Santé mentale

Les bienfaits de la méditation sont-ils prouvés ?

En conclusion

En partie. Dans les essais, les programmes de méditation de pleine conscience ont un effet petit à modéré sur l'anxiété, le stress et les symptômes dépressifs, et une thérapie qui associe pleine conscience et thérapie cognitive aide à prévenir les rechutes chez des personnes ayant fait plusieurs dépressions. Mais rien ne montre que la méditation fasse mieux que les autres approches actives. L'idée qu'elle « transforme le cerveau » n'est pas confirmée, et elle peut avoir des effets indésirables.

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Par La rédaction d’Après Vérification
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Ce qu’on entend

La méditation réduirait le stress et l'anxiété, soignerait la dépression et transformerait le cerveau, sans aucun effet indésirable.

Une pratique très répandue, enseignée en groupe ou par des applications, et souvent présentée comme bonne pour tout.

Ce que dit la science

Ce que montrent les études, point par point.

  • Ce qui est juste : dans une synthèse de 47 essais où elle était comparée à une autre activité, la méditation de pleine conscience réduit l'anxiété et les symptômes dépressifs[1], avec un effet petit à modéré. Chez 2 371 adultes volontaires, recrutés hors du cadre médical, elle diminue aussi la détresse psychologique[2].
  • Chez 276 adultes souffrant d'un trouble anxieux, un programme de huit semaines a fait à peu près aussi bien qu'un antidépresseur courant, avec beaucoup moins d'effets indésirables[3].
  • Chez des personnes qui ont fait plusieurs dépressions, une thérapie fondée sur la pleine conscience réduit le risque de rechute[4] ; le NICE britannique la cite parmi les options, comme la méditation en groupe pour une dépression peu sévère[5].
  • Rien ne montre qu'elle fasse mieux que les autres approches actives, comme l'exercice ou la psychothérapie[1] ; contre les troubles anxieux, l'un des programmes fait même moins bien que la thérapie cognitive et comportementale[6].
  • L'idée qu'elle « transforme le cerveau » n'est pas confirmée par les essais les plus rigoureux[7], et des effets indésirables, surtout de l'anxiété et des symptômes dépressifs, sont rapportés chez une minorité de pratiquants[8].

Solidité des preuves, effet par effet

  • Anxiété et symptômes dépressifs

    Solidité des preuves : Anxiété et symptômes dépressifs : Modérée

    Méta-analyse de 47 essais face à une autre activité : preuves modérées d'un effet petit à modéré ; un essai fait à peu près jeu égal avec un antidépresseur contre les troubles anxieux.[1][3]

  • Détresse psychologique hors cadre médical

    Solidité des preuves : Détresse psychologique hors cadre médical : Modérée

    Données individuelles de 13 essais face à l'absence d'intervention : baisse petite à modérée ; le groupe témoin ne pratiquait aucune activité.[2]

  • Prévention des rechutes de dépression

    Solidité des preuves : Prévention des rechutes de dépression : Modérée

    Données individuelles de 9 essais, plusieurs auteurs liés à la méthode ; option retenue par le NICE pour prévenir une rechute.[4][5]

  • Supériorité sur les autres approches actives

    Solidité des preuves : Supériorité sur les autres approches actives : Faible

    Aucune preuve de supériorité sur les médicaments, l'exercice ou les psychothérapies ; contre les troubles anxieux, un programme fait moins bien que la thérapie cognitive et comportementale.[1][6]

  • Changement de structure du cerveau

    Solidité des preuves : Changement de structure du cerveau : Faible

    Différences observées entre méditants et non-méditants, avec un fort biais de publication ; deux essais randomisés ne trouvent aucun changement.[7][9][10]

Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons

Pour comprendre

Les notions utiles pour lire ces résultats.

De quelle méditation parlent les études ?

Les essais portent surtout sur des programmes de pleine conscience : huit séances en groupe, avec des exercices à la maison entre les séances. Les participants y apprennent à porter attention au moment présent, à la respiration et aux sensations du corps, et à observer leurs pensées plutôt qu'à chercher à les changer[5]. Cette fiche porte sur ces programmes, pas sur les autres formes de méditation.

Stress, anxiété, dépression : un effet petit à modéré

Une méta-analyse de 47 essais (3 515 participants) a comparé ces programmes à d'autres activités, pour tenir compte de l'effet placebo. Elle trouve des preuves modérées d'une baisse de l'anxiété, des symptômes dépressifs et de la douleur, des preuves faibles pour le stress, et aucun effet démontré sur le sommeil, l'attention ou le poids[1]. Chez des adultes volontaires, recrutés hors du cadre médical, les données individuelles de 13 essais (2 371 participants) montrent une baisse petite à modérée de la détresse psychologique, un à six mois après le programme, par rapport à l'absence d'intervention[2].

Chez des personnes qui ont fait plusieurs dépressions, la thérapie cognitive fondée sur la pleine conscience abaisse d'environ 30 % le risque de rechute sur 60 semaines, d'après les données de 1 258 patients ; plusieurs auteurs de cette analyse touchent des droits d'auteur ou des honoraires de formation liés à cette thérapie[4]. Le NICE britannique la cite parmi les options pour prévenir une rechute, et il range la méditation en groupe parmi les premiers traitements possibles d'une dépression peu sévère, pas d'une dépression plus sévère[5].

Une approche parmi d'autres

Dans la méta-analyse de 47 essais, rien ne montre que la méditation fasse mieux que les médicaments, l'exercice ou les autres thérapies comportementales[1]. Contre les troubles anxieux, une revue de 23 essais trouve la thérapie cognitive fondée sur la pleine conscience à peu près aussi efficace que la thérapie cognitive et comportementale, et le programme de réduction du stress moins efficace ; à 6 et 12 mois, plus aucune différence n'apparaît, ni avec les soins habituels, ni avec cette thérapie[6]. Chez 276 adultes souffrant d'un trouble anxieux, ce même programme a pourtant fait à peu près aussi bien qu'un antidépresseur courant au bout de huit semaines ; 15,4 % des participants ont eu un effet indésirable, contre 78,6 % sous médicament[3].

Un cerveau « transformé » ?

Des études ont trouvé des différences de structure du cerveau entre méditants et non-méditants. Mais ces comparaisons ne disent pas ce qui est la cause, et les auteurs d'une synthèse de 21 de ces études jugent préoccupant le biais de publication[9]. Dans deux essais randomisés réunissant 218 personnes, huit semaines de programme n'ont modifié ni le volume de la matière grise ni l'épaisseur du cortex[7]. En France, l'essai Age-Well a suivi 137 personnes de 65 ans ou plus pendant 18 mois : la méditation a fait mieux que l'apprentissage de l'anglais sur l'attention, les capacités socio-émotionnelles et la connaissance de soi, sans changer le volume des régions du cerveau visées[10].

Des effets indésirables pas si rares

Une revue de 83 études (6 703 participants) trouve des effets indésirables chez 8,3 % des participants : 3,7 % dans les études expérimentales, 33,2 % dans les études d'observation. Les plus fréquents sont l'anxiété et la dépression, parfois chez des personnes sans antécédent psychique[8]. Ce site ne remplace pas un avis médical.

Questions fréquentes

Des réponses courtes aux questions les plus courantes.

La méditation peut-elle remplacer un traitement ?

Dans un essai, un programme de huit semaines a fait à peu près aussi bien qu'un antidépresseur contre les troubles anxieux[3]. Le NICE britannique cite la thérapie fondée sur la pleine conscience parmi les options pour prévenir une rechute de dépression, y compris pour les personnes qui ne souhaitent pas poursuivre leur antidépresseur[5]. Ce choix se discute avec le médecin qui suit le traitement.

Les applications de méditation sont-elles efficaces ?

D'après 45 essais, elles réduisent un peu les symptômes anxieux et dépressifs par rapport aux groupes témoins ; rien ne montre qu'elles fassent mieux qu'une autre approche active, mais ces comparaisons sont peu nombreuses. Les auteurs demandent des études plus longues et de meilleure qualité[11].

La méditation peut-elle avoir des effets indésirables ?

Oui. Dans une revue de 83 études, l'anxiété et la dépression sont les effets indésirables les plus souvent rapportés[8]. Dans un essai sur les troubles anxieux, 15,4 % des participants au programme de méditation ont eu au moins un effet indésirable[3]. En cas de malaise pendant ou après la pratique, un médecin ou un psychologue peut aider à faire le point.

La méditation change-t-elle le cerveau ?

Les essais les plus rigoureux n'ont pas trouvé de changement de structure : ni après huit semaines chez 218 personnes[7], ni après 18 mois chez 137 personnes âgées. L'Inserm, qui coordonne le programme de recherche dont fait partie ce second essai, invite à poursuivre les recherches sur des durées plus longues et avec plus de participants[12].

À lire aussi

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Sources

Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.

12 sources consultées

Sur quoi repose cette ficheClassées selon la hiérarchie des preuves
  • Synthèses et recommandations8
  • Essais randomisés et rapports institutionnels3
  • Autres : revues narratives, cas, animal, in vitro, avis1

Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.

  1. 1

    Goyal M., Singh S., Sibinga E.M.S. et al. Meditation programs for psychological stress and well-being : a systematic review and meta-analysis. JAMA Internal Medicine, 2014.

    Méta-analyse · accès libre

    DOI 10.1001/jamainternmed.2013.13018 (site externe, nouvel onglet)PubMed 24395196 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue systématique et méta-analyse de 47 essais randomisés (3 515 participants, adultes ayant des problèmes de santé variés), tous comparés à un groupe témoin actif pour neutraliser l'effet placebo. Programmes de méditation de pleine conscience : preuves modérées d'une amélioration de l'anxiété (taille d'effet 0,38 à 8 semaines, 0,22 à 3–6 mois), de la dépression (0,30 à 8 semaines, 0,23 à 3–6 mois) et de la douleur (0,33) ; preuves faibles pour le stress et la qualité de vie liée à la santé mentale. Preuves faibles d'absence d'effet, ou insuffisantes, pour l'humeur positive, l'attention, la consommation de substances, l'alimentation, le sommeil et le poids. Aucune preuve que la méditation fasse mieux qu'un traitement actif (médicaments, exercice, autres thérapies comportementales). Résumé et texte intégral lus.

  2. 2

    Galante J., Friedrich C., Dalgleish T. et al. Individual participant data systematic review and meta-analysis of randomised controlled trials assessing adult mindfulness-based programmes for mental health promotion in non-clinical settings. Nature Mental Health, 2023.

    Méta-analyse · accès libre

    DOI 10.1038/s44220-023-00081-5 (site externe, nouvel onglet)PubMed 37867573 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Méta-analyse des données individuelles de 13 essais randomisés (2 371 adultes volontaires, hors cadre médical, 8 pays, âge médian 34 ans). Programmes de pleine conscience en groupe, menés par un enseignant, comparés à l'absence d'intervention : baisse de la détresse psychologique (anxiété, dépression) un à six mois après le programme, effet petit à modéré (différence standardisée −0,32 ; IC 95 % −0,41 à −0,24) ; confiance élevée dans ce résultat selon les auteurs. Résumé et texte intégral lus.

  3. 3

    Hoge E.A., Bui E., Mete M. et al. Mindfulness-Based Stress Reduction vs Escitalopram for the Treatment of Adults With Anxiety Disorders : A Randomized Clinical Trial. JAMA Psychiatry, 2023.

    Essai contrôlé randomisé · accès libre

    DOI 10.1001/jamapsychiatry.2022.3679 (site externe, nouvel onglet)PubMed 36350591 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Essai randomisé de non-infériorité (TAME) : 276 adultes ayant un trouble anxieux diagnostiqué, dans 3 centres hospitaliers universitaires américains ; 208 ont terminé l'essai. Programme de réduction du stress fondé sur la pleine conscience (8 semaines, une séance par semaine) contre un antidépresseur courant (10 à 20 mg). Évaluation par un clinicien qui ignorait le groupe. Baisse de l'anxiété (échelle CGI-S) de 1,35 point contre 1,43 ; différence −0,07, dans la marge de non-infériorité fixée à l'avance. Au moins un effet indésirable lié à l'étude chez 78,6 % du groupe médicament et 15,4 % du groupe méditation ; 10 abandons pour effets indésirables dans le groupe médicament, aucun dans le groupe méditation. Le nom du médicament n'est pas repris dans la fiche. Résumé et texte intégral lus.

  4. 4

    Kuyken W., Warren F.C., Taylor R.S. et al. Efficacy of Mindfulness-Based Cognitive Therapy in Prevention of Depressive Relapse : An Individual Patient Data Meta-analysis From Randomized Trials. JAMA Psychiatry, 2016.

    Méta-analyse · accès libre

    DOI 10.1001/jamapsychiatry.2016.0076 (site externe, nouvel onglet)PubMed 27119968 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Méta-analyse des données individuelles de 9 essais randomisés (1 258 patients ayant une dépression récurrente, en rémission complète ou partielle). La thérapie cognitive fondée sur la pleine conscience réduit le risque de rechute dépressive sur 60 semaines par rapport aux personnes qui ne l'ont pas suivie (rapport de risques 0,69 ; IC 95 % 0,58 à 0,82) et par rapport aux traitements actifs, dont les antidépresseurs (0,79 ; 0,64 à 0,97). Effet peut-être plus marqué quand les symptômes résiduels sont plus importants. Résumé et texte intégral lus, dont la déclaration des liens d'intérêts.

  5. 5

    National Institute for Health and Care Excellence (NICE). Depression in adults : treatment and management (NG222). NICE, 2022.

    Recommandation de pratique · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Recommandation britannique publiée le 29 juin 2022. Tableau 1 (dépression peu sévère) : la méditation et la pleine conscience en groupe (programme du type thérapie cognitive fondée sur la pleine conscience, 8 séances, 8 à 15 participants) figurent parmi les 11 traitements possibles en première intention, au 7e rang de l'ordre retenu par le comité ; elles ne figurent pas dans le tableau 2 (dépression plus sévère). § 1.8.5 : pour prévenir une rechute après une rémission obtenue par antidépresseur, la thérapie cognitive fondée sur la pleine conscience ou la thérapie cognitive et comportementale en groupe font partie des options, pour les personnes qui ne souhaitent pas poursuivre le médicament ou en complément de celui-ci. La recommandation du NICE sur l'anxiété généralisée et le trouble panique (CG113) ne mentionne pas la méditation. Pages des recommandations lues.

  6. 6

    Haller H., Breilmann P., Schröter M. et al. A systematic review and meta-analysis of acceptance- and mindfulness-based interventions for DSM-5 anxiety disorders. Scientific Reports, 2021.

    Méta-analyse · accès libre

    DOI 10.1038/s41598-021-99882-w (site externe, nouvel onglet)PubMed 34650179 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue systématique et méta-analyse de 23 essais randomisés, au risque de biais le plus souvent incertain (1 815 adultes ayant un trouble anxieux selon le DSM-5). Ajoutées aux soins habituels, la thérapie d'acceptation et d'engagement et les deux programmes de pleine conscience réduisent l'anxiété à court terme. Comparées à la thérapie cognitive et comportementale, la thérapie d'acceptation et la thérapie cognitive fondée sur la pleine conscience ont des effets comparables ; le programme de réduction du stress fait nettement moins bien. Plus de différence à 6 et 12 mois. Effets indésirables mal rapportés ; effet propre, au-delà du placebo, incertain selon les auteurs. Résumé et texte intégral lus.

  7. 7

    Kral T.R.A., Davis K., Korponay C. et al. Absence of structural brain changes from mindfulness-based stress reduction : Two combined randomized controlled trials. Science Advances, 2022.

    Essai contrôlé randomisé · accès libre

    DOI 10.1126/sciadv.abk3316 (site externe, nouvel onglet)PubMed 35594344 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Deux essais randomisés combinés : 218 personnes n'ayant jamais médité, réparties entre liste d'attente (70), programme de réduction du stress de 8 semaines (75) et activité témoin équivalente (73). IRM avant et après : aucun changement du volume ni de la densité de matière grise, ni de l'épaisseur du cortex, imputable au programme, ni sur tout le cerveau ni dans les régions désignées par les études antérieures. Selon les auteurs, l'étude la plus grande et la mieux contrôlée à ce jour. Résumé et texte intégral lus.

  8. 8

    Farias M., Maraldi E., Wallenkampf K.C. et al. Adverse events in meditation practices and meditation-based therapies : a systematic review. Acta Psychiatrica Scandinavica, 2020.

    Revue systématique

    DOI 10.1111/acps.13225 (site externe, nouvel onglet)PubMed 32820538 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue systématique de 83 études (6 703 participants) : 55 rapportent au moins un type d'effet indésirable. Fréquence globale de 8,3 %, très variable selon le type d'étude : 3,7 % dans les études expérimentales, 33,2 % dans les études d'observation. Effets les plus fréquents : anxiété, dépression, troubles cognitifs ; ils peuvent survenir chez des personnes sans antécédent psychique. Résumé lu.

  9. 9

    Fox K.C.R., Nijeboer S., Dixon M.L. et al. Is meditation associated with altered brain structure ? A systematic review and meta-analysis of morphometric neuroimaging in meditation practitioners. Neuroscience and Biobehavioral Reviews, 2014.

    Méta-analyse

    DOI 10.1016/j.neubiorev.2014.03.016 (site externe, nouvel onglet)PubMed 24705269 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue systématique et méta-analyse de 21 études d'imagerie comparant environ 300 méditants à des non-méditants : huit régions du cerveau diffèrent de façon régulière, avec une taille d'effet globale « moyenne » (d = 0,46). Les auteurs voient dans le biais de publication et les limites de méthode de « fortes » sources d'inquiétude et demandent des recherches rigoureuses avant de relier la méditation à ces différences. Résumé lu.

  10. 10

    Chételat G., Lutz A., Klimecki O. et al. Effect of an 18-Month Meditation Training on Regional Brain Volume and Perfusion in Older Adults : The Age-Well Randomized Clinical Trial. JAMA Neurology, 2022.

    Essai contrôlé randomisé · accès libre

    DOI 10.1001/jamaneurol.2022.3185 (site externe, nouvel onglet)PubMed 36215061 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Essai randomisé Age-Well, mené en France : 137 personnes de 65 ans ou plus sans trouble cognitif, réparties entre 18 mois d'entraînement à la méditation, 18 mois d'apprentissage de l'anglais et aucune intervention ; une seule personne n'a pas terminé l'essai. Aucune différence de volume du cortex cingulaire antérieur ni de l'insula, les deux régions visées ; différences de perfusion non significatives. La méditation fait mieux que l'apprentissage de l'anglais sur un score global de régulation de l'attention, de capacités socio-émotionnelles et de connaissance de soi (d de Cohen 0,52). Résumé et texte intégral lus.

  11. 11

    Linardon J., Messer M., Goldberg S.B. et al. The efficacy of mindfulness apps on symptoms of depression and anxiety : An updated meta-analysis of randomized controlled trials. Clinical Psychology Review, 2024.

    Méta-analyse · accès libre

    DOI 10.1016/j.cpr.2023.102370 (site externe, nouvel onglet)PubMed 38056219 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Méta-analyse de 45 essais randomisés sur les applications de pleine conscience. Petits effets par rapport aux groupes témoins sur les symptômes dépressifs (g = 0,24 ; 5 852 participants) et anxieux (g = 0,28 ; 6 082 participants), stables dans les essais à faible risque de biais. Pas de différence significative face à une autre approche thérapeutique active, mais peu d'études. Les auteurs demandent des études de meilleure qualité, avec un suivi plus long. Résumé lu.

  12. 12

    Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Prévention des démences chez les seniors : la méditation toujours à l'étude. Inserm, 2022.

    Autre · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Communiqué de presse de l'Inserm du 10 octobre 2022 sur l'essai Age-Well (programme européen Medit-Ageing, coordonné par l'Inserm) : effet positif sur la régulation de l'attention et des émotions, mais pas de bénéfice significatif sur le volume et le fonctionnement des régions du cerveau étudiées par rapport aux groupes témoins ; les chercheurs invitent à poursuivre les travaux sur des durées plus longues et avec plus de participants. Communiqué lu.

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Thème : Santé mentale

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