Infections · Détox

Peut-on transpirer pour éliminer un virus ?

En conclusion

Non : nous n'avons trouvé aucune étude montrant qu'on élimine un virus par la sueur. Ce sont les défenses immunitaires qui s'en chargent ; la fièvre y participe, en produisant et en retenant de la chaleur. La sueur sert surtout à refroidir le corps. Au sauna, respirer de l'air chaud n'a pas réduit la gravité globale des symptômes du rhume dans un essai. Chez l'enfant fiévreux, la HAS recommande de ne pas trop couvrir et de faire boire souvent.

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Par La rédaction d’Après Vérification
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Ce qu’on entend

Quand on attrape un rhume, une grippe ou un autre virus, transpirer sous les couvertures, au sauna ou dans un bain chaud aiderait à « faire sortir » le virus et ses toxines par la sueur, et donc à guérir plus vite.

Un conseil familial répandu (« transpirer un bon coup »), repris sur les réseaux sociaux avec les promesses de « détox » par la sueur.

Ce que dit la science

Ce que montrent les études, point par point.

  • Ce qui est juste : la fièvre accompagne la réponse immunitaire, selon la Haute Autorité de santé[1] ; selon une revue, les températures de fièvre stimulent plusieurs défenses, des effets surtout montrés en laboratoire ou chez l'animal[2]. Des volontaires qui allaient au sauna ont eu moins de rhumes dans un petit essai de 1990[3], et moins de pneumonies dans une cohorte[4].
  • Un virus est éliminé par le système immunitaire, dont les cellules détruisent les agents infectieux ; la fièvre monte en produisant et en retenant de la chaleur, et chauffer le corps de l'extérieur ne la reproduit pas, préviennent les auteurs d'une revue[2].
  • La sueur sert d'abord à refroidir le corps ; son rôle dans l'élimination des déchets et des substances toxiques paraît mineur à côté des reins et de l'intestin[5].
  • Pendant un rhume, respirer l'air chaud d'un sauna n'a pas réduit la gravité globale des symptômes dans un essai de 157 personnes[6] ; avec de l'air chaud et humide, la seule étude qui l'a mesuré ne trouve pas moins de virus dans le nez[7].
  • Chez l'enfant fiévreux, la HAS recommande de proposer souvent à boire et de ne pas trop le couvrir[1] ; le NICE demande de guetter les signes de déshydratation[8], un risque accru chez les personnes âgées[9].

Solidité des preuves, effet par effet

  • Sueur et élimination de substances toxiques

    Solidité des preuves : Sueur et élimination de substances toxiques : Faible

    Une revue d'études hétérogènes trouve des métaux dans la sueur, avec des mesures mal validées ; une autre revue juge ce rôle mineur face aux reins et à l'intestin.[5][10]

  • Air chaud ou vapeur pendant un rhume

    Solidité des preuves : Air chaud ou vapeur pendant un rhume : Faible

    Un essai de 157 personnes au sauna, sans effet sur l'ensemble des symptômes ; revue Cochrane de certitude faible : soulagement incertain, pas de différence sur le virus dans le nez.[6][7]

  • Sauna régulier et infections respiratoires

    Solidité des preuves : Sauna régulier et infections respiratoires : Faible

    Un petit essai ancien de 50 personnes (moins de rhumes) et une cohorte d'hommes (moins de pneumonies) : résultats favorables, sans lien de cause établi.[3][4]

  • Températures de fièvre et défenses immunitaires

    Solidité des preuves : Températures de fièvre et défenses immunitaires : Faible

    Selon une revue, les températures de fièvre stimulent plusieurs défenses, surtout en laboratoire ou chez l'animal ; pour la HAS, la fièvre accompagne la réponse immunitaire, sans preuve suffisante qu'il faille la respecter.[1][2]

  • Déshydratation : enfant fiévreux, personne âgée

    Solidité des preuves : Déshydratation : enfant fiévreux, personne âgée : Faible

    Accord d'experts : la HAS et le NICE recommandent de faire boire, de ne pas trop couvrir, de guetter la déshydratation, sans essai cité dans les passages lus ; une revue décrit un risque accru chez les personnes âgées.[1][8][9]

Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons

Pour comprendre

Les notions utiles pour lire ces résultats.

À quoi sert la sueur

La sueur est surtout faite d'eau et de sel ; en s'évaporant, elle refroidit le corps. Une revue de 2019 juge que son rôle dans l'élimination des déchets et des substances toxiques paraît mineur à côté des reins et de l'intestin : les glandes sudorales ne s'adaptent pas pour en éliminer davantage, ni en concentrant la sueur ni en transpirant plus. Cette revue a été financée par l'institut de recherche d'une marque de boissons pour sportifs, qui employait son auteur[5].

Une revue systématique de 2012 (24 études) trouvait pourtant de l'arsenic, du cadmium, du plomb ou du mercure dans la sueur, en général plus concentrés que dans le sang ou l'urine chez les personnes plus exposées ; ses auteurs, qui reconnaissent des mesures mal validées et des métaux venus en partie de la peau, jugeaient la sudation digne d'intérêt et demandaient des essais de taille suffisante[10]. La revue de 2019 relève que, dans une série d'études d'un même groupe de chercheurs, la sueur était le plus souvent recueillie en raclant la peau, ce qui a peut-être faussé les mesures, et conclut que les preuves directes d'une « détox » par la sueur manquent[5]. Aucune de ces études ne porte sur les virus.

Ce qui élimine vraiment un virus

Face à une infection, des cellules de l'immunité arrivent en quelques heures pour détruire les agents infectieux ; une réponse plus ciblée culmine vers une semaine. La fièvre fait partie de cette réaction : le corps produit de la chaleur, par exemple en frissonnant, et resserre les vaisseaux des extrémités pour en perdre moins. Selon une revue de 2015, les températures de fièvre stimulent de nombreuses étapes de l'immunité ; en culture de cellules, 40 à 41 °C réduisent plus de 200 fois la multiplication d'un virus, le poliovirus. Ces résultats viennent surtout du laboratoire et de l'animal, et les auteurs préviennent que la chaleur retenue pendant la fièvre diffère fondamentalement des mécanismes de refroidissement qui se déclenchent quand on chauffe le corps de l'extérieur[2] : chauffer le corps ne reproduit donc pas la fièvre. Pour la Haute Autorité de santé, chez l'enfant, la fièvre n'est généralement pas dangereuse et accompagne la réponse immunitaire[1].

Sauna, vapeur et infections respiratoires

À Berlin, 157 adultes au début d'un rhume se sont assis trois jours dans un sauna chaud, en manteau d'hiver : la moitié respirait l'air chaud du sauna, l'autre moitié de l'air à température ambiante. La gravité globale des symptômes n'a pas différé, malgré quelques écarts certains jours[6]. Une revue Cochrane de six essais, 387 participants, juge incertain le soulagement apporté par de l'air chaud et humide ; dans la seule étude qui l'a mesuré, la présence du virus dans le nez n'a pas différé, avec une certitude des preuves jugée faible[7].

En prévention, un essai de 1990 chez 50 volontaires a compté moins de rhumes, sur six mois, chez ceux qui allaient au sauna, sans différence de durée ni de gravité ; ses auteurs demandaient d'autres études pour le prouver[3]. Dans une cohorte de 1 935 hommes suivis 25,6 ans en médiane, ceux qui faisaient deux à trois séances par semaine avaient moins de pneumonies que ceux qui en faisaient une au plus, mais une étude d'observation ne peut pas séparer le sauna des autres habitudes de vie[4]. Aucune de ces études ne montre qu'un virus sort par la sueur.

Le risque de trop couvrir

La sueur étant surtout faite d'eau, transpirer beaucoup en fait perdre. Chez l'enfant fiévreux, la HAS recommande, avec un médicament contre la fièvre, de proposer fréquemment à boire, de ne pas trop le couvrir et de ne pas augmenter la température de la pièce[1]. Le NICE recommande de ne le couvrir ni trop ni trop peu, et d'apprendre aux parents à repérer les signes de déshydratation : bouche sèche, yeux creux, absence de larmes, fontanelle creusée[8]. Chez les personnes âgées, une soif émoussée, des reins moins efficaces et de nombreux médicaments augmentent le risque de déshydratation[9].

Ce site ne remplace pas un avis médical : en cas de fièvre chez un nourrisson, un enfant ou une personne âgée, ou de signe inquiétant, demandez conseil à un médecin ou à un pharmacien.

Questions fréquentes

Des réponses courtes aux questions les plus courantes.

Faut-il couvrir un enfant qui a de la fièvre pour le faire transpirer ?

Non : la Haute Autorité de santé recommande au contraire de ne pas trop le couvrir, de ne pas surchauffer la pièce et de lui proposer souvent à boire[1] ; le NICE britannique va dans le même sens[8].

Aller au sauna aide-t-il à guérir d'un rhume ?

Rien ne le montre. Dans un essai de 157 adultes enrhumés, tous assis dans un sauna chaud, respirer l'air chaud plutôt que de l'air à température ambiante n'a pas réduit la gravité globale des symptômes[6] ; cet essai ne compare ni le sauna à son absence, ni le fait de transpirer ou non.

La chaleur tue-t-elle les virus ?

En laboratoire, des températures de fièvre freinent la multiplication de certains virus[2]. Chez des personnes enrhumées, respirer de l'air chaud et humide n'a pas réduit la présence du virus dans le nez, dans la seule étude qui l'a mesuré[7].

La sueur élimine-t-elle les toxines ?

Elle contient des traces de métaux, parfois plus concentrées que dans le sang[10], mais une revue juge son rôle d'élimination mineur à côté des reins et de l'intestin, et certaines mesures peut-être faussées par la peau[5].

À lire aussi

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Sources

Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.

10 sources consultées

Sur quoi repose cette ficheClassées selon la hiérarchie des preuves
  • Synthèses et recommandations4
  • Essais randomisés et rapports institutionnels1
  • Études d'observation et essais non randomisés1
  • Autres : revues narratives, cas, animal, in vitro, avis4

Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.

  1. 1

    Haute Autorité de santé (HAS). Prise en charge de la fièvre chez l'enfant. HAS, fiche mémo (octobre 2016), 2016.

    Recommandation de pratique · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Fiche mémo adoptée par le collège de la HAS. Fièvre : température centrale au-dessus de 38 °C. « La fièvre n'est généralement pas dangereuse » ; le changement de comportement de l'enfant fébrile « témoigne, au même titre que la fièvre, de sa réponse immunitaire ». Cette situation peut être inconfortable et justifie alors un traitement : « L'objectif du traitement est la suppression de cet inconfort et non la normalisation de la température. » Signes de gravité à rechercher : âge de moins de 3 mois, difficulté respiratoire ou fréquence respiratoire élevée, conscience altérée, absence de réponse aux stimulations, fontanelle bombée, pâleur ou cyanose, cris faibles ou grognements, raideur de la nuque, « conduisant généralement à un transfert vers des urgences hospitalières ». Trois mesures simples (proposer souvent à boire, ne pas trop couvrir l'enfant, ne pas chauffer la pièce) associées à un traitement médicamenteux ; bains ou enveloppements frais non recommandés. « Il n'existe aucun traitement préventif des convulsions fébriles. » Aspirine non recommandée chez l'enfant fiévreux (syndrome de Reye). Un inconfort persistant malgré un traitement bien conduit pendant au moins 24 heures nécessite une réévaluation médicale, délai qui peut être raccourci avant 3 mois. Pas de prise systématique de la température sans signe clinique. Texte intégral lu.

  2. 2

    Evans S.S., Repasky E.A., Fisher D.T. Fever and the thermal regulation of immunity : the immune system feels the heat. Nature Reviews Immunology, 2015.

    Revue narrative · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.1038/nri3843 (site externe, nouvel onglet)PubMed 25976513 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue sur la fièvre et l'immunité. La fièvre est conservée chez les vertébrés à sang chaud et à sang froid depuis plus de 600 millions d'années et « confers a survival benefit during infection ». Hausse de 1 à 4 °C de la température centrale ; chaque degré demande 10 à 12,5 % de métabolisme en plus. Rappelle les études chez le lézard du désert (survie réduite de 75 % quand il ne peut pas élever sa température d'environ 2 °C) et chez le lapin (70 % de morts sous aspirine contre 16 % avec une fièvre normale). Nuance : « fever is not universally beneficial », notamment lors d'une inflammation extrême ; une fièvre non contrôlée est associée à une moins bonne évolution dans le sepsis et les lésions neurologiques. Les médicaments contre la fièvre agissent aussi sur l'inflammation, ce qui complique l'interprétation. Résumé et texte intégral lus (manuscrit d'auteur, PubMed Central).

  3. 3

    Ernst E., Pecho E., Wirz P. et al. Regular sauna bathing and the incidence of common colds. Annals of Medicine, 1990.

    Autre · chez l'humain · n = 50

    DOI 10.3109/07853899009148930 (site externe, nouvel onglet)PubMed 2248758 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Essai contrôlé de six mois (le résumé ne dit pas si la répartition était tirée au sort) : 25 volontaires faisaient des séances de sauna, 25 témoins n'en faisaient pas. Moins d'épisodes de rhume dans le groupe sauna, à peu près deux fois moins pendant les trois derniers mois ; ni la durée ni la gravité des rhumes ne différaient. Selon les auteurs, le sauna régulier réduit « probablement » la fréquence des rhumes, mais d'autres études sont nécessaires pour le prouver. Résumé lu.

  4. 4

    Kunutsor S.K., Laukkanen T., Laukkanen J.A. Sauna bathing reduces the risk of respiratory diseases : a long-term prospective cohort study. European Journal of Epidemiology, 2017.

    Étude de cohorte · chez l'humain · n = 1 935

    DOI 10.1007/s10654-017-0311-6 (site externe, nouvel onglet)PubMed 28905164 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Cohorte de 1 935 hommes de 42 à 61 ans, habitudes de sauna relevées au départ, suivi médian de 25,6 ans : 379 maladies respiratoires diagnostiquées à l'hôpital (bronchopneumopathie chronique obstructive, asthme ou pneumonie). Par rapport à une séance par semaine au plus, risque relatif ajusté de 0,73 pour 2 à 3 séances et de 0,59 pour 4 séances ou plus ; pour la pneumonie, 0,72 et 0,63 (intervalle allant jusqu'à 1,00). Les auteurs parlent d'une association possible ; étude d'observation, qui ne peut établir un lien de cause. Résumé lu.

  5. 5

    Baker L.B. Physiology of sweat gland function : The roles of sweating and sweat composition in human health. Temperature, 2019.

    Revue narrative · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.1080/23328940.2019.1632145 (site externe, nouvel onglet)PubMed 31608304 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue d'ensemble de la physiologie de la sueur. La sueur des glandes eccrines est surtout faite d'eau et de sel, avec de nombreuses autres substances venues du liquide qui entoure les cellules ; son évaporation sert à refroidir le corps. Le rôle de la sueur dans l'élimination des déchets et des substances toxiques paraît mineur à côté des reins et de l'intestin : les glandes ne concentrent pas ces substances et n'augmentent pas leur débit pour les éliminer. Critique d'une série d'études d'un même groupe (Genuis et al. : polluants organiques persistants, métaux, bisphénol A, phtalates) qui trouvaient des toxiques plus concentrés dans la sueur que dans le sang : la sueur y était le plus souvent recueillie en raclant la peau, ce qui l'expose probablement au sébum et aux cellules de la peau (4 à 10 fois plus de lipides que dans une sueur propre) ; aucun mécanisme connu de sécrétion préférentielle. La revue ne cite pas celle de Sears et al. (2012). Le bisphénol A est éliminé à 84-97 % dans l'urine en 5 à 7 heures ; les métaux surtout par les selles. « Direct evidence for sweating as an effective detoxification method is lacking. » Les glandes sudorales produisent des peptides antimicrobiens (dermcidine, cathélicidine, lactoferrine), ce qui suggère un rôle possible contre les infections de la peau, à confirmer ; rien sur les virus. Résumé et texte intégral lus.

  6. 6

    Pach D., Knöchel B., Lüdtke R. et al. Visiting a sauna : does inhaling hot dry air reduce common cold symptoms ? A randomised controlled trial. Medical Journal of Australia, 2010.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 157

    DOI 10.5694/j.1326-5377.2010.tb04127.x (site externe, nouvel onglet)PubMed 21143077 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Essai tiré au sort en simple aveugle, dans un sauna de Berlin : 157 adultes (18 à 60 ans selon le registre) au début d'un rhume, 80 qui respiraient l'air chaud et sec du sauna, 77 qui respiraient de l'air à température ambiante ; tous étaient assis dans le sauna chaud, en manteau d'hiver : l'essai ne compare ni sauna et absence de sauna, ni transpiration et absence de transpiration. Trois jours de séances, suivi de quatre jours. Pas de différence significative sur la gravité des symptômes dans le temps (critère principal, p = 0,19) ; différences sur la prise de médicaments au premier jour, les symptômes au deuxième jour et le jugement des participants sur le traitement au septième jour. Conclusion des auteurs : respirer de l'air chaud au sauna n'a pas d'effet significatif sur la gravité globale des symptômes du rhume. Résumé et fiche du registre lus.

  7. 7

    Singh M., Singh M., Jaiswal N. et al. Heated, humidified air for the common cold. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2017.

    Revue systématique · chez l'humain · n = 387

    DOI 10.1002/14651858.CD001728.pub6 (site externe, nouvel onglet)PubMed 28849871 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue Cochrane, recherche jusqu'en février 2017 : six essais (1987 à 1995), 387 participants, tous avec le même appareil d'air chaud et humide. Idée de départ : la chaleur pourrait détruire le virus du rhume comme elle le fait en laboratoire. Soulagement des symptômes incertain (effet dans une analyse, pas dans l'autre) ; dans la seule étude qui l'a mesuré, pas de différence sur la présence de virus dans le nez (rhinovirus). Certitude des preuves jugée faible (GRADE). Les auteurs ne trouvent ni bénéfice ni dommage démontré. Résumé lu.

  8. 8

    National Institute for Health and Care Excellence (NICE, Royaume-Uni). Fever in under 5s : assessment and initial management (NG143). NICE, 7 novembre 2019, mis à jour le 26 novembre 2021, 2019.

    Recommandation de pratique · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Recommandation britannique sur la fièvre de l'enfant de moins de 5 ans. Un enfant de moins de 3 mois avec 38 °C ou plus est dans le groupe à haut risque de maladie grave ; de 3 à 6 mois avec 39 °C ou plus, au moins à risque intermédiaire ; après 6 mois, la hauteur de la température seule ne suffit pas à repérer une maladie grave. Une fièvre de 5 jours ou plus doit faire rechercher une maladie de Kawasaki. « Antipyretic agents do not prevent febrile convulsions and should not be used specifically for this purpose. » Envisager paracétamol ou ibuprofène chez l'enfant fiévreux qui paraît mal à l'aise (« distressed ») ; « Do not use antipyretic agents with the sole aim of reducing body temperature in children with fever » ; ne continuer que tant que l'enfant paraît mal à l'aise. Pas d'éponge tiède ; ne pas trop découvrir ni trop couvrir l'enfant. Après un contact avec un soignant, les parents doivent redemander conseil en cas de convulsion, d'éruption qui ne s'efface pas à la pression, de fièvre de 5 jours ou plus, ou si l'enfant leur paraît moins bien. Page des recommandations lue.

  9. 9

    Hooper L., Bunn D., Jimoh F.O. et al. Water-loss dehydration and aging. Mechanisms of Ageing and Development, 2014.

    Revue narrative · chez l'humain

    DOI 10.1016/j.mad.2013.11.009 (site externe, nouvel onglet)PubMed 24333321 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue sur la déshydratation par manque d'eau chez les personnes âgées. Moins de masse musculaire, une fonction rénale réduite, des incapacités physiques et cognitives, une soif émoussée et la prise de nombreux médicaments augmentent le risque. Des études transversales suggèrent que 20 à 30 % des personnes âgées sont dans cet état ; il est associé à plus de décès, de maladies et d'incapacités, sans preuve que le lien soit de cause à effet. Résumé lu.

  10. 10

    Sears M.E., Kerr K.J., Bray R.I. Arsenic, cadmium, lead, and mercury in sweat : a systematic review. Journal of Environmental and Public Health, 2012.

    Revue systématique · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.1155/2012/184745 (site externe, nouvel onglet)PubMed 22505948 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Recherche jusqu'au 22 mars 2011 : 122 références, 24 retenues ; populations, méthodes de recueil de la sueur et concentrations très variables. Chez les personnes plus exposées, les concentrations dans la sueur dépassaient en général celles du plasma ou de l'urine, et l'élimination par la peau pouvait égaler ou dépasser celle par l'urine. Les auteurs reconnaissent que les concentrations mesurées sont mal validées (« not well validated ») et qu'une partie des métaux de la sueur vient de la peau elle-même. Ils jugent que la sudation mérite d'être envisagée pour éliminer ces métaux et demandent des essais de taille suffisante. Rien sur les virus. Résumé, déclarations et passages sur les limites lus.

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Thèmes : Détox, Infections

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