Nutrition
Le petit-déjeuner est-il le repas le plus important de la journée ?
En conclusion
Rien ne le démontre. Les adultes qui sautent le petit-déjeuner ont plus souvent un diabète de type 2, mais ces études d'observation ne prouvent pas que ce repas en soit la cause. Dans les essais, le prendre n'a pas fait maigrir. Chez l'enfant, des études très courtes suggèrent un effet sur l'attention la matinée même, mais l'Anses juge que les données ne permettent de conclure ni sur le poids ni sur les performances cognitives.
Information, pas un avis médical : la rédaction ne compte aucun professionnel de santé. En savoir plus
Ce qu’on entend
Le petit-déjeuner serait le repas le plus important de la journée : le sauter ferait grossir, augmenterait le risque de diabète et nuirait à la concentration, surtout chez les enfants.
Une idée très répandue, souvent présentée comme une règle de base de l'alimentation.
Ce que dit la science
Ce que montrent les études, point par point.
- Ce qui est juste : dans les études qui suivent de grands groupes d'adultes, sauter le petit-déjeuner est associé à plus de diabète de type 2 et à une mortalité plus élevée[1] ; une méta-analyse estime ce risque supplémentaire de diabète à 22 % une fois la corpulence prise en compte[2].
- Ces études d'observation ne prouvent pas que le repas en soit la cause, et une analyse de 2013 relève que des articles les citent comme si elles le prouvaient[3].
- Dans les essais randomisés, prendre un petit-déjeuner n'a pas fait maigrir : dans une méta-analyse, l'écart de poids était de 0,44 kg en faveur de ceux qui le sautaient[4] ; sauter ce repas a toutefois fait monter le cholestérol LDL dans l'analyse de trois essais[5].
- Chez l'enfant, un petit-déjeuner aiderait l'attention et la mémoire la matinée même, selon une revue financée par un fabricant de céréales[6] ; mais l'Anses juge que les données ne permettent de conclure ni sur le poids ni sur les performances cognitives[7].
- Dans son avis de 2024 sur l'heure des repas, l'Anses ne recommande rien sur le petit-déjeuner : elle préconise seulement de manger moins le soir et de dîner environ deux heures avant le coucher[8].
Solidité des preuves, effet par effet
Poids : prendre un petit-déjeuner pour maigrir
Solidité des preuves : Poids : prendre un petit-déjeuner pour maigrir : FaibleEssais courts, de qualité surtout faible : prendre un petit-déjeuner n'a pas fait maigrir ; le sauter a fait perdre environ un demi-kilo en quelques semaines.[4][5][9]
Calories consommées dans la journée
Solidité des preuves : Calories consommées dans la journée : FaibleDavantage de calories par jour avec petit-déjeuner dans les essais, environ 260 kcal en moyenne, avec des résultats très variables d'un essai à l'autre.[4][10]
Cholestérol LDL quand on saute le petit-déjeuner
Solidité des preuves : Cholestérol LDL quand on saute le petit-déjeuner : FaibleHausse du LDL dans l'analyse groupée de trois petits essais de quelques semaines.[5]
Diabète de type 2 et mortalité chez l'adulte
Solidité des preuves : Diabète de type 2 et mortalité chez l'adulte : FaibleAssociations dans des études d'observation, en partie expliquées par la corpulence ; certitude jugée très faible à faible pour la mortalité.[1][2]
Attention, mémoire et résultats scolaires des jeunes
Solidité des preuves : Attention, mémoire et résultats scolaires des jeunes : FaibleEffet favorable la matinée même dans des études très courtes ; résultats scolaires plus faibles chez ceux qui sautent ce repas dans 24 études d'observation ; l'Anses ne peut pas conclure.[6][7][11]
Poids et santé cardiométabolique de l'enfant
Solidité des preuves : Poids et santé cardiométabolique de l'enfant : Très faibleÉtudes surtout transversales, facteurs de confusion mal pris en compte, causalité inverse possible : l'Anses ne peut pas conclure.[7]
Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons
Pour comprendre
Les notions utiles pour lire ces résultats.
Des associations, pas des preuves
En 2019, une méta-analyse de six études de cohorte, soit 96 175 adultes, a associé le fait de sauter le petit-déjeuner à un risque de diabète de type 2 plus élevé d'un tiers ; une fois la corpulence prise en compte, l'écart tombait à 22 %[2]. En 2024, une autre méta-analyse, de neuf cohortes, l'associe aussi à une mortalité plus élevée, avec une certitude jugée très faible à faible par ses auteurs[1].
Ces études comparent des personnes aux habitudes différentes, sans pouvoir séparer l'effet du repas de celui du mode de vie. Chez l'enfant, l'Anses relève que plusieurs études associent l'absence de petit-déjeuner à un sommeil trop court, un dîner tardif, peu d'activité physique ou plus de temps devant les écrans, et qu'un jeune en surpoids peut sauter ce repas pour maigrir : le lien pourrait alors jouer à l'envers[7]. En 2013, des chercheurs ont relevé que des articles citaient ces études sur le poids comme si elles prouvaient un effet, et ont conclu que la croyance dépassait la force des preuves[3].
Ce que montrent les essais
Dans un essai de seize semaines, 309 adultes en surpoids qui voulaient maigrir ont été tirés au sort : leur conseiller de prendre un petit-déjeuner, ou de le sauter, n'a pas changé leur perte de poids[9]. Une méta-analyse de 13 essais trouve même un poids plus élevé de 0,44 kg (sept essais) et environ 260 kcal de plus par jour (dix essais) chez ceux qui le prenaient ; ces essais étaient courts et de qualité surtout faible[4].
Sauter ce repas n'est pas pour autant sans effet : dans sept essais, le poids baissait d'environ un demi-kilo, mais le cholestérol LDL, dit « mauvais », était plus élevé dans l'analyse des trois essais qui l'ont mesuré[5]. Dans un essai britannique de six semaines chez 33 adultes minces, le petit-déjeuner n'a pas modifié le métabolisme au repos ; les participants mangeaient davantage, mais bougeaient aussi davantage, et leur glycémie était plus stable l'après-midi et le soir[10].
Chez l'enfant
Une revue de 45 études conclut qu'un petit-déjeuner, par rapport au jeûne, aide l'attention, la mémoire et les fonctions dites exécutives la matinée même, surtout chez les enfants dénutris ; elle a été financée par un fabricant de céréales pour le petit-déjeuner[6].
Une méta-analyse de 2025, qui réunit 24 études d'observation menées surtout à un moment donné, chez des enfants, des adolescents et des étudiants, associe l'absence de petit-déjeuner à de moins bons résultats scolaires : ceux qui le sautent ont environ deux fois plus de chances d'avoir de mauvais résultats. Comme pour le poids, ces études ne permettent pas de séparer l'effet du repas de celui du mode de vie ou du milieu familial, et une partie des résultats sont déclarés par les participants eux-mêmes[11].
En 2024, l'Anses a analysé les revues disponibles : elles ne permettent de conclure ni sur un risque de surpoids, d'obésité ou de troubles cardiométaboliques, ni sur une baisse des performances cognitives qui viendrait de l'absence de petit-déjeuner chez l'enfant. L'agence y voit un signal pour vérifier le sommeil ou l'heure du dîner, et juge que distribuer des petits-déjeuners à l'école n'est pas soutenu par les données[7]. En semaine, seules 6,3 % des matinées des enfants de 3 à 17 ans commencent sans rien manger[12].
Et l'heure des repas ?
En 2024, un groupe d'experts de l'Anses a proposé de privilégier un long jeûne de nuit suivi d'un petit-déjeuner. Le comité chargé de relire ce travail a jugé les données insuffisantes, et l'agence n'a pas repris cette proposition : elle préconise seulement, par prudence, de manger moins le soir et de dîner environ deux heures avant le coucher[8]. En cas de diabète, c'est au médecin de dire comment répartir les repas. Ce site ne remplace pas un avis médical.
Questions fréquentes
Des réponses courtes aux questions les plus courantes.
Sauter le petit-déjeuner, est-ce du jeûne intermittent ?
Cela s'en rapproche : l'Anses rappelle que ne pas prendre de petit-déjeuner retarde le premier repas et allonge le jeûne de la nuit[8]. Dans les essais d'au moins quatre semaines, sauter ce repas a fait perdre un peu de poids, environ un demi-kilo, mais a fait monter le cholestérol LDL[5]. Les effets du jeûne intermittent sont examinés dans une fiche à part.
Que dit l'Anses sur le dîner ?
Elle préconise, par prudence, de réduire la part de l'énergie prise le soir et de dîner assez tôt pour laisser environ deux heures avant le coucher : les études suggèrent un lien entre beaucoup de calories le soir et le risque d'obésité, lien qui reste à confirmer[8]. Chez l'enfant, elle note qu'un manque d'appétit le matin peut venir d'un dîner trop copieux ou trop tardif, ou d'un sommeil trop court[7].
Existe-t-il un petit-déjeuner idéal ?
La question posée à l'Anses en 2020 décrivait le petit-déjeuner « idéal », à base de produit céréalier, de produit laitier et de fruit, comme « parfois présenté comme un dogme dans les écoles ». Pour un petit-déjeuner proposé aux enfants à l'école, l'agence souhaite qu'il comble en partie les manques de calcium et de fer sans augmenter des apports en sucre et en sel déjà trop élevés[12].
À lire aussi
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Sources
Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.
Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.
- 1
Wang Y., Li F., Li X. et al. Breakfast skipping and risk of all-cause, cardiovascular and cancer mortality among adults : a systematic review and meta-analysis of prospective cohort studies. Food & Function, 2024.
Méta-analyse · chez l'humain
DOI 10.1039/d3fo05705d (site externe, nouvel onglet)PubMed 38738978 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
9 études de cohorte, 242 095 participants. Sauter le petit déjeuner : mortalité toutes causes 1,27 (IC 95 % 1,07 à 1,51, forte hétérogénéité), cardiovasculaire 1,28, par cancer 1,34. Analyses de sensibilité instables pour la mortalité totale et cardiovasculaire ; certitude cotée « très faible » pour la mortalité totale et « faible » pour les deux autres (GRADE). Résumé lu.
- 2
Ballon A., Neuenschwander M., Schlesinger S. Breakfast Skipping Is Associated with Increased Risk of Type 2 Diabetes among Adults : A Systematic Review and Meta-Analysis of Prospective Cohort Studies. Journal of Nutrition, 2019.
Méta-analyse · chez l'humain
DOI 10.1093/jn/nxy194 (site externe, nouvel onglet)PubMed 30418612 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
6 études de cohorte, 96 175 participants, 4 935 cas de diabète de type 2. Avoir déjà sauté le petit déjeuner, comparé à ne jamais le sauter : risque relatif 1,33 (IC 95 % 1,22 à 1,46), ramené à 1,22 (1,12 à 1,34 ; 4 études) après prise en compte de l'IMC. Les auteurs parlent d'une association, en partie expliquée par l'IMC. Résumé lu.
- 3
Brown A.W., Bohan Brown M.M., Allison D.B. Belief beyond the evidence : using the proposed effect of breakfast on obesity to show 2 practices that distort scientific evidence. American Journal of Clinical Nutrition, 2013.
Méta-analyse · chez l'humain · accès libre
DOI 10.3945/ajcn.113.064410 (site externe, nouvel onglet)PubMed 24004890 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Méta-analyse cumulative des études sur l'idée que sauter le petit déjeuner ferait grossir, et analyse de la façon dont les articles les citent. Les études d'observation ont établi l'association, mais pas la relation de cause ; de nombreux articles emploient un vocabulaire causal à tort ou citent de façon trompeuse les essais. Conclusion : la croyance dépasse la force des preuves. Résumé lu.
- 4
Sievert K., Hussain S.M., Page M.J. et al. Effect of breakfast on weight and energy intake : systematic review and meta-analysis of randomised controlled trials. BMJ, 2019.
Méta-analyse · chez l'humain · accès libre
DOI 10.1136/bmj.l42 (site externe, nouvel onglet)PubMed 30700403 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
13 essais randomisés menés chez des adultes de pays à revenu élevé. Poids : différence de 0,44 kg en faveur de ceux qui sautaient le petit déjeuner (IC 95 % 0,07 à 0,82 ; 7 essais). Apport énergétique : 259,79 kcal par jour de plus avec petit déjeuner (IC 95 % 78,87 à 440,71 ; 10 essais), avec une forte hétérogénéité. Tous les essais à risque de biais élevé ou incertain dans au moins un domaine, suivis courts (sept semaines en moyenne pour le poids). Les auteurs appellent à la prudence avant de recommander le petit déjeuner pour perdre du poids. Résumé et déclarations lus.
- 5
Bonnet J.P., Cardel M.I., Cellini J. et al. Breakfast Skipping, Body Composition, and Cardiometabolic Risk : A Systematic Review and Meta-Analysis of Randomized Trials. Obesity, 2020.
Méta-analyse · chez l'humain · accès libre
DOI 10.1002/oby.22791 (site externe, nouvel onglet)PubMed 32304359 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
7 essais randomisés d'au moins quatre semaines, 425 adultes, 8,6 semaines en moyenne. Sauter le petit déjeuner : poids plus bas de 0,54 kg (IC 95 % −1,05 à −0,03) ; pas de différence de masse grasse ; cholestérol LDL plus élevé de 9,24 mg/dl (IC 95 % 2,18 à 16,30 ; 3 essais) ; pas de différence pour la tension, la glycémie à jeun, l'insuline et les autres marqueurs. Résumé et déclarations lus.
- 6
Adolphus K., Lawton C.L., Champ C.L. et al. The Effects of Breakfast and Breakfast Composition on Cognition in Children and Adolescents : A Systematic Review. Advances in Nutrition, 2016.
Revue systématique · chez l'humain · accès libre
DOI 10.3945/an.115.010256 (site externe, nouvel onglet)PubMed 27184287 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
45 études d'intervention chez l'enfant et l'adolescent, dont 34 sur l'effet d'un seul petit déjeuner. Par rapport au jeûne, le petit déjeuner a un effet positif à court terme (la matinée même) sur l'attention, les fonctions exécutives et la mémoire, plus net chez les enfants dénutris. Pas de conclusion possible sur sa composition ni sur les programmes de petits déjeuners à l'école. Limites : peu d'études chez l'adolescent, petits échantillons, tests peu sensibles. Résumé lu.
- 7
Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Recommandations nutritionnelles sur le petit déjeuner et impact attendu de la distribution de petits déjeuners dans les écoles. 2e partie : risques sanitaires liés à l'absence de consommation de petit déjeuner. Anses, note d'appui scientifique et technique, saisine 2020-SA-0055 (6 mars 2024), 2024.
Rapport institutionnel · accès libre
Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Analyse des revues systématiques et méta-analyses publiées avant juillet 2022 sur l'absence de petit déjeuner chez les enfants jusqu'à 18 ans. Poids et risque cardiométabolique : études surtout transversales, définitions hétérogènes, facteurs de confusion mal pris en compte, causalité inverse possible (des jeunes en surpoids sautant ce repas pour maigrir) ; la seule méta-analyse d'études prospectives ne trouve pas d'association avec le surpoids ou l'obésité ; « ces RS ne permettent pas de conclure ». Cognition : revues de qualité limitée, études très courtes, mesures hétérogènes ; « les données disponibles ne permettent donc pas de conclure ». L'absence de petit déjeuner peut être un marqueur d'une hygiène de vie défavorable (dîner trop copieux ou trop tardif, sommeil trop court) ; la distribution de petits déjeuners à l'école « n'est pas soutenue par l'analyse des données scientifiques ». Texte intégral lu.
- 8
Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Actualisation des repères du PNNS : répartition temporelle des prises alimentaires. Anses, avis et rapport d'expertise collective, saisine 2019-SA-0001 (mars 2024), 2024.
Rapport institutionnel · accès libre
Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Avis signé le 6 mars 2024. Le groupe de travail proposait notamment de « privilégier un jeûne nocturne prolongé suivi d'un petit déjeuner » ; le comité d'experts spécialisé « Nutrition humaine », retenant les seules études longitudinales et les essais randomisés, juge les données insuffisantes pour conclure sur la durée du jeûne nocturne et sur la part de l'énergie prise aux autres moments que le soir, et ne formule aucune recommandation. L'agence préconise seulement, « dans une approche prudente », de réduire la part de l'énergie prise le soir et de dîner environ deux heures avant le coucher. Avis lu : conclusions du groupe de travail, du comité d'experts spécialisé et de l'agence.
- 9
Dhurandhar E.J., Dawson J., Alcorn A. et al. The effectiveness of breakfast recommendations on weight loss : a randomized controlled trial. American Journal of Clinical Nutrition, 2014.
Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 309 · accès libre
DOI 10.3945/ajcn.114.089573 (site externe, nouvel onglet)PubMed 24898236 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Essai de 16 semaines dans plusieurs centres : 309 adultes en surpoids ou obèses cherchant à perdre du poids, tirés au sort entre le conseil de prendre un petit déjeuner, celui de le sauter, ou aucun conseil. Le conseil a changé les habitudes déclarées, mais aucun groupe n'a perdu plus de poids que les autres, quelles que soient les habitudes de départ. Résumé lu.
- 10
Betts J.A., Richardson J.D., Chowdhury E.A. et al. The causal role of breakfast in energy balance and health : a randomized controlled trial in lean adults. American Journal of Clinical Nutrition, 2014.
Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 33 · accès libre
DOI 10.3945/ajcn.114.083402 (site externe, nouvel onglet)PubMed 24898233 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Projet Bath Breakfast : 33 adultes minces tirés au sort entre un petit déjeuner d'au moins 700 kcal avant 11 h et aucun apport jusqu'à midi, pendant six semaines. Pas d'adaptation du métabolisme de repos ; 539 kcal par jour de plus consommées avec petit déjeuner, et 442 kcal de plus dépensées en activité physique ; poids, masse grasse et marqueurs cardiovasculaires inchangés ; glycémie plus stable l'après-midi et le soir avec petit déjeuner. Résumé et déclarations lus.
- 11
Seura T., Nagai R., Yamazaki S. et al. The Impact of Skipping Breakfast on Academic Performance in Youths : A Meta-Analysis of Observational Studies. Journal of Nutritional Science and Vitaminology, 2025.
Méta-analyse · chez l'humain · accès libre
DOI 10.3177/jnsv.71.339 (site externe, nouvel onglet)PubMed 40887283 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Méta-analyse de 24 études d'observation (37 rapports) publiées avant octobre 2024, presque toutes transversales, chez des enfants, des adolescents et des étudiants, dans de nombreux pays. Sauter le petit déjeuner est associé à de mauvais résultats scolaires : rapport de cotes groupé 2,08 (IC 95 % 1,82 à 2,37), association retrouvée dans les analyses par sous-groupes. Les auteurs notent que les résultats déclarés par les participants eux-mêmes sont sujets à des biais. Qualité jugée bonne ou très bonne pour 18 études sur 25 évaluées (échelle de Newcastle-Ottawa adaptée). Texte intégral lu.
- 12
Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Recommandations nutritionnelles sur le petit déjeuner et impact attendu de la distribution de petits déjeuners dans les écoles (1re partie). Anses, note d'appui scientifique et technique, saisine 2020-SA-0055 (4 juin 2021, révisée le 28 septembre 2021), 2021.
Rapport institutionnel · accès libre
Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Données de l'étude Inca 3 : 6,3 % des matinées de semaine des enfants ne commencent ni par un petit déjeuner ni par une collation (1 % chez les 3-5 ans, 15,2 % chez les 15-17 ans) ; 16,8 % comportent un petit déjeuner et une collation. Les questions posées par la Direction générale de la santé évoquent « la notion de petit déjeuner idéal, parfois présenté comme un dogme dans les écoles, à base de produit céréalier, de produit laitier et de fruit ». L'éventuel petit déjeuner proposé à l'école « devrait être en mesure de pallier, au moins pour partie, ces manques [calcium, fer], sans augmenter les apports déjà excessifs en sucre et en sel ». Conclusion : « le caractère essentiel d'une prise alimentaire au petit déjeuner au regard de différents paramètres de santé (prévention de maladies chroniques non transmissibles et cognition) fait l'objet de nombreux débats ». Texte intégral lu.
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Thème : Nutrition