Environnement et santé · Nutrition

Le micro-ondes est-il dangereux ?

En conclusion

Non, utilisé normalement. Les micro-ondes chauffent l'eau des aliments sans les rendre radioactifs, et un appareil en bon état ne laisse fuir que très peu d'ondes, sous des normes strictes. Elles ne détruisent pas plus les nutriments qu'une autre cuisson. Les vrais risques sont ailleurs : les brûlures, un chauffage inégal qui peut laisser survivre des bactéries, et certains plastiques qui libèrent des particules en chauffant, avec des effets sur la santé encore mal connus.

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Par La rédaction d’Après Vérification
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Ce qu’on entend

Le micro-ondes serait dangereux : ses ondes rendraient les aliments radioactifs ou cancérigènes, et détruiraient leurs nutriments.

Une crainte répandue, souvent nourrie par le mot « rayonnement » associé à l'appareil.

Ce que dit la science

Ce que montrent les études, point par point.

  • Ce qui est juste : un appareil abîmé, à la porte ou aux joints endommagés, peut laisser fuir des ondes, et une forte exposition peut brûler la peau ou provoquer une cataracte[1].
  • Les micro-ondes sont un rayonnement non ionisant : elles font vibrer l'eau des aliments, qui chauffent, sans les rendre radioactifs[1].
  • Aux États-Unis, la norme limite les fuites à 5 mW par cm² à environ 5 cm de l'appareil, bien en dessous des niveaux connus pour être nocifs, et deux verrouillages coupent les ondes dès l'ouverture de la porte[1].
  • Les nutriments ne sont pas plus détruits qu'avec une autre cuisson : selon le légume et le nutriment, le micro-ondes fait parfois mieux que l'eau bouillante[2], parfois moins bien que la vapeur[3].
  • Le vrai sujet est le contenant : chauffés au micro-ondes, certains plastiques libèrent des millions de particules en laboratoire[4], et les données sur leurs effets chez l'humain restent très limitées, selon l'OMS[5].

Solidité des preuves, effet par effet

  • Aliments rendus radioactifs

    Solidité des preuves : Aliments rendus radioactifs : Élevée

    Rayonnement non ionisant : l'énergie absorbée devient de la chaleur, selon l'agence américaine qui réglemente ces appareils.[1]

  • Fuites d'un appareil en bon état

    Solidité des preuves : Fuites d'un appareil en bon état : Modérée

    Norme de fuite très inférieure aux niveaux nocifs, contrôlée en laboratoire par l'agence ; accidents très rares avec des appareils abîmés.[1]

  • Perte de nutriments

    Solidité des preuves : Perte de nutriments : Modérée

    Pas plus de pertes qu'une autre cuisson selon l'agence ; essais en laboratoire variables selon le légume et le nutriment.[1][2][3]

  • Particules des plastiques chauffés

    Solidité des preuves : Particules des plastiques chauffés : Faible

    Libération mesurée en laboratoire ; effets chez l'humain inconnus, données très limitées selon l'OMS.[4][5][6]

  • Brûlures

    Solidité des preuves : Brûlures : Élevée

    Données nationales des urgences américaines chez les jeunes enfants ; principale cause d'accidents selon l'agence.[1][10]

  • Bactéries qui survivent à un chauffage inégal

    Solidité des preuves : Bactéries qui survivent à un chauffage inégal : Faible

    Revue et essai en laboratoire anciens : survie liée à l'uniformité de la température ; pas de données sur des maladies réelles.[8][9]

Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons

Pour comprendre

Les notions utiles pour lire ces résultats.

Comment chauffe un micro-ondes

Dans l'appareil, un tube appelé magnétron produit des micro-ondes, un rayonnement électromagnétique proche des ondes radio. Elles traversent le verre, le papier et le plastique, sont réfléchies par le métal et absorbées par les aliments, dont elles font vibrer les molécules d'eau : cette vibration produit la chaleur qui cuit. Ce rayonnement est non ionisant : contrairement aux rayons X, il n'a pas assez d'énergie pour arracher des électrons aux atomes. L'énergie absorbée devient de la chaleur et ne rend les aliments ni radioactifs ni contaminés. Ils ne cuisent pas non plus « de l'intérieur » : dans un plat épais, les couches extérieures chauffent d'abord, puis la chaleur gagne le centre[1].

Les fuites et la norme

Aux États-Unis, la FDA impose que les fuites restent sous 5 mW par cm², mesurés à environ 5 cm de l'appareil, pendant toute sa durée de vie : une limite très inférieure aux niveaux connus pour nuire. L'intensité baisse vite avec la distance : à 50 cm, elle est environ cent fois plus faible qu'à 5 cm. Deux verrouillages indépendants arrêtent l'émission dès que la porte s'ouvre. Seule une exposition à de grandes quantités d'ondes peut brûler la peau ou provoquer une cataracte, l'œil étant particulièrement sensible à la chaleur. De très rares accidents de ce type sont survenus avec des appareils endommagés ou mal réparés, quand les ondes s'échappaient par des joints abîmés[1].

Et les nutriments ?

Toute cuisson modifie les aliments. Selon la FDA, le micro-ondes ne réduit pas davantage leur valeur nutritive qu'une cuisson classique, et peut mieux conserver vitamines et minéraux, parce qu'il cuit vite et sans eau[1]. Les essais en laboratoire montrent que tout dépend de l'aliment et du nutriment. Sur trois variétés de choux, le micro-ondes conservait bien les glucosinolates, des composés naturels des choux, alors que la cuisson à l'eau faisait baisser la plupart des composés mesurés ; la vitamine C diminuait fortement quelle que soit la cuisson[2]. Sur le brocoli, une autre équipe a trouvé que la vapeur préservait mieux la vitamine C que toutes les autres cuissons, micro-ondes compris[3].

Le contenant compte plus que l'appareil

Le plastique chauffé pose une autre question. En laboratoire, des contenants en plastique chauffés trois minutes au micro-ondes ont libéré bien plus de particules qu'au réfrigérateur ou à température ambiante : jusqu'à 4,22 millions de microplastiques et 2,11 milliards de nanoplastiques par cm² pour certains. Ces particules ont tué des cellules humaines en culture, mais à une concentration très élevée[4]. Dans des boîtes vendues pour le micro-ondes, une autre équipe a mesuré la migration de plus de 140 substances, certaines au-delà des limites recommandées dans quelques boîtes[6]. Leurs effets chez l'humain restent mal connus : pour les microplastiques de l'eau de boisson, l'OMS estime que, d'après des données limitées, ils ne semblent pas poser de risque aux niveaux actuels, mais demande plus de recherches[5]. La FDA recommande d'utiliser des récipients conçus pour le micro-ondes[1], et l'Union européenne interdit le bisphénol A dans les plastiques au contact des aliments, après une période de transition[7].

Un chauffage parfois inégal

Les micro-ondes ne tuent les bactéries que par la chaleur. Un chauffage bref ou inégal peut laisser des zones moins chaudes, où survivent des bactéries comme les salmonelles ou Listeria, en particulier dans les plats cuisinés puis refroidis et réchauffés[8]. En laboratoire, dans cinq aliments chauffés au micro-ondes, la survie de ces bactéries dépendait de l'uniformité de la température, elle-même liée surtout à la teneur en sel[9]. La FDA renvoie aux consignes du fabricant de l'appareil pour son utilisation[1]. Ce site ne remplace pas un avis médical.

Questions fréquentes

Des réponses courtes aux questions les plus courantes.

Faut-il s'éloigner du micro-ondes pendant qu'il fonctionne ?

Selon la FDA, un appareil en bon état ne laisse pas fuir d'énergie, et les ondes diminuent vite avec la distance, environ cent fois entre 5 et 50 cm. Par précaution, elle conseille de ne pas se tenir longtemps directement contre l'appareil en marche, et de ne pas utiliser un micro-ondes dont la porte ferme mal ou est abîmée[1].

Peut-on réchauffer un plat dans une boîte en plastique ?

La FDA recommande des récipients prévus pour le micro-ondes : certains plastiques peuvent fondre au contact d'un aliment chaud[1]. Même avec des boîtes vendues pour cet usage, des essais en laboratoire mesurent la migration de substances et de microplastiques[6], dont les effets sur la santé ne sont pas établis.

Quel est le vrai risque au quotidien ?

Les brûlures. Aux États-Unis, environ 10 900 brûlures liées au micro-ondes ont été soignées aux urgences chez des enfants de 1 à 4 ans entre 2002 et 2012, deux fois sur trois après que l'enfant a ouvert lui-même l'appareil, le plus souvent avec de l'eau, des nouilles ou de la soupe[10]. La FDA signale aussi l'eau chauffée seule dans une tasse, qui peut dépasser son point d'ébullition sans bouillir et jaillir brusquement quand on la bouge[1]. Un chauffage inégal peut enfin laisser survivre des bactéries dans les zones moins chaudes[8].

Et avec un stimulateur cardiaque ?

Selon la FDA, la crainte d'une interférence avec les stimulateurs cardiaques est aujourd'hui largement dépassée, car les appareils actuels sont protégés contre ces perturbations ; elle encourage les porteurs qui s'inquiètent à consulter leur médecin[1].

Sources

Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.

10 sources consultées

Sur quoi repose cette ficheClassées selon la hiérarchie des preuves
  • Essais randomisés et rapports institutionnels2
  • Études d'observation et essais non randomisés1
  • Autres : revues narratives, cas, animal, in vitro, avis7

Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.

  1. 1

    Food and Drug Administration (FDA), États-Unis. Microwave Ovens. FDA, 2023.

    Rapport institutionnel · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Page de la FDA sur les fours à micro-ondes (contenu à jour au 12 octobre 2023). Les micro-ondes sont un rayonnement non ionisant ; elles font vibrer les molécules d'eau des aliments, et l'énergie absorbée devient de la chaleur, sans rendre les aliments « radioactifs » ni « contaminés ». Les aliments ne cuisent pas « de l'intérieur ». La cuisson au micro-ondes ne réduit pas plus la valeur nutritive qu'une cuisson classique et peut mieux préserver vitamines et minéraux (cuisson rapide, sans eau). Norme fédérale : fuites limitées à 5 mW/cm² à environ 5 cm (2 pouces) de la surface pendant toute la vie de l'appareil, bien en dessous des niveaux connus pour être nocifs ; environ 100 fois moins à 50 cm (20 pouces) ; deux verrouillages indépendants coupent les ondes à l'ouverture de la porte. Seule une exposition à de grandes quantités d'ondes peut causer brûlures ou cataracte ; un appareil endommagé (porte, charnières, loquets, joints) peut fuir. La plupart des accidents sont des brûlures par la chaleur (récipients, aliments, liquides qui jaillissent) ; eau surchauffée qui peut jaillir d'une tasse. Stimulateurs cardiaques : problème largement résolu, les appareils actuels étant protégés ; les porteurs sont encouragés à consulter leur médecin. Conseils : utiliser des récipients prévus pour le micro-ondes, ne pas utiliser un appareil dont la porte est abîmée, ne pas se tenir directement contre l'appareil pendant de longues périodes de fonctionnement ; les porteurs de stimulateur cardiaque peuvent consulter leur médecin en cas d'inquiétude. Page lue.

  2. 2

    Pellegrini N., Chiavaro E., Gardana C. et al. Effect of different cooking methods on color, phytochemical concentration, and antioxidant capacity of raw and frozen brassica vegetables. Journal of Agricultural and Food Chemistry, 2010.

    Autre

    DOI 10.1021/jf904306r (site externe, nouvel onglet)PubMed 20218674 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Étude en laboratoire sur trois choux (frais et surgelés) cuits à l'eau, au micro-ondes ou à la vapeur. Le micro-ondes conserve le mieux la couleur et retient bien les glucosinolates ; la vitamine C est fortement perdue quelle que soit la cuisson ; la cuisson à l'eau fait baisser la plupart des composés. Résumé lu.

  3. 3

    Yuan G.-F., Sun B., Yuan J. et al. Effects of different cooking methods on health-promoting compounds of broccoli. Journal of Zhejiang University. Science. B, 2009.

    Autre · accès libre

    DOI 10.1631/jzus.B0920051 (site externe, nouvel onglet)PubMed 19650196 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Étude en laboratoire sur le brocoli : cinq cuissons (vapeur, micro-ondes, eau, sauté, sauté puis bouilli). Toutes, sauf la vapeur, font perdre de la chlorophylle et de la vitamine C ; la vapeur préserve le mieux les nutriments, le sauté le moins bien. Résumé lu.

  4. 4

    Hussain K.A., Romanova S., Okur I. et al. Assessing the Release of Microplastics and Nanoplastics from Plastic Containers and Reusable Food Pouches : Implications for Human Health. Environmental Science & Technology, 2023.

    Étude in vitro

    DOI 10.1021/acs.est.3c01942 (site externe, nouvel onglet)PubMed 37343248 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Étude en laboratoire sur des contenants en plastique et des gourdes réutilisables, avec de l'eau et de l'acide acétique comme simulants alimentaires. Le chauffage au micro-ondes libère le plus de micro et nanoplastiques, davantage que le réfrigérateur ou la température ambiante : jusqu'à 4,22 millions de microplastiques et 2,11 milliards de nanoplastiques par cm² de plastique en 3 minutes pour certains contenants. Des cellules rénales embryonnaires humaines en culture mouraient à 76,70 % et 77,18 % après 48 et 72 h d'exposition à 1 000 µg/ml de ces particules, une concentration très élevée. Résumé lu.

  5. 5

    Organisation mondiale de la santé. WHO calls for more research into microplastics and a crackdown on plastic pollution. OMS, 2019.

    Rapport institutionnel · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Communiqué du 22 août 2019 accompagnant le rapport de l'OMS sur les microplastiques dans l'eau de boisson : selon l'OMS, les microplastiques de l'eau de boisson ne semblent pas présenter de risque pour la santé aux niveaux actuels, mais les connaissances sont limitées et davantage de recherches sont nécessaires. Communiqué lu ; rapport complet non accessible depuis l'environnement de recherche.

  6. 6

    He Y.-J., Qin Y., Zhang T.-L. et al. Migration of (non-) intentionally added substances and microplastics from microwavable plastic food containers. Journal of Hazardous Materials, 2021.

    Autre

    DOI 10.1016/j.jhazmat.2021.126074 (site externe, nouvel onglet)PubMed 34015709 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Analyse en laboratoire de boîtes en plastique vendues comme adaptées au micro-ondes, avec des simulants alimentaires définis par le règlement européen : 42 substances ajoutées volontairement et plus de 100 substances non ajoutées volontairement migrent, certaines au-delà des limites recommandées dans quelques boîtes ; plus d'un million de microplastiques par litre dans certaines boîtes en un seul essai. La migration diminue avec les réutilisations. Résumé lu.

  7. 7

    Union européenne. Règlement (UE) 2024/3190 concernant l'utilisation du bisphénol A et d'autres bisphénols dans les matériaux au contact des denrées alimentaires. EUR-Lex, 2024.

    Autre · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Règlement européen sur le bisphénol A (BPA) et d'autres bisphénols dangereux dans les matériaux au contact des aliments, dont les matières plastiques. Article 3 : l'utilisation du BPA dans leur fabrication et la mise sur le marché de matériaux fabriqués avec du BPA sont interdites, sauf dérogations. Entrée en vigueur vingt jours après sa publication ; les objets fabriqués selon les anciennes règles peuvent être mis sur le marché jusqu'au 20 juillet 2026, avec des dérogations plus longues pour certains objets. Texte lu.

  8. 8

    Heddleson R.A., Doores S. Factors Affecting Microwave Heating of Foods and Microwave Induced Destruction of Foodborne Pathogens - A Review. Journal of Food Protection, 1994.

    Revue narrative

    DOI 10.4315/0362-028X-57.11.1025 (site externe, nouvel onglet)PubMed 31121731 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue sur le chauffage des aliments au micro-ondes et la destruction des bactéries pathogènes. La plupart des données indiquent que les micro-ondes inactivent les microbes par la chaleur seule. Les inquiétudes viennent d'un traitement thermique bref, de températures mal maîtrisées et du risque de survie de bactéries (Listeria monocytogenes, Staphylococcus aureus, salmonelles) dans les plats cuisinés puis refroidis. Facteurs en jeu : masse, densité, chaleur spécifique, teneur en ions et propriétés diélectriques de l'aliment. Résumé lu ; publication ancienne, mécanisme physique inchangé.

  9. 9

    Heddleson R.A., Doores S., Anantheswaran R.C. et al. Viability Loss of Salmonella Species, Staphylococcus aureus, and Listeria monocytogenes in Complex Foods Heated by Microwave Energy. Journal of Food Protection, 1996.

    Autre

    DOI 10.4315/0362-028X-59.8.813 (site externe, nouvel onglet)PubMed 31159116 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Essai en laboratoire : cinq aliments (lait UHT, bouillon de bœuf, crème dessert, sauce à la crème, œuf entier liquide) contaminés puis chauffés dans un four de 700 W jusqu'à une température moyenne de 60 ou 65 °C. La destruction des bactéries variait selon l'aliment (salmonelles : de 3,17 log dans le lait à 0,44 log dans le bouillon). La teneur en sodium était le principal facteur de l'uniformité des températures et donc de la survie des bactéries. Résumé lu.

  10. 10

    Lowell G., Quinlan K. Not child's play : National estimates of microwave-related burn injuries among young children. Journal of Trauma and Acute Care Surgery, 2016.

    Étude transversale

    DOI 10.1097/TA.0000000000001050 (site externe, nouvel onglet)PubMed 26998780 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Données nationales des urgences américaines (NEISS), 2002-2012, enfants de 12 mois à 4 ans : environ 10 902 brûlures liées au micro-ondes, dont 66,7 % après que l'enfant a lui-même ouvert l'appareil et pris son contenu ; 15,5 % hospitalisés ou transférés. Liquides en cause : surtout de l'eau, des nouilles et de la soupe. Plus de 600 enfants par an aux urgences pour ce type de brûlure. Résumé lu.

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