Santé mentale · Respiration
La cohérence cardiaque est-elle plus efficace qu'une respiration lente ordinaire ?
En conclusion
Pas d'après les rares essais qui les comparent. C'est une respiration lente, autour de six cycles par minute. Exercices de respiration et biofeedback cardiaque réduisent le stress, l'anxiété ou les symptômes dépressifs déclarés dans de petits essais, sans démontrer l'effet propre de la méthode « 3-6-5 ». Dans le seul essai lu qui ajoute le biofeedback à la même respiration, sur une séance, il n'a pas apporté de bénéfice mesurable, sans exclure un effet après un entraînement plus long.
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Ce qu’on entend
La cohérence cardiaque, souvent pratiquée selon la méthode « 365 » (trois fois par jour, six respirations par minute, cinq minutes), mettrait le cœur en résonance avec la respiration : ses effets sur le stress, l'anxiété, la dépression et la tension dépasseraient ceux d'une simple respiration lente.
Une technique très répandue, pratiquée seule, avec une application ou avec un capteur du rythme cardiaque (biofeedback).
Ce que dit la science
Ce que montrent les études, point par point.
- Ce qui est juste : respirer lentement augmente la variabilité du rythme cardiaque, pendant l'exercice et après, selon une méta-analyse de 223 études[1] ; et l'entraînement avec biofeedback cardiaque réduit le stress et l'anxiété déclarés[2] ainsi que les symptômes dépressifs[3] par rapport à des groupes témoins, dans des méta-analyses de petits essais. Sur une séance, respirer à sa fréquence de résonance mesurée a donné une humeur plus positive qu'un rythme un peu plus rapide[4].
- Les exercices de respiration réduisent aussi le stress déclaré : dans une méta-analyse de 12 essais, l'effet était petit à moyen face à des témoins sans exercice de respiration[5].
- Parmi les essais lus, un seul ajoute le biofeedback à la même respiration lente : sur une seule séance, chez 46 musiciens, il n'a pas apporté de bénéfice mesurable, sans exclure un effet après un entraînement plus long, selon les auteurs[6].
- Respirer à sa fréquence « de résonance », mesurée pour chacun, n'a pas fait mieux que six respirations par minute pour tous, dans un essai de quatre semaines chez 88 adultes[7].
- Nous n'avons trouvé aucun essai comparant une méthode de marque, comme HeartMath ou la méthode « 365 », à une simple respiration lente. Sur la tension, les essais en aveugle d'un appareil guidant la respiration ne montrent pas de baisse face à un faux appareil ou à de la musique[8].
Solidité des preuves, effet par effet
Biofeedback cardiaque et stress ou anxiété déclarés
Solidité des preuves : Biofeedback cardiaque et stress ou anxiété déclarés : FaibleMéta-analyses de petits essais, dont une mêlant biofeedback et respiration rythmée : moins de stress et d'anxiété qu'avec les témoins, surtout inactifs ; à domicile, effet non significatif sur le stress.[2][11][12]
Biofeedback cardiaque et symptômes dépressifs
Solidité des preuves : Biofeedback cardiaque et symptômes dépressifs : FaibleDeux méta-analyses de 14 et 10 essais : symptômes dépressifs plus bas qu'avec les témoins, effet moyen, résultats assez hétérogènes d'un essai à l'autre.[3][12]
Exercices de respiration et stress déclaré
Solidité des preuves : Exercices de respiration et stress déclaré : FaibleUne méta-analyse de 12 essais : moins de stress qu'avec des témoins sans exercice de respiration, effet petit à moyen ; risque de biais jugé modéré par les auteurs.[5]
Biofeedback ajouté à la même respiration lente
Solidité des preuves : Biofeedback ajouté à la même respiration lente : FaibleUn seul essai direct, une séance chez 46 musiciens : pas de bénéfice mesurable du biofeedback ajouté, sans exclure un effet à plus long terme. Un essai contre un faux biofeedback, non décrit dans le résumé, le favorise.[6][13]
Fréquence de résonance mesurée ou six respirations par minute
Solidité des preuves : Fréquence de résonance mesurée ou six respirations par minute : FaibleUn essai de quatre semaines chez 88 adultes : pas de différence. Sur une séance chez 95 étudiants : humeur meilleure au rythme mesuré qu'à un rythme un peu plus rapide, sans écart net pour la pression.[4][7]
Respiration lente guidée et tension artérielle
Solidité des preuves : Respiration lente guidée et tension artérielle : Faible17 essais : baisse modeste, résultats très hétérogènes. Dans les essais en aveugle contre un faux appareil ou de la musique, pas de baisse significative.[8][14]
Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons
Pour comprendre
Les notions utiles pour lire ces résultats.
Une respiration lente, avec ou sans capteur
Une fiche d'autosoins d'un centre de santé québécois résume la méthode « 3-6-5 » : trois fois par jour, six respirations par minute, pendant cinq minutes. Elle ajoute que la technique « permettrait aussi de vaincre la dépression et de réduire la tension artérielle », et qu'une séance agirait près de cinq heures[9].
Ce rythme correspond à environ 0,1 hertz, la fréquence dite « de résonance » : respiration, pression artérielle et rythme cardiaque oscillent alors ensemble, et les variations du rythme cardiaque s'amplifient, selon une revue[10]. Selon une méta-analyse de 223 études, respirer lentement augmente la variabilité du rythme cardiaque : c'est une mesure physiologique, pas un bénéfice de santé[1]. Le biofeedback ajoute un capteur qui affiche en direct ces variations, pour aider à tenir le rythme.
Ce que montrent les méta-analyses
Sur le biofeedback cardiaque, une méta-analyse de 2017 (24 études, 484 participants) trouve une forte baisse du stress et de l'anxiété déclarés, mais ses auteurs demandent des études mieux contrôlées[2]. En 2020, sur 58 essais contrôlés, l'effet était petit à moyen, plus grand face à des témoins sans activité que face à une autre intervention[11]. Sur 14 essais et 794 adultes, les symptômes dépressifs baissaient davantage qu'avec les témoins, avec un effet moyen selon les auteurs et des résultats assez variables[3]. Pour la pratique à domicile (18 études, dont cinq avec l'emWave de HeartMath), une méta-analyse de 2026 confirme l'effet sur la dépression, sans effet significatif sur le stress ni sur l'anxiété[12].
Sur 12 essais d'exercices de respiration et 785 adultes, le stress déclaré était plus bas qu'avec des témoins sans exercice de respiration, avec un effet petit à moyen, le même dans les 10 essais de respiration lente. Les auteurs, dont le premier est formé comme enseignant de respiration, jugent le risque de biais modéré et mettent en garde contre l'engouement qui devance les preuves[5]. Ces méta-analyses ne comparent pas les deux approches entre elles.
Le capteur ou le rythme exact font-ils la différence ?
Un essai australien a réparti 46 musiciens entre six respirations par minute avec biofeedback, le même repère visuel sans retour, et aucun exercice, pour une séance de 30 minutes avant une épreuve stressante. Les deux groupes de respiration lente ont fait mieux que les témoins sur la variabilité cardiaque, et le biofeedback n'a pas apporté de différence mesurable ; l'anxiété déclarée n'a baissé que chez les plus anxieux. Selon les auteurs, un effet propre du biofeedback pourrait n'apparaître qu'après le protocole complet, d'une dizaine de semaines[6].
En Pologne, 88 adultes très stressés ont été répartis entre quatre semaines de biofeedback, avec 20 minutes par jour à la maison guidées par une vidéo, à leur fréquence de résonance mesurée chaque semaine ou à six cycles par minute, et une liste d'attente. Les deux groupes entraînés ont déclaré moins de stress, d'anxiété et de symptômes dépressifs que la liste d'attente, sans différence entre eux ; selon les auteurs, l'essai ne permet pas de conclure fermement[7]. Sur une séance, chez 95 étudiants, respirer à sa fréquence de résonance a donné une humeur plus positive qu'un rythme plus rapide d'un cycle ou que le repos, et une pression systolique plus basse que le repos pendant un test stressant ; pour la pression, le rythme plus rapide ne différait ni de l'un ni de l'autre[4].
En 2026, chez 47 adultes en bonne santé, un vrai biofeedback, cinq minutes trois fois par jour pendant 24 jours, a davantage réduit les symptômes dépressifs qu'un faux. Le résumé ne dit pas si le faux biofeedback comprenait une respiration lente[13].
Et la tension artérielle ?
Chez des personnes hypertendues, 17 essais de respiration lente, guidée ou non par un appareil, montrent une baisse modeste de la pression systolique, de 5,6 mmHg en moyenne, avec des résultats très hétérogènes[14]. Mais dans les essais en aveugle, face à de la musique ou à un faux appareil, un guide de respiration lente n'a pas fait baisser la tension de façon significative[8]. Ces essais portaient sur un appareil guidant la respiration ou sur le pranayama.
Ce site ne remplace pas un avis médical : une anxiété, une dépression ou une tension élevée se discutent avec un médecin.
Questions fréquentes
Des réponses courtes aux questions les plus courantes.
Un capteur du rythme cardiaque est-il nécessaire ?
Les essais lus ne le montrent pas : sur une séance, le même repère visuel à l'écran, sans retour du rythme cardiaque, a fait aussi bien que le biofeedback[6] ; dans l'essai polonais, la pratique quotidienne à la maison se faisait avec une vidéo, mais chaque groupe entraîné avait aussi une séance de biofeedback par semaine au laboratoire[7].
Six respirations par minute, est-ce le bon rythme pour tout le monde ?
Dans un essai, la fréquence de résonance mesurée variait selon les participants, entre 4,5 et 7 cycles par minute, les bornes des rythmes testés ; respirer à six cycles pour tous a pourtant donné des résultats semblables[7].
L'effet d'une séance dure-t-il plusieurs heures ?
À lire aussi
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Sources
Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.
Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.
- 1
Laborde S., Allen M.S., Borges U. et al. Effects of voluntary slow breathing on heart rate and heart rate variability : A systematic review and a meta-analysis. Neuroscience and Biobehavioral Reviews, 2022.
Méta-analyse · chez l'humain
DOI 10.1016/j.neubiorev.2022.104711 (site externe, nouvel onglet)PubMed 35623448 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Revue systématique et méta-analyse de la respiration lente volontaire : 223 études retenues sur 1 842 résumés (172 mesures pendant l'exercice, 16 juste après une séance, 49 après plusieurs semaines d'entraînement). La variabilité du rythme cardiaque liée au nerf vague augmente pendant l'exercice, juste après une séance et après un entraînement de plusieurs séances. Les auteurs y voient une technique simple (« low-tech ») et peu coûteuse, avec peu d'effets indésirables attendus. Critère physiologique, pas clinique. Résumé lu.
- 2
Goessl V.C., Curtiss J.E., Hofmann S.G. The effect of heart rate variability biofeedback training on stress and anxiety : a meta-analysis. Psychological Medicine, 2017.
Méta-analyse · chez l'humain · n = 484
DOI 10.1017/S0033291717001003 (site externe, nouvel onglet)PubMed 28478782 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Méta-analyse (PubMed, PsycINFO, Cochrane) : 24 études, 484 participants entraînés au biofeedback de variabilité cardiaque contre le stress et l'anxiété. Taille d'effet avant-après g = 0,81 ; comparaison avec un groupe témoin g = 0,83 (le résumé ne précise pas combien d'études comportaient un témoin). Effet non modifié par l'année, le risque de biais, le nombre de séances ou la présence d'un trouble anxieux. Selon les auteurs, forte baisse du stress et de l'anxiété déclarés, mais des études mieux contrôlées restent nécessaires. Résumé lu.
- 3
Pizzoli S.F.M., Marzorati C., Gatti D. et al. A meta-analysis on heart rate variability biofeedback and depressive symptoms. Scientific Reports, 2021.
Méta-analyse · chez l'humain · n = 794 · accès libre
DOI 10.1038/s41598-021-86149-7 (site externe, nouvel onglet)PubMed 33758260 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Méta-analyse de 14 essais randomisés (2009 à 2020), 794 adultes, biofeedback de variabilité cardiaque contre des témoins ou d'autres traitements. Symptômes dépressifs plus bas après l'intervention : g = 0,38 (IC 95 % 0,16 à 0,60), intervalle de prédiction de -0,19 à 0,96 ; hétérogénéité modérée (I² = 45 %). Risque de biais faible ou incertain pour l'essentiel ; huit essais ne décrivent pas leur tirage au sort ; critères déclarés par questionnaire. Les auteurs notent que Lehrer et al. (2020) mêlaient biofeedback et respiration rythmée. Résumé et texte intégral lus.
- 4
Steffen P.R., Austin T., DeBarros A. et al. The Impact of Resonance Frequency Breathing on Measures of Heart Rate Variability, Blood Pressure, and Mood. Frontiers in Public Health, 2017.
Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 95 · accès libre
DOI 10.3389/fpubh.2017.00222 (site externe, nouvel onglet)PubMed 28890890 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Essai randomisé en une seule séance chez 95 étudiants en psychologie (crédits de cours) : 15 minutes de respiration à leur fréquence de résonance mesurée, ou à un cycle par minute de plus, ou assis au calme, puis un test de calcul stressant. Le groupe « résonance » a déclaré une humeur plus positive que les deux autres groupes, et sa pression systolique était plus basse que celle du groupe témoin pendant le test et la récupération ; le groupe « un cycle de plus » ne différait ni de l'un ni de l'autre. Limites citées par les auteurs : une seule séance, des étudiants. Résumé et texte intégral lus.
- 5
Fincham G.W., Strauss C., Montero-Marin J. et al. Effect of breathwork on stress and mental health : A meta-analysis of randomised-controlled trials. Scientific reports, 2023.
Méta-analyse · chez l'humain · n = 785 · accès libre
DOI 10.1038/s41598-022-27247-y (site externe, nouvel onglet)PubMed 36624160 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Méta-analyse de 12 essais randomisés (785 adultes) : les exercices respiratoires sont associés à un stress ressenti plus faible que les témoins (effet petit à moyen, g = −0,35), ainsi qu'à moins d'anxiété et de symptômes dépressifs. Risque de biais modéré. Dix essais portaient sur des respirations lentes, deux sur des respirations rapides ; l'effet était significatif pour les premières seulement, sans différence significative entre sous-groupes. Les auteurs mettent en garde contre l'emballement. Texte intégral lu.
- 6
Wells R., Outhred T., Heathers J.A.J. et al. Matter over mind : a randomised-controlled trial of single-session biofeedback training on performance anxiety and heart rate variability in musicians. PLoS One, 2012.
Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 46 · accès libre
DOI 10.1371/journal.pone.0046597 (site externe, nouvel onglet)PubMed 23056361 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Essai randomisé à l'université de Sydney : 46 musiciens, une seule séance de 30 minutes avant une épreuve musicale stressante. Trois groupes : respiration lente à six cycles par minute guidée par un repère visuel, avec biofeedback de variabilité cardiaque, ou avec le même repère sans aucun retour, ou aucun exercice. Les deux groupes de respiration lente (30 participants) ont amélioré certains indices de variabilité cardiaque par rapport aux témoins (15) ; l'ajout du biofeedback n'a pas changé les résultats. Le repère sans retour était identique à celui du logiciel de biofeedback. Pas de baisse globale de l'anxiété déclarée ; baisse chez les participants les plus anxieux au départ. Les auteurs notent que l'essai omet la recherche de la fréquence de résonance et l'entraînement de dix semaines du protocole complet, et qu'un effet propre du biofeedback pourrait n'apparaître qu'après un traitement complet. Résumé et texte intégral lus.
- 7
Sumińska S., Rynkiewicz A., Szulczewski M. Resonance frequency versus fixed 0.1 Hz breathing in HRV biofeedback : a four-week randomized comparison. Scientific Reports, 2026.
Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 88 · accès libre
DOI 10.1038/s41598-026-53333-6 (site externe, nouvel onglet)PubMed 42156977 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Essai randomisé en Pologne : 88 adultes de 25 à 40 ans se déclarant très stressés (80 ont terminé), sans maladie ni trouble psychiatrique connu. Quatre semaines, avec une séance de biofeedback par semaine et 20 minutes de respiration par jour à la maison, guidée par une vidéo sans capteur : à leur fréquence de résonance mesurée chaque semaine (entre 4,5 et 7 cycles par minute, bornes des rythmes testés), ou à six cycles par minute pour tous, ou liste d'attente ; chaque groupe entraîné avait une séance de biofeedback par semaine au laboratoire. Les auteurs notent que l'absence de témoin actif ne permet pas de dire si les effets sont propres au biofeedback. Stress, anxiété et symptômes dépressifs déclarés (DASS-21) en baisse dans les deux groupes par rapport à la liste d'attente, sans différence entre eux ; analyse bayésienne en faveur d'une absence de différence, mais avec un faible poids de preuve. Variabilité cardiaque au repos non augmentée. Selon les auteurs, l'essai ne permet pas de conclure fermement ; des essais plus grands seraient nécessaires pour détecter une petite différence. Enregistré après coup (ISRCTN17808563). Résumé et texte intégral lus.
- 8
Landman G.W.D., van Hateren K.J.J., van Dijk P.R. et al. Efficacy of device-guided breathing for hypertension in blinded, randomized, active-controlled trials : a meta-analysis of individual patient data. JAMA Internal Medicine, 2014.
Méta-analyse · chez l'humain
DOI 10.1001/jamainternmed.2014.4336 (site externe, nouvel onglet)PubMed 25222103 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Méta-analyse sur données individuelles des seuls essais randomisés en aveugle, d'au moins 4 semaines, comparant un appareil qui guide une respiration lente à un témoin actif (musique ou faux appareil) : 5 essais retenus, données individuelles obtenues pour 3. Pression systolique au cabinet : 2,2 mmHg en faveur du groupe témoin (IC 95 % -2,7 à 7,0) ; diastolique : 0,2 mmHg en faveur de l'appareil (-2,8 à 3,1) ; aucune différence significative. Les auteurs relèvent que les études antérieures favorables étaient de faible qualité et que le suivi des essais était court. Résumé lu.
- 9
Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais (Québec). Fiche E12 – Technique de cohérence cardiaque. CISSS de l'Outaouais, fiche d'autosoins en PDF (décembre 2024), reproduite du « Guide de pratique : éducation psychologique et autosoins » (2020) d'une équipe de santé mentale du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, 2024.
Autre · accès libre
Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Fiche d'autosoins destinée au public (PDF créé en novembre 2024, modifié le 5 décembre 2024 selon ses métadonnées). Présente « la méthode du 3-6-5 » : trois fois par jour, six respirations par minute, durant cinq minutes. Selon la fiche, la technique permet de réguler le stress et l'anxiété et « permettrait aussi de vaincre la dépression et de réduire la tension artérielle » ; l'effet d'une séance « durerait près de cinq heures ». Seule référence citée : un article de 2018 d'un site grand public. Utilisée seulement pour illustrer la méthode et les effets qu'on lui prête. Document lu en entier.
- 10
Sevoz-Couche C., Laborde S. Heart rate variability and slow-paced breathing:when coherence meets resonance. Neuroscience and Biobehavioral Reviews, 2022.
Revue narrative · chez l'humain
DOI 10.1016/j.neubiorev.2022.104576 (site externe, nouvel onglet)PubMed 35167847 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Revue narrative (Inserm et Sorbonne Université, université allemande du sport de Cologne) sur les mécanismes de la respiration lente. Respirer autour de la fréquence de résonance (environ 0,1 Hz, soit six cycles par minute) amplifie les oscillations du rythme cardiaque, grâce à la mise en phase de la respiration, de la pression artérielle et du rythme cardiaque ; les auteurs y voient l'origine possible de bienfaits périphériques et centraux. Aucune donnée d'efficacité clinique dans le résumé. Résumé lu.
- 11
Lehrer P., Kaur K., Sharma A. et al. Heart Rate Variability Biofeedback Improves Emotional and Physical Health and Performance : A Systematic Review and Meta Analysis. Applied Psychophysiology and Biofeedback, 2020.
Méta-analyse · chez l'humain
DOI 10.1007/s10484-020-09466-z (site externe, nouvel onglet)PubMed 32385728 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Revue systématique et méta-analyse des études contrôlées sur le biofeedback de variabilité cardiaque, tous critères confondus : 58 études retenues sur 1 868 articles. Effet petit à moyen en faveur du biofeedback ; effets les plus grands pour l'anxiété, la dépression, la colère et les performances sportives ou artistiques, les plus petits pour le stress post-traumatique, le sommeil et la qualité de vie, avec peu d'études pour chaque critère. Effets plus grands face à des témoins inactifs qu'actifs, significatifs dans les deux cas. Selon Pizzoli et al. (2021), cette méta-analyse incluait aussi des études de respiration rythmée sans biofeedback. Erratum publié en 2021. Résumé lu.
- 12
Vann-Adibe S., Tsui H.K.H., Zhou H.Q. et al. Efficacy and Methodology of Remote Heart Rate Variability Biofeedback Interventions for Mental Health : A Systematic Review and Meta-Analysis. Applied Psychophysiology and Biofeedback, 2026.
Méta-analyse · chez l'humain · n = 1 352 · accès libre
DOI 10.1007/s10484-025-09750-w (site externe, nouvel onglet)PubMed 41310318 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Revue systématique et méta-analyse du biofeedback de variabilité cardiaque pratiqué à domicile : 18 études, 1 352 participants. Appareil le plus utilisé : emWave de HeartMath (5 études ; une sixième avec l'Inner Balance de HeartMath). Symptômes dépressifs plus bas qu'avec les témoins (g = -0,41 ; 10 études ; I² = 73 %) ; variabilité cardiaque plus haute ; effet non significatif sur le stress (8 études) et sur l'anxiété ; effet sur le sommeil (3 études) non significatif après exclusion des études à haut risque de biais. Biais de publication possible pour le stress et l'anxiété (test d'Egger). Abandons plus fréquents dans les groupes biofeedback. Résumé et texte intégral lus.
- 13
Minjoz S., Jeanne R., Pellissier S. et al. Psychophysiological effects of heart rate variability biofeedback versus sham biofeedback : A randomized controlled trial. Biological Psychology, 2026.
Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 47
DOI 10.1016/j.biopsycho.2026.109254 (site externe, nouvel onglet)PubMed 41905438 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Essai randomisé (universités Grenoble Alpes et Savoie Mont Blanc, université de Montréal) : 47 adultes en bonne santé, biofeedback de variabilité cardiaque (24) ou faux biofeedback (23), cinq minutes trois fois par jour pendant 24 jours. Le biofeedback a amélioré l'humeur positive et réduit les symptômes dépressifs par rapport au faux biofeedback, sans modifier les mesures du système nerveux autonome au repos, pendant une tâche stressante ou après. Le résumé ne décrit pas en quoi consistait le faux biofeedback ; on ne sait donc pas s'il comprenait une respiration lente. Texte intégral non accessible. Résumé lu.
- 14
Chaddha A., Modaff D., Hooper-Lane C. et al. Device and non-device-guided slow breathing to reduce blood pressure : A systematic review and meta-analysis. Complementary Therapies in Medicine, 2019.
Méta-analyse · chez l'humain
DOI 10.1016/j.ctim.2019.03.005 (site externe, nouvel onglet)PubMed 31331557 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Méta-analyse d'essais randomisés chez des personnes hypertendues, préhypertendues ou sous traitement : respiration lente (10 cycles par minute au plus), guidée ou non par un appareil, au moins 5 minutes 3 jours par semaine pendant 4 semaines ou plus. 17 essais : pression systolique en baisse de 5,62 mmHg (IC 95 % -7,86 à -3,38) et diastolique de 2,97 mmHg (-4,28 à -1,66) ; hétérogénéité élevée pour toutes les analyses. Baisse jugée modeste par les auteurs. Essais d'appareils guidant la respiration ou de pranayama (respiration yogique). Résumé lu.
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