Peau
La crème solaire est-elle dangereuse ?
En conclusion
Non, pas aux doses autorisées en Europe, d'après les évaluations disponibles. Les filtres passent bien dans le sang, et l'Union européenne a limité en 2022 trois filtres chimiques soupçonnés de perturber les hormones. Mais un essai a trouvé moins de certains cancers de la peau avec la crème, et Santé publique France la cite en complément des vêtements et de l'ombre. Appliquée presque tous les jours, elle abaisse la vitamine D et rend les taux bas plus fréquents.
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Ce qu’on entend
La crème solaire serait plus dangereuse que le soleil : ses filtres chimiques perturberaient les hormones et passeraient dans le sang, certaines contiendraient du benzène cancérogène, et elle empêcherait de fabriquer la vitamine D.
Sur les réseaux sociaux, la crème solaire est souvent présentée comme plus risquée que le soleil lui-même.
Ce que dit la science
Ce que montrent les études, point par point.
- Ce qui est juste : les filtres passent dans le sang, au-delà du seuil à partir duquel l'agence américaine du médicament peut demander des études de sécurité[1] ; l'Union européenne a limité en 2022 trois filtres chimiques soupçonnés de perturber les hormones, la benzophénone-3, l'octocrylène[2] et l'homosalate[3], dont les doses autorisées jusque-là présentaient un risque selon ces règlements ; et une crème appliquée presque tous les jours abaisse un peu la vitamine D[4].
- Passer dans le sang ne veut pas dire nuire : les auteurs de l'essai américain écrivent que leurs résultats n'invitent pas à renoncer à la crème solaire[1], et ces filtres restent autorisés en Europe à des doses jugées sûres[3].
- Dans un essai australien de 4,5 ans, la crème appliquée chaque jour a réduit d'environ 40 % le nombre de carcinomes épidermoïdes, mais pas le nombre de personnes touchées[5] ; dix ans plus tard, le nombre de mélanomes était deux fois plus faible, un résultat à la limite de la signification statistique[6].
- Selon le comité scientifique européen, qui a maintenu en 2024 ses avis pour les formes déjà évaluées[7], les nanoparticules de dioxyde de titane ne traversent pas une peau saine ; il déconseille en revanche leur usage en spray, à cause de l'inhalation[8].
- Pour Santé publique France, la crème peut s'utiliser en complément des vêtements couvrants, du chapeau et de l'ombre, avec un indice d'au moins 30 ou 50 selon l'index UV[9].
Solidité des preuves, effet par effet
Carcinomes de la peau
Solidité des preuves : Carcinomes de la peau : FaibleUn seul essai randomisé : moins de carcinomes épidermoïdes en nombre de tumeurs, pas moins de personnes touchées ; preuves de faible qualité selon la revue Cochrane.[5][11]
Mélanome
Solidité des preuves : Mélanome : FaibleSuivi du même essai : deux fois moins de mélanomes avec la crème quotidienne, sur peu de cas et à la limite de la signification statistique.[6]
Vieillissement de la peau
Solidité des preuves : Vieillissement de la peau : ModéréeUn essai randomisé de 903 adultes : vieillissement 24 % moindre avec la crème quotidienne ; données manquantes signalées par les auteurs.[10]
Passage des filtres dans le sang
Solidité des preuves : Passage des filtres dans le sang : ModéréeEssai randomisé de l'agence américaine du médicament : six filtres au-delà de son seuil dès la première application ; ce passage ne mesure pas un danger.[1]
Effets hormonaux chez l'humain
Solidité des preuves : Effets hormonaux chez l'humain : FaibleTrois filtres limités en Europe en raison d'éventuels effets hormonaux ; aucune étude lue ne mesure d'effet hormonal chez des utilisateurs de crème.[2][3]
Baisse de la vitamine D
Solidité des preuves : Baisse de la vitamine D : ModéréeEssai randomisé d'un an et méta-analyse concordants : baisse modeste de la vitamine D, taux inférieurs à 50 nmol/l plus fréquents (critère exploratoire).[4][15]
Ces niveaux décrivent les études disponibles. Comment nous l'évaluons
Pour comprendre
Les notions utiles pour lire ces résultats.
Ce que montrent les essais
Un essai a tiré au sort 1 621 habitants de Nambour, en Australie : pendant 4,5 ans, la moitié appliquait chaque jour une crème d'indice 15 ou plus sur la tête, le cou, les bras et les mains. Le nombre de personnes touchées par un premier carcinome n'a pas changé, mais les carcinomes épidermoïdes ont été 39 % moins nombreux, et l'essai n'a relevé aucun effet nocif[5]. Dix ans après la fin de l'essai, on comptait 11 mélanomes dans le groupe à crème quotidienne contre 22 dans l'autre, une différence à la limite de la signification statistique[6]. Chez les participants de moins de 55 ans, le vieillissement de la peau a été 24 % moindre avec la crème quotidienne[10].
Une revue Cochrane, qui n'a trouvé que cet essai, juge ses preuves de faible qualité et ne peut pas démontrer que la crème prévient les carcinomes de la peau[11]. Selon Santé publique France, plus de 85 % des cancers de la peau sont attribuables à une exposition excessive aux ultraviolets, naturels ou artificiels[12].
Des filtres dans le sang
Dans un essai de l'agence américaine du médicament, 48 volontaires ont appliqué de la crème sur les trois quarts du corps, quatre fois par jour pendant trois jours. Les six filtres testés ont dépassé dans le sang, dès la première application, le seuil au-delà duquel l'agence peut demander des études de sécurité supplémentaires. Les auteurs écrivent que leurs résultats n'invitent pas à renoncer à la crème[1].
Perturbateurs endocriniens : ce qu'a décidé l'Europe
En raison de préoccupations sur d'éventuels effets hormonaux, le comité scientifique européen a réévalué trois filtres chimiques. Il a jugé la benzophénone-3 non sûre à 6 % dans les crèmes pour le corps : un règlement de 2022 l'y limite à 2,2 %, et l'octocrylène à 10 %, ou 9 % en aérosol[2]. L'homosalate n'est plus autorisé que dans les produits pour le visage, hors sprays, à 7,34 % au plus[3]. Ces décisions abaissent les doses ; elles n'interdisent pas les filtres chimiques. Aucune des études lues pour cette fiche ne mesure d'effet hormonal chez des utilisateurs de crème.
Nanoparticules et benzène
Les filtres minéraux, dioxyde de titane et oxyde de zinc, existent sous forme de nanoparticules. Selon le comité scientifique européen, celles de dioxyde de titane ne dépassent pas les couches superficielles de la peau et ne devraient pas présenter de risque significatif, mais leur usage en spray est déconseillé, car elles peuvent être inhalées[8]. En 2024, il a maintenu cet avis pour les formes déjà évaluées et demande de nouvelles données pour les autres[7]. Celles d'oxyde de zinc ne traversent pas la peau non plus ; une très faible quantité de zinc peut passer dans le sang[13].
Aux États-Unis, une analyse de 50 crèmes a trouvé du benzène, une substance cancérogène que l'agence américaine du médicament demande d'exclure de ces produits, dans 80 % d'entre elles ; pour 19 produits, le risque de cancer estimé chez l'adulte dépassait le seuil jugé acceptable, d'un cas pour un million. Les auteurs soulignent les limites de leurs estimations, fondées sur des produits achetés dans l'État de New York[14].
Et la vitamine D ?
Dans un essai australien, 639 adultes tirés au sort ont appliqué pendant un an une crème d'indice 50+ les jours où l'index UV atteignait 3, ou l'ont utilisée librement. Avec la crème, la vitamine D était un peu plus basse, de 5,2 nmol/l en moyenne, et un taux inférieur à 50 nmol/l plus fréquent : 45,7 % contre 36,9 %, un critère que les auteurs appellent carence et traitent comme exploratoire ; plusieurs auteurs travaillent pour des organisations membres d'un réseau qui tire des revenus de la vente de crème solaire[4]. Une méta-analyse de sept études trouve aussi une baisse modeste[15]. En cas de doute sur une carence, un médecin peut prescrire un dosage. Ce site ne remplace pas un avis médical.
Questions fréquentes
Des réponses courtes aux questions les plus courantes.
Faut-il éviter les filtres chimiques ?
Les sources lues ne le recommandent pas. L'Union européenne a limité trois filtres chimiques en 2022, en raison de préoccupations sur leurs effets hormonaux, mais elle les a gardés à des doses jugées sûres[2]. Santé publique France, elle, cite la crème en complément des vêtements, du chapeau et de l'ombre[9], sans distinguer les types de filtres.
Les crèmes en spray posent-elles un problème ?
Pour les nanoparticules, oui : le comité scientifique européen déconseille le dioxyde de titane en nanoparticules dans les sprays, qui peuvent être inhalés et provoquer une inflammation des poumons[8], et s'inquiète aussi des produits à l'oxyde de zinc pouvant être respirés[13]. L'homosalate, lui, n'est plus autorisé en spray[3].
La crème solaire empêche-t-elle de fabriquer la vitamine D ?
Elle la diminue un peu. Dans un essai d'un an, une crème d'indice 50+ appliquée presque tous les jours a abaissé la vitamine D et rendu plus fréquents les taux inférieurs à 50 nmol/l, que les auteurs appellent carence ; ils écrivent que les utilisateurs réguliers pourraient avoir besoin d'un supplément[4]. Un médecin peut évaluer ce besoin selon la situation.
Quel indice choisir ?
Santé publique France conseille au minimum un indice 30 quand l'index UV est entre 3 et 7, et 50 au-delà ; elle rappelle de rechercher l'ombre ou d'éviter le soleil entre midi et 16 heures, et de ne jamais exposer un enfant de moins d'un an au soleil[9].
Sources
Les études et les institutions sur lesquelles s'appuie cette fiche.
Numérotées dans l'ordre de lecture. Le signe ↗ indique un lien vers un autre site.
- 1
Matta M.K., Florian J., Zusterzeel R. et al. Effect of Sunscreen Application on Plasma Concentration of Sunscreen Active Ingredients : A Randomized Clinical Trial. JAMA, 2020.
Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 48 · accès libre
DOI 10.1001/jama.2019.20747 (site externe, nouvel onglet)PubMed 31961417 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
48 volontaires en bonne santé tirés au sort entre quatre produits (lotion et trois sprays), appliqués à raison de 2 mg par cm² sur 75 % du corps, une fois le premier jour puis quatre fois par jour pendant trois jours. Les six filtres testés (avobenzone, oxybenzone, octocrylène, homosalate, octisalate, octinoxate) dépassent dans le sang, dès la première application, le seuil de 0,5 ng/ml au-delà duquel la FDA peut demander des études de sécurité supplémentaires. Les auteurs précisent que ces résultats n'indiquent pas qu'il faille renoncer à la crème solaire. Un erratum (JAMA 2020;323:1098, PMID 32181830) corrige le tableau 1, la figure 3 et la section des résultats : non lu, seules des conclusions qualitatives sont reprises. Résumé lu.
- 2
Commission européenne. Règlement (UE) 2022/1176 de la Commission du 7 juillet 2022 modifiant le règlement (CE) n° 1223/2009 en ce qui concerne l'utilisation de certains filtres ultraviolets dans les produits cosmétiques. Journal officiel de l'Union européenne, L 183/51, 2022.
Rapport institutionnel · accès libre
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Compte tenu de préoccupations liées à d'éventuelles propriétés perturbant le système endocrinien, le comité scientifique pour la sécurité des consommateurs (CSSC) a jugé en mars 2021 que la benzophénone-3 (oxybenzone) n'était pas sûre à 6 % dans les produits solaires pour le corps. Le règlement limite la benzophénone-3 à 6 % dans les produits pour le visage, les mains et les lèvres, 2,2 % dans les produits pour le corps et 0,5 % dans les autres produits, et l'octocrylène à 9 % dans les aérosols et 10 % ailleurs : aux concentrations autorisées jusque-là, leur usage présentait un risque pour la santé humaine. Les produits non conformes pouvaient être vendus jusqu'au 28 juillet 2023. Texte lu.
- 3
Commission européenne. Règlement (UE) 2022/2195 de la Commission du 10 novembre 2022 modifiant le règlement (CE) n° 1223/2009 en ce qui concerne l'utilisation des substances « Butylated Hydroxytoluene », « Acid Yellow 3 », « Homosalate » et « HAA299 » dans les produits cosmétiques. Journal officiel de l'Union européenne, L 292/32, 2022.
Rapport institutionnel · accès libre
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Compte tenu de préoccupations liées à d'éventuelles propriétés perturbant le système endocrinien, le CSSC a jugé en 2021 l'homosalate non sûr comme filtre UV jusqu'à 10 %. Le règlement limite son usage aux seuls produits pour le visage, hors sprays, à 7,34 % au plus. Texte lu.
- 4
Tran V., Duarte Romero B.L., Andersen H. et al. Effect of daily sunscreen application on vitamin D : findings from the open-label randomized controlled Sun-D Trial. British Journal of Dermatology, 2025.
Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 639
DOI 10.1093/bjd/ljaf310 (site externe, nouvel onglet)PubMed 40927943 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Essai ouvert : 639 adultes australiens de 18 à 70 ans, tirés au sort entre une crème d'indice 50+ appliquée les jours où l'index UV atteint 3, et un usage libre, pendant environ un an. Vitamine D (25(OH)D) plus basse de 5,2 nmol/l dans le groupe crème (IC 95 % −7,2 à −3,2) ; carence (moins de 50 nmol/l) chez 45,7 % contre 36,9 %. Les auteurs écrivent que les utilisateurs réguliers pourraient avoir besoin d'un supplément de vitamine D. Résumé et déclarations lus.
- 5
Green A., Williams G., Neale R. et al. Daily sunscreen application and betacarotene supplementation in prevention of basal-cell and squamous-cell carcinomas of the skin : a randomised controlled trial. Lancet, 1999.
Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 1 621
DOI 10.1016/S0140-6736(98)12168-2 (site externe, nouvel onglet)PubMed 10475183 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Essai de Nambour (Queensland, Australie) : 1 621 habitants tirés au sort entre une crème d'indice 15 ou plus appliquée chaque jour sur la tête, le cou, les bras et les mains, et un usage libre, pendant 4,5 ans (plan factoriel avec du bêta-carotène). Pas de différence dans le nombre de personnes ayant un premier carcinome basocellulaire (rapport 1,03) ou épidermoïde (0,88). En nombre de tumeurs, les carcinomes épidermoïdes sont moins nombreux avec la crème quotidienne (rapport 0,61 ; IC 95 % 0,46 à 0,81), pas les basocellulaires. Aucun effet nocif de l'usage quotidien. Un erratum a été publié (Lancet 1999;354:1038), non lu. Résumé lu.
- 6
Green A.C., Williams G.M., Logan V. et al. Reduced melanoma after regular sunscreen use : randomized trial follow-up. Journal of Clinical Oncology, 2011.
Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 1 621
DOI 10.1200/JCO.2010.28.7078 (site externe, nouvel onglet)PubMed 21135266 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Suivi de l'essai de Nambour jusqu'en 2006, dix ans après sa fin. 11 nouveaux mélanomes dans le groupe à crème quotidienne contre 22 dans le groupe à usage libre (rapport de risque 0,50 ; IC 95 % 0,24 à 1,02 ; p = 0,051) ; mélanomes invasifs : 3 contre 11 (0,27 ; 0,08 à 0,97). Les auteurs concluent que le mélanome pourrait être évitable par un usage régulier de crème chez l'adulte. Résumé lu.
- 7
Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs (CSSC), Commission européenne. Scientific Advice on Titanium dioxide (TiO2). SCCS/1661/23, version finale adoptée le 13 mai 2024, 2024.
Rapport institutionnel · accès libre
Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Avis scientifique adopté le 13 mai 2024, après l'avis de l'EFSA sur le colorant alimentaire E171. Pour les produits appliqués sur la peau, les conclusions des avis précédents (SCCS/1516/13, SCCS/1580/16) restent inchangées pour les formes et les enrobages de dioxyde de titane qu'ils ont évalués ; de nouvelles données sur l'absorption cutanée seront nécessaires pour les autres formes. Conclusions inchangées aussi pour les produits pouvant être inhalés. En revanche, le comité ne peut exclure un potentiel génotoxique pour presque toutes les formes utilisées dans les produits pour la bouche (dentifrices). Résumé et conclusions lus.
- 8
Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs (CSSC), Commission européenne. Opinion on Titanium Dioxide (nano form). SCCS/1516/13, révision du 22 avril 2014, 2014.
Rapport institutionnel · accès libre
Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Avis adopté le 22 juillet 2013, révisé le 22 avril 2014. Les nanoparticules de dioxyde de titane d'une crème solaire ne pénètrent pas au-delà des couches superficielles de la peau ; le comité considère que leur usage sur la peau ne devrait pas présenter de risque significatif pour le consommateur. Il ne recommande pas leur usage en spray, à cause de l'inhalation (inflammation pulmonaire, effets cancérogènes du dioxyde de titane inhalé chez l'animal). Conclusions lues.
- 9
Santé publique France. Premières chaleurs et exposition aux UV : des gestes simples à adopter par tous. Santé publique France, 2022.
Rapport institutionnel · accès libre
Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Actualité du 19 mai 2022. L'exposition aux UV reste la première cause des cancers cutanés. Gestes conseillés : vêtements à manches longues, chapeau à larges bords, lunettes de soleil ; en complément, une crème solaire peut être utilisée sur les zones découvertes. Index UV de 3 à 7 : rechercher l'ombre entre midi et 16 heures, crème d'indice 30+ au minimum ; de 8 à 10 : éviter l'exposition entre midi et 16 heures, indice 50+ ; 11 et plus : exclure toute exposition entre midi et 16 heures, indice 50+. Ne jamais exposer un enfant de moins d'un an au soleil. Page lue.
- 10
Hughes M.C.B., Williams G.M., Baker P. et al. Sunscreen and prevention of skin aging : a randomized trial. Annals of Internal Medicine, 2013.
Essai contrôlé randomisé · chez l'humain · n = 903
DOI 10.7326/0003-4819-158-11-201306040-00002 (site externe, nouvel onglet)PubMed 23732711 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
903 adultes de moins de 55 ans de l'essai de Nambour. Avec la crème quotidienne, pas d'augmentation détectable du vieillissement de la peau en 4,5 ans, et un vieillissement 24 % moindre qu'avec l'usage libre (rapport de cotes 0,76 ; IC 95 % 0,59 à 0,98). Limites signalées : données manquantes, puissance modeste. Résumé lu.
- 11
Sánchez G., Nova J., Rodriguez-Hernandez A.E. et al. Sun protection for preventing basal cell and squamous cell skin cancers. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2016.
Revue systématique · chez l'humain · accès libre
DOI 10.1002/14651858.CD011161.pub2 (site externe, nouvel onglet)PubMed 27455163 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Revue Cochrane : un seul essai retenu (Nambour, 1 621 participants). Pas de différence du nombre de personnes ayant un carcinome basocellulaire (risque relatif 1,03 ; IC 95 % 0,74 à 1,43) ou épidermoïde (0,88 ; 0,50 à 1,54) entre crème quotidienne et usage libre ; preuves de faible qualité. Les auteurs ne peuvent pas démontrer, avec les données disponibles, que la crème prévient ces cancers. Résumé lu.
- 12
Santé publique France. Cancers de la peau. Santé publique France, dossier thématique, 2023.
Rapport institutionnel · accès libre
Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Dossier mis à jour le 13 juillet 2023. Entre 141 200 et 243 500 cancers de la peau sont diagnostiqués chaque année en France ; ils sont attribuables dans plus de 85 % des cas à une exposition excessive aux UV, naturels ou artificiels, et peuvent être évités par une exposition raisonnée. Page lue.
- 13
Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs (CSSC), Commission européenne. Opinion on Zinc oxide (nano form). SCCS/1489/12, révision du 11 décembre 2012, 2012.
Rapport institutionnel · accès libre
Consulter la source (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Avis adopté le 18 septembre 2012. Aucune indication de pénétration des nanoparticules d'oxyde de zinc à travers la peau ; une très faible part de zinc, probablement sous forme d'ions, peut passer dans le sang. Le comité juge sûr l'usage comme filtre UV jusqu'à 25 % ; il s'inquiète en revanche des produits pouvant être inhalés. Conclusions lues.
- 14
Pal V.K., Lee S., Kannan K. Occurrence of and dermal exposure to benzene, toluene and styrene in sunscreen products marketed in the United States. Science of the Total Environment, 2023.
Autre · chez l'humain · accès libre
DOI 10.1016/j.scitotenv.2023.164196 (site externe, nouvel onglet)PubMed 37201845 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Analyse de 50 crèmes solaires vendues aux États-Unis (État de New York). Benzène retrouvé dans 80 % des produits (moyenne 45,8 ng/g). Le risque de cancer sur la vie, estimé à partir de l'exposition par la peau, dépasse le seuil jugé acceptable (un cas pour un million) pour 22 produits chez les enfants et adolescents (44 %) et 19 chez les adultes (38 %). Limites signalées par les auteurs : échantillon de commodité, peu de produits par marque, incertitudes sur les quantités appliquées et le passage à travers la peau. Texte intégral lu.
- 15
Gatta E., Cappelli C. Sunscreen and 25-Hydroxyvitamin D Levels : Friends or Foes ? A Systematic Review and Meta-Analysis. Endocrine Practice, 2025.
Méta-analyse · chez l'humain
DOI 10.1016/j.eprac.2025.03.014 (site externe, nouvel onglet)PubMed 40246233 (site externe, nouvel onglet)Consultée le
Revue de 22 études, dont 7 réunies dans une méta-analyse (9 470 participants) : l'usage de crème solaire est associé à une vitamine D plus basse de 2 ng/ml (IC 95 % −3 à −1), avec une hétérogénéité faible. Les études de population donnent des résultats contrastés. Résumé lu.
Pour aller plus loin
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Thème : Peau