Environnement et santé
Les poêles antiadhésives sont-elles dangereuses ?
En conclusion
Selon l'agence allemande d'évaluation des risques (BfR, 2025), aucun effet nocif n'est attendu en usage normal, même si l'on avale de minuscules particules d'un revêtement rayé ; elle n'a pas de mesures propres, et les données publiées sont rares. Le danger établi est la surchauffe, qui dégage des fumées toxiques. Le PFOA, longtemps utilisé pour fabriquer le revêtement, est classé cancérogène, sans étude reliant l'usage des poêles au cancer.
Information, pas un avis médical : la rédaction ne compte aucun professionnel de santé. En savoir plus
Ce qu’on entend
Les poêles antiadhésives en Téflon libéreraient des « polluants éternels » toxiques dans la nourriture et augmenteraient le risque de cancer.
Une inquiétude relancée par le débat sur les PFAS, les « polluants éternels ».
Ce que dit la science
Ce que montrent les études, point par point.
- Ce qui est juste : le PFOA, qui a beaucoup servi à fabriquer le revêtement, est classé « cancérogène pour l'humain » par le CIRC[1], et en 2007, des chercheurs ont mesuré des traces de PFOA libérées par des poêles chauffées à des températures de cuisson normales[2].
- En 2009, l'Afssa jugeait négligeable le risque lié au PFOA restant dans les revêtements[3], mais avec une dose tolérable bien plus élevée que celle fixée depuis par l'EFSA[4] ; en 2025, l'agence allemande d'évaluation des risques (BfR) n'attend aucun effet nocif en usage normal, sans données expérimentales propres sur le passage dans les aliments[5].
- Aucune étude citée ici ne relie l'usage des poêles au cancer : le classement du CIRC porte sur la substance, pas sur la dose reçue en cuisinant[1].
- Le danger établi est la surchauffe : un revêtement en PTFE trop chauffé dégage des fumées qui peuvent provoquer une « fièvre des fumées de polymères[6] » ; dans 18 cas d'atteinte grave des poumons, le PTFE avait été chauffé à plus de 390 °C, selon les estimations[7].
- Des particules de PTFE peuvent se détacher d'un revêtement rayé[8] ou d'ustensiles usagés[9] ; selon le BfR, avalées, elles ne devraient pas nuire, car le PTFE est inerte et n'est pas digéré, mais aucune étude citée ici ne l'a mesuré chez l'humain[5].
Solidité des preuves, effet par effet
Fumées d'une poêle surchauffée
Solidité des preuves : Fumées d'une poêle surchauffée : Très faibleCas cliniques et revue : fièvre des fumées de polymères ; dans 18 cas d'œdème pulmonaire, PTFE chauffé à plus de 390 °C selon les estimations.[6][7]
PFOA et autres PFAS libérés par une poêle en usage normal
Solidité des preuves : PFOA et autres PFAS libérés par une poêle en usage normal : FaibleMesures de 2007 : quelques nanogrammes à quelques centaines par poêle ; exposition surtout par l'alimentation et l'eau selon le CIRC ; quantités jugées sans effet attendu par l'Afssa (2009) et le BfR (2025).[1][2][3][5]
Le PFOA, substance cancérogène (danger de la substance)
Solidité des preuves : Le PFOA, substance cancérogène (danger de la substance) : ModéréeClassement du CIRC (2023) au groupe 1 : indications suffisantes chez l'animal, fortes sur les mécanismes, limitées chez l'humain (rein, testicule).[1]
Cancer lié à l'usage des poêles
Solidité des preuves : Cancer lié à l'usage des poêles : Très faibleAucune étude ne mesure de cancer chez les utilisateurs de poêles ; seule une estimation d'exposition, risque jugé négligeable par l'Afssa en 2009 avec un seuil depuis fortement abaissé.[3][4]
Particules de revêtement dans les aliments
Solidité des preuves : Particules de revêtement dans les aliments : Très faibleDeux études en laboratoire : des particules de PTFE peuvent se détacher ; selon le BfR, avalées, elles ne devraient pas nuire, le PTFE étant inerte ; aucun effet mesuré chez l'humain.[5][8][9]
Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons
Pour comprendre
Les notions utiles pour lire ces résultats.
Le danger établi : la surchauffe
Les revêtements antiadhésifs sont souvent en polytétrafluoroéthylène (PTFE), connu sous le nom de Téflon. Chauffé trop fort, il se décompose et dégage des fumées qui peuvent provoquer une « fièvre des fumées de polymères » : fièvre, frissons, symptômes proches de la grippe. La surchauffe d'ustensiles de cuisine fait partie des modes d'exposition courants ; l'évolution est en général bénigne, mais peut être grave, surtout chez une personne déjà atteinte d'une maladie du cœur ou des poumons[6].
Une revue publiée en 2015 a réuni 17 cas publiés d'œdème pulmonaire, une atteinte grave des poumons, plus celui de ses auteurs : sept en usine ou en laboratoire, six chez des fumeurs dont les cigarettes avaient été contaminées par du PTFE, et cinq après la surchauffe d'ustensiles à la maison. Selon les estimations des auteurs, le PTFE avait été chauffé entre 391 et 875 °C. Le seul décès concernait un ouvrier exposé neuf heures en usine[7]. L'Afssa retenait en 2009 une température de cuisson d'environ 180 °C au plus[3], mais les chercheurs de 2007 qualifiaient de normales des températures de surface de 179 à 233 °C[2]. Selon le BfR, le PTFE se décompose vers 360 °C, qu'une poêle vide peut atteindre vite ; l'agence recommande de ne jamais la chauffer à vide[5].
Le PFOA : une substance classée cancérogène
Le PFOA a beaucoup servi à fabriquer le PTFE. En 2007, des chercheurs ont mesuré de 7 à 337 nanogrammes de PFOA libérés dans l'air par des poêles chauffées à des températures de cuisson normales ; la quantité baissait nettement avec l'usage pour une marque, pas pour l'autre, et les deux en libéraient encore à la quatrième utilisation[2]. En 2023, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé le PFOA « cancérogène pour l'humain », surtout à partir d'études chez l'animal et de mécanismes observés chez l'humain exposé, jugés « forts » ; chez l'humain, les indications de cancer du rein et du testicule restent « limitées ». Ce classement porte sur la substance, pas sur la dose reçue en cuisinant ; selon le CIRC, la population générale est exposée surtout par l'alimentation et l'eau de boisson, et peut-être par des produits de consommation[1].
En 2009, l'Afssa, devenue l'Anses, a jugé « négligeable » le risque lié au PFOA restant dans les revêtements, à partir de scénarios qu'elle jugeait maximalistes. L'exposition estimée était très inférieure à la dose journalière tolérable de l'époque, 1,5 microgramme par kilo de poids, et l'agence estimait que le mécanisme du cancer observé chez le rongeur ne s'appliquait pas à l'humain, tout en notant que cette extrapolation « reste discutable[3] ». Depuis, l'EFSA a fixé en 2020 une dose tolérable de 4,4 nanogrammes par kilo, par semaine, pour quatre PFAS réunis, dont le PFOA[4], et le CIRC a jugé fortes les données sur les mécanismes chez l'humain[1]. Nous n'avons pas trouvé d'évaluation plus récente de l'Anses sur les poêles. Son homologue allemand, le BfR, a mis à jour la sienne en juillet 2025 : en usage normal, les quantités de substances fluorées libérées sont trop faibles pour que des effets nocifs soient attendus, mais l'institut n'a aucune donnée expérimentale propre sur leur passage dans les aliments[5]. Selon un article d'opinion publié en 2017, les ustensiles revêtus de PTFE libèrent divers gaz et substances aux températures de cuisson normales[10].
Les particules d'un revêtement rayé
Un revêtement rayé peut libérer des particules. En laboratoire, des chercheurs estiment que des milliers à des millions de micro- et nanoparticules de PTFE pourraient se détacher d'une casserole rayée pendant une cuisson simulée[8]. Une autre équipe a retrouvé des microparticules de PTFE, de polyéthylène et de polypropylène dans une gelée servant de simulant d'aliment, préparée avec des ustensiles en plastique neufs ou usagés, pas avec des ustensiles sans plastique ; leurs effets sur la santé restent incertains[9]. Selon le BfR, de minuscules particules avalées par accident ne devraient pas nuire : le PTFE est inerte et n'est pas digéré[5].
Ce site ne remplace pas un avis médical : en cas de gêne respiratoire ou de fièvre après avoir respiré des fumées de cuisson, demandez conseil à un médecin.
Questions fréquentes
Des réponses courtes aux questions les plus courantes.
Une poêle rayée est-elle dangereuse ?
Des particules de revêtement peuvent s'en détacher : une étude de laboratoire estime qu'il pourrait s'en libérer des milliers à des millions lors d'une cuisson simulée[8]. Selon le BfR, avalées par accident, ces particules ne devraient pas nuire, car le PTFE est inerte et n'est pas digéré[5] ; leurs effets n'ont pas été mesurés chez l'humain dans les études citées ici[9].
Une poêle « sans PFOA » est-elle sans risque ?
La loi française interdit-elle les PFAS dans les poêles ?
Non : la loi de 2025 vise les cosmétiques, les farts, les vêtements et les chaussures, pas les ustensiles de cuisine[11].
À lire aussi
Nos fiches les plus proches de celle-ci.
Sources
Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.
Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.
- 1
Zahm S., Bonde J.P., Chiu W.A. et al. Carcinogenicity of perfluorooctanoic acid and perfluorooctanesulfonic acid. The Lancet Oncology, 2024.
Rapport institutionnel · chez l'humain · accès libre
DOI 10.1016/S1470-2045(23)00622-8 (site externe, nouvel onglet)PubMed 38043561 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Résumé de l'évaluation du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC, novembre 2023). PFOA classé « cancérogène pour l'humain » (groupe 1) : indications « suffisantes » chez l'animal et « fortes » sur les mécanismes chez l'humain exposé ; indications « limitées » de cancer chez l'humain (rein, testicule). PFOS classé « peut-être cancérogène » (groupe 2B). Le PFOA a beaucoup servi à fabriquer des polymères fluorés. La population générale est exposée surtout par l'alimentation et l'eau de boisson, et peut-être par des produits de consommation. Texte intégral lu.
- 2
Sinclair E., Kim S.K., Akinleye H.B. et al. Quantitation of gas-phase perfluoroalkyl surfactants and fluorotelomer alcohols released from nonstick cookware and microwave popcorn bags. Environmental Science & Technology, 2007.
Autre
DOI 10.1021/es062377w (site externe, nouvel onglet)PubMed 17593716 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Mesures en laboratoire sur des poêles antiadhésives de quatre marques (neuves ou non : non précisé dans le résumé), chauffées à des températures de cuisson normales (179 à 233 °C en surface) : 7 à 337 ng de PFOA libérés dans l'air par poêle. Baisse nette après plusieurs utilisations pour une marque, pas pour l'autre ; encore plus de 5 ng à la quatrième utilisation. Selon les auteurs, le PFOA n'est pas entièrement éliminé lors de la fabrication du revêtement. Aucune mesure chez des personnes. Résumé lu.
- 3
Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa, aujourd'hui Anses). Avis relatif aux risques potentiels pour la santé humaine liés à la présence résiduelle d'acide perfluorooctanoïque (PFOA) dans les revêtements antiadhésifs des ustensiles de cuisson des aliments. Afssa, saisine n° 2007-SA-0391, avis du 13 mars 2009, 2009.
Rapport institutionnel · accès libre
Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Avis d'expertise collective. Le sel d'ammonium du PFOA sert d'aide à la polymérisation pour fabriquer le PTFE des revêtements antiadhésifs ; en cuisson, une poêle chauffe au maximum à 180 °C environ. Exposition réaliste au PFOA par les matériaux au contact des aliments estimée à 0,0025 µg/kg/j, maximale théorique à 0,3 µg/kg/j, contre une dose journalière tolérable de 1,5 µg/kg/j (EFSA, 2008). Considérant aussi que le mécanisme de cancérogenèse chez le rongeur « n'est pas extrapolable à l'Homme », le risque lié au PFOA résiduel des revêtements est « considéré comme négligeable ». Scénarios jugés maximalistes par l'agence (1 kg d'aliments cuits par jour) ; l'avis note aussi que l'extrapolation à l'homme « reste discutable » et que, selon l'EFSA, la survenue de ces tumeurs chez l'homme « ne peut donc pas être totalement exclue » ; l'EFSA jugeait en 2008 les données insuffisantes pour évaluer la part des matériaux au contact des aliments. Texte intégral lu.
- 4
Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). PFAS in food : EFSA assesses risks and sets tolerable intake. EFSA, communiqué du 17 septembre 2020, 2020.
Rapport institutionnel · accès libre
Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Dose hebdomadaire tolérable de groupe de 4,4 nanogrammes par kilo de poids corporel pour quatre PFAS (PFOA, PFOS, PFNA, PFHxS), fondée sur la baisse de la réponse aux vaccins. Dans l'alimentation, on les trouve surtout dans l'eau de boisson, le poisson, les fruits et les œufs. Les aliments peuvent être contaminés par les sols et l'eau, les animaux, les emballages ou le matériel de transformation contenant des PFAS. Page lue.
- 5
Institut fédéral allemand d'évaluation des risques (BfR). No adverse health effects to be expected from cookware with PTFE non-stick coating. BfR, questions et réponses du 2 juillet 2025 (révision complète de la version du 18 décembre 2018), 2025.
Rapport institutionnel · accès libre
Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Questions et réponses de l'agence publique allemande d'évaluation des risques. Le revêtement en PTFE ne présente un risque que s'il est fortement chauffé à vide : vers 360 °C et au-delà, il se décompose et libère des gaz dangereux, sans fumée visible ; le BfR recommande de ne jamais chauffer à vide une poêle revêtue de PTFE et signale la chauffe très rapide des plaques à induction et au gaz, et les flammes nues (gaz, barbecue). Avec de l'eau ou des aliments aqueux, la température reste proche de 100 °C ; une huile commence à s'évaporer entre 110 et 270 °C selon sa nature. En usage normal, des substances fluorées résiduelles peuvent passer dans les aliments en quantités si faibles qu'aucun effet nocif n'est attendu ; le BfR précise ne disposer d'aucune donnée expérimentale propre sur ce passage. Des particules minuscules détachées d'un revêtement rayé et avalées ne devraient pas nuire : le PTFE est inerte, n'est pas digéré et est éliminé tel quel. Rappel du projet de restriction des PFAS de l'ECHA (2023), qui pourrait viser le PTFE des ustensiles. Page et document PDF lus.
- 6
Greenberg M.I., Vearrier D. Metal fume fever and polymer fume fever. Clinical Toxicology, 2015.
Revue narrative · chez l'humain
DOI 10.3109/15563650.2015.1013548 (site externe, nouvel onglet)PubMed 25706449 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Revue de la littérature médicale (48 articles retenus). La fièvre des fumées de polymères est liée à l'inhalation de fumées de polymères fluorés comme le PTFE (Téflon) ; la surchauffe d'ustensiles de cuisine revêtus de Téflon est l'un des modes d'exposition les plus courants. Tableau semblable à la fièvre des fondeurs : symptômes grippaux, fièvre, frissons, douleurs. Évolution en général bénigne et spontanément favorable, mais les deux maladies peuvent être graves, surtout en cas de maladie cardiaque ou respiratoire préexistante. Résumé lu.
- 7
Hamaya R., Ono Y., Chida Y. et al. Polytetrafluoroethylene fume-induced pulmonary edema : a case report and review of the literature. Journal of Medical Case Reports, 2015.
Série de cas · chez l'humain · n = 18 · accès libre
DOI 10.1186/s13256-015-0593-9 (site externe, nouvel onglet)PubMed 25971706 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Cas d'un homme de 35 ans endormi alors qu'une poêle revêtue de PTFE était restée sur le feu : réveillé 10 heures plus tard, pièce remplie de fumée blanche, revêtement entièrement brûlé ; œdème pulmonaire, guéri. Revue de 18 cas d'œdème pulmonaire dû aux fumées de PTFE : 7 en usine ou en laboratoire, 6 après avoir fumé des cigarettes contaminées par du PTFE, 5 après la surchauffe d'ustensiles de cuisine à la maison. 17 cas publiés (recherche close le 30 septembre 2014) plus celui des auteurs ; 7 en usine ou en laboratoire. Températures du PTFE surchauffé estimées par les auteurs d'après les publications (391 à 875 °C ; pour les ustensiles de cuisine, d'après un document d'une association américaine) ; un seuil d'environ 400 °C est avancé comme possible. 15 des 18 patients n'avaient pas d'autre maladie. Un décès, chez un ouvrier exposé 9 heures en usine. Texte intégral lu.
- 8
Luo Y., Gibson C.T., Chuah C. et al. Raman imaging for the identification of Teflon microplastics and nanoplastics released from non-stick cookware. Science of the Total Environment, 2022.
Autre
DOI 10.1016/j.scitotenv.2022.158293 (site externe, nouvel onglet)PubMed 36030853 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Étude de méthode d'imagerie sur des surfaces rayées de casseroles antiadhésives. Les auteurs estiment que des milliers à des millions de micro- et nanoparticules de Téflon pourraient être libérées lors d'une cuisson simulée. Aucune mesure d'effet sur la santé. Résumé lu.
- 9
Cole M., Gomiero A., Jaén-Gil A. et al. Microplastic and PTFE contamination of food from cookware. Science of the Total Environment, 2024.
Autre
DOI 10.1016/j.scitotenv.2024.172577 (site externe, nouvel onglet)PubMed 38641111 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Expérience avec une gelée servant de simulant d'aliment, préparée avec des ustensiles neufs ou usagés en plastique ou revêtus de PTFE, ou sans plastique. Aucune microparticule ajoutée avec les ustensiles sans plastique ; hausse nette avec les ustensiles en plastique, neufs ou usagés (PTFE, polyéthylène, polypropylène, 13 à 318 µm). Pour un repas par jour préparé ainsi : 2 409 à 4 964 microparticules par an. Les conséquences pour la santé restent incertaines selon les auteurs. Résumé lu.
- 10
Sajid M., Ilyas M. PTFE-coated non-stick cookware and toxicity concerns : a perspective. Environmental Science and Pollution Research, 2017.
Avis d'expert
DOI 10.1007/s11356-017-0095-y (site externe, nouvel onglet)PubMed 28913736 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Article d'opinion (« perspective ») de deux chercheurs. Selon eux, aux températures de cuisson normales, les ustensiles revêtus de PTFE libèrent divers gaz et substances d'une toxicité « légère à sévère ». Peu d'études sur la toxicité du PTFE, sans conclusion solide ; devenir du revêtement avalé mal connu. Le PFOA a été remplacé par d'autres substances comme le GenX, elles aussi soupçonnées d'une toxicité semblable ; les auteurs demandent des recherches plus systématiques. Résumé lu.
- 11
Ineris, base AIDA (textes réglementaires). Loi n° 2025-188 du 27 février 2025 visant à protéger la population des risques liés aux substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées. Journal officiel du 28 février 2025, texte repris par la base AIDA de l'Ineris, 2025.
Autre · accès libre
Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Article L. 524-1 du code de l'environnement créé par la loi : interdiction, à compter du 1er janvier 2026, de la fabrication et de la vente des produits cosmétiques, des farts et des textiles d'habillement, chaussures et imperméabilisants destinés aux consommateurs contenant des PFAS ; tous les textiles en 2030, sauf exceptions. Les ustensiles de cuisine ne figurent pas dans cette liste. Texte lu.
Pour aller plus loin
Nos décryptages et nos thèmes sur le même sujet.
Thème : Environnement et santé