves : Diabète de type 2 : Faible

    30 études prospectives concordantes : moins de diabète chez les grands buveurs de café ; les études génétiques divergent.[2][3][10]

  • Tension artérielle à long terme

    Solidité des preuves : Tension artérielle à long terme : Faible

    10 essais et 5 cohortes : pas d'effet significatif sur la tension ni sur l'hypertension, preuves de faible qualité selon les auteurs.[4]

  • Cholestérol, surtout avec le café non filtré

    Solidité des preuves : Cholestérol, surtout avec le café non filtré : Faible

    12 essais : hausse du cholestérol total et du LDL, plus forte avec le café non filtré ; une revue de revues juge ces preuves de qualité faible.[1][6]

  • Sommeil raccourci par la caféine

    Solidité des preuves : Sommeil raccourci par la caféine : Modérée

    Méta-analyse de 24 études : 45 minutes de sommeil en moins ; un essai randomisé trouve 36 minutes de moins les jours de café.[8][11]

  • Grossesse : pertes de grossesse

    Solidité des preuves : Grossesse : pertes de grossesse : Modérée

    Association jugée de certitude modérée par une méta-analyse de 34 études d'observation ; une étude génétique ne retrouve pas ce lien.[14][15]

Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons

Pour comprendre

Les notions utiles pour lire ces résultats.

Beaucoup d'études, peu d'essais

Une revue de 2017 rassemble 201 méta-analyses d'études d'observation et 17 méta-analyses d'essais. Le café y est plus souvent associé à un bénéfice qu'à un risque : vers trois ou quatre tasses par jour, la mortalité est 17 % plus basse que chez les personnes qui n'en boivent pas, et la plupart des associations défavorables disparaissent quand on tient compte du tabac. Mais les auteurs jugent les preuves de qualité faible ou très faible, y compris celles des essais, et concluent que des essais randomisés restent nécessaires pour établir un lien de cause[1].

Les buveurs de café diffèrent des autres, à commencer par le tabac. Les études de randomisation mendélienne, fondées sur des variantes génétiques liées à la consommation de café, sont moins exposées à ces biais[1] : selon une revue de 2022, elles ne confirment pas de lien de cause avec la mortalité, les maladies cardiovasculaires, le diabète ou l'obésité, sauf pour les calculs biliaires, et associent même une forte consommation à plus de cancers colorectaux[2]. Pour le diabète, les résultats divergent : en 2023, une étude génétique a associé un taux de caféine sanguin plus élevé à 19 % de diabète en moins, en partie par un poids plus bas[3]. Dans les études d'observation, 30 études prospectives réunissant 1 185 210 personnes trouvent 29 % de cas en moins avec environ cinq tasses par jour qu'avec aucune, et des résultats proches avec le café décaféiné[10].

Le cœur, la tension et le cholestérol

Le café élève la tension sur le moment. Mais dans dix essais d'au moins une semaine, il ne la modifie pas de façon significative, et dans cinq cohortes il n'est pas associé à l'hypertension ; les auteurs jugent ces preuves de faible qualité[4]. Dans douze essais d'une durée moyenne de 45 jours, le café augmente le cholestérol total de 8,1 mg/dl et le « mauvais » cholestérol LDL de 5,4 mg/dl ; la hausse est plus forte avec le café non filtré et croît avec la dose[6]. Avec le café filtré, elle devient très faible, et le café décaféiné n'a presque pas d'effet sur le cholestérol[1].

Pour le rythme cardiaque, un essai a tiré au sort, chez 100 adultes en bonne santé, des jours avec café ou sans caféine : les extrasystoles auriculaires n'augmentent pas significativement, mais les extrasystoles ventriculaires, des battements prématurés, sont environ 50 % plus nombreuses (154 contre 102 par jour) ; ces jours-là, les participants dorment 36 minutes de moins[11]. Chez 200 patients ayant une fibrillation atriale, après une cardioversion, un autre essai, ouvert, a trouvé moins de récidives avec environ une tasse par jour qu'avec l'arrêt du café et de la caféine (47 % contre 64 % en six mois) ; ce résultat ne vaut que pour ces patients[12].

Le café donne-t-il le cancer ?

Après examen de plus de 1 000 études, le CIRC, l'agence cancer de l'OMS, a jugé en 2016 le café « inclassable », alors qu'il l'avait classé « peut-être cancérogène » en 1991. Aucun effet cancérogène n'apparaît pour les cancers du pancréas, du sein et de la prostate, et une baisse du risque a été observée pour les cancers du foie et de l'endomètre. Boire très chaud, au-delà de 65 °C, est probablement cancérogène pour l'œsophage[7]. Selon l'Anses, le café, surtout noir, est la deuxième source d'acrylamide chez l'adulte, après les pommes de terre frites ou sautées[13].

Sommeil et grossesse

Dans une méta-analyse de 24 études, la caféine réduit le temps de sommeil de 45 minutes ; selon les auteurs, un café devrait être bu au moins 8,8 heures avant le coucher pour ne pas raccourcir la nuit[8].

Pendant la grossesse, une méta-analyse de 34 études d'observation associe chaque tasse quotidienne à 3 % de pertes de grossesse en plus, avec une certitude jugée modérée[14] ; une étude génétique ne retrouve pas ce lien[15].

Les repères de l'EFSA

L'Autorité européenne de sécurité des aliments estime sans problème de sécurité, chez l'adulte en bonne santé, jusqu'à 400 mg de caféine par jour, toutes sources confondues, et 200 mg pendant la grossesse ; 100 mg pris près du coucher peuvent perturber le sommeil de certains adultes[9]. Ce site ne remplace pas un avis médical.

Questions fréquentes

Des réponses courtes aux questions les plus courantes.

Combien de tasses de café par jour ?

Ce site ne fixe pas de quantité. L'EFSA estime sans problème de sécurité, chez l'adulte en bonne santé, jusqu'à 400 mg de caféine par jour, toutes sources confondues ; selon ses teneurs indicatives, une tasse de café filtre de 200 ml en contient environ 90 mg, et un expresso environ 80 mg[9]. Le thé, les sodas ou le chocolat comptent aussi. Pendant la grossesse, son repère est de 200 mg par jour. En cas de maladie du cœur, de troubles du sommeil ou de grossesse, un médecin ou une sage-femme peut conseiller selon la situation.

Le café déshydrate-t-il ?

Pas aux quantités étudiées : chez 50 hommes buvant habituellement du café, quatre tasses de 200 ml par jour pendant trois jours n'ont modifié ni l'eau totale du corps, ni le volume d'urine, ni les autres marqueurs de l'hydratation, par rapport à la même quantité d'eau[5]. C'est un seul petit essai, financé par un organisme qui réunit de grandes entreprises européennes du café.

Le café décaféiné a-t-il les mêmes effets ?

En partie. Dans les cohortes, il est associé, comme le café caféiné, à moins de diabète de type 2[10]. Il n'a presque pas d'effet sur le cholestérol et, vers trois tasses par jour, il est aussi associé à une mortalité plus basse, dans des études d'observation seulement[1].

Le café est-il cancérogène ?

Le CIRC n'a trouvé aucune preuve concluante qu'il le soit : depuis 2016, après l'examen de plus de 1 000 études, il le juge « inclassable ». Selon lui, c'est la température plutôt que la boisson qui semble en cause : les boissons très chaudes, au-delà de 65 °C, sont classées probablement cancérogènes pour l'œsophage[7].

À lire aussi

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Sources

Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.

15 sources consultées

Sur quoi repose cette ficheClassées selon la hiérarchie des preuves
  • Synthèses et recommandations6
  • Essais randomisés et rapports institutionnels6
  • Autres : revues narratives, cas, animal, in vitro, avis3

Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.

  1. 1

    Poole R., Kennedy O.J., Roderick P. et al. Coffee consumption and health : umbrella review of meta-analyses of multiple health outcomes. BMJ, 2017.

    Revue de revues · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.1136/bmj.j5024 (site externe, nouvel onglet)PubMed 29167102 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue de 201 méta-analyses d'études d'observation et de 17 méta-analyses d'essais. Le café est plus souvent associé à un bénéfice qu'à un risque ; la plus forte baisse du risque relatif apparaît vers 3 à 4 tasses par jour : mortalité totale 0,83 (IC 95 % 0,79 à 0,88), mortalité cardiovasculaire 0,81. Qualité des preuves (GRADE) : environ 25 % « faible » et 75 % « très faible », y compris pour les méta-analyses d'essais. Associations défavorables surtout effacées par l'ajustement sur le tabac, sauf pendant la grossesse (petit poids de naissance, perte de grossesse) et pour les fractures chez la femme. Dans les essais, le café augmente le cholestérol total (+0,19 mmol/l) et le LDL (+0,14 mmol/l) ; hausse atténuée avec le café filtré, effet négligeable du décaféiné. Un erratum (BMJ 2018;360:k194, PMID 29330262) corrige plusieurs intervalles et une estimation pour la cirrhose, sans changer les conclusions selon la revue ; les valeurs reprises sont les valeurs corrigées. Texte intégral et erratum lus.

  2. 2

    Nordestgaard A.T. Causal relationship from coffee consumption to diseases and mortality : a review of observational and Mendelian randomization studies including cardiometabolic diseases, cancer, gallstones and other diseases. European Journal of Nutrition, 2022.

    Revue narrative · chez l'humain

    DOI 10.1007/s00394-021-02650-9 (site externe, nouvel onglet)PubMed 34319429 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue des études de randomisation mendélienne sur le café, confrontées aux études d'observation. Dans les études d'observation, une forte consommation est associée à moins de mortalité totale et cardiovasculaire (0,85 à 0,90), de cardiopathies ischémiques, d'accidents vasculaires cérébraux, de diabète de type 2 et d'obésité ; les études génétiques ne soutiennent pas un lien de cause, sauf pour les calculs biliaires. Dans ces études génétiques, une forte consommation est associée à un risque plus élevé de cancer colorectal. Résumé lu.

  3. 3

    Larsson S.C., Woolf B., Gill D. Appraisal of the causal effect of plasma caffeine on adiposity, type 2 diabetes, and cardiovascular disease : two sample mendelian randomisation study. BMJ Medicine, 2023.

    Autre · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.1136/bmjmed-2022-000335 (site externe, nouvel onglet)PubMed 36936261 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Étude de randomisation mendélienne à deux échantillons (consortiums de génétique, surtout des personnes d'ascendance européenne), fondée sur deux variantes génétiques liées au taux de caféine dans le sang, près des gènes CYP1A2 et AHR. Ces variantes correspondent à un métabolisme plus lent de la caféine : leurs porteurs boivent en moyenne moins de café, mais gardent plus de caféine dans le sang. Un taux de caféine plus élevé prédit par les gènes est associé à un indice de masse corporelle et à une masse grasse plus bas, et à moins de diabète de type 2 (FinnGen et DIAMANTE, rapport de cotes combiné 0,81 ; IC 95 % 0,74 à 0,89) ; environ 43 % de cet effet passerait par la baisse de l'indice de masse corporelle. Aucune association nette avec les maladies cardiovasculaires étudiées (cardiopathie ischémique, fibrillation atriale, insuffisance cardiaque, AVC). Texte intégral lu.

  4. 4

    Steffen M., Kuhle C., Hensrud D. et al. The effect of coffee consumption on blood pressure and the development of hypertension : a systematic review and meta-analysis. Journal of Hypertension, 2012.

    Méta-analyse · chez l'humain

    DOI 10.1097/HJH.0b013e3283588d73 (site externe, nouvel onglet)PubMed 23032138 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue de 10 essais randomisés d'au moins une semaine et de 5 cohortes. Essais : pression systolique −0,55 mmHg (IC 95 % −2,46 à 1,36) et diastolique −0,45 mmHg (−1,52 à 0,61), sans différence significative. Cohortes : risque d'hypertension 1,03 (0,98 à 1,08). Preuves de faible qualité selon les auteurs, qui rappellent que le café élève la tension de façon aiguë. Résumé lu.

  5. 5

    Killer S.C., Blannin A.K., Jeukendrup A.E. No evidence of dehydration with moderate daily coffee intake : a counterbalanced cross-over study in a free-living population. PLoS One, 2014.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 50 · accès libre

    DOI 10.1371/journal.pone.0084154 (site externe, nouvel onglet)PubMed 24416202 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Essai croisé : 50 hommes buvant habituellement 3 à 6 tasses de café par jour, deux périodes de trois jours, avec 4 × 200 ml de café (4 mg de caféine par kilo) ou la même quantité d'eau. Aucune différence d'eau corporelle totale, de volume d'urine sur 24 heures ni des autres marqueurs sanguins et urinaires de l'hydratation. Texte intégral lu.

  6. 6

    Cai L., Ma D., Zhang Y. et al. The effect of coffee consumption on serum lipids : a meta-analysis of randomized controlled trials. European Journal of Clinical Nutrition, 2012.

    Méta-analyse · chez l'humain

    DOI 10.1038/ejcn.2012.68 (site externe, nouvel onglet)PubMed 22713771 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Méta-analyse de 12 essais randomisés menés dans des pays occidentaux (1 017 participants). Boire du café pendant 45 jours en moyenne augmente le cholestérol total de 8,1 mg/dl, le LDL de 5,4 mg/dl et les triglycérides de 12,6 mg/dl ; la hausse est plus forte avec le café non filtré et le café caféiné, et chez les personnes ayant un excès de lipides dans le sang ; elle croît avec la dose. Résumé et déclaration lus.

  7. 7

    Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Les Monographies du CIRC évaluent la consommation de café, de maté et de boissons très chaudes. CIRC, communiqué de presse n° 244, 2016.

    Rapport institutionnel · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Communiqué du 15 juin 2016 (version française officielle). Un groupe de 23 experts réuni par le CIRC, l'agence cancer de l'OMS, a examiné plus de 1 000 études chez l'humain et l'animal. La consommation de café est « inclassable quant à sa cancérogénicité » (groupe 3) ; le CIRC l'avait classée « peut-être cancérogène » (groupe 2B) en 1991. De nombreuses études ne montrent aucun effet cancérogène pour les cancers du pancréas, du sein et de la prostate, et une réduction du risque a été observée pour les cancers du foie et de l'endomètre ; pour plus de 20 autres cancers, les données ne permettent pas de conclure. Les boissons très chaudes, au-delà de 65 °C, sont classées « probablement cancérogènes » (groupe 2A) pour le cancer de l'œsophage. Le classement n'indique pas le niveau de risque. Texte lu.

  8. 8

    Gardiner C., Weakley J., Burke L.M. et al. The effect of caffeine on subsequent sleep : A systematic review and meta-analysis. Sleep Medicine Reviews, 2023.

    Méta-analyse · chez l'humain

    DOI 10.1016/j.smrv.2023.101764 (site externe, nouvel onglet)PubMed 36870101 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Méta-analyse de 24 études. La caféine réduit le temps de sommeil de 45 minutes et son efficacité de 7 % ; l'endormissement prend 9 minutes de plus et les éveils nocturnes durent 12 minutes de plus ; le sommeil profond diminue de 11,4 minutes. Selon les auteurs, un café (107 mg de caféine pour 250 ml) devrait être bu au moins 8,8 heures avant le coucher pour ne pas réduire le temps de sommeil. Porte sur la caféine, pas seulement sur le café. Résumé lu.

  9. 9

    Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Caféine. EFSA, page thématique et questions-réponses sur l'avis scientifique relatif à la sécurité de la caféine (27 mai 2015), 2015.

    Rapport institutionnel · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Résumé officiel, par l'EFSA, de son avis scientifique de 2015 (le texte intégral de l'avis est inaccessible depuis notre environnement, erreur 403, non contourné). Adulte en bonne santé : prise unique jusqu'à 200 mg (environ 3 mg par kilo), toutes sources confondues, sans problème de sécurité, y compris moins de deux heures avant un exercice physique intense dans des conditions normales ; jusqu'à 400 mg par jour (environ 5,7 mg par kilo) répartis dans la journée, sans problème de sécurité, sauf pendant la grossesse (200 mg par jour). 100 mg peuvent affecter le sommeil de certains adultes, surtout près du coucher. Pas d'étude chez les femmes enceintes ou les personnes âgées pratiquant un exercice intense. Page lue en entier.

  10. 10

    Carlström M., Larsson S.C. Coffee consumption and reduced risk of developing type 2 diabetes : a systematic review with meta-analysis. Nutrition Reviews, 2018.

    Méta-analyse · chez l'humain

    DOI 10.1093/nutrit/nuy014 (site externe, nouvel onglet)PubMed 29590460 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Méta-analyse de 30 études prospectives (1 185 210 participants, 53 018 cas de diabète de type 2). Catégorie la plus haute (médiane 5 tasses par jour) contre la plus basse (0) : risque relatif 0,71 (IC 95 % 0,67 à 0,76) ; −6 % par tasse quotidienne (0,94). Résultats proches avec le café caféiné (0,93 par tasse) et décaféiné (0,94). Études d'observation seulement. Résumé lu.

  11. 11

    Marcus G.M., Rosenthal D.G., Nah G. et al. Acute Effects of Coffee Consumption on Health among Ambulatory Adults. New England Journal of Medicine, 2023.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 100 · accès libre

    DOI 10.1056/NEJMoa2204737 (site externe, nouvel onglet)PubMed 36947466 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Essai CRAVE : 100 adultes (39 ans en moyenne) équipés d'un enregistreur cardiaque, d'un podomètre et d'un capteur de glucose ; pendant 14 jours, un message tiré au sort leur demandait chaque jour de boire du café caféiné ou d'éviter la caféine. Extrasystoles auriculaires : 58 contre 53 par jour, différence non significative ; extrasystoles ventriculaires : 154 contre 102 (rapport 1,51) ; 10 646 contre 9 665 pas ; 397 contre 432 minutes de sommeil par nuit (36 minutes de moins) ; glycémie inchangée. Limites : petit essai, non aveugle, population jeune et en bonne santé. Texte intégral lu.

  12. 12

    Wong C.X., Cheung C.C., Montenegro G. et al. Caffeinated Coffee Consumption or Abstinence to Reduce Atrial Fibrillation : The DECAF Randomized Clinical Trial. JAMA, 2026.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 200 · accès libre

    DOI 10.1001/jama.2025.21056 (site externe, nouvel onglet)PubMed 41206802 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Essai DECAF, ouvert, dans cinq hôpitaux : 200 buveurs de café (69 ans en moyenne) ayant une fibrillation atriale persistante, après une cardioversion électrique. Café caféiné (au moins une tasse par jour conseillée, environ 7 tasses par semaine en pratique) contre abstinence de café et de caféine pendant 6 mois : récidive de la fibrillation ou du flutter atrial chez 47 % contre 64 % (rapport de risque 0,61 ; IC 95 % 0,42 à 0,89) ; pas de différence d'effets indésirables. Résumé et déclarations lus.

  13. 13

    Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). L'acrylamide dans les aliments. Anses, 2013.

    Rapport institutionnel · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Article du 20 décembre 2013. Premier contributeur à l'exposition : les pommes de terre frites ou sautées ; le café est le second chez l'adulte, les biscuits sucrés chez l'enfant. En 2011, l'exposition des Français restait 100 à 721 fois plus faible que les doses cancérogènes chez l'animal, alors qu'un écart de plus de 10 000 est généralement visé pour une substance cancérogène génotoxique : préoccupation de santé publique, exposition à réduire. Gestes proposés : surveiller l'huile de friture ou de cuisson pour ne pas la laisser surchauffer, ne pas faire dorer à l'excès, ne pas consommer les zones les plus brunies. La page présente l'acrylamide comme cancérogène « possible pour l'Homme » selon le CIRC, alors que le CIRC le classe « probablement cancérogène » (groupe 2A) : ce point n'est pas repris. Texte lu.

  14. 14

    Jafari A., Naghshi S., Shahinfar H. et al. Relationship between maternal caffeine and coffee intake and pregnancy loss : A grading of recommendations assessment, development, and evaluation-assessed, dose-response meta-analysis of observational studies. Frontiers in Nutrition, 2022.

    Méta-analyse · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.3389/fnut.2022.886224 (site externe, nouvel onglet)PubMed 36017225 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Méta-analyse de 34 études d'observation (18 cohortes, 16 études cas-témoins), pour la plupart à risque de biais sérieux. Boire du café pendant la grossesse est associé à un risque de perte de grossesse plus élevé (1,26 ; IC 95 % 1,04 à 1,57) ; +3 % par tasse quotidienne. Certitude (GRADE) modérée pour le café pendant la grossesse, faible avant la grossesse, très faible pour la caféine pendant la grossesse. Texte intégral lu.

  15. 15

    Yuan S., Liu J., Larsson S.C. Smoking, alcohol and coffee consumption and pregnancy loss : a Mendelian randomization investigation. Fertility and Sterility, 2021.

    Autre · chez l'humain

    DOI 10.1016/j.fertnstert.2021.05.103 (site externe, nouvel onglet)PubMed 34187701 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Étude de randomisation mendélienne (UK Biobank et FinnGen, 63 877 pertes de grossesse). La prédisposition génétique au tabagisme est associée à plus de pertes de grossesse (1,31) ; la consommation de café prédite par les gènes ne l'est pas (0,96 ; IC 95 % 0,87 à 1,06). Résumé lu.

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Thèmes : Cœur et vaisseaux, Nutrition

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