Nutrition

Perdre du poids, c'est juste une question de calories ?

En conclusion

À nuancer. Perdre de la graisse suppose bien que le corps dépense plus d'énergie qu'il n'en reçoit, et à calories égales, le type de régime change peu le résultat. Mais le mot « juste » est de trop : la nature des aliments peut modifier la quantité consommée, et le corps freine la perte de poids, en dépensant moins et en poussant à manger davantage. Manger moins, durablement, est donc plus difficile que le calcul ne le laisse penser.

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Par La rédaction d’Après Vérification
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Ce qu’on entend

Pour perdre du poids, il suffirait de manger moins de calories qu'on n'en dépense : le reste, le type d'aliments ou le régime suivi, ne compterait pas.

Un raisonnement très répandu, résumé en anglais par « calories in, calories out ».

Ce que dit la science

Ce que montrent les études, point par point.

  • Ce qui est juste : perdre de la graisse suppose que le corps dépense plus d'énergie qu'il n'en reçoit. Les chercheurs des deux camps d'un débat récent sur l'obésité tiennent ce bilan pour un principe de physique[1], y compris ceux qui jugent qu'il ne suffit pas à expliquer la prise de poids[2].
  • À calories et protéines égales, la composition du régime change peu le résultat : dans 32 études où toute la nourriture était fournie, les régimes plus pauvres en graisses faisaient perdre un peu plus de graisse, un écart sans portée pratique selon les auteurs[3].
  • Mais la nature des aliments peut modifier la quantité consommée : dans un essai, servis à volonté, des repas ultra-transformés ont fait manger à 20 adultes environ 500 kcal de plus par jour que des repas non transformés[4].
  • Et le corps freine la perte de poids : après une perte, la dépense d'énergie baisse[5], on mange davantage[6], et les hormones de l'appétit restent modifiées un an plus tard[7].
  • Pour l'OMS, l'obésité est une maladie chronique, issue d'interactions complexes entre l'environnement, des facteurs psychosociaux et une vulnérabilité biologique[8]. Selon l'Inserm, dans la prise en charge de l'obésité, les mesures de mode de vie sont le socle du traitement, mais suffisent rarement seules[9].

Solidité des preuves, effet par effet

  • Déficit d'énergie et perte de graisse

    Solidité des preuves : Déficit d'énergie et perte de graisse : Élevée

    Repose sur un principe de physique, admis par les chercheurs des deux camps du débat ; en unité de recherche, deux régimes réduits de 30 % en calories ont tous deux fait perdre de la graisse.[1][2][10]

  • Composition du régime à calories égales, nourriture fournie

    Solidité des preuves : Composition du régime à calories égales, nourriture fournie : Modérée

    Écarts minimes dans une méta-analyse de 32 études où toute la nourriture était fournie, et dans un essai de six jours ; études courtes, sans cotation de la certitude par les auteurs.[3][10]

  • Type de régime en vie courante

    Solidité des preuves : Type de régime en vie courante : Modérée

    Certitude modérée à six mois selon une méta-analyse de 121 essais, surtout faible à très faible à douze mois ; un grand essai de douze mois sans différence significative.[14][15]

  • Aliments ultra-transformés, quantité mangée et poids

    Solidité des preuves : Aliments ultra-transformés, quantité mangée et poids : Modérée

    Deux essais tirés au sort concordants mais courts : 20 adultes sur deux semaines par régime, 50 adultes sur huit semaines.[4][11]

  • Dépense en baisse et appétit en hausse après une perte de poids

    Solidité des preuves : Dépense en baisse et appétit en hausse après une perte de poids : Modérée

    Petites études concordantes ; baisse de dépense au-delà de la perte de masse fréquente selon une revue, mais faible dans les études les mieux conçues ; adaptations admises par les deux camps.[3][5][6][7][12][13]

  • Moins de glucides et dépense d'énergie

    Solidité des preuves : Moins de glucides et dépense d'énergie : Faible

    Un essai de 164 adultes trouve une dépense plus élevée avec peu de glucides ; les études contrôlées réunies en 2017, plus courtes, vont très légèrement dans l'autre sens.[3][13]

Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons

Pour comprendre

Les notions utiles pour lire ces résultats.

Un principe de physique, deux lectures

En 2022, des défenseurs du « modèle du bilan d'énergie » rappellent que ce bilan est une loi de la physique, qui ne dit rien à lui seul des causes de l'obésité ; pour eux, le cerveau règle la prise alimentaire, souvent à notre insu[1]. D'autres défendent le « modèle glucides-insuline » : une alimentation à forte charge glycémique pousserait le corps, par les hormones qu'elle mobilise, à stocker des graisses, ce qui augmenterait la faim et pourrait réduire la dépense ; ils demandent des recherches rigoureuses pour départager les deux modèles[2]. Chaque camp a mené une bonne part des études citées ici : celles de 2015, 2016, 2017, 2019 et 2025 pour le premier, celle de 2018 pour le second.

À calories égales

En 2015, 19 adultes obèses, dont 17 ont fait les deux séjours, étaient logés dans une unité de recherche qui contrôlait leur nourriture : six jours avec 30 % de calories en moins, une fois surtout en glucides, une fois surtout en graisses. D'après le bilan mesuré en chambre métabolique, ils ont perdu 89 g de graisse par jour en réduisant les graisses, contre 53 g en réduisant les glucides ; sur la balance, réduire les glucides faisait pourtant perdre plus de poids[10]. Une méta-analyse de 2017 (32 études de ce type, 563 participants) trouvait, à calories et protéines égales, 26 kcal de dépense et 16 g de graisse perdue en plus par jour avec les régimes plus pauvres en graisses, des écarts trop petits pour compter en pratique selon ses auteurs[3].

Ce qui fait manger plus ou moins

En 2019, 20 adultes logés dans une unité de recherche ont reçu, à volonté, deux semaines de repas ultra-transformés et deux semaines de repas non transformés, appariés en calories proposées, en sucre, en sel et en fibres : avec les premiers, ils ont mangé 508 kcal de plus par jour et pris 0,9 kg, contre 0,9 kg perdu avec les seconds[4]. En 2025, 55 adultes en surpoids ont suivi, dans un ordre tiré au sort, deux régimes de huit semaines conformes aux repères nutritionnels britanniques, avec des aliments fournis et à volonté : ils ont perdu 2,06 % de leur poids avec des aliments peu transformés, contre 1,05 % avec des ultra-transformés[11]. Ces deux essais courts ne disent pas quels aliments font grossir durablement.

Le corps freine la perte de poids

En 1995, une équipe a étudié 41 personnes, obèses ou non, avant et après une perte ou un gain de poids : maintenir un poids inférieur d'au moins 10 % s'accompagnait d'une baisse de la dépense d'énergie, même rapportée à la masse maigre, qui s'oppose au maintien du nouveau poids[5]. Une revue de 33 études publiée en 2022 retrouve souvent une baisse de la dépense au-delà de ce que prévoit la perte de poids, mais faible ou non significative dans les études les mieux conçues, et atténuée une fois le poids stabilisé[12]. En 2011, chez des personnes en surpoids ou obèses qui avaient perdu 13,5 kg en moyenne avec un régime très pauvre en calories, plusieurs hormones favorisant la reprise de poids, et la faim, n'étaient pas revenues à leur niveau de départ un an plus tard[7]. En 2016, un calcul sur 153 patients diabétiques, amaigris par un médicament qui élimine du sucre dans les urines, estime que chaque kilo perdu fait manger environ 100 kcal de plus par jour ; l'un des auteurs est salarié du laboratoire qui a développé ce médicament[6].

Le cas des régimes pauvres en glucides

En 2018, un essai chez 164 adultes qui venaient de perdre 12 % de leur poids a mesuré, pendant 20 semaines de maintien, une dépense d'énergie augmentée de 209 kcal par jour de plus avec 20 % des calories en glucides qu'avec 60 %. Ses auteurs y voient un argument pour le modèle glucides-insuline, jugent trop courtes les études réunies en 2017, et reconnaissent que leur mesure repose sur des hypothèses[13]. La question reste débattue.

Ce site ne remplace pas un avis médical : pour un projet de perte de poids, c'est au médecin ou au diététicien de conseiller.

Questions fréquentes

Des réponses courtes aux questions les plus courantes.

Compter ses calories suffit-il pour maigrir ?

Aucune des études réunies ici n'a testé le simple fait de compter ses calories. Un déficit d'énergie est nécessaire, mais le corps y répond par des signaux d'appétit qui restent modifiés[7] et par une dépense moindre[5]. Chez les personnes obèses, l'Inserm note qu'une perte de 5 à 10 % du poids apporte déjà des bénéfices cliniques importants sur les complications[9].

Un régime pauvre en glucides fait-il perdre davantage ?

Pas nettement. En vie courante, 609 adultes tirés au sort ont perdu en moyenne 6,0 kg en douze mois avec un régime pauvre en glucides et 5,3 kg avec un régime pauvre en graisses, une différence non significative[14]. Selon une méta-analyse de 121 essais, ces régimes font perdre un poids semblable à six mois, et les écarts entre régimes deviennent négligeables à douze mois[15]. Un essai a mesuré une dépense d'énergie plus élevée avec peu de glucides pendant le maintien du poids[13] ; les études à alimentation contrôlée réunies en 2017, plus courtes, allaient plutôt dans l'autre sens, avec des écarts minimes[3].

Pourquoi reprend-on souvent le poids perdu ?

Pour les auteurs d'une méta-analyse de 2017, le bilan d'énergie est souvent mal interprété, comme si l'obésité se traitait en conseillant simplement de manger moins et de bouger plus : des processus physiologiques freinent la perte de poids[3]. La dépense d'énergie baisse[5], on mange davantage[6], et les signaux de l'appétit restent modifiés au moins un an[7]. L'OMS décrit l'obésité comme une maladie chronique, et appelle à des soins de long cours, avec traitement, accompagnement et suivi[8].

Les calories indiquées sur les étiquettes sont-elles exactes ?

Ce sont des estimations, calculées avec des coefficients standards. Dans un essai de 18 adultes financé par l'interprofession californienne de l'amande, les amandes entières ou concassées apportaient moins d'énergie réellement assimilée que ce calcul ne le prévoit, alors que la purée d'amande lui correspondait : la forme d'un aliment peut changer ce que le corps en tire[16]. Cela ne remet pas en cause le bilan d'énergie, seulement la précision du compte.

À lire aussi

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Sources

Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.

16 sources consultées

Sur quoi repose cette ficheClassées selon la hiérarchie des preuves
  • Synthèses et recommandations3
  • Essais randomisés et rapports institutionnels8
  • Études d'observation et essais non randomisés2
  • Autres : revues narratives, cas, animal, in vitro, avis3

Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.

  1. 1

    Hall K.D., Farooqi I.S., Friedman J.M. et al. The energy balance model of obesity : beyond calories in, calories out. American Journal of Clinical Nutrition, 2022.

    Revue narrative · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.1093/ajcn/nqac031 (site externe, nouvel onglet)PubMed 35134825 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Réponse à l'article de 2021 sur le modèle glucides-insuline. Pour les auteurs, le bilan d'énergie est une loi de la physique, neutre sur les causes de l'obésité, à ne pas confondre avec le modèle du bilan d'énergie, un modèle biologique dans lequel le cerveau règle la prise alimentaire, surtout sans que nous en ayons conscience, selon les besoins du corps et l'environnement. Ils jugent ce modèle plus solide que le modèle glucides-insuline. Résumé lu.

  2. 2

    Ludwig D.S., Aronne L.J., Astrup A. et al. The carbohydrate-insulin model : a physiological perspective on the obesity pandemic. American Journal of Clinical Nutrition, 2021.

    Revue narrative · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.1093/ajcn/nqab270 (site externe, nouvel onglet)PubMed 34515299 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Présentation du modèle glucides-insuline. Pour les auteurs, voir l'obésité comme un trouble du bilan d'énergie revient à reformuler un principe de physique sans considérer les mécanismes biologiques ; selon leur modèle, le stockage des graisses, provoqué par les réponses hormonales à une alimentation à forte charge glycémique, pousse à manger davantage. Dans le texte intégral : le gain de graisse ne peut se produire qu'avec un bilan d'énergie positif, mais ce rappel ignore selon eux la causalité ; la faim augmenterait et la dépense pourrait baisser. Ils demandent des recherches rigoureuses pour comparer les deux modèles. Résumé, passages du texte intégral et déclarations lus.

  3. 3

    Hall K.D., Guo J. Obesity Energetics : Body Weight Regulation and the Effects of Diet Composition. Gastroenterology, 2017.

    Méta-analyse · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.1053/j.gastro.2017.01.052 (site externe, nouvel onglet)PubMed 28193517 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue et méta-analyse de 32 études où toute la nourriture était fournie (563 participants), comparant des régimes de mêmes calories et mêmes protéines, plus ou moins riches en glucides ou en graisses. Avec moins de graisses : dépense d'énergie plus élevée de 26 kcal par jour et perte de graisse plus forte de 16 g par jour (p < 0,0001), à l'inverse des prédictions du modèle glucides-insuline ; pour les auteurs, des écarts si petits qu'ils sont sans portée physiologique. La revue décrit aussi les processus qui freinent la perte de poids et rappelle que l'idée de simplement « manger moins et bouger plus » est une lecture erronée du bilan d'énergie. Texte intégral lu.

  4. 4

    Hall K.D., Ayuketah A., Brychta R. et al. Ultra-Processed Diets Cause Excess Calorie Intake and Weight Gain : An Inpatient Randomized Controlled Trial of Ad Libitum Food Intake. Cell Metabolism, 2019.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 20 · accès libre

    DOI 10.1016/j.cmet.2019.05.008 (site externe, nouvel onglet)PubMed 31105044 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Essai croisé : 20 adultes au poids stable, hospitalisés, deux semaines de repas ultra-transformés et deux semaines de repas non transformés, dans un ordre tiré au sort ; repas appariés en calories proposées, densité énergétique, glucides, graisses, protéines, sucre, sel et fibres ; à volonté. Avec les ultra-transformés : 508 kcal de plus par jour (p = 0,0001), +0,9 kg, contre -0,9 kg avec les repas non transformés. Deux errata (2019, 2020) : le second corrige la répartition par repas, sans changer le résultat principal. Résumé, texte intégral et erratum lus.

  5. 5

    Leibel R.L., Rosenbaum M., Hirsch J. Changes in energy expenditure resulting from altered body weight. New England Journal of Medicine, 1995.

    Essai non randomisé · chez l'humain · n = 41

    DOI 10.1056/NEJM199503093321001 (site externe, nouvel onglet)PubMed 7632212 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    18 personnes obèses et 23 qui ne l'avaient jamais été, étudiées à leur poids habituel puis après une perte de 10 à 20 % (sous-alimentation) ou un gain de 10 % (suralimentation). Maintenir un poids inférieur d'au moins 10 % s'accompagnait d'une baisse de la dépense totale de 6 à 8 kcal par kilo de masse maigre et par jour ; un poids supérieur de 10 %, d'une hausse. Pour les auteurs, ces changements s'opposent au maintien d'un poids différent du poids habituel et pourraient expliquer le peu d'efficacité à long terme des traitements de l'obésité. Résumé lu.

  6. 6

    Polidori D., Sanghvi A., Seeley R.J. et al. How Strongly Does Appetite Counter Weight Loss ? Quantification of the Feedback Control of Human Energy Intake. Obesity, 2016.

    Autre · chez l'humain · n = 153 · accès libre

    DOI 10.1002/oby.21653 (site externe, nouvel onglet)PubMed 27804272 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Calcul, à l'aide d'un modèle mathématique validé, des apports alimentaires de 153 patients atteints de diabète de type 2, traités pendant 52 semaines par canagliflozine, un médicament qui fait perdre du sucre dans les urines, et donc du poids, sans que le patient perçoive le déficit. Chaque kilo perdu s'accompagne d'environ 100 kcal mangées en plus par jour, plus de trois fois l'adaptation de la dépense d'énergie. Résumé et texte intégral lus.

  7. 7

    Sumithran P., Prendergast L.A., Delbridge E. et al. Long-term persistence of hormonal adaptations to weight loss. New England Journal of Medicine, 2011.

    Essai non randomisé · chez l'humain · n = 50

    DOI 10.1056/NEJMoa1105816 (site externe, nouvel onglet)PubMed 22029981 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    50 personnes en surpoids ou obèses, sans diabète, régime très hypocalorique de dix semaines : 13,5 kg perdus en moyenne. Leptine, peptide YY, cholécystokinine, insuline et amyline en baisse, ghréline en hausse, appétit accru. Un an après, plusieurs de ces hormones (dont la leptine et la ghréline) et la faim restaient différentes du départ. Résumé lu.

  8. 8

    Organisation mondiale de la santé (OMS). Obesity and overweight. OMS, aide-mémoire (page datée du 7 octobre 2026), 2026.

    Rapport institutionnel · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Aide-mémoire daté du 7 octobre 2026. « Obesity is a chronic disease resulting from complex interactions between environmental and psychosocial influences and biological susceptibility. » L'obésité s'accompagne d'un dérèglement des circuits nerveux et métaboliques de l'appétit, du bilan d'énergie et du tissu adipeux, avec des variations génétiques qui influencent la vulnérabilité de chacun. L'OMS appelle à la prévention, au diagnostic précoce et à des soins chroniques comprenant traitement, accompagnement et suivi. Page lue.

  9. 9

    Inserm. Obésité : une maladie des tissus adipeux. Inserm, 2026.

    Rapport institutionnel · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Dossier d'information (modifié le 15 juin 2026). Obésité : IMC supérieur à 30 selon l'OMS, mais un IMC élevé ne suffit pas au diagnostic (sportifs de haut niveau) ; obésité abdominale au-delà de 100 cm de tour de taille chez l'homme et de 88 cm chez la femme. Présente la définition de 2025 qui distingue obésité préclinique et clinique, pour mieux combattre les préjugés et la stigmatisation. Complications : diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, du foie, certains cancers, atteintes articulaires et respiratoires. Texte intégral lu.

  10. 10

    Hall K.D., Bemis T., Brychta R. et al. Calorie for Calorie, Dietary Fat Restriction Results in More Body Fat Loss than Carbohydrate Restriction in People with Obesity. Cell Metabolism, 2015.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 19 · accès libre

    DOI 10.1016/j.cmet.2015.07.021 (site externe, nouvel onglet)PubMed 26278052 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Essai croisé : 19 adultes obèses, confinés deux fois dans une unité métabolique, sans autre nourriture que celle fournie ; après cinq jours de régime d'équilibre, six jours avec 30 % de calories en moins, en réduisant surtout les glucides ou surtout les graisses, dans un ordre tiré au sort ; deux hommes ont abandonné après le premier séjour, 17 ont fait les deux. Graisse perdue, calculée par le bilan des graisses en chambre métabolique : 89 g par jour en réduisant les graisses, 53 g en réduisant les glucides (p = 0,002) ; la mesure par absorptiométrie ne détectait pas de différence de masse grasse, et la réduction des glucides faisait perdre plus de poids (p = 0,02). Simulations : le corps tendrait à réduire cet écart sur de longues durées. Résumé et texte intégral lus.

  11. 11

    Dicken S.J., Jassil F.C., Brown A. et al. Ultraprocessed or minimally processed diets following healthy dietary guidelines on weight and cardiometabolic health : a randomized, crossover trial. Nature Medicine, 2025.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 55 · accès libre

    DOI 10.1038/s41591-025-03842-0 (site externe, nouvel onglet)PubMed 40760353 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Essai croisé tiré au sort : 55 adultes anglais en surpoids ou obèses (IMC de 25 à 40), dont l'alimentation habituelle était ultra-transformée à 50 % ou plus ; deux régimes de huit semaines, à volonté, tous deux conformes aux repères nutritionnels britanniques, avec des aliments peu transformés ou ultra-transformés fournis ; 50 participants dans l'analyse principale. Perte de poids de 2,06 % avec les aliments peu transformés et de 1,05 % avec les ultra-transformés, écart de 1,01 point (IC 95 % 0,14 à 1,87 ; p = 0,024). Troubles digestifs légers fréquents avec les deux régimes. Résumé et déclarations lus.

  12. 12

    Nunes C.L., Casanova N., Francisco R. et al. Does adaptive thermogenesis occur after weight loss in adults ? A systematic review. British Journal of Nutrition, 2022.

    Revue systématique · chez l'humain

    DOI 10.1017/S0007114521001094 (site externe, nouvel onglet)PubMed 33762040 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue systématique de 33 études (2 528 adultes) sur la « thermogenèse adaptative », baisse de la dépense d'énergie au-delà de ce que prévoit la perte de poids. Observée dans 27 études, avec des méthodes et des ampleurs très hétérogènes ; plus faible ou non significative dans les études les mieux conçues ; atténuée, voire absente, une fois le poids stabilisé. Les auteurs demandent des études de meilleure qualité. Résumé lu.

  13. 13

    Ebbeling C.B., Feldman H.A., Klein G.L. et al. Effects of a low carbohydrate diet on energy expenditure during weight loss maintenance : randomized trial. BMJ, 2018.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 164 · accès libre

    DOI 10.1136/bmj.k4583 (site externe, nouvel onglet)PubMed 30429127 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    164 adultes (IMC de 25 ou plus), après une perte de 12 % de leur poids, tirés au sort pour 20 semaines de maintien avec 60 %, 40 % ou 20 % des calories en glucides, protéines égales, calories ajustées pour garder le poids. Dépense totale mesurée à l'eau doublement marquée : 209 kcal par jour de plus avec 20 % de glucides qu'avec 60 % (IC 95 % 91 à 326), en analyse en intention de traiter. Pour les auteurs, résultat conforme au modèle glucides-insuline ; selon eux, les études de la méta-analyse de 2017 étaient surtout de moins de deux semaines, durée trop courte pour s'adapter à un régime pauvre en glucides ; ils reconnaissent que la mesure à l'eau doublement marquée repose sur des hypothèses. Correctif de 2020 : intitulé d'une colonne de tableau. Résumé et texte intégral lus.

  14. 14

    Gardner C.D., Trepanowski J.F., Del Gobbo L.C. et al. Effect of Low-Fat vs Low-Carbohydrate Diet on 12-Month Weight Loss in Overweight Adults and the Association With Genotype Pattern or Insulin Secretion : The DIETFITS Randomized Clinical Trial. JAMA, 2018.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 609 · accès libre

    DOI 10.1001/jama.2018.0245 (site externe, nouvel onglet)PubMed 29466592 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    609 adultes de 18 à 50 ans, IMC de 28 à 40, sans diabète, tirés au sort pour douze mois de régime sain pauvre en graisses ou pauvre en glucides, avec 22 séances en petits groupes ; 79 % sont allés au bout. Perte de poids : 5,3 kg contre 6,0 kg, différence de 0,7 kg (IC 95 % -0,2 à 1,6), non significative. Ni le profil génétique ni la sécrétion d'insuline ne permettaient de prédire quel régime réussissait le mieux. Résumé, points clés et déclarations lus (méthodes et discussion non lues).

  15. 15

    Ge L., Sadeghirad B., Ball G.D.C. et al. Comparison of dietary macronutrient patterns of 14 popular named dietary programmes for weight and cardiovascular risk factor reduction in adults : systematic review and network meta-analysis of randomised trials. BMJ, 2020.

    Méta-analyse · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.1136/bmj.m696 (site externe, nouvel onglet)PubMed 32238384 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Méta-analyse en réseau de 121 essais, 21 942 adultes en surpoids ou obèses. À six mois, face au régime habituel, régimes pauvres en glucides et pauvres en graisses : perte de poids semblable (4,63 kg et 4,37 kg, certitude modérée). À douze mois, la perte de poids s'est réduite pour tous les régimes ; écarts entre régimes généralement petits à six mois et négligeables à douze mois ; à douze mois, preuves surtout de certitude faible à très faible, et adhésion aux régimes rarement rapportée. Résumé et texte intégral lus.

  16. 16

    Gebauer S.K., Novotny J.A., Bornhorst G.M. et al. Food processing and structure impact the metabolizable energy of almonds. Food & Function, 2016.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 18

    DOI 10.1039/c6fo01076h (site externe, nouvel onglet)PubMed 27713968 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Essai croisé tiré au sort, 18 adultes en bonne santé, alimentation contrôlée avec 42 g d'amandes par jour sous différentes formes. Énergie réellement assimilée inférieure au calcul standard (facteurs d'Atwater) pour les amandes entières, nature ou grillées, et concassées ; conforme au calcul pour la purée d'amande. Pour les auteurs, les calories absorbées dépendent de la forme sous laquelle les amandes sont mangées. Résumé lu.

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Thème : Nutrition

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