Jeûne

Le jeûne permet-il de régénérer les organes ?

En conclusion

Rien ne le montre chez l'humain. Chez la souris, le jeûne active l'autophagie, et le jeûne ou une diète qui l'imite stimule des cellules souches du sang, de l'intestin et du pancréas. Chez l'humain, les preuves restent limitées : un petit essai d'une « diète mimant le jeûne », financé notamment par son fabricant, rapporte un changement d'un indicateur d'autophagie dans le sang ; aucune étude n'a mesuré la régénération d'un organe. Le jeûne a aussi des contre-indications.

Auteur
Par La rédaction d’Après Vérification
Sources revues le
Temps de lecture
Lecture : 6 min

Information, pas un avis médical : la rédaction ne compte aucun professionnel de santé. En savoir plus

Ce qu’on entend

En privant le corps de nourriture plusieurs jours, le jeûne déclencherait l'autophagie, ce « nettoyage » des cellules qui a valu un prix Nobel, puis réveillerait les cellules souches : à la reprise alimentaire, le corps remplacerait ses cellules usées et régénérerait ses organes, comme chez la souris.

Une promesse répandue autour du jeûne prolongé et de la « diète mimant le jeûne ».

Ce que dit la science

Ce que montrent les études, point par point.

  • Ce qui est juste : l'autophagie, le recyclage par la cellule de ses propres composants, existe bien ; elle aide à s'adapter au manque de nourriture, et la découverte de ses mécanismes a reçu le prix Nobel de physiologie ou médecine en 2016[1]. Chez la souris, jeûner l'active dans la plupart des organes[2], et un jeûne ou une diète qui l'imite stimule des cellules souches du sang[3], de l'intestin[4] et du pancréas[5].
  • Chez l'humain, on ne sait pas encore si, quand et dans quels organes le jeûne prolongé active l'autophagie : les études sont petites, leurs résultats discordants, et son activité ne se mesure facilement que dans le sang[6], sans savoir s'il reflète les autres organes.
  • Aucune des études chez l'humain examinées ici n'a mesuré la régénération d'un organe. Dans un essai pilote d'une « diète mimant le jeûne », la hausse de certaines cellules souches circulant dans le sang n'était pas significative[7].
  • Les essais de cette diète mesurent des marqueurs : selon une méta-analyse de onze essais, l'hémoglobine glyquée, l'IGF-1 et la tension baissent en moyenne, pas le cholestérol ni le poids[8]. Les premiers ont été menés par l'équipe qui l'a conçue, liée à l'entreprise qui la commercialise[9].
  • Chez la souris, la reprise alimentaire après un jeûne stimule les cellules souches de l'intestin, mais favorise aussi des tumeurs chez des animaux prédisposés[10]. Chez l'humain, le jeûne a des contre-indications, et des risques réels hors d'un cadre médical[11].

Solidité des preuves, effet par effet

  • Jeûne et autophagie chez la souris

    Solidité des preuves : Jeûne et autophagie chez la souris : Très faible

    Chez la souris, 24 ou 48 heures de jeûne activent nettement l'autophagie dans la plupart des organes ; le niveau dit seulement que ces données animales ne suffisent pas à montrer l'effet chez l'humain.[2][6]

  • Jeûne et autophagie chez l'humain

    Solidité des preuves : Jeûne et autophagie chez l'humain : Faible

    Petites études aux résultats discordants, mesurant surtout des marqueurs indirects ; un essai pilote financé notamment par le fabricant d'une diète rapporte une hausse possible avec l'une de ses deux formules, que la revue de 2026 ne retient pas.[6][12]

  • Cellules souches et régénération après jeûne, chez la souris

    Solidité des preuves : Cellules souches et régénération après jeûne, chez la souris : Très faible

    Expériences chez la souris : cellules souches du sang, de l'intestin et du pancréas stimulées par le jeûne ou une diète qui l'imite ; données animales, jamais vérifiées chez l'humain.[3][4][5][7]

  • Régénération d'un organe chez l'humain

    Solidité des preuves : Régénération d'un organe chez l'humain : Aucune étude chez l’humain

    Aucune étude ne l'a mesurée ; dans un essai pilote, la hausse de certaines cellules souches circulant dans le sang n'était pas significative.[7][9]

  • Diète mimant le jeûne et marqueurs de santé

    Solidité des preuves : Diète mimant le jeûne et marqueurs de santé : Faible

    Méta-analyse de onze essais, 761 participants : baisse moyenne de l'hémoglobine glyquée, de l'IGF-1 et de la tension, fragile pour les deux dernières ; pas des autres marqueurs.[8][9][13]

  • Reprise alimentaire après jeûne et tumeurs de l'intestin (souris)

    Solidité des preuves : Reprise alimentaire après jeûne et tumeurs de l'intestin (souris) : Très faible

    Une étude chez la souris : la réalimentation stimule les cellules souches de l'intestin, mais aussi la formation de tumeurs chez des souris prédisposées.[10]

Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons

Pour comprendre

Les notions utiles pour lire ces résultats.

L'autophagie, un mécanisme bien réel

L'autophagie est le recyclage, par la cellule, de ses propres composants usés. Le prix Nobel de physiologie ou médecine 2016 a récompensé la découverte de ses mécanismes ; elle intervient notamment dans l'adaptation au manque de nourriture[1]. Chez des souris dont les vésicules de l'autophagie sont fluorescentes, la privation de nourriture la déclenche dans la plupart des tissus, de façon différente selon l'organe[2].

Chez l'humain, une revue de 2026 juge les preuves limitées et discordantes. La plupart des études mesurent des taux de gènes ou de protéines, qui ne disent pas si le recyclage s'accélère ; on ne sait même pas combien de temps il faudrait jeûner pour l'activer. L'idée de 24 à 72 heures vient d'études chez la souris, qui commence à mourir après trois jours sans manger. Les auteurs rappellent aussi que l'autophagie peut aider certains cancers à croître[6]. Dans un essai pilote de 30 adultes, financé notamment par l'entreprise qui commercialise une « diète mimant le jeûne », les auteurs rapportent, sur les six jours de régime, une différence d'évolution entre groupes pour un indicateur d'autophagie des globules blancs, et une hausse possible avec l'une de leurs deux formules[12] ; la revue de 2026 n'y voit pas de hausse démontrée.

Des cellules souches stimulées chez la souris

Chez la souris, des cycles de jeûne de 48 heures stimulent les cellules souches du sang et protègent des effets d'une chimiothérapie ; chez des patients, les données humaines n'étaient que préliminaires, selon les auteurs[3]. Un jeûne de 24 heures, qui fait perdre à la souris 5 à 10 % de sa masse, améliore le fonctionnement des cellules souches de l'intestin[4]. Une diète mimant le jeûne de quatre jours fait apparaître de nouvelles cellules productrices d'insuline chez des souris diabétiques ; chez l'humain, seuls des îlots pancréatiques en laboratoire ont été étudiés[5]. Cette diète réduit d'abord la taille de plusieurs organes de la souris, avant que la reprise alimentaire n'augmente le nombre de cellules souches et progénitrices ; chez des souris très âgées, de nombreux décès sont survenus pendant un cycle ou peu après[7].

C'est justement la reprise alimentaire qui stimule les cellules souches de l'intestin ; chez des souris dont ces cellules perdent un gène qui protège du cancer, elle augmente aussi le nombre de tumeurs. Les auteurs appellent à la prudence avant de proposer ces cycles pour régénérer des tissus[10].

Chez l'humain, des marqueurs, pas des organes

Dans l'essai pilote de 2015, chez 19 adultes ayant suivi la diète, certaines cellules souches circulant dans le sang ont eu tendance à augmenter, sans différence significative, puis sont revenues à leur niveau de départ ; les auteurs demandaient un essai plus grand[7]. L'essai suivant, chez 100 adultes, a mesuré le poids, la tension, l'IGF-1 et d'autres marqueurs ; il « reste à établir », selon ses auteurs, si une partie des effets passe par une régénération à partir de cellules souches[9]. Des analyses secondaires ont trouvé moins de graisse dans le foie de 15 volontaires qu'au départ, et un « âge biologique » plus bas, calculé à partir de marqueurs sanguins[13]. Une méta-analyse de onze essais, 761 participants, trouve surtout une baisse moyenne de l'hémoglobine glyquée, de l'IGF-1 et de la tension[8], mais ces deux derniers effets ne sont plus significatifs si l'on retire un seul essai. Aucun de ces essais n'a mesuré la régénération d'un organe.

Les risques

Selon l'Inserm, le jeûne encadré médicalement semble globalement peu dangereux, mais des risques réels existent ailleurs. D'après l'Anses, citée par l'Inserm, les régimes très pauvres en calories, dont le jeûne, peuvent provoquer des accidents avec mort subite par troubles du rythme cardiaque, notamment à la reprise alimentaire, des malaises lors d'une activité physique, et présentent des dangers pendant la grossesse, l'allaitement et chez l'enfant. L'Inserm reprend aussi les contre-indications d'une association médicale allemande du jeûne, dont l'anorexie mentale et les insuffisances hépatique ou rénale avancées[11]. Les concepteurs de la diète mimant le jeûne écrivaient eux-mêmes qu'elle ne devrait être envisagée que sous surveillance médicale[7].

Ce site ne remplace pas un avis médical : avant un jeûne ou une diète mimant le jeûne, surtout en cas de maladie, de traitement ou de grossesse, parlez-en à un médecin.

Questions fréquentes

Des réponses courtes aux questions les plus courantes.

L'autophagie a-t-elle vraiment valu un prix Nobel ?

Oui : en 2016, le prix Nobel de physiologie ou médecine a récompensé la découverte des mécanismes de l'autophagie, identifiés d'abord dans la levure de boulanger[1]. Il ne portait pas sur un effet du jeûne chez l'humain, que les études n'ont pas établi à ce jour[6].

Combien d'heures de jeûne faut-il pour déclencher l'autophagie ?

On ne le sait pas chez l'humain. Selon une revue de 2026, cette question reste sans réponse ; le chiffre souvent avancé de 24 à 72 heures vient d'études chez la souris, dont le métabolisme est beaucoup plus rapide et qui commence à mourir après trois jours sans manger[6].

Qu'est-ce que la « diète mimant le jeûne » ?

Un régime de cinq jours, très pauvre en calories et en protéines, vendu en kits de soupes, de barres et de compléments : environ 1 100 kcal le premier jour, puis 700 à 800 kcal par jour[12]. Ses essais chez l'humain mesurent des marqueurs comme la tension ou l'IGF-1, pas la régénération d'un organe[9].

Le jeûne peut-il être dangereux ?

Oui, dans certaines situations. L'Inserm, d'après l'Anses, signale des troubles du rythme cardiaque, notamment à la reprise alimentaire, et des risques pendant la grossesse et chez l'enfant ; parmi les contre-indications qu'il reprend figurent l'anorexie mentale et les insuffisances hépatique ou rénale avancées[11].

À lire aussi

Nos fiches les plus proches de celle-ci.

Sources

Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.

13 sources consultées

Sur quoi repose cette ficheClassées selon la hiérarchie des preuves
  • Synthèses et recommandations1
  • Essais randomisés et rapports institutionnels4
  • Autres : revues narratives, cas, animal, in vitro, avis8

Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.

  1. 1

    Assemblée Nobel de l'Institut Karolinska. The Nobel Prize in Physiology or Medicine 2016 - Press release. NobelPrize.org, 2016.

    Autre · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Communiqué du 3 octobre 2016 : le prix Nobel de physiologie ou médecine est attribué à Yoshinori Ohsumi « for his discoveries of mechanisms for autophagy ». L'autophagie est un processus fondamental de dégradation et de recyclage des composants de la cellule. Au début des années 1990, les gènes essentiels à l'autophagie ont été identifiés dans la levure de boulanger, puis ses mécanismes élucidés ; une machinerie semblable existe dans nos cellules. L'autophagie intervient dans l'adaptation au manque de nourriture et dans la réponse aux infections ; des mutations de ses gènes peuvent causer des maladies. Page lue.

  2. 2

    Mizushima N., Yamamoto A., Matsui M. et al. In vivo analysis of autophagy in response to nutrient starvation using transgenic mice expressing a fluorescent autophagosome marker. Molecular Biology of the Cell, 2004.

    Étude chez l'animal · accès libre

    DOI 10.1091/mbc.e03-09-0704 (site externe, nouvel onglet)PubMed 14699058 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Souris génétiquement modifiées dont les autophagosomes, les vésicules de l'autophagie, sont fluorescents. Au microscope, la privation de nourriture déclenche l'autophagie de façon différente selon les tissus, dans la plupart d'entre eux ; dans certains, elle est active même sans jeûne. Selon les auteurs, sa régulation dépend de l'organe. La revue de Singh et Sargeant (2026) précise que 24 ou 48 heures de jeûne l'ont fortement stimulée dans différents tissus, sauf le cerveau. Résumé lu.

  3. 3

    Cheng C.-W., Adams G.B., Perin L. et al. Prolonged fasting reduces IGF-1/PKA to promote hematopoietic-stem-cell-based regeneration and reverse immunosuppression. Cell Stem Cell, 2014.

    Étude chez l'animal · accès libre

    DOI 10.1016/j.stem.2014.04.014 (site externe, nouvel onglet)PubMed 24905167 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Chez la souris, des cycles de jeûne de 48 heures protègent de la mortalité et de la baisse des globules blancs causées par une chimiothérapie, et stimulent l'auto-renouvellement des cellules souches du sang ; chez des souris âgées, huit cycles corrigent le déséquilibre des globules blancs lié à l'âge. Données humaines préliminaires : dans un essai de phase 1 chez des patients sous chimiothérapie, 72 heures de jeûne, mais pas 24, étaient associées à un nombre normal de lymphocytes ; selon les auteurs, résultats encourageants à confirmer. Erratum publié en 2016. Résumé et texte intégral lus.

  4. 4

    Mihaylova M.M., Cheng C.-W., Cao A.Q. et al. Fasting Activates Fatty Acid Oxidation to Enhance Intestinal Stem Cell Function during Homeostasis and Aging. Cell Stem Cell, 2018.

    Étude chez l'animal · accès libre

    DOI 10.1016/j.stem.2018.04.001 (site externe, nouvel onglet)PubMed 29727683 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Chez la souris, jeune ou âgée, un jeûne de 24 heures, au cours duquel l'animal perd 5 à 10 % de sa masse, améliore la capacité des cellules souches de l'intestin à former des « mini-intestins » en culture, sans changer leur nombre ; l'effet passe par la combustion des graisses dans ces cellules. Les auteurs y voient une piste pour favoriser la régénération de l'intestin. Résumé et texte intégral lus.

  5. 5

    Cheng C.-W., Villani V., Buono R. et al. Fasting-Mimicking Diet Promotes Ngn3-Driven β-Cell Regeneration to Reverse Diabetes. Cell, 2017.

    Étude chez l'animal · accès libre

    DOI 10.1016/j.cell.2017.01.040 (site externe, nouvel onglet)PubMed 28235195 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Chez la souris, une diète mimant le jeûne de 4 jours déclenche la formation de nouvelles cellules productrices d'insuline dans le pancréas ; des cycles de cette diète rétablissent la sécrétion d'insuline et la glycémie dans des modèles de diabète de type 1 et de type 2. En laboratoire, des îlots pancréatiques humains, de donneurs sains ou diabétiques de type 1, exposés à des conditions de jeûne ou au sérum de 5 participants à un essai de la diète, expriment davantage des gènes de ce programme et d'insuline. Aucune donnée chez des personnes diabétiques. Résumé et texte intégral lus.

  6. 6

    Singh S., Sargeant T.J. Increasing autophagy with fasting and diet : separating fact from fiction. Biochemical Society Transactions, 2026.

    Revue narrative · chez l'humain · accès libre

    DOI 10.1042/BST20260632 (site externe, nouvel onglet)PubMed 42865256 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue narrative des études chez l'humain (PubMed et Google Scholar, jusqu'en septembre 2026). Chez l'animal, les preuves que le jeûne active l'autophagie sont jugées solides ; chez l'humain, elles sont « limited and inconsistent » : petites études, le plus souvent des taux de gènes ou de protéines, qui ne mesurent pas l'activité du recyclage (le « flux »), et quand ce flux est mesuré, résultats souvent négatifs ou non concluants. Conclusion : « to date there is no definitive human evidence showing if, when, and in which tissues induction of autophagy occurs during a prolonged fast » ; on ne sait même pas combien de temps il faut jeûner pour l'activer. L'idée de 24 à 72 heures vient d'études chez la souris, qui commence à mourir après trois jours sans manger, alors que l'humain en supporte au moins 21. Le sang est le seul tissu humain facilement accessible où l'on sait mesurer ce flux, sans savoir s'il reflète les autres organes. L'autophagie peut aussi être néfaste, par exemple en aidant des cancers à croître. Pour la diète mimant le jeûne, les auteurs ne voient pas de hausse du flux dans l'essai d'Espinoza et al. (2026). Résumé et texte intégral lus.

  7. 7

    Brandhorst S., Choi I.Y., Wei M. et al. A Periodic Diet that Mimics Fasting Promotes Multi-System Regeneration, Enhanced Cognitive Performance, and Healthspan. Cell Metabolism, 2015.

    Étude chez l'animal · accès libre

    DOI 10.1016/j.cmet.2015.05.012 (site externe, nouvel onglet)PubMed 26094889 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Chez la souris, 4 jours de diète mimant le jeûne réduisent la taille de plusieurs organes ; à la reprise alimentaire, cellules souches et progénitrices plus nombreuses et régénération. Des cycles commencés à l'âge moyen allongent la durée de vie médiane (de 25,5 à 28,3 mois), mais de nombreux décès à un âge très avancé surviennent pendant un cycle ou peu après. Volet humain : essai pilote tiré au sort, 38 adultes en bonne santé dont 19 avec la diète, 5 jours par mois pendant 3 mois ; glycémie, IGF-1 et poids plus bas. Les cellules souches et progénitrices mésenchymateuses circulant dans le sang tendent à augmenter pendant la diète, sans différence significative (p = 0,1), puis reviennent au niveau de départ ; selon les auteurs, un essai plus grand serait nécessaire, et ces diètes ne devraient être envisagées que sous surveillance médicale. Résumé et texte intégral lus.

  8. 8

    Mohammadzadeh M., Amirpour M., Ahmadirad H. et al. Impact of Fasting Mimicking Diet (FMD) on cardiovascular risk factors : a systematic review and meta-analysis of randomized control trials. Diabetology & Metabolic Syndrome, 2025.

    Méta-analyse · chez l'humain · n = 761 · accès libre

    DOI 10.1186/s13098-025-01709-5 (site externe, nouvel onglet)PubMed 40287774 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Revue systématique et méta-analyse (recherche jusqu'en juillet 2024, protocole enregistré) : 11 essais tirés au sort, 761 participants, de 1 à 12 cycles de diète mimant le jeûne. Baisse de l'hémoglobine glyquée, de l'IGF-1 et de la tension artérielle ; pas d'effet significatif sur le poids, la graisse, le cholestérol, les triglycérides ni la CRP. Hétérogénéité modérée à forte pour la plupart des marqueurs ; l'effet sur l'IGF-1 n'est plus significatif si l'on retire l'essai de Wei et al. ou celui de de Groot et al., ni celui sur la tension si l'on retire l'essai de Tang et al. Aucun critère de régénération d'organe parmi les marqueurs étudiés. Résumé et texte intégral lus.

  9. 9

    Wei M., Brandhorst S., Shelehchi M. et al. Fasting-mimicking diet and markers/risk factors for aging, diabetes, cancer, and cardiovascular disease. Science Translational Medicine, 2017.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 100 · accès libre

    DOI 10.1126/scitranslmed.aai8700 (site externe, nouvel onglet)PubMed 28202779 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Essai tiré au sort : 100 adultes en bonne santé, trois cycles de diète mimant le jeûne de 5 jours par mois ou alimentation habituelle pendant 3 mois, puis passage du groupe témoin à la diète ; 71 ont terminé les trois cycles. Baisse du poids, de la graisse, de la tension et de l'IGF-1 ; effets indésirables légers ou modérés (fatigue, faiblesse, maux de tête). 25 % des participants à la diète ont abandonné ou été exclus, contre 10 % des témoins. Critères mesurés : des marqueurs de risque, pas des organes ; selon les auteurs, il « reste à établir » si une partie des effets passe par une régénération à partir de cellules souches, comme chez la souris. Résumé et texte intégral lus.

  10. 10

    Imada S., Khawaled S., Shin H. et al. Short-term post-fast refeeding enhances intestinal stemness via polyamines. Nature, 2024.

    Étude chez l'animal

    DOI 10.1038/s41586-024-07840-z (site externe, nouvel onglet)PubMed 39169180 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Chez la souris, privée de nourriture 24 heures (perte de 10 à 15 % de sa masse) puis réalimentée : c'est la reprise alimentaire qui augmente la multiplication et la capacité de régénération des cellules souches de l'intestin. Chez des souris dont ces cellules perdent un gène protecteur contre le cancer (Apc), davantage de tumeurs de l'intestin grêle et du côlon se forment quand la perte survient pendant la réalimentation qu'à jeun ou en alimentation libre. Selon les auteurs, les cycles de jeûne et de réalimentation doivent être étudiés avec soin avant de les proposer pour régénérer des tissus sans augmenter le risque de cancer. Résumé et texte intégral lus.

  11. 11

    Gueguen J., Dufaure I., Barry C. et al. Évaluation de l'efficacité de la pratique du jeûne comme pratique à visée préventive ou thérapeutique. Inserm, 2014.

    Rapport institutionnel · accès libre

    Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Expertise réalisée par l'unité Inserm 669 à la demande de la Direction générale de la santé (rapport daté du 10 janvier 2014, mis en ligne le 20 janvier 2014). Définitions : jeûne complet (eau seule), partiel (en général 250 à 300 kcal par jour au maximum ; type Buchinger, 250 kcal en moyenne), continu (de 1 à plus de 40 jours) ou intermittent (un jour sur deux, un jour par semaine…). Conclusions : aucune donnée clinique issue d'essais rigoureux ; quatre essais randomisés, dont un seul bien mené (1991, 53 patients, polyarthrite rhumatoïde), positif mais non répliqué ; autres indications (maladies chroniques, risque cardiovasculaire, obésité, sommeil, cancer) : impossible de conclure. Jeûne encadré médicalement « globalement peu dangereux », mais « des risques réels existent dans des contextes différents ». Les études sur le ramadan (jeûne intermittent) ne permettent pas de conclure pour un jeûne continu prolongé. Reprend les risques des régimes très hypocaloriques relevés par l'Anses (troubles du rythme cardiaque, malaises, femmes enceintes, enfants et adolescents, personnes âgées). Texte intégral lu (PDF).

  12. 12

    Espinoza S.E., Park S., Connolly G. et al. Effect of fasting-mimicking diet on markers of autophagy and metabolic health in human subjects. GeroScience, 2026.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 30 · accès libre

    DOI 10.1007/s11357-025-02035-4 (site externe, nouvel onglet)PubMed 41372565 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Essai pilote ouvert tiré au sort : 30 adultes en bonne santé, deux formules de diète mimant le jeûne (environ 1 100 kcal le premier jour, 700 à 800 kcal les jours 2 à 5) ou alimentation habituelle, 8 jours au total. Autophagie mesurée dans les globules blancs du sang, en laboratoire. Différences entre groupes au sixième jour pour le poids, la glycémie à jeun, les corps cétoniques, la résistance à l'insuline et le flux d'autophagie, mais pas à tous les moments de mesure ; selon les auteurs, tendance à la hausse du flux au sixième jour avec une seule des deux formules, qui « may improve autophagic flux ». Limites citées : petit effectif, un seul cycle, poids de départ plus élevé dans les groupes de la diète ; les auteurs demandent des essais plus grands. Résumé et texte intégral lus.

  13. 13

    Brandhorst S., Levine M.E., Wei M. et al. Fasting-mimicking diet causes hepatic and blood markers changes indicating reduced biological age and disease risk. Nature Communications, 2024.

    Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 86 · accès libre

    DOI 10.1038/s41467-024-45260-9 (site externe, nouvel onglet)PubMed 38378685 (site externe, nouvel onglet)Consultée le

    Analyses secondaires et exploratoires de l'essai de Wei et al. (2017) et d'un second essai. Chez 15 volontaires examinés par IRM, après trois cycles, graisse abdominale et graisse du foie plus basses qu'au départ (p = 0,049 pour le foie), sans groupe témoin pour cette mesure. « Âge biologique », calculé à partir de marqueurs sanguins et de la tension, en baisse médiane de 2,5 ans chez 52 participants, inchangé chez 16 témoins. Limites citées par les auteurs : modèles fondés sur 86 participants, volontaires plus favorisés et en meilleure santé que la moyenne. Résumé et texte intégral lus.

Pour aller plus loin

Nos décryptages et nos thèmes sur le même sujet.

Thème : Jeûne

Haut de page