Nutrition

Les protéines sont-elles dangereuses pour les reins ?

En conclusion

Pas chez les personnes en bonne santé, selon les essais disponibles : manger plus de protéines fait davantage travailler les reins, sans dégrader leur fonction sur des durées allant jusqu'à deux ans. En cas de maladie rénale chronique, une recommandation internationale suggère 0,8 g par kilo et par jour aux stades 3 à 5, et d'éviter plus de 1,3 g quand la maladie risque de s'aggraver. Les effets à très long terme restent peu étudiés.

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Par La rédaction d’Après Vérification
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Ce qu’on entend

Manger beaucoup de protéines, avec un régime riche en protéines ou des poudres pour sportifs, userait les reins et finirait par les abîmer.

Une crainte répandue autour des régimes riches en protéines, de la musculation et des compléments protéinés.

Ce que dit la science

Ce que montrent les études, point par point.

  • Ce qui est juste : plus de protéines fait travailler les reins davantage. Dans 30 études, un régime riche en protéines augmentait leur filtration d'environ 7 ml/min par rapport à un apport normal ou faible[1].
  • Chez l'adulte en bonne santé, une méta-analyse de 28 essais randomisés, d'une durée de 4 jours à 2 ans, ne montre aucun effet défavorable d'un apport élevé sur la fonction rénale[2].
  • Des études d'observation associent un apport élevé à un déclin plus rapide de la fonction rénale chez des personnes déjà fragiles : des femmes dont les reins fonctionnaient un peu moins bien[3], des personnes âgées ayant eu un infarctus[4].
  • En cas de maladie rénale chronique, la recommandation internationale KDIGO suggère 0,8 g de protéines par kilo et par jour aux stades 3 à 5, et d'éviter plus de 1,3 g chez les adultes dont la maladie risque de progresser[5].
  • En France, l'Anses fixe la référence à 0,83 g par kilo et par jour pour un adulte en bonne santé ; faute de données suffisantes, elle n'a pu définir aucune limite supérieure de sécurité[6].

Solidité des preuves, effet par effet

  • Fonction rénale de l'adulte en bonne santé

    Solidité des preuves : Fonction rénale de l'adulte en bonne santé : Modérée

    Deux méta-analyses d'essais randomisés : pas de dégradation de la fonction rénale ni signe biologique constant de lésion ; essais courts.[2][8]

  • Hyperfiltration à long terme

    Solidité des preuves : Hyperfiltration à long terme : Faible

    Hausse de la filtration bien mesurée dans les essais, mais son effet à long terme reste une hypothèse, faute d'études longues.[1][7]

  • Déclin plus rapide quand les reins sont fragiles

    Solidité des preuves : Déclin plus rapide quand les reins sont fragiles : Faible

    Deux cohortes concordantes (fonction légèrement diminuée, après un infarctus) ; études d'observation, protéines estimées par questionnaire.[3][4]

  • Régime très pauvre en protéines aux stades 4 et 5

    Solidité des preuves : Régime très pauvre en protéines aux stades 4 et 5 : Modérée

    Revue Cochrane d'essais randomisés : probablement moins d'insuffisance rénale terminale, certitude modérée ; peu de données sur la dénutrition.[11]

  • Calculs rénaux et origine des protéines

    Solidité des preuves : Calculs rénaux et origine des protéines : Faible

    Grandes cohortes américaines : associations modestes, pas nettes dans chaque cohorte, selon l'origine des protéines ; études d'observation.[9][10]

Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons

Pour comprendre

Les notions utiles pour lire ces résultats.

Ce que les protéines demandent aux reins

Les protéines que le corps n'utilise pas ne sont pas stockées : elles sont dégradées, et leurs déchets, comme l'urée, sont éliminés par les reins. Un apport élevé augmente aussi la pression dans les petits filtres du rein et accélère la filtration : c'est l'hyperfiltration, qui pourrait, selon la recommandation KDIGO, finir par léser un rein malade[5]. Une méta-analyse de 30 études le mesure chez des personnes sans maladie rénale : avec un régime riche en protéines, la filtration augmente d'environ 7 ml/min/1,73 m², et l'urée dans le sang comme le calcium dans les urines aussi[1]. Reste à savoir si c'est une simple adaptation ou une charge nuisible à long terme. Une revue de néphrologues juge possible qu'un apport élevé prolongé favorise une maladie rénale et appelle à la prudence chez les personnes à risque, tout en reconnaissant que les essais se contredisent et que des études longues manquent[7].

Chez les personnes en bonne santé

La méta-analyse la plus complète réunit 28 essais randomisés et 1 358 adultes sans maladie rénale, suivis de 4 jours à 2 ans ; le régime riche en protéines y correspond par exemple à au moins 1,5 g par kilo et par jour. En fin d'essai, la filtration est un peu plus élevée avec plus de protéines, mais son évolution ne diffère pas entre les groupes : selon les auteurs, un apport élevé n'a pas d'effet défavorable sur la fonction rénale de l'adulte en bonne santé[2]. L'un d'eux déclare des financements des filières laitière et bovine. Une méta-analyse plus récente de 22 essais randomisés, dont les auteurs ne déclarent aucun lien d'intérêts, trouve elle aussi une filtration estimée plus élevée, sans changement de la créatinine sanguine ni signe biologique constant de lésion rénale ; ses auteurs rappellent que les essais sont courts et que la filtration y est surtout estimée à partir de la créatinine[8]. Sur une plus longue durée, les données viennent d'études d'observation : chez 1 624 infirmières américaines suivies 11 ans, l'apport en protéines n'était pas lié à l'évolution de la fonction rénale quand celle-ci était normale[3]. En France, l'Anses retient une référence de 0,83 g par kilo et par jour, et n'a pu fixer aucune limite supérieure de sécurité, faute de données suffisantes[6]. Dans de nombreux pays, les adultes en consomment en moyenne 1,2 g par kilo et par jour, selon KDIGO[5].

Quand les reins sont déjà atteints

Chez les mêmes infirmières, quand la fonction rénale était déjà légèrement diminuée, chaque tranche de 10 g de protéines en plus par jour était associée à une baisse plus rapide de la filtration, surtout pour les protéines animales hors produits laitiers[3]. Chez 2 255 personnes âgées ayant eu un infarctus, la baisse annuelle était deux fois plus rapide à 1,2 g par kilo et par jour ou plus qu'en dessous de 0,8 g[4]. Ce sont des études d'observation : elles montrent une association, pas forcément une cause. La recommandation internationale KDIGO de 2024 suggère, chez les adultes atteints d'une maladie rénale chronique de stade 3 à 5, un apport de 0,8 g par kilo et par jour, le même que celui que l'OMS recommande à la population générale, et d'éviter plus de 1,3 g quand la maladie risque de progresser[5]. Elle précise que les preuves derrière cette suggestion sont de faible qualité, et qu'une restriction se discute au cas par cas : elle est contre-indiquée en cas de fonte musculaire ou de dénutrition[5]. Une personne atteinte d'une maladie rénale peut demander conseil à son médecin ou à un diététicien sur la quantité qui lui convient. Ce site ne remplace pas un avis médical.

Questions fréquentes

Des réponses courtes aux questions les plus courantes.

Quel apport en protéines est recommandé ?

Pour un adulte en bonne santé, l'Anses retient une référence de 0,83 g par kilo et par jour, soit environ 58 g pour 70 kilos, et une part de 10 à 20 % de l'énergie de la journée[6]. Le poids des protéines n'est pas celui des aliments : selon KDIGO, 100 g de viande contiennent environ 25 g de protéines[5].

Les protéines végétales sont-elles meilleures pour les reins ?

Les études ne concordent pas. Dans une cohorte américaine de près de 12 000 adultes suivis 23 ans, la viande rouge et transformée était associée à un risque plus élevé de maladie rénale, et les noix, les légumineuses et les laitages allégés à un risque plus faible[9]. Après un infarctus, en revanche, les protéines animales et végétales allaient de pair avec le même déclin de la fonction rénale[4]. Ce sont des études d'observation.

Les protéines donnent-elles des calculs rénaux ?

Le lien est faible et dépend de leur origine. Dans trois grandes cohortes américaines, les protéines animales hors produits laitiers étaient associées à un risque un peu plus élevé, sans que ce soit net dans chacune ; les protéines laitières, à un risque plus faible dans l'une d'elles. Un apport élevé en potassium allait de pair avec moins de calculs dans les trois[10].

Et en cas de maladie rénale ?

La quantité se décide avec le médecin qui suit la maladie. Selon une revue Cochrane de 17 essais, un régime très pauvre en protéines, de 0,3 à 0,4 g par kilo et par jour, réduit probablement le nombre de personnes qui arrivent à l'insuffisance rénale terminale aux stades 4 et 5 ; un régime simplement pauvre en protéines change peut-être peu de chose[11]. KDIGO réserve ce régime très pauvre à une surveillance étroite, avec des compléments d'acides aminés, et le déconseille quand l'état métabolique de la personne est instable[5].

Sources

Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.

11 sources consultées

Sur quoi repose cette ficheClassées selon la hiérarchie des preuves
  • Synthèses et recommandations5
  • Essais randomisés et rapports institutionnels1
  • Études d'observation et essais non randomisés4
  • Autres : revues narratives, cas, animal, in vitro, avis1

Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.

  1. 1

    Schwingshackl L., Hoffmann G. Comparison of high vs. normal/low protein diets on renal function in subjects without chronic kidney disease : a systematic review and meta-analysis. PLoS One, 2014.

    Méta-analyse · accès libre

    DOI 10.1371/journal.pone.0097656 (site externe, nouvel onglet)PubMed 24852037 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Méta-analyse de 30 études (2 160 participants) sans maladie rénale chronique. Un régime riche en protéines augmente davantage la filtration glomérulaire (+7,18 ml/min/1,73 m²), l'urée sanguine (+1,75 mmol/l) et le calcium urinaire (+25,43 mg/24 h) qu'un régime normal ou pauvre en protéines. Les auteurs appellent à la prudence pour les programmes d'amaigrissement riches en protéines, surtout animales, chez les personnes obèses, plus exposées aux maladies rénales. Résumé lu ; déclarations lues dans le texte intégral.

  2. 2

    Devries M.C., Sithamparapillai A., Brimble K.S. et al. Changes in Kidney Function Do Not Differ between Healthy Adults Consuming Higher- Compared with Lower- or Normal-Protein Diets : A Systematic Review and Meta-Analysis. The Journal of Nutrition, 2018.

    Méta-analyse · accès libre

    DOI 10.1093/jn/nxy197 (site externe, nouvel onglet)PubMed 30383278 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue systématique et méta-analyse de 28 essais randomisés (1 358 participants), adultes sans maladie rénale ; régime riche en protéines (au moins 1,5 g/kg/j, ou 20 % de l'énergie, ou 100 g/j) comparé à un apport normal ou plus faible, pendant 4 jours à 104 semaines. Filtration glomérulaire après l'intervention un peu plus élevée avec plus de protéines (différence moyenne standardisée 0,19, effet qualifié de trivial), mais variation de la filtration non différente entre les groupes (0,11, non significatif). Conclusion des auteurs : pas d'effet défavorable sur la fonction rénale des adultes en bonne santé. Limite principale selon eux : risque de biais de sélection incertain des essais. Résumé lu ; déclarations lues dans le texte intégral.

  3. 3

    Knight E.L., Stampfer M.J., Hankinson S.E. et al. The impact of protein intake on renal function decline in women with normal renal function or mild renal insufficiency. Annals of Internal Medicine, 2003.

    Étude de cohorte

    DOI 10.7326/0003-4819-138-6-200303180-00009 (site externe, nouvel onglet)PubMed 12639078 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Cohorte des infirmières américaines (Nurses' Health Study) : 1 624 femmes de 42 à 68 ans, fonction rénale estimée en 1989 et en 2000. Fonction rénale normale (filtration estimée d'au moins 80 ml/min/1,73 m²) : pas d'association entre apport en protéines et évolution de la filtration. Insuffisance rénale légère (55 à 80 ml/min/1,73 m²) : −1,69 ml/min/1,73 m² par tranche de 10 g de protéines en plus, et −1,21 par 10 g de protéines animales hors produits laitiers. Étude d'observation, protéines estimées par questionnaire alimentaire. Résumé lu.

  4. 4

    Esmeijer K., Geleijnse J.M., de Fijter J.W. et al. Dietary protein intake and kidney function decline after myocardial infarction : the Alpha Omega Cohort. Nephrology Dialysis Transplantation, 2020.

    Étude de cohorte · accès libre

    DOI 10.1093/ndt/gfz015 (site externe, nouvel onglet)PubMed 30768201 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Cohorte Alpha Omega : 2 255 patients de 60 à 80 ans ayant eu un infarctus, suivis 41 mois. Chaque 0,1 g/kg de protéines en plus par jour était associé à une baisse annuelle supplémentaire de la filtration de 0,12 ml/min/1,73 m², pour les protéines animales comme végétales. À 1,20 g/kg/j ou plus, la baisse annuelle était deux fois plus rapide qu'en dessous de 0,80 g/kg/j (−1,60 contre −0,84 ml/min/1,73 m²). Étude d'observation, dans une population à risque rénal élevé. Résumé lu ; financement lu dans le texte intégral.

  5. 5

    Kidney Disease: Improving Global Outcomes (KDIGO) CKD Work Group. KDIGO 2024 Clinical Practice Guideline for the Evaluation and Management of Chronic Kidney Disease. Kidney International, 2024.

    Recommandation de pratique · accès libre

    DOI 10.1016/j.kint.2023.10.018 (site externe, nouvel onglet)PubMed 38490803 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Recommandation internationale sur la maladie rénale chronique. Recommandation 3.3.1.1 : maintenir un apport en protéines de 0,8 g/kg/j chez les adultes au stade 3 à 5 (recommandation faible, preuves de faible qualité). Point de pratique 3.3.1.1 : éviter un apport élevé (plus de 1,3 g/kg/j) chez les adultes dont la maladie risque de progresser ; régime très pauvre (0,3 à 0,4 g/kg/j) possible sous surveillance étroite. Le texte rappelle que, sauf maladie intercurrente, les besoins en protéines des personnes atteintes ne diffèrent pas de ceux des personnes en bonne santé, qu'un apport moyen de 1,2 g/kg/j est courant dans de nombreux pays, que 100 g de viande contiennent environ 25 g de protéines, et que des études d'observation suggèrent qu'un excès de protéines pourrait accélérer le déclin de la fonction rénale. Texte intégral lu.

  6. 6

    Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Protéines : rôle, sources et apports recommandés. Anses, 2025.

    Rapport institutionnel · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Page de l'Anses (article daté du 22 décembre 2025). Référence nutritionnelle en protéines des adultes en bonne santé : 0,83 g/kg/j (2007) ; part des protéines dans l'apport énergétique : 10 à 20 % chez l'adulte (2016). Faute de données suffisantes, aucune limite supérieure de sécurité pour l'apport en protéines n'a pu être définie. Page lue.

  7. 7

    Ko G.-J., Rhee C.M., Kalantar-Zadeh K. et al. The Effects of High-Protein Diets on Kidney Health and Longevity. Journal of the American Society of Nephrology, 2020.

    Revue narrative

    DOI 10.1681/ASN.2020010028 (site externe, nouvel onglet)PubMed 32669325 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue narrative. Un apport élevé en protéines peut augmenter la pression dans les glomérules et provoquer une hyperfiltration ; les auteurs jugent possible qu'un apport élevé prolongé favorise l'apparition d'une maladie rénale chronique. Ils recommandent de considérer avec prudence les régimes riches en protéines chez les personnes à haut risque de maladie rénale, et soulignent les facteurs de confusion possibles des études d'observation et les résultats contradictoires des essais : des études longues et de grande taille sont nécessaires. Résumé lu.

  8. 8

    Teixeira Silva P.R., Santos P., de Miranda Silva Nogueira P.A. et al. Effects of High-Protein Diets on Renal Function and Body Composition in Adults Without Chronic Kidney Disease : A Systematic Review and Meta-Analysis of Randomised Trials. Diabetes, Obesity and Metabolism, 2026.

    Méta-analyse

    DOI 10.1111/dom.70996 (site externe, nouvel onglet)PubMed 42289790 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue systématique et méta-analyse de 22 essais randomisés (recherche jusqu'en mai 2026), adultes sans maladie rénale chronique ; régime riche en protéines (en général 25 à 35 % de l'énergie, ou au moins 2,0 g/kg/j) comparé à un apport normal ou faible. Filtration estimée plus élevée (différence moyenne standardisée 0,39, hétérogénéité forte), créatinine sanguine inchangée (19 essais, 1 044 participants, 0,08, non significatif), sans signe biologique constant de lésion rénale. Les auteurs soulignent que la plupart des essais sont courts et estiment la filtration à partir de la créatinine : l'effet à long terme reste incertain. Résumé lu.

  9. 9

    Haring B., Selvin E., Liang M. et al. Dietary Protein Sources and Risk for Incident Chronic Kidney Disease : Results From the Atherosclerosis Risk in Communities (ARIC) Study. Journal of Renal Nutrition, 2017.

    Étude de cohorte · accès libre

    DOI 10.1053/j.jrn.2016.11.004 (site externe, nouvel onglet)PubMed 28065493 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Cohorte américaine ARIC : 11 952 adultes de 44 à 66 ans sans diabète ni maladie cardiovasculaire, à fonction rénale normale, suivis 23 ans en médiane (2 632 maladies rénales chroniques). Viande rouge et transformée : risque plus élevé (cinquième le plus consommateur contre le plus faible, rapport de risque 1,23). Noix (0,81), laitages allégés (0,75) et légumineuses (0,83) : risque plus faible. Étude d'observation, alimentation estimée par questionnaire. Résumé lu ; financement lu dans le texte intégral.

  10. 10

    Ferraro P.M., Mandel E.I., Curhan G.C. et al. Dietary Protein and Potassium, Diet-Dependent Net Acid Load, and Risk of Incident Kidney Stones. Clinical Journal of the American Society of Nephrology, 2016.

    Étude de cohorte · accès libre

    DOI 10.2215/CJN.01520216 (site externe, nouvel onglet)PubMed 27445166 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Trois cohortes américaines (193 676 participants au total, 6 308 calculs rénaux). Protéines laitières : risque plus faible dans l'une des trois cohortes (rapport de risque 0,84). Protéines animales hors produits laitiers : 1,15 et 1,20 dans deux cohortes, intervalles de confiance compatibles avec une absence d'effet. Potassium : risque plus faible dans les trois cohortes (0,44 à 0,67). Un rapport élevé entre protéines animales et potassium est associé à un risque plus élevé. Étude d'observation. Résumé lu.

  11. 11

    Hahn D., Hodson E.M., Fouque D. Low protein diets for non-diabetic adults with chronic kidney disease. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2020.

    Revue systématique · accès libre

    DOI 10.1002/14651858.CD001892.pub5 (site externe, nouvel onglet)PubMed 33118160 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue Cochrane de 17 essais (2 996 participants), adultes non diabétiques atteints de maladie rénale chronique de stade 3 à 5, sans dialyse, suivis 12 à 50 mois. Un régime très pauvre en protéines (0,3 à 0,4 g/kg/j) réduit probablement le nombre de personnes qui arrivent à l'insuffisance rénale terminale, comparé à un régime pauvre (10 études, 1 010 participants, risque relatif 0,65 ; certitude modérée) ; un régime pauvre en protéines comparé à un apport normal change peut-être peu de chose (certitude faible). Données limitées sur la dénutrition et la qualité de vie. Résumé lu.

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Thème : Nutrition

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