Santé mentale

Les réseaux sociaux dérèglent-ils la dopamine ?

En conclusion

Ce n'est pas démontré. Les réseaux sociaux mobilisent bien le circuit de la récompense, et leur conception vise à capter l'attention. Mais nous n'avons trouvé aucune étude qui mesure directement la dopamine pendant leur usage, la dopamine n'est pas « l'hormone du plaisir », et l'addiction aux réseaux sociaux n'est pas un trouble reconnu. Les effets mesurés, sur le sommeil ou l'humeur, sont réels mais modestes en moyenne.

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Par La rédaction d’Après Vérification
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Ce qu’on entend

Les réseaux sociaux dérègleraient la dopamine : chaque « like » et chaque notification donneraient un « shoot » de dopamine, comme une drogue, et rendraient accro.

Une idée très répandue, souvent avancée pour expliquer pourquoi il est si difficile de lâcher son téléphone.

Ce que dit la science

Ce que montrent les études, point par point.

  • Ce qui est juste : les réseaux sociaux mobilisent le circuit de la récompense. Chez des adolescents, voir des photos qui ont beaucoup de « likes » active davantage des régions du cerveau liées à la récompense[1], et plus d'un million de publications suivent les lois de l'apprentissage par récompense[2].
  • Ces études mesurent l'activité de régions du cerveau, pas la dopamine : la mesurer chez l'humain demande une tomographie par émission de positons, comme pendant un jeu vidéo en 1998[3]. Nous n'avons trouvé aucune mesure de ce type pendant l'usage des réseaux sociaux.
  • La dopamine n'est pas « l'hormone du plaisir » : elle sert surtout à apprendre ce qui récompense[4] et à le désirer[5].
  • L'« addiction aux réseaux sociaux » ne figure pas dans les classifications internationales des troubles mentaux ; l'Anses juge qu'il faut étudier la pertinence de la reconnaître[6].
  • Les effets mesurés sont réels mais modestes en moyenne : l'usage est faiblement associé à la dépression[7], et dans 10 essais, le réduire diminue un peu les symptômes dépressifs[8].

Solidité des preuves, effet par effet

  • Les « likes » activent le circuit de la récompense

    Solidité des preuves : Les « likes » activent le circuit de la récompense : Faible

    Une étude d'IRM fonctionnelle chez des adolescents et une analyse de plus d'un million de publications ; l'imagerie mesure l'activité de régions du cerveau, pas la dopamine.[1][2]

  • Dérèglement de la dopamine par les réseaux sociaux

    Solidité des preuves : Dérèglement de la dopamine par les réseaux sociaux : Aucune étude chez l’humain

    Nous n'avons trouvé aucune étude qui mesure la dopamine pendant l'usage des réseaux sociaux ; les études d'imagerie sont surtout transversales et définissent l'addiction de façons variées.[3][10]

  • Usage des réseaux sociaux et dépression

    Solidité des preuves : Usage des réseaux sociaux et dépression : Faible

    Associations faibles dans des études d'observation, avec un risque de biais moyen à élevé ; elles ne disent pas ce qui cause quoi.[7][12][13]

  • Réduire son usage et symptômes dépressifs

    Solidité des preuves : Réduire son usage et symptômes dépressifs : Faible

    Méta-analyses d'essais randomisés : petit effet, études hétérogènes et souvent courtes.[8][14]

  • Usage des réseaux sociaux et sommeil des adolescents

    Solidité des preuves : Usage des réseaux sociaux et sommeil des adolescents : Modérée

    Expertise collective de l'Anses : l'usage retarde le coucher et réduit la durée de sommeil.[6]

Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons

Pour comprendre

Les notions utiles pour lire ces résultats.

Ce que fait vraiment la dopamine

La dopamine est souvent présentée comme la molécule du plaisir. Les travaux sur le cerveau décrivent autre chose. Chez le singe, les neurones à dopamine signalent l'écart entre la récompense attendue et la récompense obtenue : ce signal sert à apprendre[4]. La dopamine participe aussi au « vouloir », la motivation à rechercher une récompense, alors que l'« aimer », le plaisir ressenti, dépend d'autres systèmes. Dans les addictions aux drogues, c'est surtout ce « vouloir » qui s'emballe, sans que le plaisir augmente[5].

Ce que montrent les études sur le cerveau

Chez des adolescents placés dans une IRM devant une interface imitant un réseau social, les photos qui avaient beaucoup de « likes » activaient davantage des régions liées à la récompense, à l'attention et à l'imitation[1]. Chez 169 collégiens suivis trois ans, ceux qui consultaient les réseaux sociaux par habitude voyaient évoluer différemment la sensibilité de leur cerveau aux réactions sociales ; c'est une association, pas une cause démontrée[9]. Une revue de 44 études d'imagerie juge que la variété des définitions de l'addiction et la prédominance d'études à un seul moment empêchent de conclure[10]. Surtout, l'IRM mesure l'activité de régions du cerveau, pas la dopamine. La libération de dopamine se mesure par tomographie par émission de positons ; elle a ainsi été observée pendant un jeu vidéo, une activité ordinaire[3]. Nous n'avons trouvé aucune mesure de ce type pendant l'usage des réseaux sociaux.

Addiction ou usage problématique ?

Les seules addictions sans substance officiellement reconnues sont le jeu d'argent et le jeu vidéo. Faute de consensus sur l'addiction aux réseaux sociaux, l'Anses parle d'« usage problématique », mesuré par des échelles hétérogènes qui ont en commun deux signes : l'impossibilité de maîtriser le temps passé et des répercussions sur la santé[6]. Chez des adolescents et jeunes adultes, cet usage problématique est associé à plus de dépression, d'anxiété et de stress, sans que ces études disent ce qui cause quoi[11].

Des effets réels, mais pas un dérèglement démontré

Selon l'Anses, les plateformes intègrent des mécanismes conçus pour capter l'attention, comme le défilement infini, qui augmentent le temps passé ; cet usage retarde le coucher et réduit le sommeil des adolescents[6]. Le comportement des utilisateurs suit lui aussi un apprentissage par récompense : ils espacent leurs publications pour recevoir le plus de réactions possible[2]. Mais en moyenne, les liens avec le bien-être restent faibles : chez 355 358 adolescents, l'usage du numérique en expliquait au plus 0,4 % des différences[12], et la plupart des revues jugent ces liens « faibles » ou « incohérents[13] ». Ces moyennes peuvent cacher des situations individuelles difficiles. Ce site ne remplace pas un avis médical.

Questions fréquentes

Des réponses courtes aux questions les plus courantes.

Une « détox de dopamine » a-t-elle un sens ?

Dans 20 essais, faire une pause dans l'usage des réseaux sociaux améliorait un peu le bien-être. Ces essais mesurent le bien-être, pas la dopamine : rien ne montre qu'une pause « réinitialise » la dopamine[14].

Les réseaux sociaux modifient-ils le cerveau des adolescents ?

Une étude qui a suivi 169 collégiens pendant trois ans a observé que la consultation habituelle des réseaux sociaux allait de pair avec une évolution différente de la sensibilité du cerveau aux réactions sociales. C'est une association : l'étude ne montre ni une cause, ni un dommage[9].

Pourquoi est-ce si difficile de décrocher ?

Selon l'Anses, la conception des réseaux sociaux vise à maximiser l'engagement, avec des interfaces persuasives et le défilement infini[6]. Les réactions des autres agissent comme des récompenses, qui orientent le comportement comme le prévoient les lois de l'apprentissage[2].

Quand un usage devient-il problématique ?

Les échelles utilisées par les chercheurs ont en commun deux signes : ne plus arriver à maîtriser le temps passé, et des répercussions négatives sur la santé[6]. Pour une situation personnelle, un médecin ou un psychologue peut aider à faire le point.

Sources

Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.

14 sources consultées

Sur quoi repose cette ficheClassées selon la hiérarchie des preuves
  • Synthèses et recommandations6
  • Essais randomisés et rapports institutionnels1
  • Études d'observation et essais non randomisés2
  • Autres : revues narratives, cas, animal, in vitro, avis5

Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.

  1. 1

    Sherman L.E., Payton A.A., Hernandez L.M. et al. The Power of the Like in Adolescence : Effects of Peer Influence on Neural and Behavioral Responses to Social Media. Psychological Science, 2016.

    Autre · accès libre

    DOI 10.1177/0956797616645673 (site externe, nouvel onglet)PubMed 27247125 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Étude expérimentale en IRM fonctionnelle chez des adolescents, sur une interface imitant un réseau social de photos. Les participants « aiment » plus volontiers les photos qui ont déjà beaucoup de « likes » ; voir ces photos s'accompagne d'une activité plus forte dans des régions liées au traitement de la récompense, à la cognition sociale, à l'imitation et à l'attention. L'IRM fonctionnelle mesure l'activité de régions du cerveau, pas la dopamine. Résumé lu.

  2. 2

    Lindström B., Bellander M., Schultner D.T. et al. A computational reward learning account of social media engagement. Nature Communications, 2021.

    Autre · accès libre

    DOI 10.1038/s41467-020-19607-x (site externe, nouvel onglet)PubMed 33637702 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Analyse de plus d'un million de publications de plus de 4 000 personnes sur plusieurs réseaux sociaux, avec des modèles d'apprentissage par renforcement : les utilisateurs espacent leurs publications de façon à maximiser les « récompenses sociales » reçues, comme le prévoient les lois de l'apprentissage par récompense ; une expérience en ligne (176 participants) confirme l'effet des récompenses sociales sur le comportement. Les auteurs notent qu'avant leur étude, les preuves empiriques de ce mécanisme restaient « rares ». Aucune mesure de la dopamine. Résumé lu ; financement lu dans le texte intégral (PubMed Central).

  3. 3

    Koepp M.J., Gunn R.N., Lawrence A.D. et al. Evidence for striatal dopamine release during a video game. Nature, 1998.

    Autre

    DOI 10.1038/30498 (site externe, nouvel onglet)PubMed 9607763 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Mesure de la libération de dopamine dans le striatum pendant un jeu vidéo, par tomographie par émission de positons avec un traceur qui se fixe aux récepteurs de la dopamine. Première démonstration, selon les auteurs, de conditions comportementales dans lesquelles la dopamine est libérée chez l'humain. Montre qu'une activité ordinaire peut libérer de la dopamine, et quel type d'examen il faut pour le mesurer. Résumé lu.

  4. 4

    Schultz W., Dayan P., Montague P.R. A neural substrate of prediction and reward. Science, 1997.

    Revue narrative

    DOI 10.1126/science.275.5306.1593 (site externe, nouvel onglet)PubMed 9054347 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Article de synthèse : chez le primate, les neurones à dopamine signalent les changements ou les erreurs dans la prédiction des récompenses à venir, ce qui sert à l'apprentissage. Résumé lu.

  5. 5

    Berridge K.C., Robinson T.E. Liking, wanting, and the incentive-sensitization theory of addiction. The American Psychologist, 2016.

    Revue narrative · accès libre

    DOI 10.1037/amp0000059 (site externe, nouvel onglet)PubMed 27977239 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Synthèse : le « vouloir » (la motivation) dépend de systèmes neuronaux qui comprennent la dopamine, alors que l'« aimer » (le plaisir ressenti) dépend de systèmes plus petits et ne dépend pas de la dopamine. Dans les addictions aux drogues, c'est surtout le « vouloir » qui est amplifié. Résumé lu ; financement lu dans le texte intégral (PubMed Central).

  6. 6

    Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Usages des réseaux sociaux numériques et santé des adolescents. Anses, 2025.

    Rapport institutionnel · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Avis et rapport d'expertise collective du 16 décembre 2025 (saisine 2019-SA-0152), mis en ligne le 13 janvier 2026. « L'addiction aux réseaux sociaux numériques » ne figure pas dans les classifications internationales des troubles mentaux (DSM-5-TR, CIM-11) ; faute de consensus, le groupe de travail retient la notion d'« usage problématique ». Les échelles de mesure sont hétérogènes ; elles ont en commun les répercussions négatives sur la santé et l'impossibilité de maîtriser le temps passé. Les plateformes intègrent des mécanismes persuasifs (défilement infini, captation de l'attention) qui augmentent le temps passé et induisent une perte de contrôle ; l'usage retarde le coucher et réduit le sommeil. Le comité d'experts recommande d'étudier la pertinence de qualifier l'usage problématique d'addiction comportementale. L'expertise n'a pas cherché à évaluer les éventuels effets positifs. Avis lu (32 pages) et passages du rapport lus.

  7. 7

    Sanders T., Noetel M., Parker P. et al. An umbrella review of the benefits and risks associated with youths' interactions with electronic screens. Nature Human Behaviour, 2024.

    Revue de revues

    DOI 10.1038/s41562-023-01712-8 (site externe, nouvel onglet)PubMed 37957284 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue enregistrée de 102 méta-analyses (2 451 études, 1 937 501 participants) sur les écrans chez les enfants et adolescents. Les réseaux sociaux sont associés à la dépression (r = 0,12, 12 études, 93 740 participants), une association faible. Risque de biais moyen à élevé dans 95 des 102 méta-analyses et forte hétérogénéité. Résumé lu.

  8. 8

    May W., Malouff J.M., Meynadier J. Reducing Social Media Use Decreases Depression Symptoms : A Meta-Analysis of Randomised Controlled Trials. European Journal of Investigation in Health, Psychology and Education, 2025.

    Méta-analyse · accès libre

    DOI 10.3390/ejihpe15110222 (site externe, nouvel onglet)PubMed 41294782 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Méta-analyse de 10 essais randomisés (1 491 participants) : réduire ou arrêter l'usage des réseaux sociaux diminue les symptômes dépressifs, avec un petit effet (g = 0,25 après correction du biais de publication, intervalle 0,10 à 0,41) ; hétérogénéité notable. Les auteurs demandent des études de meilleure qualité et sur le long terme. Résumé lu.

  9. 9

    Maza M.T., Fox K.A., Kwon S.-J. et al. Association of Habitual Checking Behaviors on Social Media With Longitudinal Functional Brain Development. JAMA Pediatrics, 2023.

    Étude de cohorte · accès libre

    DOI 10.1001/jamapediatrics.2022.4924 (site externe, nouvel onglet)PubMed 36595277 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Cohorte de 169 collégiens de 12 ans en Caroline du Nord, IRM fonctionnelle chaque année pendant 3 ans. La fréquence déclarée de consultation des réseaux sociaux est associée à une évolution différente de la sensibilité du cerveau à l'anticipation de réactions sociales (amygdale, insula, striatum ventral, cortex préfrontal) : plus faible au départ chez les « consultants habituels », puis en hausse, alors qu'elle baisse chez les autres. Étude d'observation ; les auteurs parlent d'association et appellent à d'autres recherches. Résumé lu.

  10. 10

    Shi W., Zhao Y., Zhou J. et al. Differential neural reward processes in internet addiction : A systematic review of brain imaging research. Addictive Behaviors, 2025.

    Revue systématique

    DOI 10.1016/j.addbeh.2025.108346 (site externe, nouvel onglet)PubMed 40186989 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue systématique de 44 études d'imagerie chez l'adulte sur les formes d'« addiction à Internet ». L'usage excessif des réseaux sociaux serait surtout associé au système amygdale-striatum ; mais la variabilité des définitions de l'addiction, l'absence de comparaisons entre sous-types et la prédominance d'études transversales empêchent des conclusions définitives. Résumé lu.

  11. 11

    Shannon H., Bush K., Villeneuve P.J. et al. Problematic Social Media Use in Adolescents and Young Adults : Systematic Review and Meta-analysis. JMIR Mental Health, 2022.

    Méta-analyse · accès libre

    DOI 10.2196/33450 (site externe, nouvel onglet)PubMed 35436240 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Méta-analyse de 18 études (9 269 adolescents et jeunes adultes). L'usage problématique des réseaux sociaux est corrélé à la dépression (r = 0,273), à l'anxiété (0,348) et au stress (0,313). Études de corrélation : elles ne disent pas ce qui cause quoi. Résumé lu.

  12. 12

    Orben A., Przybylski A.K. The association between adolescent well-being and digital technology use. Nature Human Behaviour, 2019.

    Étude transversale

    DOI 10.1038/s41562-018-0506-1 (site externe, nouvel onglet)PubMed 30944443 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Analyse de trois grandes enquêtes (355 358 adolescents) par « courbe de spécification », qui teste toutes les façons raisonnables d'analyser les données. L'association entre usage des technologies numériques et bien-être est négative mais faible : elle explique au plus 0,4 % des différences de bien-être. Porte sur le numérique en général, pas seulement sur les réseaux sociaux. Résumé lu.

  13. 13

    Valkenburg P.M., Meier A., Beyens I. Social media use and its impact on adolescent mental health : An umbrella review of the evidence. Current Opinion in Psychology, 2022.

    Revue de revues

    DOI 10.1016/j.copsyc.2021.08.017 (site externe, nouvel onglet)PubMed 34563980 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue de 25 revues publiées de 2019 à mi-2021 (7 méta-analyses). La plupart qualifient les associations entre usage des réseaux sociaux et santé mentale des adolescents de « faibles » ou « incohérentes » ; quelques-unes les jugent « substantielles ». Résumé lu.

  14. 14

    Liu Y., Mohamad E.M.W., Azlan A.A. et al. Am I Happier Without You ? Social Media Detox and Well-Being : A Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials. Behavioral Sciences, 2025.

    Méta-analyse · accès libre

    DOI 10.3390/bs15030290 (site externe, nouvel onglet)PubMed 40150185 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Méta-analyse de 20 essais randomisés sur les pauses dans l'usage des réseaux sociaux : petit effet positif sur le bien-être, variable selon le contexte culturel et la durée. Les essais mesurent le bien-être, pas la dopamine. Résumé lu.

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Thème : Santé mentale

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