Nutrition

Le régime paléo, ou « ancestral », est-il meilleur pour la santé ?

En conclusion

Pas nettement. Dans de petits essais, il fait un peu mieux que des régimes recommandés pour le poids, le tour de taille et les triglycérides, mais l'écart de poids s'estompe en deux ans. Manger moins d'aliments ultra-transformés rejoint les recommandations. Mais il n'a pas existé un régime ancestral unique, nos gènes ont évolué depuis, et supprimer céréales complètes, légumes secs et produits laitiers coûte en iode et en calcium.

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Par La rédaction d’Après Vérification
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Ce qu’on entend

Manger comme nos ancêtres chasseurs-cueilleurs, sans céréales, légumineuses ni produits laitiers, serait l'alimentation pour laquelle notre corps est fait : nos gènes n'auraient pas eu le temps de s'adapter à l'agriculture, et ce régime protégerait des maladies modernes.

Un régime très présent sur les réseaux sociaux, sous le nom de « paléo » ou d'alimentation « ancestrale ».

Ce que dit la science

Ce que montrent les études, point par point.

  • Ce qui est juste : manger moins d'aliments ultra-transformés, de sucre et de sel va dans le sens des recommandations[1]. Dans de petits essais, le régime paléo a fait un peu mieux que des régimes recommandés pour le tour de taille et les triglycérides[2], et pour le poids[3].
  • Cet avantage tient mal dans la durée : dans le seul essai de deux ans, l'écart de masse grasse observé à six mois n'était plus significatif à deux ans[4]. Quand la glycémie est perturbée, il ne fait pas mieux que d'autres régimes sains[5].
  • Il n'a pas existé un régime ancestral unique : les chasseurs-cueilleurs mangent très différemment selon leur milieu[6], et des humains broyaient déjà des plantes riches en amidon il y a environ 30 000 ans[7]. Nos gènes ont aussi évolué depuis, par exemple pour digérer le lait[8] ou l'amidon[9].
  • Exclure les céréales complètes, les légumes secs et les produits laitiers a un coût : moins de calcium et d'iode[10], avec un risque de carence en iode dans un essai de deux ans[11], alors que les céréales complètes sont associées à moins de maladies cardiovasculaires[12].

Solidité des preuves, effet par effet

  • Tour de taille, triglycérides et poids, sur quelques mois

    Solidité des preuves : Tour de taille, triglycérides et poids, sur quelques mois : Modérée

    Méta-analyses de petits essais face à des régimes recommandés : tour de taille, triglycérides et poids un peu plus bas ; qualité modérée selon la plus rigoureuse (4 essais, 159 personnes, six mois au plus).[2][3][16]

  • Effets au-delà d'un an

    Solidité des preuves : Effets au-delà d'un an : Faible

    Un seul essai de deux ans (70 femmes) : l'écart de masse grasse n'est plus significatif à deux ans. Avec peu d'accompagnement, 35 % des personnes suivent encore le régime au bout d'un an.[4][17]

  • Glycémie et insuline

    Solidité des preuves : Glycémie et insuline : Faible

    Quatre petits essais chez des personnes dont la glycémie est perturbée : pas de différence avec d'autres régimes sains. Une méta-analyse plus large trouve une insuline à jeun un peu plus basse.[5][16]

  • Mortalité et maladies chroniques

    Solidité des preuves : Mortalité et maladies chroniques : Faible

    Études d'observation seulement : une alimentation proche d'un score « paléo » est associée à une mortalité plus basse de 10 %. Associations, pas preuve de cause ; aucun essai ne mesure ces effets.[16]

  • Apports en iode et en calcium

    Solidité des preuves : Apports en iode et en calcium : Faible

    Deux essais : apports plus faibles en calcium et en iode sur quatre semaines ; iode urinaire divisé par deux environ en six mois dans l'essai de deux ans.[10][11]

Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons

Pour comprendre

Les notions utiles pour lire ces résultats.

Ce qu'on appelle le régime paléo

Le régime paléo, dit aussi « ancestral », veut reproduire l'alimentation des humains d'avant l'agriculture. Dans les essais, il repose sur la viande maigre, le poisson, les œufs, les fruits, les légumes et les noix, et exclut les produits laitiers, les céréales, les légumineuses, le sel, le sucre et les graisses raffinées[5]. Certaines versions mettent en avant les abats ou le lait cru : ce ne sont pas celles des essais présentés ici.

Un régime ancestral unique n'a pas existé

Les chasseurs-cueilleurs actuels, souvent pris pour modèle, mangent très différemment selon leur milieu : dans 229 régimes étudiés, les glucides fournissent de 3 % à 50 % de l'énergie, beaucoup moins aux hautes latitudes que dans les déserts ou les savanes[6]. Les régimes du paléolithique associaient probablement plantes et animaux, dans des proportions très variables selon les époques et les lieux[13]. Des outils de broyage vieux d'environ 30 000 ans portent des grains d'amidon de plantes sauvages[7], et le tartre dentaire de Néandertaliens contient des restes de légumineuses et de graines de graminées, souvent cuites[14]. Nos gènes n'en sont pas restés là : la capacité à digérer le lait à l'âge adulte s'est répandue en Afrique et en Europe avec l'élevage, au cours des 7 000 dernières années environ[8], et les populations qui mangent traditionnellement beaucoup d'amidon ont en moyenne plus de copies du gène qui sert à le digérer[9]. Pour des chercheurs, nos habitudes alimentaires s'apprennent surtout, et les adaptations génétiques les plus nettes datent plutôt de l'agriculture[15].

Ce que montrent les essais

Une méta-analyse de 4 essais randomisés, chez 159 personnes présentant des signes de syndrome métabolique, trouve en six mois au plus un tour de taille réduit de 2,4 cm de plus et des triglycérides plus bas qu'avec des régimes fondés sur des recommandations, avec une qualité de preuve modérée[2]. Une autre, de 11 essais, trouve 3,5 kg de moins en moyenne ; ses auteurs demandent des essais plus grands et plus longs[3]. Une méta-analyse de 2026, de 19 essais, trouve aussi de petites baisses du poids, du LDL-cholestérol et des triglycérides ; dans les études d'observation qu'elle regroupe, une alimentation proche d'un score « paléo » est associée à une mortalité plus basse de 10 %, une association qui ne prouve pas la cause[16]. Chez des personnes dont la glycémie est perturbée, 4 petits essais ne montrent pas de différence de glycémie ni d'insuline avec d'autres régimes sains[5].

Un avantage qui s'estompe

Le seul essai de longue durée, chez 70 femmes ménopausées obèses, trouve une perte de masse grasse plus forte avec le paléo à six mois (6,5 kg contre 2,6 kg), mais plus de différence significative à deux ans ; seuls les triglycérides restent plus bas[4]. Avec peu d'accompagnement, parmi des adultes qui avaient choisi leur régime, 35 % de ceux qui avaient pris le paléo le suivaient encore au bout d'un an, contre plus de la moitié pour le jeûne intermittent ou le régime méditerranéen[17].

Ce que coûtent les exclusions

Les recommandations françaises conseillent des légumes secs au moins deux fois par semaine[18], des féculents complets au moins une fois par jour[19] et deux produits laitiers par jour chez l'adulte[20]. Dans des études de cohorte, 90 g de céréales complètes de plus par jour sont associés à 22 % de maladies cardiovasculaires en moins[12]. Dans un essai de quatre semaines, le régime paléo apportait moins de calcium et d'iode[10] ; dans l'essai de deux ans, l'iode urinaire a baissé de moitié environ en six mois, et les auteurs suggèrent d'envisager un complément[11]. Ce site ne remplace pas un avis médical : supprimer des groupes d'aliments se discute avec un médecin ou un diététicien, surtout pendant la grossesse ou chez l'enfant.

Questions fréquentes

Des réponses courtes aux questions les plus courantes.

Le régime paléo fait-il maigrir ?

Un peu plus qu'un régime fondé sur des recommandations, dans de petits essais : 1,7 kg de différence dans une méta-analyse de 19 essais[16], 3,5 kg dans une autre, dont les auteurs demandent des essais plus grands et plus longs[3]. Dans le seul essai de deux ans, l'écart de masse grasse n'est plus significatif à la fin[4], et avec peu d'accompagnement, une minorité de personnes le suit encore au bout d'un an[17].

Faut-il supprimer les céréales et les légumineuses ?

Rien ne le justifie dans les sources consultées. Santé publique France recommande des féculents complets chaque jour, pour leurs fibres[19]. Dans des études d'observation, les céréales complètes sont associées à moins de maladies cardiovasculaires et de décès, ce qui n'est pas le cas des céréales raffinées[12]. Et des Néandertaliens consommaient déjà des légumineuses et des graines de graminées, bien avant l'agriculture[14].

Et le lait cru ?

Il comporte des risques infectieux. Santé publique France recommande de ne pas donner de lait cru ni de fromages au lait cru (sauf emmental ou comté) aux enfants de moins de 5 ans[20], et de les éviter pendant la grossesse[21].

Manger du foie, est-ce sans risque ?

Le foie apporte beaucoup de fer, mais aussi beaucoup de vitamine A, dont des doses très élevées peuvent présenter des risques de malformation pour le fœtus : Santé publique France recommande aux femmes enceintes d'éviter le foie et les produits qui en contiennent[21]. Chez l'adulte, les abats font partie des viandes à limiter, avec le porc, le bœuf, le veau, le mouton et l'agneau, à 500 g par semaine au total[22].

Sources

Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.

22 sources consultées

Sur quoi repose cette ficheClassées selon la hiérarchie des preuves
  • Synthèses et recommandations11
  • Essais randomisés et rapports institutionnels3
  • Études d'observation et essais non randomisés1
  • Autres : revues narratives, cas, animal, in vitro, avis7

Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.

  1. 1

    Santé publique France. Réduire les boissons sucrées, aliments gras, sucrés, salés et ultra-transformés. Manger Bouger, 2026.

    Recommandation de pratique · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Recommandation : limiter les boissons sucrées et les aliments gras, sucrés, salés et ultra-transformés ; privilégier le fait-maison à partir de produits frais. Année : consultation, la page n'indiquant pas de date. Texte intégral lu.

  2. 2

    Manheimer E.W., van Zuuren E.J., Fedorowicz Z. et al. Paleolithic nutrition for metabolic syndrome : systematic review and meta-analysis. American Journal of Clinical Nutrition, 2015.

    Méta-analyse · chez l'humain · n = 159 · accès libre

    DOI 10.3945/ajcn.115.113613 (site externe, nouvel onglet)PubMed 26269362 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Méta-analyse de 4 essais randomisés (159 participants présentant au moins un critère du syndrome métabolique), régime paléo contre des régimes fondés sur des recommandations nationales, mesures à 6 mois au plus. Améliorations à court terme plus marquées avec le paléo : tour de taille −2,38 cm, triglycérides −0,40 mmol/l ; tension, HDL-cholestérol et glycémie à jeun, différences non significatives. Qualité des preuves jugée modérée ; appel à d'autres évaluations. Résumé lu.

  3. 3

    de Menezes E.V.A., Sampaio H.A.D.C., Carioca A.A.F. et al. Influence of Paleolithic diet on anthropometric markers in chronic diseases : systematic review and meta-analysis. Nutrition Journal, 2019.

    Méta-analyse · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.1186/s12937-019-0457-z (site externe, nouvel onglet)PubMed 31337389 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Méta-analyse de 11 essais randomisés comparant le régime paléo à des régimes fondés sur des recommandations, chez des adultes : 3,52 kg de moins en moyenne avec le paléo, ainsi qu'un tour de taille et un indice de masse corporelle plus bas. Les auteurs demandent des essais plus grands et plus longs. Résumé lu.

  4. 4

    Mellberg C., Sandberg S., Ryberg M. et al. Long-term effects of a Palaeolithic-type diet in obese postmenopausal women : a 2-year randomized trial. European Journal of Clinical Nutrition, 2014.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 70 · accès libre

    DOI 10.1038/ejcn.2013.290 (site externe, nouvel onglet)PubMed 24473459 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Essai randomisé de deux ans : 70 femmes ménopausées obèses, régime paléo à volonté contre régime suivant les recommandations nordiques. Perte de masse grasse plus forte avec le paléo à 6 mois (−6,5 kg contre −2,6 kg), mais pas de différence significative à 24 mois (−4,6 kg contre −2,9 kg) ; triglycérides plus bas avec le paléo à 6 et 24 mois. Apports en protéines moins conformes que prévu dans le groupe paléo. Résumé lu.

  5. 5

    Jamka M., Kulczyński B., Juruć A. et al. The Effect of the Paleolithic Diet vs. Healthy Diets on Glucose and Insulin Homeostasis : A Systematic Review and Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials. Journal of Clinical Medicine, 2020.

    Méta-analyse · chez l'humain · n = 98 · accès libre

    DOI 10.3390/jcm9020296 (site externe, nouvel onglet)PubMed 31973038 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Méta-analyse de 4 essais (98 participants dont la glycémie est perturbée) comparant le régime paléo au régime méditerranéen, à un régime pour diabétiques ou aux recommandations néerlandaises : aucune différence sur la glycémie et l'insuline à jeun, l'HbA1c ou la résistance à l'insuline. Définition lue dans le texte intégral : le régime paléo repose sur la viande maigre, le poisson, les fruits, les légumes, les œufs et les noix, et exclut généralement les produits laitiers, les céréales, les légumineuses, les graisses raffinées, le sel et le sucre, comme dans les essais retenus. Résumé lu.

  6. 6

    Ströhle A., Hahn A. Diets of modern hunter-gatherers vary substantially in their carbohydrate content depending on ecoenvironments : results from an ethnographic analysis. Nutrition Research, 2011.

    Autre · chez l'humain · n = 229

    DOI 10.1016/j.nutres.2011.05.003 (site externe, nouvel onglet)PubMed 21745624 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Analyse de données ethnographiques sur 229 régimes de chasseurs-cueilleurs actuels : les glucides vont d'environ 3 % à 50 % de l'énergie selon le milieu, de 30 à 35 % entre 11° et 40° de latitude à 9 % ou moins au-delà de 60°. Dans la plupart des cas, la part des glucides reste plus basse que celle des recommandations actuelles. Résumé lu.

  7. 7

    Revedin A., Aranguren B., Becattini R. et al. Thirty thousand-year-old evidence of plant food processing. Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, 2010.

    Autre · accès libre

    DOI 10.1073/pnas.1006993107 (site externe, nouvel onglet)PubMed 20956317 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Étude archéologique : grains d'amidon de plantes sauvages retrouvés sur des outils de broyage de trois sites d'Italie, de Russie et de République tchèque, datés d'environ 30 000 ans. La transformation de végétaux, peut-être en farine, semble avoir été répandue en Europe chez ces chasseurs-cueilleurs. Résumé lu.

  8. 8

    Tishkoff S.A., Reed F.A., Ranciaro A. et al. Convergent adaptation of human lactase persistence in Africa and Europe. Nature Genetics, 2007.

    Autre · chez l'humain · n = 470 · accès libre

    DOI 10.1038/ng1946 (site externe, nouvel onglet)PubMed 17159977 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Étude génétique chez 470 personnes de Tanzanie, du Kenya et du Soudan : des mutations différentes de celle des Européens permettent de digérer le lait à l'âge adulte (persistance de la lactase). Leur diffusion rapide, au cours des 7 000 dernières années environ, s'explique par l'élevage et la consommation de lait. Résumé lu.

  9. 9

    Perry G.H., Dominy N.J., Claw K.G. et al. Diet and the evolution of human amylase gene copy number variation. Nature Genetics, 2007.

    Autre · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.1038/ng2123 (site externe, nouvel onglet)PubMed 17828263 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Étude génétique : les populations dont l'alimentation est traditionnellement riche en amidon ont en moyenne plus de copies du gène de l'amylase salivaire (AMY1), l'enzyme qui digère l'amidon, que celles dont l'alimentation en contient peu. Les auteurs y voient une sélection naturelle liée à l'alimentation. Résumé lu.

  10. 10

    Genoni A., Lyons-Wall P., Lo J. et al. Cardiovascular, Metabolic Effects and Dietary Composition of Ad-Libitum Paleolithic vs. Australian Guide to Healthy Eating Diets : A 4-Week Randomised Trial. Nutrients, 2016.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 39 · accès libre

    DOI 10.3390/nu8050314 (site externe, nouvel onglet)PubMed 27223304 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Essai randomisé de 4 semaines chez 39 femmes en bonne santé : régime paléo contre recommandations australiennes. Perte de poids plus forte avec le paléo (−1,99 kg), sans différence sur les marqueurs cardiovasculaires et métaboliques. Apports plus faibles en calcium (−292 mg par jour) et en iode (−47,9 µg par jour) avec le paléo. Résumé lu.

  11. 11

    Manousou S., Stål M., Larsson C. et al. A Paleolithic-type diet results in iodine deficiency : a 2-year randomized trial in postmenopausal obese women. European Journal of Clinical Nutrition, 2018.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 70

    DOI 10.1038/ejcn.2017.134 (site externe, nouvel onglet)PubMed 28901333 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Même essai de deux ans (70 femmes ménopausées en surpoids ou obèses). Le régime paléo exclut le sel de table et les produits laitiers, deux grandes sources d'iode : à 6 mois, l'iode urinaire a baissé de moitié environ dans le groupe paléo (de 71 à 36 µg/l), sans changement avec le régime nordique. Les auteurs concluent à un risque plus élevé de carence en iode et suggèrent d'envisager un complément. Résumé lu.

  12. 12

    Aune D., Keum N., Giovannucci E. et al. Whole grain consumption and risk of cardiovascular disease, cancer, and all cause and cause specific mortality : systematic review and dose-response meta-analysis of prospective studies. BMJ, 2016.

    Méta-analyse · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.1136/bmj.i2716 (site externe, nouvel onglet)PubMed 27301975 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Méta-analyse de 45 études prospectives (cohortes). Pour 90 g de céréales complètes de plus par jour (environ trois portions) : risque de maladie coronarienne plus bas de 19 %, de maladie cardiovasculaire de 22 %, mortalité toutes causes plus basse de 17 %. Peu d'association avec les céréales raffinées. Études d'observation : associations, pas preuve de cause. Résumé lu.

  13. 13

    Pontzer H., Wood B.M. Effects of Evolution, Ecology, and Economy on Human Diet : Insights from Hunter-Gatherers and Other Small-Scale Societies. Annual Review of Nutrition, 2021.

    Revue narrative · chez l'humain

    DOI 10.1146/annurev-nutr-111120-105520 (site externe, nouvel onglet)PubMed 34138633 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue sur l'alimentation humaine au fil de l'évolution : les régimes du paléolithique associaient probablement plantes et animaux et variaient beaucoup selon les époques et les lieux. Chez les chasseurs-cueilleurs actuels des climats chauds, environ moitié plantes, moitié animaux, avec de grands écarts ; plus de viande en climat froid ou chez les pêcheurs et les éleveurs. Résumé lu.

  14. 14

    Henry A.G., Brooks A.S., Piperno D.R. Microfossils in calculus demonstrate consumption of plants and cooked foods in Neanderthal diets (Shanidar III, Iraq ; Spy I and II, Belgium). Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, 2011.

    Autre · accès libre

    DOI 10.1073/pnas.1016868108 (site externe, nouvel onglet)PubMed 21187393 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Étude archéologique du tartre dentaire de Néandertaliens d'Irak et de Belgique : restes de plantes variées, dont des dattes, des légumineuses et des graines de graminées, ces dernières souvent cuites. Résumé lu.

  15. 15

    Turner B.L., Thompson A.L. Beyond the Paleolithic prescription : incorporating diversity and flexibility in the study of human diet evolution. Nutrition Reviews, 2013.

    Revue narrative · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.1111/nure.12039 (site externe, nouvel onglet)PubMed 23865796 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue critique de l'hypothèse d'inadaptation (« mismatch ») : elle reste utile, mais suppose à tort que nos habitudes alimentaires seraient fixées par les gènes depuis le paléolithique. Elles s'apprennent surtout, dès la grossesse et tout au long de la vie ; les adaptations génétiques les plus nettes datent plutôt du néolithique, c'est-à-dire de l'agriculture. Résumé lu.

  16. 16

    Bahrami M., Bakhshimoghaddam F., Ahangarpour A. et al. The Paleolithic diet and chronic disease risk : a GRADE-assessed systematic review and dose-response meta-analysis of prospective cohort studies and randomized controlled trials. Critical Reviews in Food Science and Nutrition, 2026.

    Méta-analyse · chez l'humain

    DOI 10.1080/10408398.2025.2576815 (site externe, nouvel onglet)PubMed 41129328 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Méta-analyse de 19 essais randomisés et de 12 cohortes. Dans les essais : un peu moins de poids (−1,74 kg), d'insuline à jeun, de cholestérol total, de LDL-cholestérol, de triglycérides et de tension diastolique avec le paléo. Dans les cohortes, les personnes dont l'alimentation se rapproche le plus d'un score « paléo » ont une mortalité plus basse de 10 % ; ce sont des associations, pas une preuve de cause. Résumé lu.

  17. 17

    Jospe M.R., Roy M., Brown R.C. et al. Intermittent fasting, Paleolithic, or Mediterranean diets in the real world : exploratory secondary analyses of a weight-loss trial that included choice of diet and exercise. American Journal of Clinical Nutrition, 2020.

    Essai non randomisé · chez l'humain · n = 250

    DOI 10.1093/ajcn/nqz330 (site externe, nouvel onglet)PubMed 31879752 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Analyse exploratoire, non randomisée pour le choix du régime, d'un essai d'un an : 250 adultes en surpoids choisissent le jeûne intermittent, le régime méditerranéen ou le paléo, avec une seule séance de conseil. À 12 mois, 35 % de ceux qui avaient choisi le paléo le suivaient encore (contre 54 % et 57 %), et leur perte de poids (−1,8 kg) n'était pas significative. Résumé lu.

  18. 18

    Santé publique France. Augmenter les légumes secs. Manger Bouger, 2026.

    Recommandation de pratique · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Recommandation : consommer des légumes secs (lentilles, haricots, pois chiches…) au moins 2 fois par semaine, car ils sont naturellement riches en fibres. Année : consultation, la page n'indiquant pas de date. Texte intégral lu.

  19. 19

    Santé publique France. Aller vers les féculents complets. Manger Bouger, 2026.

    Recommandation de pratique · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Recommandation : pain complet ou aux céréales, pâtes, semoule et riz complets, au moins une fois par jour ; en France, seules 8 % des femmes et 17 % des hommes atteignent la recommandation d'au moins 25 g de fibres par jour. Année : consultation, la page n'indiquant pas de date. Texte intégral lu.

  20. 20

    Santé publique France. Aller vers une consommation de produits laitiers suffisante mais limitée. Manger Bouger, 2026.

    Recommandation de pratique · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Recommandation : 2 produits laitiers par jour pour les adultes, 3 pour les enfants, pour le calcium. Les enfants de moins de 5 ans ne doivent pas consommer de lait cru ni de fromages au lait cru (sauf emmental ou comté), en raison des risques infectieux. Année : consultation, la page n'indiquant pas de date. Texte intégral lu.

  21. 21

    Santé publique France. De la grossesse à l'arrivée de bébé, avec sérénité. Manger Bouger, 2026.

    Recommandation de pratique · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Guide alimentaire pour la grossesse. Le foie et les produits qui en contiennent apportent beaucoup de fer, mais aussi de vitamine A, dont des doses très élevées peuvent présenter des risques de malformation pour le fœtus : par précaution, les femmes enceintes doivent les éviter. Le lait cru et les fromages au lait cru sont à éviter pendant la grossesse. Année : celle du fichier consulté, le guide n'indiquant pas de date. Texte intégral lu.

  22. 22

    Santé publique France. Réduire la viande : porc, bœuf, veau, mouton, agneau, abats. Manger Bouger, 2026.

    Recommandation de pratique · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Recommandation : privilégier la volaille et limiter les autres viandes (porc, bœuf, veau, mouton, agneau, abats) à 500 g par semaine ; on peut alterner avec des aliments qui apportent des protéines végétales, comme les légumes secs. Année : consultation, la page n'indiquant pas de date. Texte intégral lu.

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Thème : Nutrition

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