Nutrition
Le Nutri-Score est-il fiable ?
En conclusion
Fiable pour ce qu'il mesure, pas au-delà. Il classe les produits d'un même rayon selon leur composition nutritionnelle, et une alimentation mieux classée est associée à moins de maladies dans de grandes cohortes. Mais il ne mesure ni la transformation ni les portions, ses effets sur les achats réels sont modestes, et sa révision de 2023 a rapproché le classement des recommandations, par exemple pour l'huile d'olive. C'est un repère pour comparer, pas un jugement sur un aliment.
Ce qu’on entend
Le Nutri-Score dirait si un aliment est bon ou mauvais pour la santé : il suffirait de choisir des produits notés A ou B. Pour d'autres, il serait trompeur, puisqu'il pénaliserait l'huile d'olive et noterait bien des produits ultra-transformés.
Un logo présent sur de nombreux emballages, souvent défendu ou critiqué sur les réseaux sociaux.
Ce que dit la science
Ce que montrent les études, point par point.
- Ce qui est juste : dans de grandes études de cohorte, une alimentation mieux classée par le calcul du Nutri-Score est associée à moins de maladies cardiovasculaires, de cancers et de décès[1], et le logo aide à choisir des produits plus favorables dans les expériences[2].
- Il ne dit pas qu'un aliment est « bon » ou « mauvais » : il permet de comparer des produits d'un même rayon[3], à partir d'un calcul pour 100 g ou 100 ml, quelle que soit la portion[4].
- Il ne mesure pas la transformation : des produits ultra-transformés se trouvent dans toutes les classes, y compris A, même si la plupart reçoivent une note moyenne ou mauvaise[5]. Les deux informations sont complémentaires[6].
- Plusieurs critiques ont été prises en compte : depuis la révision de 2023, la plupart des huiles d'olive passent de C à B[7], et les boissons édulcorées sont moins bien classées[8].
- Son effet sur les achats réels reste modeste : la plupart des études sont menées en conditions expérimentales, et les effets mesurés en magasin sont faibles ou nuls[9].
Solidité des preuves, effet par effet
Alimentation mieux notée et moins de maladies, dans les cohortes
Solidité des preuves : Alimentation mieux notée et moins de maladies, dans les cohortes : ModéréeCohortes nombreuses et concordantes : environ un quart de maladies cardiovasculaires, de cancers et de décès en moins pour l'alimentation la mieux notée ; associations plus modestes dans une autre méta-analyse. Associations, pas preuve de cause.[1][10][11]
Choix de produits plus favorables, en conditions expérimentales
Solidité des preuves : Choix de produits plus favorables, en conditions expérimentales : ModéréeMéta-analyse de 156 études, dont 101 essais randomisés : avec le Nutri-Score, moins de choix peu favorables ; mais 95 % des études sont menées en laboratoire, avec une forte hétérogénéité.[2]
Achats réels, en magasin
Solidité des preuves : Achats réels, en magasin : FaibleRevue systématique : peu d'études en conditions réelles, effets nuls ou faibles ; sur le panier d'achat, effet limité aux graisses saturées et au sel, de très faible ampleur.[9]
Degré de transformation des aliments
Solidité des preuves : Degré de transformation des aliments : ModéréeDeux analyses concordantes de bases de produits du commerce : des produits ultra-transformés dans toutes les classes, y compris A, même si la plupart reçoivent une note moyenne à mauvaise.[5][6]
Accord avec les recommandations alimentaires, depuis la révision
Solidité des preuves : Accord avec les recommandations alimentaires, depuis la révision : FaibleUne seule étude, menée par des membres du comité de révision : l'algorithme révisé respecte 35 des 41 critères tirés des recommandations françaises, contre 26 pour l'ancien.[12]
Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons
Pour comprendre
Les notions utiles pour lire ces résultats.
Ce que calcule le Nutri-Score
Le Nutri-Score est un logo de cinq couleurs et cinq lettres, de A à E, apposé à l'avant des emballages par les producteurs, sur la base du volontariat. Il est calculé pour 100 g ou 100 ml : des points pour les éléments à limiter (énergie, acides gras saturés, sucres, sel, édulcorants dans les boissons), d'autres pour ceux à favoriser (fibres, protéines, fruits, légumes, légumes secs). Créé par Santé publique France à la demande du ministère de la Santé, il est en place depuis 2017[4]. Santé publique France précise qu'il ne s'agit pas de distinguer de « bons » ou de « mauvais » aliments, mais de comparer des produits au sein d'un même rayon[3].
Classe-t-il bien les aliments ?
Pour le vérifier, des chercheurs calculent la note moyenne de l'alimentation de chaque participant d'une cohorte, puis suivent sa santé. Une revue de 29 publications juge cette validation « substantielle » pour le système du Nutri-Score, le seul de neuf systèmes à atteindre ce niveau : les personnes dont l'alimentation est la mieux notée ont environ un quart de maladies cardiovasculaires, de cancers et de décès en moins[1]. Dans la cohorte européenne EPIC, 501 594 adultes suivis 17 ans en médiane, la mortalité est plus élevée de 7 % chez ceux dont l'alimentation est la moins bien notée[10]. Une autre méta-analyse, de 8 cohortes, trouve des associations de même sens mais « assez modestes », à la limite de la signification[11]. Ce sont des études d'observation : elles montrent une association, pas que le logo lui-même améliore la santé.
Change-t-il les achats ?
Une méta-analyse de 156 études, dont 101 essais randomisés, trouve qu'avec le Nutri-Score on choisit moins souvent des produits peu favorables, avec des achats un peu moins caloriques et moins riches en graisses saturées ; mais 95 % de ces études ont été menées en laboratoire[2]. Une revue de 2025 conclut que les effets en conditions réelles sont faibles ou nuls, et invite à revoir les attentes à la baisse[9].
Ce qu'il ne mesure pas, et ce qui a changé
Le Nutri-Score ne tient pas compte du degré de transformation : dans une base de produits du commerce, les produits ultra-transformés représentent 26 % des produits notés A et 84 % des produits notés E[5]. Avec l'algorithme révisé, de 77,9 % à 87,5 % des produits ultra-transformés reçoivent une note moyenne à mauvaise ; pour les auteurs, les deux classements mesurent deux dimensions distinctes[6]. La révision de 2023, préparée par un comité scientifique européen, a fait passer la plupart des huiles d'olive, de colza et de noix de C à B[7] et ajouté une pénalité pour les édulcorants dans les boissons[8]. Le nouvel algorithme respecte 35 des 41 critères tirés des recommandations françaises, contre 26 pour l'ancien[12] ; il s'applique progressivement en France depuis mars 2025[4]. Une partie de ces travaux vient des équipes qui ont conçu ou révisé le score, ce que leurs auteurs déclarent[6]. Ce site ne remplace pas un avis médical ou diététique.
Questions fréquentes
Des réponses courtes aux questions les plus courantes.
Pourquoi l'huile d'olive n'était-elle pas notée A ?
Avant la révision, les huiles végétales riches en graisses insaturées, comme l'huile d'olive, étaient le plus souvent notées C. Le comité scientifique a voulu les faire passer en B sans changer le classement des autres matières grasses : avec le nouvel algorithme, la plupart des huiles d'olive, de colza et de noix sont classées B, l'huile de coco reste le plus souvent E, et le beurre est surtout classé E[7].
Un produit noté A peut-il être ultra-transformé ?
Oui. Le Nutri-Score évalue la composition nutritionnelle, pas la transformation : dans une étude, un quart environ des produits notés A étaient ultra-transformés, même si la plupart des produits ultra-transformés obtiennent une note moyenne à mauvaise[5]. Santé publique France recommande à la fois de limiter les aliments ultra-transformés et d'utiliser le Nutri-Score pour comparer les produits transformés[13].
Pourquoi des boissons édulcorées étaient-elles bien notées ?
Parce qu'elles contiennent peu de sucre et d'énergie, ce qui leur donnait un profil nutritionnel plutôt favorable, alors qu'elles sont ultra-transformées ; elles font partie des produits les plus pénalisés par le nouvel algorithme[6]. La révision a ajouté pour les boissons une composante qui pénalise les édulcorants, afin de ne pas en encourager la consommation[8].
Le Nutri-Score est-il obligatoire ?
Non. En France, les producteurs l'apposent sur la base du volontariat ; une entreprise qui s'engage doit l'afficher sur tous les produits de la marque inscrite. Le droit de l'utiliser est gratuit[4].
Sources
Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.
Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.
- 1
Barrett E.M., Afrin H., Rayner M. et al. Criterion validation of nutrient profiling systems : a systematic review and meta-analysis. American Journal of Clinical Nutrition, 2024.
Méta-analyse · chez l'humain
DOI 10.1016/j.ajcnut.2023.10.013 (site externe, nouvel onglet)PubMed 37863430 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Revue systématique de 29 publications portant sur 9 systèmes de profilage nutritionnel (études de cohorte et transversales). Le système du Nutri-Score est le seul jugé « à validation substantielle ». Alimentation la mieux notée contre la moins bien notée : risque plus bas de maladie cardiovasculaire (HR 0,74 ; 6 cohortes), de cancer (HR 0,75 ; 5 cohortes) et de mortalité toutes causes (HR 0,74 ; 4 cohortes). Résumé lu.
- 2
Song J., Brown M.K., Tan M. et al. Impact of color-coded and warning nutrition labelling schemes : A systematic review and network meta-analysis. PLoS Medicine, 2021.
Méta-analyse · chez l'humain · accès libre
DOI 10.1371/journal.pmed.1003765 (site externe, nouvel onglet)PubMed 34610024 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Méta-analyse en réseau de 156 études (dont 101 essais randomisés) sur les logos nutritionnels. Avec le Nutri-Score, probabilité plus faible de choisir des produits moins favorables (OR 0,66) ; achats un peu moins énergétiques (−6 %) et moins riches en acides gras saturés (−17,1 %). Limites : 95 % des études en laboratoire, forte hétérogénéité, pas d'effet mesuré à long terme. Résumé lu.
- 3
Santé publique France. Nutri-Score : questions et réponses (version du 17 mars 2025). Santé publique France, 2025.
Rapport institutionnel · accès libre
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Document de questions et réponses approuvé par Santé publique France. Le Nutri-Score ne vise pas à distinguer de « bons » ou de « mauvais » aliments, mais à classer les aliments en 5 classes du point de vue nutritionnel ; son objectif est de permettre la comparaison de produits au sein d'un même rayon. Objectifs de la révision : mieux classer les poissons gras, les produits céréaliers complets, les huiles végétales, les produits sucrés et salés, la viande rouge face à la volaille, les boissons, et aligner les boissons édulcorées sur les recommandations visant à ne pas en promouvoir la consommation. Passages lus.
- 4
Santé publique France. Nutri-Score. Santé publique France, 2026.
Rapport institutionnel · accès libre
Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Page officielle (mise à jour le 19 mars 2026). Logo en face avant des emballages, échelle de 5 couleurs et lettres de A à E, apposé par les producteurs sur la base du volontariat ; créé par Santé publique France à la demande du ministère de la Santé et mis en place en 2017, à partir des travaux de l'équipe du Pr Serge Hercberg et de l'expertise de l'Anses et du Haut Conseil de la santé publique. Calcul pour 100 g ou 100 ml : nutriments et aliments à favoriser (fibres, protéines, fruits, légumes, légumes secs) et à limiter (énergie, acides gras saturés, sucres, sel, édulcorants pour les boissons). Droit d'usage gratuit ; l'entreprise s'engage à apposer le logo sur tous les produits de la marque inscrite. Algorithme révisé en 2023 par le comité scientifique européen, mis en œuvre progressivement en France depuis mars 2025. Texte intégral lu.
- 5
Romero Ferreiro C., Lora Pablos D., Gómez de la Cámara A. Two Dimensions of Nutritional Value : Nutri-Score and NOVA. Nutrients, 2021.
Étude transversale · accès libre
DOI 10.3390/nu13082783 (site externe, nouvel onglet)PubMed 34444941 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Comparaison du Nutri-Score (algorithme initial) et de la classification NOVA dans une base de produits du commerce : des produits ultra-transformés se trouvent dans toutes les classes, de 26 % des produits notés A à 84 % des produits notés E. Les auteurs proposent d'ajouter une information sur le degré de transformation. Résumé lu.
- 6
Sarda B., Kesse-Guyot E., Deschamps V. et al. Complementarity between the updated version of the front-of-pack nutrition label Nutri-Score and the food-processing NOVA classification. Public Health Nutrition, 2024.
Étude transversale · n = 129 950 · accès libre
DOI 10.1017/S1368980024000296 (site externe, nouvel onglet)PubMed 38297466 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
129 950 produits vendus en France : avec l'algorithme initial comme révisé, la majorité des produits ultra-transformés reçoivent une note moyenne à mauvaise (de 77,9 % à 87,5 % selon la version). La révision baisse davantage les produits ultra-transformés ; les boissons édulcorées, les boissons végétales sucrées et les produits de boulangerie sont les plus pénalisés. Les deux systèmes mesurent deux dimensions distinctes. Résumé lu.
- 7
Comité scientifique du Nutri-Score. Update of the Nutri-Score algorithm. Update report from the Scientific Committee of the Nutri-Score 2022. Santé publique France, 2022.
Rapport institutionnel · accès libre
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Rapport du comité scientifique européen du Nutri-Score, voté à l'unanimité le 29 juin 2022 (aliments solides). Pour les matières grasses, l'objectif était de faire passer de C à B les huiles végétales riches en graisses insaturées sans changer le classement des autres : avec l'algorithme révisé, la plupart des huiles de colza, de noix et d'olive sont classées B ; la plupart des huiles de coco restent E ; margarines, crème et beurre vont de C à E selon leur teneur en acides gras saturés. Passages lus (synthèse et matières grasses).
- 8
Comité scientifique du Nutri-Score. Update of the Nutri-Score algorithm for beverages. Second update report from the Scientific Committee of the Nutri-Score V2-2023. Santé publique France, 2023.
Rapport institutionnel · accès libre
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Second rapport du comité scientifique (boissons). Classement des boissons très sucrées jugé adéquat ; améliorations visées pour les boissons peu sucrées, les boissons lactées très sucrées et les boissons contenant des édulcorants non nutritifs. Nouvelle composante pour ces édulcorants dans les boissons, afin d'aligner le classement sur l'idée qu'il ne faut pas en promouvoir l'usage. Synthèse lue.
- 9
Muzzioli L., Scenna D., Frigerio F. et al. Nutri-Score effectiveness in improving consumers' nutrition literacy, food choices, health, and healthy eating pattern adherence : A systematic review. Nutrition, 2025.
Revue systématique · chez l'humain
DOI 10.1016/j.nut.2025.112880 (site externe, nouvel onglet)PubMed 40712552 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Revue systématique de l'efficacité du Nutri-Score : la plupart des études sont expérimentales ; aucun effet démontré sur les connaissances nutritionnelles, effets nuls ou faibles sur l'alimentation et la santé, surtout en conditions réelles ; effet sur le panier d'achat limité aux graisses saturées et au sel, de très faible ampleur ; les classes C, D et E semblent peu modifier les achats. Les auteurs invitent à revoir les attentes à la baisse. Une lettre d'autres chercheurs a commenté cette revue (non lue). Résumé lu.
- 10
Deschasaux M., Huybrechts I., Julia C. et al. Association between nutritional profiles of foods underlying Nutri-Score front-of-pack labels and mortality : EPIC cohort study in 10 European countries. BMJ, 2020.
Étude de cohorte · chez l'humain · n = 501 594 · accès libre
DOI 10.1136/bmj.m3173 (site externe, nouvel onglet)PubMed 32938660 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Cohorte européenne EPIC : 501 594 adultes de 10 pays suivis 17,2 ans en médiane. Les personnes dont l'alimentation est la moins bien notée (cinquième le plus haut) ont une mortalité toutes causes plus élevée de 7 % que les mieux notées (HR 1,07), et une mortalité par cancer plus élevée de 8 %. Étude d'observation : association, pas preuve de cause. Résumé lu.
- 11
Montericcio A., Bonaccio M., Ghulam A. et al. Dietary indices underpinning front-of-pack nutrition labels and health outcomes : a systematic review and meta-analysis of prospective cohort studies. American Journal of Clinical Nutrition, 2024.
Méta-analyse · chez l'humain
DOI 10.1016/j.ajcnut.2023.12.017 (site externe, nouvel onglet)PubMed 38145705 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Méta-analyse de 8 études de cohorte sur l'indice alimentaire qui sous-tend le Nutri-Score. Pour 2 points de plus (alimentation moins bien notée) : mortalité toutes causes HR 1,06 (non significatif), maladies cardiovasculaires HR 1,08 et cancer HR 1,09, à la limite de la signification, avec une forte hétérogénéité. Les auteurs jugent les effets « assez modestes ». Résumé lu.
- 12
Sarda B., Kesse-Guyot E., Deschamps V. et al. Consistency of the Initial and Updated Version of the Nutri-Score with Food-Based Dietary Guidelines : A French Perspective. Journal of Nutrition, 2024.
Étude transversale · n = 46 752 · accès libre
DOI 10.1016/j.tjnut.2024.01.029 (site externe, nouvel onglet)PubMed 38311063 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
46 752 aliments du marché français, comparés à 41 critères tirés des recommandations alimentaires françaises : l'algorithme initial en respectait 63 % (26 sur 41), l'algorithme révisé 85 % (35 sur 41), avec des progrès pour les poissons gras, les fruits à coque, les produits sucrés et salés et les boissons édulcorées. Résumé lu.
- 13
Santé publique France. Réduire les boissons sucrées, aliments gras, sucrés, salés et ultra-transformés. Manger Bouger, 2026.
Recommandation de pratique · accès libre
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Recommandation : limiter les boissons sucrées et les aliments gras, sucrés, salés et ultra-transformés ; privilégier le fait-maison à partir de produits frais. Année : consultation, la page n'indiquant pas de date. Texte intégral lu.
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Thème : Nutrition