Vue

Les lunettes de soleil affaiblissent-elles les yeux ?

En conclusion

Non, rien ne montre que les lunettes de soleil affaiblissent des yeux sains. Les UV, eux, sont liés à des maladies de l'œil, et l'OMS recommande des lunettes qui les bloquent. Ce qui est juste : la lumière du jour compte, mais dehors, même avec des lunettes, l'œil en reçoit plus qu'à l'intérieur. Selon un calcul, certains verres foncés filtrant mal les UV pourraient en laisser entrer un peu plus, et l'obscurité prolongée aggraverait une forte sensibilité à la lumière.

Auteur
Par La rédaction d’Après Vérification
Sources revues le
Temps de lecture
Lecture : 6 min

Information, pas un avis médical : la rédaction ne compte aucun professionnel de santé. En savoir plus

Ce qu’on entend

Porter des lunettes de soleil affaiblirait les yeux : privés de lumière naturelle, ils deviendraient plus sensibles à la lumière et perdraient ses bienfaits, pour l'horloge interne comme, chez l'enfant, contre la myopie.

Une idée qui circule sur les réseaux sociaux, à rebours des messages de prévention solaire.

Ce que dit la science

Ce que montrent les études, point par point.

  • Ce qui est juste : la lumière du jour compte. Selon un consensus d'experts, la lumière reçue par les yeux agit sur l'horloge interne et le sommeil[1] ; dans des essais chez des écoliers, passer plus de temps dehors a un peu réduit l'apparition de la myopie[2]. Chez des personnes souffrant d'une forte sensibilité à la lumière, des experts jugent que l'obscurité prolongée, verres très foncés compris, l'aggrave[3]. Et des verres foncés qui filtrent mal les UV peuvent en laisser entrer un peu plus dans l'œil que l'absence de lunettes[4].
  • Nous n'avons trouvé aucune étude montrant que des lunettes de soleil affaiblissent des yeux en bonne santé. Dehors, même avec des lunettes de soleil, la lumière mesurée au niveau des yeux d'un mannequin restait 11 à 43 fois plus forte qu'à l'intérieur[5].
  • Les UV du soleil abîment l'œil : selon l'OMS, ils provoquent des inflammations douloureuses de la cornée et contribuent à la cataracte, au ptérygion et à des cancers dans et autour de l'œil[6] ; Santé publique France souligne que ces effets s'accumulent au fil des années[7].
  • Dans les études d'observation, le ptérygion est moins fréquent chez les porteurs de lunettes de soleil[8], et la cataracte plus fréquente chez les travailleurs exposés au soleil[9]. Ces études montrent des associations, et peu ont mesuré l'effet des lunettes elles-mêmes.
  • Pour la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA), deux méta-analyses d'études d'observation estiment un risque un peu plus élevé avec plus de soleil, mais seule la première trouve un lien statistiquement significatif[10] ; la seconde ne permet pas de le confirmer[11].
  • L'OMS recommande des lunettes de soleil enveloppantes qui bloquent 99 à 100 % des UVA et des UVB[6].

Solidité des preuves, effet par effet

  • Soleil, lunettes de soleil et ptérygion

    Solidité des preuves : Soleil, lunettes de soleil et ptérygion : Faible

    Études d'observation : plus de ptérygion avec l'exposition au soleil, moins chez les porteurs de lunettes de soleil ; une revue de revues fait des UV le principal facteur de risque.[8][12]

  • Exposition au soleil au travail et cataracte

    Solidité des preuves : Exposition au soleil au travail et cataracte : Faible

    12 études d'observation sur 15 trouvent plus de cataractes chez les travailleurs exposés au soleil ; exposition souvent mal mesurée ; effet propre des lunettes non isolé.[9]

  • Exposition au soleil et DMLA

    Solidité des preuves : Exposition au soleil et DMLA : Faible

    Deux méta-analyses d'études d'observation : risque estimé un peu plus élevé avec plus de soleil dans les deux, de façon significative dans l'une seulement (1,38), pas dans l'autre (1,10 ; 0,98 à 1,23).[10][11]

  • Verres foncés filtrant mal les UV

    Solidité des preuves : Verres foncés filtrant mal les UV : Très faible

    Un calcul, cas le plus défavorable, sur 214 verres fournis par des industriels : 8 laissaient entrer un peu plus d'UV que l'absence de lunettes, les yeux se plissant moins.[4]

  • Lumière reçue dehors avec des lunettes de soleil

    Solidité des preuves : Lumière reçue dehors avec des lunettes de soleil : Très faible

    Mesures sur un mannequin, trois paires de lunettes, temps nuageux, étude financée par un fabricant de verres : 11 à 43 fois plus de lumière qu'à l'intérieur.[5]

  • Verres très foncés et forte sensibilité à la lumière

    Solidité des preuves : Verres très foncés et forte sensibilité à la lumière : Très faible

    Avis d'experts dans une revue : chez les personnes souffrant de photophobie sévère, l'obscurité prolongée accroîtrait la sensibilité à la lumière ; aucune étude chez des yeux sains.[3]

Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons

Pour comprendre

Les notions utiles pour lire ces résultats.

Ce que les UV font à l'œil

Selon l'Organisation mondiale de la santé, les UV du soleil peuvent provoquer une photokératite, inflammation douloureuse de la cornée, qui guérit en général sans séquelle et que des protections pour les yeux préviennent facilement. À long terme, ils contribuent à la cataracte, au ptérygion, une excroissance de chair qui peut recouvrir une partie de la cornée, et à des cancers dans et autour de l'œil ; ils pourraient aussi jouer un rôle dans la DMLA[6]. Selon Santé publique France, ces effets s'accumulent : chaque exposition, à tout âge, accroît le risque de cataracte corticale ou de ptérygion quelques années plus tard[7].

Ce que montrent les études

Une méta-analyse de 68 études (415 911 participants) associe le ptérygion à plus de cinq heures d'exposition au soleil et aux métiers en extérieur, et le port de lunettes de soleil à moins de ptérygion (rapport de cotes 0,47) ; ses auteurs y voient un facteur protecteur, au même titre que le tabac, ce qui rappelle qu'il s'agit d'associations, pas de causes démontrées[8]. Une revue de 26 revues publiée en 2026 juge que les preuves les plus solides font des UV le principal facteur de risque du ptérygion[12]. Pour la cataracte, 12 études sur 15 trouvent plus de cas chez les travailleurs exposés au soleil, surtout pour la cataracte corticale ; mais l'exposition y était souvent mal mesurée, et si cinq études tenaient compte des protections, la revue n'isole pas l'effet propre des lunettes[9]. Pour la DMLA, une méta-analyse de 2013 trouvait un risque plus élevé avec plus de soleil[10], une autre de 2018, sur 43 934 personnes, un risque estimé dans le même sens, mais non significatif ; éviter le soleil n'y était pas associé à moins de DMLA[11]. Toutes ces études sont d'observation.

La lumière du jour, avec ou sans lunettes

La lumière reçue par les yeux agit sur l'horloge interne et le sommeil : des experts recommandent, à l'intérieur, un minimum de lumière le jour, naturelle de préférence. Plusieurs de ces experts déclarent des liens avec des industriels de l'éclairage[1]. Chez des écoliers de Chine et de Taïwan, des essais où l'on passait plus de temps dehors ont un peu réduit l'apparition de la myopie : 22,5 % des enfants au bout de deux ans, contre 26,7 % sans ce temps en plus, avec une certitude jugée modérée[2]. À Singapour, par temps nuageux ou partiellement nuageux, sur une tête de mannequin de taille enfant, la lumière au niveau des yeux atteignait 11 080 à 18 176 lux en plein air, 112 à 156 lux à l'intérieur, 1 792 à 6 800 lux avec trois paires de lunettes de soleil, et 952 à 1 880 lux avec un chapeau en plus. Les auteurs jugent utile contre la myopie une lumière de plus de 1 000 lux, mais leur étude, financée par Essilor, fabricant de verres, ne suivait pas d'enfants[5].

Quand les lunettes posent problème

On lit souvent que des verres foncés sans filtre UV dilatent la pupille et font entrer plus d'UV. Un calcul de 2024 sur 214 verres sans marque nuance cette explication : la pupille joue un rôle mineur, mais les lunettes relâchent le plissement réflexe des paupières, ce qui élargit le champ de vision. Selon ce modèle, dans le cas le plus défavorable calculé, 8 verres sur 214 laissaient entrer un peu plus d'UV que l'absence de lunettes[4] ; ce calcul ne mesure pas de dommage chez des porteurs. La couleur ne dit rien du filtre : Santé publique France rappelle que certaines lunettes, même à verres foncés, ne protègent pas contre les UV[7].

Chez les personnes souffrant de photophobie sévère, une gêne ou une douleur provoquée par la lumière, les auteurs d'une revue de 2012 jugent que l'obscurité prolongée, y compris derrière des verres très teintés, accroît la sensibilité et la douleur à la lumière. Ils notent aussi que certaines teintes ont été essayées avec succès. Ce sont des avis d'experts, qui ne concernent pas les yeux sains[3].

Ce site ne remplace pas un avis médical : en cas de gêne à la lumière, de douleur ou de baisse de la vue, demandez conseil à un médecin ou à un ophtalmologiste.

Questions fréquentes

Des réponses courtes aux questions les plus courantes.

Les lunettes de soleil privent-elles les enfants de la lumière qui protège de la myopie ?

Rien ne le montre. Dans des essais, plus de temps dehors a un peu réduit l'apparition de la myopie[2]. Dans une étude sur mannequin, la lumière reçue avec des lunettes de soleil restait 11 à 43 fois plus forte qu'à l'intérieur, et plus forte avec des verres de catégorie 2 que de catégorie 3[5].

Des verres foncés protègent-ils forcément des UV ?

Non. Santé publique France rappelle que certaines lunettes, même à verres foncés, ne protègent pas contre les UV[7]. Dans un calcul portant sur 214 verres sans marque, dans le cas le plus défavorable, 8 laissaient entrer un peu plus d'UV dans l'œil que l'absence de lunettes[4].

Porter des lunettes de soleil rend-il plus sensible à la lumière ?

Nous n'avons trouvé aucune étude qui le montre chez des yeux en bonne santé. Chez des personnes souffrant de photophobie sévère, des experts jugent que l'obscurité prolongée, verres très foncés compris, accroît la sensibilité à la lumière[3].

Que veulent dire les catégories de 0 à 4 ?

Elles indiquent la part de lumière visible que laisse passer le verre, selon la norme ISO 12312-1 : plus de 80 % en catégorie 0, 43 à 80 % en 1, 18 à 43 % en 2, 8 à 18 % en 3 et 3 à 8 % en 4, avec un plafond d'UV transmis pour chacune d'elles[4].

À lire aussi

Nos fiches les plus proches de celle-ci.

Sources

Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.

12 sources consultées

Sur quoi repose cette ficheClassées selon la hiérarchie des preuves
  • Synthèses et recommandations6
  • Essais randomisés et rapports institutionnels2
  • Autres : revues narratives, cas, animal, in vitro, avis4

Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.

  1. 1

    Brown T.M., Brainard G.C., Cajochen C. et al. Recommendations for daytime, evening, and nighttime indoor light exposure to best support physiology, sleep, and wakefulness in healthy adults. PLoS Biology, 2022.

    Avis d'expert · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.1371/journal.pbio.3001571 (site externe, nouvel onglet)PubMed 35298459 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Recommandations fondées sur un consensus d'experts, pour l'éclairage intérieur des adultes en bonne santé. La lumière reçue par les yeux influence les rythmes circadiens, le sommeil, les fonctions hormonales et la vigilance. Le jour, l'éclairement mélanopique (mesure de l'effet de la lumière sur les cellules de la rétine qui règlent l'horloge interne) recommandé est d'au moins 250 lux au niveau de l'œil, en utilisant d'abord la lumière du jour ; le soir et la nuit, beaucoup moins. Le texte ne traite pas des lunettes de soleil. Résumé et texte intégral lus.

  2. 2

    Kido A., Miyake M., Watanabe N. Interventions to increase time spent outdoors for preventing incidence and progression of myopia in children. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2024.

    Revue systématique · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.1002/14651858.CD013549.pub2 (site externe, nouvel onglet)PubMed 38864362 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    5 essais randomisés (dont 4 en grappes, menés par l'école), 10 733 écoliers, surtout de six à neuf ans, tous en Chine et à Taïwan ; recherche jusqu'au 24 juin 2022. Apparition de la myopie : à un an 7,1 % contre 9,5 % (RR 0,82 ; IC 95 % 0,56 à 1,19 ; certitude faible) ; à deux ans 22,5 % contre 26,7 % (RR 0,84 ; 0,72 à 0,98 ; 3 essais, 2 104 enfants ; certitude modérée) ; à trois ans 30,5 % contre 39,8 % (RR 0,77 ; 0,59 à 1,01, non significatif ; un essai ; certitude modérée). Effet sur l'aggravation de la myopie incertain. Aucun effet indésirable rapporté. Résumé lu.

  3. 3

    Digre K.B., Brennan K.C. Shedding light on photophobia. Journal of Neuro-Ophthalmology, 2012.

    Revue narrative · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.1097/WNO.0b013e3182474548 (site externe, nouvel onglet)PubMed 22330853 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue narrative sur la photophobie, gêne ou douleur provoquée par la lumière, fréquente dans la migraine, la sécheresse oculaire ou le blépharospasme. La perception de la luminosité dépend de l'adaptation de la rétine à l'obscurité. Section « Use and misuse of tinted lenses » : chez les patients souffrant de photophobie sévère qui portent des verres très teintés, les auteurs recommandent de réduire l'adaptation à l'obscurité ; « Chronic darkness will increase the perception and pain of light sensitivity ». Ils citent un auteur ancien qui jugeait les verres teintés inefficaces et propices à l'accoutumance contre la photophobie chronique. Les auteurs ajoutent que certaines teintes ont été essayées avec succès contre la photophobie (« Some optical tints have been tried successfully ») et que les lunettes de soleil ont leur place en plein soleil pour les personnes atteintes de migraine ou sensibles à la lumière. Avis d'experts, sans essai à l'appui de ce point ; rien sur les personnes sans photophobie. Résumé et texte intégral lus.

  4. 4

    Masili M., Duarte F.O., Ventura L. Calculation of solar ultraviolet influx in the eye considering the field of view and pupillary dilation due to sunglasses. Scientific Reports, 2024.

    Autre · in vitro · accès libre

    DOI 10.1038/s41598-023-50831-9 (site externe, nouvel onglet)PubMed 38503785 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Calcul, et non étude chez des personnes : flux d'UV solaires entrant dans l'œil avec et sans lunettes, en tenant compte du diamètre de la pupille et du champ de vision, qui se réduit quand on plisse les yeux en pleine lumière ; modèle pour São Paulo, ciel clair, 21 décembre. 214 verres sans marque mesurés (catégories 1 à 4, et 8 plus foncés que la norme). Les auteurs rappellent que l'idée selon laquelle des verres foncés sans filtre UV dilatent la pupille et laissent entrer plus d'UV n'avait jamais été correctement quantifiée. Résultat : la dilatation de la pupille joue un rôle mineur ; le facteur principal est l'élargissement du champ de vision, les lunettes relâchant le plissement réflexe des paupières. Dans le cas le plus défavorable calculé, 8 verres sur 214 laissaient entrer plus d'UV que l'absence de lunettes ; selon les auteurs, des verres protégeant moins de 86 % des UVA « may have a slight potential to increase hazards to the eye ». Tableau des catégories de la norme ISO 12312-1 : lumière visible transmise de plus de 80 % (catégorie 0), 43 à 80 % (1), 18 à 43 % (2), 8 à 18 % (3), 3 à 8 % (4), avec des plafonds de transmission des UV par catégorie. Les auteurs souhaitent que les fabricants filtrent les UV jusqu'à 400 nm. Résumé et texte intégral lus.

  5. 5

    Lanca C., Teo A., Vivagandan A. et al. The Effects of Different Outdoor Environments, Sunglasses and Hats on Light Levels : Implications for Myopia Prevention. Translational Vision Science & Technology, 2019.

    Autre · in vitro · accès libre

    DOI 10.1167/tvst.8.4.7 (site externe, nouvel onglet)PubMed 31360613 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Mesures de la lumière au niveau des yeux d'une tête de mannequin de taille enfant, à Singapour, par temps nuageux ou partiellement nuageux, avec et sans chapeau ou trois paires de lunettes de soleil (n = 3). Dehors en terrain découvert : 11 080 à 18 176 lux ; à l'intérieur : 112 à 156 lux ; à l'ombre d'un arbre : 5 556 à 7 876 lux ; avec un chapeau : 4 112 à 8 156 lux ; avec des lunettes de soleil : 1 792 à 6 800 lux, soit 11 à 43 fois plus qu'à l'intérieur. Les verres de catégorie 2 laissaient passer le plus de lumière, ceux de catégorie 3 nettement moins. Les auteurs retiennent un seuil de 1 000 lux comme protecteur contre la myopie : il restait dépassé avec les protections solaires. Pas de mesure chez des enfants ni de suivi de la myopie. Résumé et texte intégral lus.

  6. 6

    Organisation mondiale de la santé (OMS). Ultraviolet radiation. OMS, aide-mémoire du 21 juin 2022, 2022.

    Rapport institutionnel · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Aide-mémoire du 21 juin 2022. Effets aigus des UV sur l'œil : photokératite et photoconjonctivite, inflammations de la cornée et de la conjonctive, réversibles, « easily prevented by protective eyewear », sans dommage durable en général mais douloureuses. Effets chroniques : cataracte, ptérygion, cancers dans et autour de l'œil ; les UV pourraient aussi jouer un rôle dans la DMLA (« may also be involved »). Dans le monde, environ 15 millions de personnes sont aveugles à cause d'une cataracte, dont quelque 10 % pourraient être dues aux UV. Chez l'enfant, une plus grande quantité d'UV peut atteindre la rétine et l'abîmer. Petites quantités d'UV utiles à la vitamine D. Mesures recommandées par l'OMS, dont le chapeau à larges bords et des lunettes de soleil enveloppantes bloquant 99 à 100 % des UVA et des UVB ; protection conseillée à partir d'un index UV de 3. Page lue.

  7. 7

    Santé publique France. UV : les enjeux de santé. Santé publique France, dossier thématique « UV », 2025.

    Rapport institutionnel · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Dossier mis à jour le 3 mars 2025. La lumière du soleil a un effet sur l'humeur et permet de produire la vitamine D. Une exposition excessive aux UV provoque à court terme des inflammations de l'œil (photokératites, photoconjonctivites, rétinopathie solaire aiguë) et à plus long terme des pathologies de l'œil : cataracte corticale, ptérygion, pinguécula. Les effets à long terme s'accumulent : toute nouvelle exposition, quel que soit l'âge, augmente le risque de ces maladies quelques années plus tard. Gestes essentiels cités : rester à l'ombre, vêtements couvrants, chapeau, crème solaire, et « Porter des lunettes de soleil (attention, certaines lunettes, même à verres foncés, ne protègent pas contre les UV) ». Page lue.

  8. 8

    Rezvan F., Khabazkhoob M., Hooshmand E. et al. Prevalence and risk factors of pterygium : a systematic review and meta-analysis. Survey of Ophthalmology, 2018.

    Méta-analyse · chez l'humain · n = 415 911

    DOI 10.1016/j.survophthal.2018.03.001 (site externe, nouvel onglet)PubMed 29551597 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    68 études d'observation, 415 911 participants dans 24 pays. Prévalence du ptérygion de 12 % (IC 95 % 11 à 14 %), de 3 % entre 10 et 20 ans à 19,5 % après 80 ans. Facteurs associés : exposition au soleil de plus de 5 heures (rapport de cotes 1,24 ; IC 95 % 1,11 à 1,36), métier en extérieur (1,46 ; 1,36 à 1,55), vie à la campagne (1,45). Port de lunettes de soleil associé à moins de ptérygion (rapport de cotes 0,47 ; IC 95 % 0,19 à 0,57, tel qu'imprimé). Selon les auteurs, l'exposition au soleil est le principal facteur de risque environnemental, et les lunettes de soleil et le tabac (rapport de cotes 0,84 ; IC 95 % 0,74 à 0,94) des facteurs protecteurs. Études d'observation : une association, pas une preuve de cause. Résumé lu.

  9. 9

    Modenese A., Gobba F. Cataract frequency and subtypes involved in workers assessed for their solar radiation exposure : a systematic review. Acta Ophthalmologica, 2018.

    Revue systématique · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.1111/aos.13734 (site externe, nouvel onglet)PubMed 29682903 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue systématique de 20 ans de littérature sur la cataracte des travailleurs exposés au soleil : 15 études retenues, dont 12 trouvent une association positive. Les études confirment le lien entre exposition professionnelle prolongée au soleil et cataracte corticale, et apportent un nouvel appui pour la cataracte nucléaire ; pas de données nouvelles pour la cataracte sous-capsulaire postérieure. Dans la plupart des études, l'exposition était mal mesurée (parfois seulement « dehors » ou « dedans ») ; cinq études tenaient compte des mesures de protection, en particulier des lunettes de soleil, et une seule intégrait leur port dans un indice d'exposition ; la revue n'isole pas l'effet des lunettes. Les auteurs demandent d'étudier les habitudes de protection, dont les lunettes, et l'efficacité des mesures de prévention. Résumé et texte intégral lus.

  10. 10

    Sui G.-Y., Liu G.-C., Liu G.-Y. et al. Is sunlight exposure a risk factor for age-related macular degeneration ? A systematic review and meta-analysis. British Journal of Ophthalmology, 2013.

    Méta-analyse · chez l'humain

    DOI 10.1136/bjophthalmol-2012-302281 (site externe, nouvel onglet)PubMed 23143904 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    14 études épidémiologiques ; 12 trouvent un risque de DMLA plus élevé avec plus d'exposition au soleil, dont 6 de façon significative. Rapport de cotes groupé 1,379 (IC 95 % 1,091 à 1,745) ; lien plus fort dans les études non menées en population générale (2,018). Hétérogénéité expliquée en partie par le PIB par habitant du pays. Résumé lu.

  11. 11

    Zhou H., Zhang H., Yu A. et al. Association between sunlight exposure and risk of age-related macular degeneration : a meta-analysis. BMC Ophthalmology, 2018.

    Méta-analyse · chez l'humain · n = 43 934 · accès libre

    DOI 10.1186/s12886-018-1004-y (site externe, nouvel onglet)PubMed 30572865 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    14 études, 43 934 personnes, rapports de cotes ajustés. Exposition au soleil et DMLA : 1,10 (IC 95 % 0,98 à 1,23), non significatif, de même dans les sous-groupes (stade, mesure de l'exposition, latitude). Éviter le soleil n'était pas associé à moins de DMLA (1,12 ; 0,76 à 1,67). Hétérogénéité modérée. Selon les auteurs, l'exposition au soleil pourrait ne pas être associée à un risque accru de DMLA d'après les données publiées. Résumé et déclarations lus.

  12. 12

    Kaplan Moscovici B., Rodrigues P.F., Correa Dantas P.E. et al. What is truly evidence-based in pterygium ? An umbrella review of systematic reviews and meta-analyses. The Ocular Surface, 2026.

    Revue de revues · chez l'humain

    DOI 10.1016/j.jtos.2026.06.004 (site externe, nouvel onglet)PubMed 42276419 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue de revues : 26 revues systématiques et méta-analyses retenues, recherche close le 22 mars 2026, qualité évaluée par AMSTAR 2. Les preuves les plus solides désignent l'exposition aux UV comme principal facteur de risque du ptérygion. Un erratum a été publié en septembre 2026 (non lu). Résumé lu.

Pour aller plus loin

Nos décryptages et nos thèmes sur le même sujet.

Thème : Vue

Haut de page